Perdu au fin fond de la forêt, sans wifi, sans réseau, l’ASUS ProArt P16 me promet pourtant de faire tourner mon IA comme au bureau

par LeNomade
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Un homme traverse une forêt brumeuse, l'ASUS ProArt P16 fermé sous le bras

ASUS a glissé la nouvelle superpuce de NVIDIA dans le ProArt le plus fin qu’il ait jamais dessiné. La promesse : plus de compte à rebours, plus de jetons à surveiller, plus de fichiers expédiés vers un serveur inconnu. Générer, relancer, recommencer, où que vous soyez.

NVIDIA promet la révolution de l’intelligence artificielle personnelle avec sa nouvelle puce RTX Spark. ASUS est le premier à l’exploiter pour son ProArt P16, un PC design, ultra fin, puissant, et donc, sur le papier, capable de vraiment faire tourner des IA en local. La marque a dévoilé l’ASUS ProArt P16, son petit frère de 14 pouces et un mini PC qui les accompagne.Ainsi, le modèle qui tournait sur un serveur lointain s’exécute maintenant sur la machine posée devant vous. Plus d’abonnement, plus de jetons à compter, plus de fichiers expédiés à l’autre bout du monde, promet le constructeur. Voilà une bascule que les créateurs attendaient depuis le premier jour de la vague générative. Voilà une bascule que les créateurs attendaient depuis le premier jour de la vague générative.

Le ProArt P16, un 16 pouces taillé pour les créateurs

Le ProArt P16 sort d’un bloc d’aluminium usiné. Fermé, il ne fait que 12,9 millimètres d’épaisseur, pour 1,77 kilo sur la balance. ASUS revendique 13 % d’épaisseur en moins et 16 % de poids en moins face à la génération précédente. Deux finitions l’habillent : le noir Nano Black, déjà proposé sur les ProArt précédents, et le blanc Neo White, une première pour la gamme. Le constructeur le présente comme le 16 pouces le plus fin du marché parmi les machines équipées de cette puce.

Capot de l'ASUS ProArt P16 en finition Nano Black, logo ProArt gravé
Capot de l'ASUS ProArt P16 en finition Neo White, aluminium usiné

Nano Black et Neo White, les deux visages de la gamme.

L’écran, lui, vise les professionnels de l’image. La dalle OLED Lumina Pro monte jusqu’en 4K à 120 Hz, avec taux de rafraîchissement variable et compatibilité NVIDIA G-SYNC. Sa luminosité culmine à 1 600 nits sur le papier, et son Delta E doit passer sous la barre de 1. Assez, en théorie, pour profiter d’une colorimétrie sans faille, sans brancher de moniteur externe. Un traitement antireflet complète l’ensemble, précieux dès qu’une fenêtre se trouve derrière vous.

Sous les doigts, le pavé tactile haptique remplace le clic mécanique par une vibration calibrée. La connectique reste complète, sans adaptateur à traîner dans la sacoche. La batterie de 99 Wh, elle, vise la journée entière loin d’une prise, sans qu’ASUS avance la moindre durée.

Une créatrice travaille sur son ASUS ProArt P14 le soir, sous un auvent éclairé de guirlandes
Le ProArt P14 descend à 1,48 kilo, de quoi suivre partout.

Le ProArt P14 reprend la recette dans un format plus nomade encore. Il descend à 1,48 kilo pour 13,9 millimètres, ce qui en fait le ProArt le plus léger jamais dessiné par la marque. Son écran plafonne à la définition 3K et sa batterie à 90 Wh. Pour qui écrit, monte et retouche entre deux trains, le sacrifice paraît mince.

ASUS ProArt P16 : ce que la puce RTX Spark rend possible en local

La superpuce RTX Spark réunit un GPU NVIDIA Blackwell de 6 144 cœurs et un processeur Grace pouvant compter vingt cœurs, reliés par une interconnexion maison, NVLink-C2C, et épaulés par des Tensor Cores de cinquième génération. Ce processeur veut simplement faire tourner une intelligence artificielle en local, sur la machine, sans serveur distant. Or tout ne se joue pas dans la puissance de calcul, loin de là. Le nerf de la guerre, c’est la mémoire. Un modèle doit se charger en entier dans celle de la carte graphique, et les versions capables de rivaliser avec ChatGPT, un Llama de Meta ou un DeepSeek dans leurs plus grandes tailles, réclament plusieurs centaines de gigaoctets, là où un portable en offre une poignée. C’est ici que NVIDIA intervient : la RTX Spark met en commun la mémoire du processeur et celle du GPU, jusqu’à 128 Go partagés. Ce sont ces 128 Go qui font sauter le verrou.

ASUS ProArt P16 ouvert en Neo White, écran OLED allumé
ASUS ProArt P16 ouvert en Nano Black, clavier et pavé tactile haptique

Ils ouvrent la porte, selon ASUS, à un modèle de langage de 120 milliards de paramètres. Ou à une scène 3D de plus de 90 Go. Ou encore à de la vidéo 4K générée par l’IA. Sans jamais sortir de la machine, donc sans jamais dépendre d’une connexion. Le constructeur en tire trois bénéfices. Le coût d’abord, puisque les essais se relancent sans facture à l’acte. La confidentialité des données ensuite, qui restent sur le disque, invites et fichiers clients compris. Vos sources ne seront jamais utilisées par un géant de l’IA pour entraîner ses modèles, ces informations restent à 100 % chez vous. La personnalisation enfin : chacun ajuste son modèle à sa façon de travailler, avec ses propres outils. La machine reste par ailleurs branchée à l’écosystème CUDA. Elle hérite ainsi du catalogue d’applications créatives et d’outils de développement accélérés par NVIDIA.

Le logiciel n’est pas oublié

Le mini PC ProArt GR1X posé sur un bureau, à côté de l'ASUS ProArt P16 et d'un écran
La même puce RTX Spark équipe le mini PC ProArt GR1X.

ASUS ne s’arrête pas au matériel. Son application MuseTree embarque deux modèles d’images, FLUX et WAN, pour générer des images sans compter. StoryCube analyse les images pour organiser de façon optimale votre photothèque. Sur les modèles éligibles, ASUS ajoute des offres groupées Adobe Creative Cloud et Google AI, pour ceux qui veulent garder un pied dans le cloud. La marque annonce en plus l’intégration de ComfyUI, un logiciel libre où l’on compose ses images et ses vidéos par IA en reliant des blocs à l’écran, le modèle, la demande, le format, comme un schéma que l’on garde et que l’on modifie à volonté. C’est devenu l’outil de référence des créateurs qui veulent maîtriser chaque étape de la génération. La même puce anime enfin un troisième appareil, le mini PC ProArt GR1X, un boîtier de quinze centimètres de côté conçu pour tourner en continu.

Prix et disponibilité

L’ASUS ProArt P16 sera disponible à l’automne 2026, sur le site de la marque et chez les revendeurs partenaires. Son prix n’a pas encore été communiqué.

Source : ASUS

Photo : DR

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