Sommaire
Résumé du test
Pour
- Une ergonomie sans faille
- Des améliorations par touches très positives
- Une qualité de fabrication irréprochable
- Son look
- La précision du capteur
- Sa réactivité, comme celle des boutons
- La richesse des options de personnalisation dans le logiciel Synapse
- Une glisse bluffante
Contre
- Une autonomie limitée à haute fréquence
- Le prix
- Elle est bruyante, la petite
- Réservée à une élite
Razer DeathAdder V4 Pro Une silhouette iconique pour les joueurs : la Razer DeathAdder V4 Pro est la nouvelle itération de la souris gaming la plus légère du constructeur. Si sa robe et sa prise en main ne semblent pas beaucoup évoluer au premier coup d’œil, son poids de 56 g m’a bluffé par sa légèreté. Razer annonce une mise à jour profonde de ses entrailles, pour des performances (vitesse, autonomie, réactivité) encore plus bluffantes que celles de la V3. Une fois arrivée, je n’ai donc pas résisté à l’envie de savourer son revêtement au toucher presque velouté, avant de me lancer dans de longues sessions de jeu.
Fiche technique
| Type produit | Souris gaming |
|---|---|
| Dimensions | 68 mm × 44 mm × 128 mm |
| Poids | 56 g |
| Coloris | Noir, White Edition, Esports Green Edition |
| Bluetooth | Non |
|---|---|
| Connexion | Razer HyperSpeed Wireless 2e génération |
| Connexion secondaire | Filaire |
| Autonomie | Jusqu'à 150 heures à 1 000 Hz |
|---|---|
| Autonomie max | 150 heures |
| Modèle du capteur | Capteur optique 45K Focus Pro de 2e génération |
|---|---|
| Accélération max | 85 G |
| Vitesse max | 900 IPS |
| Nombre ports total | Oui |
|---|---|
| Types ports | USB-C |
| Alimentation | Batterie |
| Compatible windows | Oui |
| Type switches | Switches optiques de 4e génération |
| Dpi max | 45000 |
| Polling rate | Jusqu'à 8 000 Hz |
| Contenu de la boîte | Câble USB Type A vers USB Type C |
|---|
Ce test a été réalisé avec un produit prêté par Razer.
Design et conception de la Razer DeathAdder V4 Pro : personne ne touche à la perfection

Faut-il changer une équipe qui gagne ? Depuis plusieurs années, les Razer DeathAdder Pro se positionnent comme des souris ultra ergonomiques, avec une légèreté assumée. Donc, sans surprise, la Razer DeathAdder V4 Pro ressemble trait pour trait à son ancêtre, la V3 Pro.


Je retrouve donc avec plaisir ce profil si ergonomique, avec des lignes tout en courbes. Qui épousent celles de la main. Attention : de par ses dimensions de 128 x 68 x 44 mm, elle est surtout faite pour celles et ceux qui ont des mains moyennes à grandes. Ainsi, elle est parfaite pour ma main, mais mon ado de 14 ans est moins à l’aise. Notez aussi qu’elle n’est pensée que pour les droitiers, aucune recherche d’ambidextrie ici.

La principale évolution physique ne se voit donc pas immédiatement. Elle se sent quand je la prend en main. En effet, son poids est de seulement 56 g, contre 64 g pour la V3 Pro! Elle fait donc partie des souris les plus légères du marché. Je dois admettre que moi, qui suis habitué aux mulots plus denses, j’ai été décontenancé. Toutefois, je me suis rapidement habitué, et après quelques heures, j’avais une maîtrise réelle de la bête.

Nous avons au total cinq boutons : deux à l’avant avec des commutateurs optiques, et entre les eux une molette cliquable. Sur le côté, nous avons deux boutons que le pouce épouse très naturellement.

Retournons le mulot qui affiche en son centre le capteur optique 45K. Juste à sa gauche, j’ai à disposition un bouton qui sert autant à la mise en marche qu’au changement de sensibilité.

L’arrière et l’avant de cette Razer sont recouverts de patins en PTFE . Il s’agit d’un plastique au très faible coefficient de frottement qui devraient assurer une glisse folle.
Une demie sphère hypersensible
En parallèle, la souris s’accompagne d’une demi-sphère qui n’est autre que l’adaptateur sans fil HyperSpeed de seconde génération. Sous cette jolie robe noire et ses deux LED, nous avons une technologie sans fil avec un taux de rafraîchissement allant jusqu’à 8000 Hz.

Razer délivre donc ici une souris qui reste élégante, ergonomique et, en noir, blanc ou vert fluo, elle a un look qui assure. Sa légèreté peut donner une sensation de fragilité et pourtant, elle se révèle robuste. Razer mise sur la continuité et sur des évolutions douces, mais décisives, notamment dans le domaine de l’ergonomie.
Ergonomie de la Razer DeathAdder V4 Pro : pensée pour épouser presque toutes les mains
Comme nous l’avons vu ensemble, les évolutions esthétiques sont très légères et pourtant elles apportent beaucoup. Le poids, pour commencer, avec seulement 56 g, la pression et l’énergie nécessaires à de longues sessions de jeu sont réduites rien que par cet aspect.

Au début, j’avais tendance à la serrer un peu trop, pour mieux la sentir. Mais très vite, j’ai compris que ce n’était pas nécessaire. Me détendre m’a aussi offert plus de souplesse et de réactivité dans mes gestes.
La robe en plastique lisse est douce au toucher et ne favorise pas trop la sudation. Toutefois, sur la durée, elle finit par se faire sentir. Après quelques heures, un petit coup de chiffon sec n’a rien d’excessif.

Les boutons latéraux sont désormais bien séparés physiquement, alors qu’ils étaient unifiés sur la V3. Résultat : mon pouce les différencie plus facilement et les erreurs de manipulation deviennent l’exception.
Application de la Razer DeathAdder V4 Pro : une mine de fonctionnalité pour les gamers ultra exigeants !
Le logiciel Razer Synapse est une véritable mine d’or pour les joueurs les plus exigeants. En effet, cette suite offre des possibilités de personnalisation qui vont au-delà de ce que propose la majorité de la concurrence.

La page dédiée à la souris propose plusieurs onglets. Le premier, Personnaliser, permet de configurer l’attribution des touches et des éclairages LED. Ainsi, je peux associer à chacun des boutons un raccourci clavier, une fonction IA, une macro et bien d’autres fonctions.

Sur cette même page, vous pouvez personnaliser l’affichage LED du Razer HyperSpeed Wireless. Après cela, d’un coup d’œil, je peux déterminer la qualité de la connexion, le polling rate, ou encore le niveau de batterie.


L’onglet Performance me fait entrer dans les entrailles de la bête. Ainsi, il est possible de déterminer manuellement cinq paliers de sensibilité, au DPI près. Idem pour le polling rate, le taux de rafraîchissement de la position de la souris. Il est même possible de copier la sensibilité d’une autre souris branchée à l’ordinateur.

Je peux donc opter entre six paliers et même laisser la machine décider du plus adéquat en fonction du jeu lancé. En effet, il est possible d’associer un profil dédié à chacun de vos titres.

L’onglet Alimentation donne les moyens d’optimiser la consommation d’énergie, même si, sur le papier, la souris annonce 150 heures d’autonomie.
L’antre des pros
Enfin, pour les artistes du gaming, les maestros de la précision, l’onglet Avancé est incontournable. En effet, à partir de là, je peux activer une courbe de sensibilité dynamique et personnalisable. Traduction : la souris surveille la vitesse de déplacement et ajuste alors, en temps réel, le comportement du capteur. Ainsi, dans un même jeu, en fonction de vos besoins et de votre vitesse, j’obtiens un outil qui doit m’apporter plus de précision.




Enfin, je ne peux pas passer à côté de l’option Rotation. Personnellement, j’utilise ma souris droite, mais je connais de nombreuses personnes qui lui donnent un angle avec le poignet. Or, dans des jeux compétitifs, cela peut perturber le capteur, qui n’interprète pas parfaitement le geste. Cela se joue au pixel à l’écran, mais parfois, cela suffit entre perdre et vaincre. Synapse permet donc d’entrer cet angle afin que le capteur s’adapte à cette donnée.

Comme vous l’avez vu, cette application est vraiment riche. Presque trop pour beaucoup, car nous sommes face à une machine de précision, pensée pour les pilotes de la souris, pas les casual gamers.
Sur le tapis de souris avec la Razer DeathAdder V4 Pro : la glisse ultime sans risque de dérapage
En lisant la fiche technique, j’ai eu l’impression de lire celle d’une Formule 1. Avec son nouveau capteur Focus Pro 45K de seconde génération, ses 45 000 DPI, une vitesse de 900 IPS et la capacité d’encaisser 85 G, il y a de quoi fantasmer.

Inutile de tenter de maintenir un faux suspense : cette souris est une arme de précision massive. Quel que soit le type de jeu, elle répond au doigt et à l’œil. Dans sa configuration par défaut, le résultat est déjà bluffant et, si je rate ma cible, je ne peux m’en prendre qu’à moi-même, personne d’autre, et sûrement pas la Razer DeathAdder V4 Pro.
La glisse est impeccable, mais vraiment. Une simple pichenette la fait glisser de plus de 20 cm, sans mettre beaucoup de force. J’ai juste dû adapter mes habitudes pour réussir à la dompter parfaitement, ce qui m’a demandé quelques heures tout de même. Alors que je jongle entre une souris bureautique et elle, le temps d’adaptation est devenu minime.

Les boutons principaux font partie des améliorations invisibles, mais que je ressens immédiatement. En effet, ils se dotent de nouveaux switchs optiques dont la course est faible. La réactivité est donc immédiate et, comparée à la V3, elle s’améliore de façon notable. Par contre, il faut réellement appuyer : si vous êtes trop timide, certaines commandes peuvent passer à l’as. Mais à partir du moment où j’entends le clic de confirmation, je n’ai aucun doute.
Alors, c’est super pour jouer rapidement, mais chaque commande émet un bruit certain, qui peut être désagréable sur la durée. Sauf si vous jouez avec un casque.

La molette est crantée, précise, et le défilement est naturel. Juste dommage qu’elle ne soit pas débrayable pour un usage libre. Mais à part cela, je n’ai aucun reproche à lui faire. Enfin si, un seul : le clic de la molette est aussi bruyant. Moins que celui des boutons principaux, mais bien présent.
Autonomie de la Razer DeathAdder V4 Pro : consommation à surveiller
En restant sur un polling rate de 1 000 Hz ou moins, j’obtiens une autonomie qui atteint la promesse du constructeur, soit environ 150 heures. En revanche, ce chiffre baisse fortement dès que je dépasse les 1 000 Hz. À 8 000 Hz, l’autonomie chute à moins de 25 heures.

Les joueurs compétitifs sauront faire ce sacrifice sans sourciller. Pour les autres, le mieux est de configurer finement ses profils afin d’ajuster intelligemment les capacités de la souris à vos besoins. Entre bureautique, RTS et FPS, ce mulot permet de gérer précisément sa consommation d’énergie. La recharge se fait en USB-C et comptez moins de cinq à six heures pour une recharge complète connectée à un ordinateur.
Conclusion, prix et disponibilité :
La Razer DeathAdder V4 Pro se décline en blanc, noir et vert fluo, au prix de 179,99 €, sur le site du constructeur et chez les revendeurs partenaires.
FAQ – Razer DeathAdder V4 Pro
➤ Quelles sont les vraies nouveautés de la Razer DeathAdder V4 Pro par rapport à la V3 Pro ?
➤ Le poids de 56 g change-t-il vraiment l’expérience de jeu au quotidien ?
➤ La Razer DeathAdder V4 Pro convient-elle à toutes les tailles de main ?
➤ Cette souris Razer est-elle uniquement adaptée aux droitiers ?
➤ L’ergonomie de la DeathAdder V4 Pro est-elle vraiment aussi réussie qu’annoncé ?
➤ Le capteur optique 45K de la Razer DeathAdder V4 Pro fait-il une vraie différence en jeu ?
➤ La glisse de la DeathAdder V4 Pro est-elle vraiment exceptionnelle grâce aux patins PTFE ?
➤ Les nouveaux switchs optiques de la Razer DeathAdder V4 Pro sont-ils meilleurs que ceux de la génération précédente ?
➤ La Razer DeathAdder V4 Pro est-elle trop bruyante pour jouer sans casque ?
➤ Le polling rate jusqu’à 8 000 Hz apporte-t-il un vrai avantage en FPS compétitif ?
➤ L’autonomie de la Razer DeathAdder V4 Pro reste-t-elle bonne à haute fréquence ?
➤ Le logiciel Razer Synapse est-il vraiment utile ou trop complexe pour la plupart des joueurs ?
➤ Peut-on personnaliser précisément les DPI, les profils et l’inclinaison du capteur avec la DeathAdder V4 Pro ?
➤ La Razer DeathAdder V4 Pro est-elle faite pour tous les joueurs ou surtout pour une élite compétitive ?
➤ La Razer DeathAdder V4 Pro vaut-elle vraiment 179,99 € ?
Photos : Yazid Amer
