Le papillon de NEEDLES suffit à faire reconnaître une pièce de la maison tokyoïte. Il est cette fois estampé au talon de deux chaussures SOREL, un sabot à enfiler et une bottine chukka lacée. Vous les mettrez les jours de pluie, et vous les garderez aux pieds une fois rentré.
Chaque automne, le même arbitrage devant la porte : les chaussures qui tiennent sous la pluie, ou celles que vous avez envie de porter. Rarement les deux. Le sabot Ambler, que la maison japonaise NEEDLES vient de rhabiller pour SOREL, refuse ce choix. Sous le nubuck violet, le caoutchouc noir que SOREL donne pour imperméable depuis 1962. La collaboration SOREL x NEEDLES décline le modèle en deux silhouettes, un sabot à enfiler et une bottine chukka lacée.
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SOREL x NEEDLES : le violet japonais sur le caoutchouc noir
L’Ambler n’est pas né de cette rencontre. SOREL le vendait déjà, sabot du quotidien dérivé de sa botte Caribou. Ce que NEEDLES lui apporte tient dans une couleur et dans une signature. Le haut de la chaussure passe au nubuck violet. Un violet franc, saturé, celui que la maison japonaise emploie depuis trente ans. Dessous, rien ne change : le caoutchouc noir et la semelle crantée restent ceux de SOREL. Un contraste qui se repère de loin.


Au talon, un papillon est estampé dans le cuir, ton sur ton. C’est le logo de NEEDLES, et il ne s’annonce pas : il faut s’approcher pour le distinguer. Sur la bottine, le laçage tressé mêle le noir et le violet. Tout sépare pourtant les deux marques. SOREL naît en 1962 au Canada, dans une tempête de neige, pour chausser des hivers que personne n’affronte en baskets. Sa botte Caribou a été la première portée au pôle Nord, puis la première botte de snowboard, et la marque travaille aujourd’hui depuis Portland, dans l’Oregon. Des paysages arctiques aux podiums parisiens, elle revendique déjà les deux terrains.

NEEDLES vient de Tokyo. Keizo Shimizu, déjà à la tête de Nepenthes, l’a fondée en 1995 et relit depuis le vêtement de travail américain avec un œil japonais. Son violet et son papillon suffisent à identifier une pièce sans lire une seule étiquette. Les voici posés sur une chaussure canadienne née pour la neige.
Un sabot à enfiler et une bottine chukka lacée
Le sabot se glisse au pied sans lacet. Il sert aux trajets courts, ceux où enfiler une botte paraît disproportionné : descendre chercher le café, traverser une cour détrempée, rejoindre la voiture sous l’averse. Vous le quittez aussi vite que vous l’avez mis. La bottine chukka demande quelques secondes de plus et rend autre chose. Le laçage tient la cheville, que la bottine couvre entièrement, et la semelle crantée trouve son emploi quand le sol devient gras. Une languette violette, cousue à l’arrière, aide à la chausser. SOREL annonce les deux modèles imperméables, et les deux reposent sur le même caoutchouc moulé.


Le nubuck mérite un mot. Ce cuir poncé au toucher velouté marque plus vite que le cuir lisse, surtout dans une teinte aussi soutenue. Le caoutchouc noir le protège au ras du sol, là où les projections arrivent, ce qui explique le partage des matières autant que le dessin. Reste la couleur, et elle décide de tout. Un violet pareil ne se glisse pas sous un ourlet de pantalon sans se faire remarquer. Portez-le en contraste franc sur du noir, ou laissez-le jouer avec un jean brut et un pantalon ample : dans les deux cas, ce sont vos pieds que le regard trouvera en premier.
Prix et disponibilité
La collection SOREL x NEEDLES est disponible sur le site de la marque et chez les revendeurs partenaires.
Source : sorelfootwear.fr
Photo : DR