Thermomix TM7 : après plusieurs mois de test, voici ce qui change vraiment au quotidien.

par Yaz
Publié : Dernière mise à jour le 14 minutes Lire

Un robot à 1 599 euros n’a pas le droit de seulement hacher plus vite. Le TM7 devient intéressant quand il prend place dans la vraie vie : les soirs pressés, les courses à prévoir, les enfants autour du plan de travail et cette envie de cuisiner maison sans transformer chaque repas en chantier.

Résumé du test
Note : 8,9/10
Pour
  • Design contemporain, élégant et compact
  • Écran tactile 10 pouces très lisible et ergonomique
  • Bol à coque isolante, plus sûr et plus pratique
  • Nouveaux modes de cuisson, dont le bol ouvert
  • Efficace en découpe comme en cuisson
  • Catalogue Cookidoo avec 100 000 recettes filtrables
  • Guidage pas à pas didactique et précis
  • Planification des repas et liste de courses automatique
  • Auto-nettoyage simplifié en 5 programmes
  • Varoma 45 % plus grand que le TM6
Contre
  • Prix élevé à 1 599 euros
  • Trop de plastique pour ce positionnement tarifaire
  • Capacité du bol de 2,2 l inchangée, juste pour les grandes familles
  • Aucune notification smartphone en fin de cuisson
  • Balance intégrée à dompter
  • Délais de livraison encore importants
  • Abonnement Cookidoo payant après 3 mois inclus
  • Pour les foyers de deux adultes et deux enfants maximum

Le Vorwerk Thermomix TM7 est un robot cuiseur connecté qui pèse, hache, mélange et cuit dans un seul bol, avec cuisson vapeur et mijotage. Son succès repose surtout sur Cookidoo, un catalogue de 100 000 recettes guidées pas à pas qui simplifie concrètement la cuisine maison au quotidien. Avec le TM7, Vorwerk ne change pas la formule, mais améliore l’ergonomie, les modes de cuisson et l’entretien. Je l’ai adopté pendant plusieurs mois pour le mettre à l’épreuve du quotidien, et le bilan est bon mais pas universel : à 1 599 euros, il s’adresse surtout aux foyers actifs qui veulent cuisiner maison plus souvent, avec une valeur ajoutée moins évidente pour les utilisateurs du TM6 et les grandes familles.

J’accueillais donc ce TM7 avec une vraie curiosité. Que change vraiment cette nouvelle mouture ? Pour le savoir, je l’ai adopté pendant plusieurs mois, avec deux idées derrière la tête. La première visait à évaluer ses véritables aptitudes culinaires. La seconde, à déterminer si vivre au rythme du Thermomix rend le quotidien plus inventif, plus savoureux et, surtout, plus serein.

Fiche technique
Thermomix TM7
Vorwerk
1 599,00 €
Puissance
500 W
Capacité
2,2 litres
Programmes
Rissoler
Poids
8600 g
Wi-Fi
Oui
Puissance
500 W
Capacité
2,2 litres
Programmes
Rissoler

Ce test a été réalisé avec un produit prêté par Vorwerk.

Sommaire

Design du Vorwerk Thermomix TM7 : une rupture esthétique assumée

La livraison arrive et surprend d’emblée par la sobriété de l’emballage. L’ensemble du Thermomix TM7 tient dans trois cartons distincts réunit dans un seul. Qui a en plus le bon ton de rester manipulable par tout adulte, même plus petit que la moyenne.

Le premier abrite la base et son bloc moteur. Le second contient le bol d’une capacité de 2,2 litres, accompagné de quelques accessoires. Le troisième est entièrement réservé au Varoma, le module de cuisson à la vapeur.

Design du Vorwerk Thermomix TM7 : une rupture esthétique assumée

Au fond du colis repose aussi la spatule emblématique de la marque, revue pour l’occasion avec un profil plus plat et un embout dédié au retrait des lames.

Une conception revue à la hausse :

Le déballage ne prend que quelques minutes et révèle un ensemble visuellement cohérent. Car l’un des changements les plus visibles de ce TM7, c’est bien son design, entièrement repensé par rapport à son prédécesseur.

Design du Vorwerk Thermomix TM7 : une rupture esthétique assumée

Avec le TM7, Vorwerk tourne résolument la page. Les TM5 et TM6 partageaient une esthétique sobre, blanche et volontairement discrète. Ce nouveau modèle prend le chemin inverse et revendique une présence visuelle assumée. Il est pensé pour s’imposer dans une cuisine ouverte autant que dans un intérieur plus traditionnel. L’appareil est conçu pour rester à demeure sur le plan de travail, et son apparence en tient compte.

La base gagne en finesse et en allongement, avec des dimensions de 253 x 405 x 122 mm pour un poids de 6,5 kg. Les lignes s’adoucissent, la robe noir mat remplace le blanc d’antan et un écran LCD de 10 pouces occupe toute la façade. Un bouton de mise en marche se loge juste en dessous, discret et bien intégré. Au premier regard, la machine inspire davantage le premium, ce qui semble un minimum avec un ticket d’entrée à 1 599 euros. Néanmoins, j’aurais apprécié davantage de métal et moins de plastique dans la composition générale.

Deux détails méritent une mention particulière. D’abord, une petite roue logée sous la base permet de faire glisser l’appareil sur le plan de travail presque sans effort. Avec le TM6, cette facilité réclamait l’achat d’un plateau optionnel vendu séparément. Ensuite, le Varoma gagne en volume et affiche une capacité de cuisson supérieure de 45 % à celle de l’ancien modèle.

Une histoire de bol :

Le bol de 2,2 litres bénéficie lui aussi d’une refonte en profondeur, bien au-delà d’un simple rafraîchissement cosmétique. Son enveloppe extérieure en plastique strié arbore une poignée à effet métal particulièrement soignée.

À l’intérieur, un bol en acier inoxydable abrite le mélangeur. Cette architecture à double paroi remplit deux fonctions. Elle assure une isolation thermique qui maintient la paroi externe à température raisonnable et réduit les risques de brûlure. Elle intègre aussi un verrou mécanique latéral. Qui dissocie les deux parties en une simple pression, facilitant grandement le retrait du mélangeur et, par extension, l’entretien quotidien.

Un détail subtil mérite l’attention. Une bande LED entoure le bol et passe du vert au rouge selon l’état de la cuisson, sobre et efficace.

L’ensemble des accessoires complète le tableau avec un panier vapeur et un second mélangeur en plastique qui se clipse directement sur le premier. Le couvercle du bol se retire aisément pour accueillir le Varoma et, une fois verrouillé, il contient efficacement les dégagements de chaleur.

Design du Vorwerk Thermomix TM7 : une rupture esthétique assumée

J’assemble l’ensemble des éléments en quelques gestes. Chaque pièce s’emboîte et se désolidarise sans résistance. Au premier branchement, l’interface du Thermomix TM7 s’allume aussitôt.

Fonctionnalités du Vorwerk Thermomix TM7 : 25 modes pour tout maîtriser

Le Thermomix TM7 repose sur une architecture technique solide. Son moteur développe une puissance nominale de 500 watts et monte jusqu’à 10 700 tours par minute. La résistance de chauffe atteint 1 000 watts et garantit une régulation thermique au degré près, sur une plage allant de 34 °C à 160 °C. L’ensemble affiche un poids de 8,6 kilos et se pilote via un écran tactile de 10 pouces. La connectivité Wi-Fi double bande et le Bluetooth complètent la dotation.

Fonctionnalités du Vorwerk Thermomix TM7 : 25 modes pour tout maîtriser

Sur le plan des fonctionnalités, le Thermomix TM7 élargit considérablement son répertoire avec 25 modes de cuisson et 12 fonctions au total. Les grands classiques sont tous présents : pétrin, mixeur, cuisson vapeur, bouilloire, cuisson lente. Trois nouveautés viennent enrichir la palette et la plus majeure est la cuisson à bol ouvert, disponible jusqu’à 100 °C. Elle permet de surveiller la préparation en temps réel ou de cuire des pâtes sans surveillance, la lame mélangeur étant automatiquement désactivée dans ce mode. Le mode doré saisit viandes et légumes avec une belle efficacité. Le programme œufs, quant à lui, assure une cuisson maîtrisée à la coque, mollet ou dur.

L’équipement livré avec l’appareil permet d’exploiter immédiatement toutes ces fonctions. Le bol principal en acier inoxydable à double paroi isolante offre une contenance utile de 2,2 litres pour un poids d’environ 1,7 kilo.

Ergonomie du Vorwerk Thermomix TM7 : une interface enfin tactile et lisible

Difficile de ne pas remarquer l’écran du Thermomix TM7 en premier, avec ses 10 pouces qui occupent presque toute la surface avant. Sa dalle haute définition légèrement inclinée affiche une lisibilité sans effort, des codes couleur bien dosés et un affichage aéré que quelques illustrations soignées viennent finaliser le tableau.

Ergonomie du Vorwerk Thermomix TM7 : une interface enfin tactile et lisible

La molette du TM6 appartient au passé. La navigation tactile la remplace et gagne en fluidité comme en naturel, même les mains enfarinées. Avant d’accéder au moindre plat, une connexion Wi-Fi et un compte Cookidoo sont nécessaires. Cette plateforme regroupe les 100 000 recettes du catalogue Vorwerk. Pour donner l’échelle, cuisiner chaque recette une seule fois prendrait 273 ans, à raison d’un plat par jour.

Ergonomie du Vorwerk Thermomix TM7 : une interface enfin tactile et lisible

Cinq icônes en colonne organisent toute la navigation. La page d’accueil regroupe les suggestions du moment. Le moteur de recherche filtre par type de cuisine, par ingrédient, par budget, par saison et par contrainte alimentaire : végétarien, sans gluten et bien d’autres encore.

Chaque recette retenue rejoint les favoris ou s’ancre dans un planning hebdomadaire ou mensuel, avec des créneaux pour chaque moment de la journée, du petit-déjeuner aux encas du soir.

L’icône en forme de lame centralise les 12 fonctions et 25 modes de cuisson. La dernière rassemble les réglages, le planning et l’auto-nettoyage. Une belle surprise m’attend sur l’application mobile. Toutes les sélections se synchronisent automatiquement via le Wi-Fi et tous les autres membres du foyer peuvent y accèdent aussitôt.

Application du Vorwerk Thermomix TM7 : Cookidoo, le prolongement naturel de l’expérience

Sur smartphone, l’application Cookidoo prolonge l’expérience sans rupture. Elle reprend l’architecture de l’interface du TM7 et s’avère plus à l’aise pour planifier les repas à l’avance ou partager des recettes avec d’autres membres du foyer. La synchronisation passe par le Wi-Fi et s’effectue sans aucune manipulation. La génération automatique des listes de courses complète le tableau, recette par recette ou sur une semaine entière, avec chaque ingrédient à cocher au fil des achats.

L’application me génère ensuite la liste de courses complète que je peux ensuite partager par messagerie avec la personne qui vit sous le même toit. Oui, celle qui comme la compagne du testeur oublie invariablement quelque chose avec une liste papier. Cet exercice de planification permet aussi de mesurer concrètement ma capacité à limiter le gaspillage alimentaire.

La recherche des recettes est encore plus agréable et efficiente avec une très grande possibilité pour affiner ses recherches. J’ntrez ce que j’ai dans le réfrigérateur, et elle me trouve la meilleur recette en un clin d’œil.

Il y’a même moyen de choisir une recette par niveau de difficulté, adapter automatiquement les quantités en fonction du nombre de convives ou par accessoire à utiliser.

Un angle mort persiste néanmoins. Chaque transition dans une recette déclenche bien une alerte sonore sur l’appareil, mais rien n’arrive sur le téléphone. Pour une grande maison, un jardin ou simplement l’envie de s’éloigner quelques minutes de la cuisine, cette absence de notification se transforme vite en vraie contrainte. J’ai posé la question, et aucune information pour une mise à jour n’est annoncées. Comment une chose aussi basique, disponible en masse chez Moulinex Companion ou Cookeo ait été oublié par Vorwerk ? Impossible de répondre…

Entretient du Vorwerk Thermomix TM7 : moins energivore que nous l’imaginions

Les jours passent et les plats s’enchaînent, pour le plus grand bonheur du foyer. Un sujet n’a pas encore été abordé pourtant, celui de l’entretien. Et il mérite l’attention, car même les recettes les plus simples imposent souvent plusieurs nettoyages du bol au fil des étapes.

Le Thermomix TM7 marque une nette rupture avec ses prédécesseurs sur ce point, et distance aussi la concurrence la plus récente. Tout repose sur la construction en deux parties du bol. Une simple pression sur le bouton latéral déverrouille l’ensemble. Le bol en inox se détache aussitôt, et le mélangeur suit sans effort. Entre deux étapes d’une même recette, un rapide passage sous l’eau suffit dans la grande majorité des cas. Après séchage, le tout se réassemble et reprend du service immédiatement.

L’inox pose néanmoins quelques résistances, ainsi lors des cuissons longues et des rissolages de viandes ou de légumes laissent parfois des dépôts accrochés au fond. Une éponge humide avec un peu de liquide vaisselle et je viens à bout dans la plupart des situations. Pour les cas plus obstinés, le lave-vaisselle prend le relais. Et même un modèle de petite contenance accueille sans difficulté l’ensemble des éléments, du Varoma aux deux pièces du bol.

Un auto nettoyage bluffant :

La fonction d’auto-nettoyage mérite une mention particulière. Elle propose cinq programmes distincts, adaptés aux résidus de rissolage, aux restes de caramel, aux pâtes enroulées autour du mélangeur, ainsi qu’un mode universel et un mode express. À chaque lancement, un guidage pas à pas indique précisément la quantité d’eau et de liquide vaisselle à verser. Pour les incrustations les plus tenaces, le vinaigre blanc est conseillé.

Entretient du Vorwerk Thermomix TM7 : moins energivore que nous l'imaginions

Dans plus de la moitié des cas, le bol du Thermomix TM7 ressort propre en fin de cycle. Un simple rinçage suffit à terminer le travail. Dans les autres cas, un rapide passage manuel, ou un détour par le lave-vaisselle, règle la question sans contrainte. L’atout majeur de cette fonction reste le mélangeur, traditionnellement la pièce la plus fastidieuse à récurer. Sans verser dans l’enthousiasme excessif, j’ai été sincèrement convaincu par ce nouveau système.

Un bémol subsiste toutefois. L’écran collecte régulièrement des éclaboussures de sauce et demande des nettoyages fréquents. Heureusement, le plastique retient peu les traces de doigts et un coup de chiffon sec lui restitue sa netteté sans effort.

Tests de cuisson du Vorwerk Thermomix TM7 : de la découpe aux plats complexes, le verdict sans concession

Le Thermomix TM7 réduit l’équipement nécessaire à sa plus simple expression. Un couteau, un épluche-légumes, et parfois une poêle ou un four pour les recettes qui le réclament expressément. Dans la quasi-totalité des situations, le bol suffit. Et pour celui qui suit scrupuleusement le rythme imposé par l’appareil, un plat élaboré arrive directement à table et chaud comme il se doit. Chaque recette Cookidoo s’ouvre sur la liste complète des ingrédients, puis déroule les étapes une à une. La présentation est claire et bien structurée. Mieux vaut cependant lire chaque instruction en entier avant de se lancer. Certaines combinent deux actions simultanées, et une lecture trop rapide conduit facilement à la confusion. J’en ai fait l’expérience à plusieurs reprises au début.

Un point d’attention subsiste par ailleurs. Le TM7 émet un signal sonore à chaque transition, mais aucune alerte ne parvient au téléphone. La synchronisation entre l’appareil et l’application Cookidoo fonctionne bien pour les recettes, mais s’arrête là. Pour qui souhaite s’éloigner de la cuisine le temps d’une cuisson, cette absence de notification se transforme vite en véritable contrainte.

La balance :

La balance intégrée du Thermomix TM7 mérite qu’on s’y attarde, car son comportement varie sensiblement selon la façon de s’en servir. Verser un liquide en une ou deux grandes giclées fausse complètement la lecture. Le poids affiché oscille de façon aléatoire, tantôt en excès, tantôt en déficit, sans logique apparente. La frustration est réelle lorsqu’on découvre ce comportement pour la première fois, surtout sur une machine à 1 599 euros.

En revanche, un versement lent et continu change tout, la précision est vraiment au rendez-vous. Je l’ai vérifié avec du riz, des épices et des herbes séchées, comparés sur une balance de cuisine étalonnée puis sur celle du TM7. Les résultats sont très proches, parfois identiques. La touche Tare affichée à l’écran permet de remettre le compteur à zéro entre chaque ingrédient, ce qui facilite un dosage séquentiel directement dans le bol sans jamais recourir à un récipient externe.

Pour les ingrédients dense, légumes, viandes, aliments secs, ou beurre ramolli, la fiabilité est plus constante, tant que vous y aller doucement pour remplir la cuve. Les épices ou le sel ajoutés dans une préparation liquide posent davantage de difficulté, car la dissolution immédiate dans l’eau perturbe la mesure. Ce défaut reste toutefois anecdotique en pratique, ces ingrédients étant presque systématiquement exprimés en cuillères à café ou à soupe dans les recettes Cookidoo.

Découpe et hachage des aliments :

Le mode hachoir affiche de belles performances sur l’ail, les échalotes et les oignons. La découpe est franche et homogène, avec une légère irrégularité selon la taille des morceaux placés dans le bol.

Pour les noix, le TM7 broie avec efficacité et régularité. Comme tout appareil à lames, la finesse du résultat augmente avec le temps de rotation. Quelques secondes suffisent pour un hachage grossier, quelques secondes de plus pour une texture quasi poudreuse. La maîtrise vient rapidement avec la pratique.

Pour les herbes fraîches, le résultat est tout aussi convaincant. Le persil, la coriandre ou le basilic se hachent proprement sans virer à la bouillie, à condition de ne pas dépasser la durée recommandée. Le TM7 gère aussi très bien le pain dur transformé en chapelure, ou encore les légumes racines taillés grossièrement avant d’être incorporés dans une soupe.

Dans tous ces cas, la puissance du moteur de 500 watts, et capable d’atteindre 10 700 tours par minute, se fait sentir positivement. Comme pour la préparation de keftas, avec des morceaux de viandes, associés )à des herbes et des épices. Après quelques minutes, je n’ai plus qu’à réaliser mes boulettes.

Un détail revient à chaque usage, la spatule est indispensable pour ramener les aliments projetés sur les parois vers le fond du bol. Ce geste devient vite un réflexe, presque automatique car il faut y penser systématiquement pour obtenir un résultat homogène.

Rissolage :

La montée en température du TM7 est rapide et la gestion des nuances de cuisson, remarquablement précise. Des oignons seuls, ou associés à des champignons et du chorizo, rissolent en deux à trois minutes avec une belle coloration.

Certains ingrédients atteignent même une légère dorure, ce qui aurait semblé improbable à quiconque a connu les anciens modèles de la gamme. De même avec des aliments fragiles comme les crevettes, qui sont joliment rissolés.

La cuisson sans couvercle, l’une des trois nouvelles fonctions de cette génération, joue un rôle décisif dans ce résultat. Elle autorise une évaporation de l’humidité que le couvercle fermé aurait retenue, et rapproche ainsi le comportement du bol de celui d’une poêle. Ce n’est pas exactement la même chose, mais la différence se réduit sensiblement.

Sur du poulet, le résultat visuel et gustatif convainc pleinement. Sur de la viande rouge, les amateurs de saisie franche et de croûte bien marquée pourront trouver la coloration insuffisante.

Tests de cuisson du Vorwerk Thermomix TM7 : de la découpe aux plats complexes, le verdict sans concession

En effet, la forme ronde et profonde du bol limite mécaniquement la surface de contact avec la chaleur, ce qu’aucun mode de cuisson ne peut entièrement compenser.

Texture des purées et risottos :

Maîtriser la texture d’un risotto, d’une purée ou d’un velouté dans un seul et même appareil n’est pas une évidence. J’ai multiplié les essais sur plusieurs risottos, des plus simples aux plus garnis (chorizo, légumes de saison, et champignons).

En respectant les instructions à la lettre et en versant les liquides avec la gestuelle adéquate, le riz ressort moelleux, bien nappé de sauce, sans jamais virer au pâteux. Le secret réside dans la rotation inversée des lames, qui brassent doucement sans hacher les grains.

Pour les purées, pomme de terre ou patate douce, le résultat est crémeux et régulier. La texture se montre généreuse sans être lourde. Si la consistance ne satisfait pas encore, inutile de prolonger la cuisson au risque de sur-travailler la préparation.

Un filet de crème et un peu d’eau de cuisson réservée suffisent à ajuster en quelques secondes. Les soupes et veloutés atteignent le même niveau de réussite. Le mixage puissant produit une texture soyeuse, sans morceaux résiduels, même avec des légumes fibreux comme le céleri ou le fenouil. Le plus frappant reste la facilité d’exécution globale. Aucune surveillance constante n’est requise, et les résultats se montrent remarquablement réguliers d’une tentative à l’autre.

Cuisson vapeur :

Le Varoma gère les légumes vapeur avec une précision bien calibrée. Les haricots verts, les brocolis, les carottes ou les courgettes ressortent avec la cuisson juste. Ni trop fermes, ni avachis, ils conservent leur couleur et leurs nutriments bien mieux qu’une cuisson à l’eau.

Le nouveau mode dédié aux œufs tient lui aussi toutes ses promesses. Coque, mollet ou dur, chaque cuisson se reproduit à l’identique d’une fois sur l’autre, sans approximation. Pour les foyers où la cuisson des œufs génère des débats, ce programme seul justifie l’attention.

Mais la véritable découverte vient de la viande rouge. Des lamelles de bœuf destinées à un plat asiatique, ou un tataki mi-cuit façon restaurant, sortent du Varoma avec une cuisson parfaitement dosée, un rendu visuel soigné et une tendreté qui surprend agréablement. La vapeur travaille la viande avec une douceur que ni le four ni la poêle ne peuvent reproduire à l’identique.

J’ai ensuite testé les deux niveaux du Varoma, avec des keftas dans le premier bac, celui qui est creux, et des asperges sur le supérieur plat. En suivant les instructions de l’appareil, j’obtiens une cuisson impeccable et surtout synchronisé.

Sur ce point précis, le Thermomix TM7 révèle une polyvalence que je n’attendait pas forcément et qui élargit considérablement le champ des possibles. Sans surprise, la cuisson du poisson est tout aussi efficiente et efficace.

Les plats complexes avec le Thermomix TM7 :

Le catalogue Cookidoo ne se limite pas aux préparations 100 % Thermomix. Parmi ses 100 000 recettes en français, certaines font appel au four ou à une poêle en complément. J’ai choisi un poisson en croûte d’estragon, accompagné d’une purée de pommes de terre et de carottes cuites à la vapeur, pour mettre les capacités de synchronisation de l’appareil et des recette à l’épreuve. Mon objectif, vérifier que même dans des cas complexes, je finis par avoir des plat servit et chaud comme il se doit.

Tests de cuisson du Vorwerk Thermomix TM7 : de la découpe aux plats complexes, le verdict sans concession

Le TM7 mixe du pain grillé, du beurre et de l’estragon jusqu’à obtenir une masse friable et liée, que j’étale entre deux feuilles de papier cuisson au rouleau à pâtisserie avant de l’envoyer au congélateur.

Le bol se rince en quelques secondes, accueille les pommes de terre, l’eau et le sel, puis lance la cuisson. Une fois terminée, les pommes de terre rejoignent des échalotes rissolées et un peu de crème pour former la purée. Pendant ce temps, le Varoma se garnit de carottes taillées en longueur et prend place sur le bol. Les deux cuissons avancent en parallèle.

TM7 et four, un duo synchronisé :


Les instructions du Thermomix TM7 guident ensuite vers le congélateur pour récupérer la croûte, la découper et recouvrir les filets de poisson avant de les enfourner. Purée et carottes arrivent à terme presque simultanément. Le bol se lave, la sauce à base d’échalote, de moutarde, de crème et d’estragon se prépare, et le poisson sort du four quelques instants plus tard. Tout arrive à table en même temps, à la bonne température. Autre composition, un plat italien à base de saucisses fumée, et qui intègre la cuisson des pates. Pendant qu’à coté, je réalise des légumes rôti au four.

Ces type de recettes confirment une règle fondamentale du TM7. Plus le plat est ambitieux, plus le minutage devient exigeant. Le moindre écart, un appel, une distraction, suffit à décaler l’ensemble et à faire chuter la température trop tôt. Mais pour celui qui suit le rythme imposé et décompose chaque étape avec méthode, la complexité recule et les plats les plus techniques deviennent accessibles.

Conclusion, prix et disponibilité du Vorwerk Thermomix TM7 :

Le Vorwerk Thermomix TM7 se décline uniquement en noir. Il est disponible au prix de 1599,99 euros sur le site du constructeur et chez les revendeurs partenaires.


FAQ – Thermomix TM7

Quel est le prix du Thermomix TM7 et où l’acheter ?

Quelles sont les vraies nouveautés du TM7 par rapport au TM6 ?

Vaut-il le passage depuis un TM6 ?

L’abonnement Cookidoo est-il obligatoire pour l’utiliser ?

Combien de recettes sont disponibles sur Cookidoo ?

Est-il adapté aux grandes familles ?

Comment fonctionne le nouveau bol isolant ?

Envoie-t-il des notifications sur smartphone en fin de cuisson ?

Peut-on rissoler viandes et légumes avec le TM7 ?

Comment fonctionne l’auto-nettoyage ?

La balance intégrée est-elle fiable ?

Comment fonctionne la cuisson vapeur avec le Varoma ?

Peut-il cuisiner des plats complexes en combinaison avec le four ?

Quelles sont ses limites malgré son prix élevé ?

Intègre-t-il un contrôle vocal ou une intelligence artificielle ?

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