Rameurs et sacs de sable : le sport en salle se donne en spectacle au Jardin Darcy

par LeNomade
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Arche d'arrivée ALTAYA 2026 avec des concurrentes qui franchissent la ligne devant le public

Dijon connaît le Jardin Darcy pour ses bassins, ses pelouses et ses bancs à l’ombre. Le temps d’un week-end, ALTAYA 2026 en fait une salle de sport géante à ciel ouvert, avec ses vélos, ses ergomètres et ses ballons lestés, où deux mille sportifs viennent s’affronter sous les yeux des familles.

Il y a deux ans, ils étaient 250 athlètes sur une base aérienne. En septembre, ils seront 2 000 au Jardin Darcy, devant 15 000 à 20 000 personnes. Entre ces deux images, une compétition dijonnaise a changé d’échelle. Elle a surtout changé de terrain. Le sport hybride mêle la course à pied et les exercices de force, enchaînés sans repos sur un même parcours. Il se pratique d’ordinaire entre quatre murs, sous néons, loin des regards. ALTAYA 2026 le sort au grand jour et l’installe au Jardin Darcy, entre les bassins et les massifs. Pour y assister, vous n’aurez qu’à pousser la grille.

ALTAYA 2026 s’installe dans le premier jardin public de Dijon

Le Jardin Darcy n’a rien d’un stade. Félix Vionnois l’a dessiné en 1880 sur le réservoir d’eau potable construit par l’ingénieur Henry Darcy. Il en a fait le premier jardin public de la ville. Terrasses à balustrades, bassins, fontaines, quatre mille mètres carrés de pelouse, et une copie de l’Ours blanc de François Pompon, le sculpteur bourguignon dont l’original trône au musée d’Orsay. Les Dijonnais y déjeunent le midi et y attendent un rendez-vous. Les 5 et 6 septembre, ce décor du XIXe siècle accueille des rameurs, des sacs de sable et une arche d’arrivée.

Départ d'une vague de coureurs ALTAYA en extérieur sous une arche gonflable
Le départ d’une vague, en plein air et en plein soleil.

La trajectoire des lieux raconte cette histoire mieux que les chiffres. En 2024, ALTAYA courait sur la base aérienne 102, à l’écart de tout, en 2025 la compétition entrait au stade Gaston-Gérard. En janvier dernier, elle alignait ses machines dans les allées du centre commercial de la Toison d’Or, sous les yeux des clients accoudés aux balcons. La voici cette fois place Darcy, à deux pas de l’Hôtel de la Cloche. À chaque édition, l’événement se rapproche du centre de la ville.

Ce rendez-vous devait se tenir fin juin. Un arrêté préfectoral en a décidé autrement, dans un épisode de chaleur exceptionnel. L’organisation a préféré reporter plutôt que de maintenir l’épreuve dans ces conditions. La date de septembre s’est ensuite construite avec la Ville de Dijon.

Course à pied, rameur et sacs de sable : ce qui attend les 2 000 dossards

Le principe tient en quatre verbes : courir, s’arrêter, travailler, repartir. Le circuit alterne des portions de course à pied et des stations, où chaque concurrent enchaîne un exercice avant de reprendre sa foulée. Au programme, des burpees, du sandbag carry, du farmer walk, du skierg, du bikerg, du rameur et des wallballs. Traduction pour qui ne fréquente pas les salles : porter un sac de sable sur l’épaule, marcher lesté d’une charge dans chaque main, tirer sur un ergomètre à bras, pédaler, ramer, lancer un ballon lesté contre un mur.

Les charges et les distances changent selon la catégorie. Un enfant ne soulève évidemment pas ce que soulève un concurrent du King of the King. Les formats couvrent large. Solo femmes, solo hommes, Half ALTAYA pour une version raccourcie, duos féminins, masculins et mixtes, relais, circuit enfants et vagues AHX Elite, qui ferment chaque catégorie. Les podiums suivent dans la foulée, sans attendre la fin de la journée. Deux nouveautés apparaissent cet été, le STARTER et le KM CARRY. L’organisation les annonce sans en détailler encore le contenu. Les habitués, eux, retrouveront les classiques de la maison, la course à pied et les ergomètres.

Un chiffre mérite d’être souligné : la moitié des inscrits sont des femmes. Les enfants disposent quant à eux d’un tracé adapté à leur âge, avec des bénévoles postés le long du parcours pour les guider. Reste une précision, et elle est de taille. Les 2 000 dossards sont partis, les inscriptions sont closes. Si vous comptiez courir, c’est raté. Si vous comptez regarder, vous tombez bien.

La Valta, le trophée façonné en terre dijonnaise

Chaque compétition a son trophée, et celui-ci ne sort pas d’un catalogue de coupes dorées. La Valta est façonnée à Dijon par Cogitech, un atelier de la rue Marcel Sembat labellisé Entreprise du Patrimoine Vivant, qui fabrique des pièces pour le luxe, l’art et l’architecture.

Le reste du week-end appartient au jardin. Un DJ, des espaces de restauration et un village qui rassemble les partenaires occupent le site pendant deux jours. L’entrée est libre, ce qui change tout : passez une heure, repartez faire vos courses, revenez pour les podiums.

L’ambition dépasse d’ailleurs la Côte-d’Or. L’organisation veut décliner le concept sur d’autres sites emblématiques, bâtir un circuit national, puis viser l’international. Elle avance des chiffres qui montent vite : 250 athlètes et 600 spectateurs en 2024, 300 athlètes et 2 700 spectateurs en 2025, puis 900 athlètes et 8 000 spectateurs en janvier dernier à la Toison d’Or, pour une édition complète en deux jours.

Informations pratiques

  • Lieu : Jardin Darcy, Dijon
  • Dates : samedi 5 et dimanche 6 septembre 2026
  • Ouverture du site : 7h30 le samedi, 6h30 le dimanche
  • Premiers départs : 9h30 le samedi, 7h30 le dimanche
  • Dernier départ du samedi : 16h
  • Samedi : enfants, Half ALTAYA, solo femmes, solo hommes
  • Dimanche : relais, duos femmes, duos mixtes, duos hommes, King of the King
  • Inscriptions closes, 2 000 participants attendus
  • Accès du public : entrée libre
  • Programme prévisionnel, susceptible d’ajustements

Source : altaya-event.com

Photo : DR

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