Surface, quand Microsoft se fait désirable… Test : tablette Microsoft Surface

Surface, est la première tablette signé Microsoft et dotée de Windows 8 RT embarqué. L’américain se sait attendu et met donc le paquet pour en faire une tablette de référence. Alors, promesses tenues ?

Belle de nuit
Le packaging de la surface est minimaliste, propre est bien pensé. Je découvre rapidement la tablette et me presse de la prendre. Ses lignes sont très sobres, presque trop à mon goût. Heureusement, ses tranches légèrement biseautées apportent un peu de fluidité à l’appareil et surtout de la personnalité. La coque en magnésium est légère et apporte

une réelle résistance. Le toucher satiné est très agréable, j’en profite pour apprécier la finition haut de gamme. Pas de jointure avec du jeu, les rivets sont solidement ancrés, bref du très beau travail.
Avec son écran de 10,6 pouces, elle en impose un peu en main. Ainsi, ses dimensions sont 274,6 x 172 x 9,4 mm pour 680 g, là ou l’iPad 4 affiche 241,2 x 185,7 x 9,4 mm et 652 g. Les différences de largeur et de longueurs s’expliquent par le format respectif des tablettes, 16/9 pour Microsoft, 4/3 pour Apple. Malgré les apparences, Surface est aussi fine que l’iPad, ce qui est à saluer.

À vos ARM
Windows 8 RT est le premier OS Microsoft compatible avec les processeurs ARM. Ce sont ceux qui équipent toutes les tablettes concurrentes. Jusqu’à présent, seuls les modéles Intel x86 étaient pris en charge par les systèmes d’exploitation Windows. Ici, nous sommes en présence d’un Tegra 3 QuadCoeur signé nVidia. Il est soutenu par 2 Go de RAM et 32 ou 64 Go d’espace de stockage. Attention, l’OS occupe 14 Go au total, ce qui est vraiment excessif. Avec la version 32 Go, seuls 18 Go sont réellement disponibles à l’utilisateur et pour la version 64 Go, 50 Go ! Microsoft a encore un peu de travail côté optimisation. Ce qui est dommage, car en version RT, l’OS réagit vraiment bien. J’ai quand même noté de petits ralentissements, absent des ardoises sous Windows 8. Dans l’ensemble, vidéos internet et apps sont rapides et réactives. Seuls les jeux 3D me laissent un peu sur ma faim, mais cela s’explique par un store encore faiblard. Mais je suis optimiste, je pense que Windows Store va rapidement s’étoffer.
Surface propose un port USB et une connectique de charge magnétique sur la tranche gauche (en mode paysage), à l’opposé le bouton volume, une prise jack et sur la tranche haute le bouton on/OFF. L’écran est doté d’une dalle IPS de toute beauté, dont la résolution est de 1388 x 768 pixels, dommage que Microsoft n’ait pas poussé jusqu’au FULLHD… Cela n’empêche pas d’apprécier le rendu des couleurs, le superbe contraste et une excellente luminosité. Par contre, la densité de pixels est un peu faible comparé à celle de l’iPAd 4, 155 contre 264 pixels par pouce. L’affichage est de belle facture, mais affiche un peu de crénelages quand on zoome beaucoup, ce qui n’arrive jamais sur l’iPad 4.

Clic,clac, clap
La Surface est très classe, ajoutez sa Touch Cover (protection pour l’écran avec un clavier intégré) et elle devient désirable au possible. Là, Microsoft fait fort, autant l’iPad 4 m’a lassé froid, autant Surface m’a donné envie d’avoir envie. De jouer, de regarder des vidéos, de travailler même. Le clavier est bizarre les premières minutes. Le toucher soyeux déroute tout autant que les touches qui ne s’enfoncent pas. Au départ, j’avais tendance à frapper fort, que nenni, nul besoin être une brute. Un appui posé et sec suffit, et très rapidement je me suis approprié ce clavier. À mes yeux c’est simplement le meilleur au monde pour tablette. Le dos de Surface cache un clapet qui fait toute la longueur de l’ardoise. Il est solide et devrait tenir un bon moment. Que ce soit posé pour regarder un film ou travailler, c’est une excellente idée.
Office 2013 est présent, nous passons alors sur le bureau. Je me suis déjà exprimé dessus, il ne sert à rien et Office aurait du être présent sous la forme d’une app comme sous WindowsPhone 8.Si le manque d’apps est assez génante, il ne faut pas oublier que l’OS est récent. Le grand public ne sera pas trop indisposé, mais sur la durée, il faut que Microsoft se dépêche de motiver les développeurs, sinon la déception sera au rendez-vous.

AVIS 3/5
D’un coté je suis très attiré par cette tablette, elle ne fait pas dans le bling bling, est efficace et robuste. Son clavier est une pure merveille et me donne presque envie de l’utiliser à la place d’un Mac Book Air. Désirable, Surface offre de belles performances, mais son manque d’apps l’handicap. Je suis pour l’instant plus attiré par la prochaine version sous processeur Intel, qui ouvrira alors toute la logithèque Widnows à Surface. Mais en attendant, j’admets bien m’amuser avec elle.

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