Avec Barbour x A.P.C., le plus beau jour de votre veste cirée n’est pas celui où vous l’achetez. Il viendra plus tard, quand la pluie et les années auront éclairci chacun de ses plis, comme le temps éclaircit le jean brut d’A.P.C. Combien d’hivers lui faudra-t-il pour devenir tout à fait la vôtre ?
Un jean brut n’a jamais été lavé avant que vous ne l’achetiez, et ses amateurs ne voudraient pas qu’il en soit autrement. Les premières semaines, il est donc raide et d’un indigo très sombre. Puis il s’assouplit à force d’être porté et s’éclaircit aux genoux, là où la toile se plie, jusqu’à prendre votre forme. Une veste en coton ciré embellit de la même manière, car sa cire pâlit dans chaque pli au fil des hivers. Barbour, la maison anglaise de la veste cirée, et A.P.C., la maison parisienne du jean brut, réunissent ces deux vêtements dans la collection Barbour x A.P.C. Pour l’occasion, une toile de coton ciré sort des archives de Barbour, et les années se chargeront de la patiner.
Sommaire
Barbour x A.P.C. : trois vestes cirées taillées pour se patiner
Près d’un siècle sépare pourtant les deux maisons. Barbour est née en 1894 à South Shields, un port du nord-est de l’Angleterre. Elle y habillait contre la pluie les pêcheurs et les marins. A.P.C., elle, a été fondée à Paris en 1987 par Jean Touitou.


Leur collection commune repose sur le Thornproof, un coton ciré que Barbour ressort de ses archives. Son nom anglais promet de résister aux épines des haies et des sous-bois. Son tissage est plus serré que celui des toiles habituelles de Barbour, et la marque lui prête donc une meilleure tenue et des couleurs plus intenses. Il se décline en vert sauge foncé et en bleu marine. Avec les années, il doit prendre une belle patine, comme le denim brut d’A.P.C. Et lorsque la cire s’épuise, Barbour propose depuis 1921 de recirer ses vestes.

La Beaufort emprunte ses poches à la veste en jean
Margaret Barbour a lancé la Beaufort en 1983. Cette veste de chasse se reconnaît à la grande poche à gibier logée dans son dos. La version Barbour x A.P.C. la conserve et y ajoute une capuche amovible. En revanche, elle emprunte à la veste en jean d’A.P.C. sa poche poitrine à rabat. Elle lui prend aussi son empiècement, cette bande de toile cousue en travers du buste. Mixte, elle garde une coupe droite.


Une Spey pour les femmes, une Bedale qui prend de l’ampleur
La Spey est née pour la pêche. Barbour l’a lancée en 1980 comme une veste légère, pensée pour se porter avec le matériel du pêcheur. Coupée pour les femmes, la version Barbour x A.P.C. reste courte et s’habille d’un col en laine. Sa toile reprend le Thornproof dans une version plus légère et plus moderne. Elle doit, elle aussi, se patiner et s’éclaircir peu à peu.


La Sugarlump Bedale part d’un modèle phare de Barbour, le Bedale. Elle l’allonge et lui donne une silhouette plus ample et plus droite. Elle reçoit elle aussi un col en laine, ainsi qu’une capuche amovible. Sa doublure, elle, se pare d’un tartan propre à la collection. Toutes trois, enfin, portent dans le dos l’anneau métallique en D de Barbour, et des œillets d’aération percent le dessous de leurs manches. Pour les grands froids, un gilet matelassé sans manches, doublé de tartan, se fixe à l’intérieur d’une veste par une fermeture à glissière.
Le jean brut et le tartan habillent la collection de la tête aux pieds
Le tartan se cache sous le jean brut
Les vêtements en jean de la collection sont taillés dans un denim brut japonais en coton biologique. Le tartan de Barbour s’y glisse discrètement. Il double le dessous du col de la veste, le fond des poches et l’intérieur des ceintures. Cette veste à deux poches poitrine se décline pour les hommes et pour les femmes. La version féminine porte le nom de Dion.

Les jeans suivent la même logique. Le Standard, pour les hommes, monte haut à la taille et garde une jambe droite. L’Elisabeth, pour les femmes, épouse les hanches avant de tomber droit, dans un esprit années 1970. Tous deux portent à la ceinture l’anneau en D des vestes Barbour, et les noms des deux maisons sont gravés sur leurs boutons. Une mini-jupe légèrement évasée complète le denim.


Le tartan s’affiche en grand sur une chemise dont toute la surface est brodée des lettres A, P et C. Des boutons de nacre la ferment. Un sweat-shirt et des tee-shirts frappés du logo commun accompagnent l’ensemble.

Les accessoires se mettent au diapason
Le coton ciré, le denim et le tartan se retrouvent dans les accessoires. Les casquettes existent dans ces trois versions, et un bob ciré les accompagne. La casquette de pluie cache même un velours côtelé sous sa visière.

Côté sacs, une besace en coton ciré se ferme par deux sangles de cuir. Elle voisine avec une besace matelassée en tartan. Un grand cabas réversible passe, lui, du denim au tartan quand vous le retournez. Aux pieds, enfin, les bottes de pluie hautes et les sabots en caoutchouc adoptent le vert sauge. Eux aussi glissent un tartan dans leur doublure. Les sabots, que la maison destine au jardin comme à la ville, s’enfilent en un instant. Chez vous, des chaussons en tartan prennent le relais, avec le logo d’A.P.C. brodé sur le dessus.
Prix et disponibilité
La collection Barbour x A.P.C. est disponible à partir de 64,90 euros, sur le site de la marque et chez les revendeurs partenaires.
- Beaufort, veste cirée : 769 euros
- Besace en coton ciré : 299 euros
- Besace matelassée en tartan : 149 euros
- Bob en coton ciré : 79,90 euros
- Bottes de pluie hautes : 139 euros
- Cabas réversible en denim et tartan : 130 euros
- Casquettes en coton ciré ou à tartan : 64,90 euros
- Casquette en denim : 95 euros
- Chaussons en tartan : 99,90 euros
- Chemise à monogramme en tartan : 279 euros
- Gilet matelassé sans manches : 249 euros
- Jean Elisabeth : 290 euros
- Jean Standard : 290 euros
- Mini-jupe en denim : 190 euros
- Sabots : 139 euros
- Spey, veste cirée : 499 euros
- Sugarlump Bedale, veste cirée : 799 euros
- Sweat-shirt : 220 euros
- Tee-shirt : 120 euros
- Veste en jean : 390 euros
Photo : DR