Le créateur japonais Hiroshi Nozawa taille ses vestes de terrain en pensant aussi au samue, la tenue de travail des moines zen. Pour Barbour x norbit, il pose ce regard sur les classiques de la maison anglaise, et promet des vestes que vous ne voudrez plus quitter.
En 1894, à South Shields, port du nord-est de l’Angleterre, John Barbour équipait de cirés marins et pêcheurs contre les pires intempéries britanniques. Un siècle plus tard, au Japon, Hiroshi Nozawa fonde norbit et puise dans le même répertoire, celui des vestes de pêche et de chasse, dont il épure la coupe pour le quotidien. Barbour x norbit, leur première collaboration, conjugue ces deux héritages et promet des vestes cirées qui passent naturellement du grand air à la ville.
Sommaire
Barbour x norbit : les vestes de Barbour retaillées par le label japonais
Il y a trois semaines à peine, la collaboration avec Paul Smith repeignait les tartans de la maison en rose, en orange et en jaune. Cette fois, Barbour touche à la coupe. La capsule homme de l’automne-hiver 2026 réunit cinq vestes, des chemises, de la maille, un pantalon et deux accessoires, produits en quantités limitées.
norbit, le label japonais qui recoupe les vestes de pêche et de chasse
Hiroshi Nozawa crée norbit en 1998, puis relance le label en 2018. Sa devise tient en trois mots anglais, « Field, Travel, Chill » : le terrain, le voyage, puis le repos. Le label croise les vestes de pêche et de chasse avec le vêtement de travail japonais, comme le samue, la tenue que revêtent les moines zen pour l’entretien du temple. Il les taille dans des tissus stretch ou des membranes imperméables.


Des vestes de terrain aux lignes épurées.
Ses Field Jackets, des vestes de terrain aux coupes pensées pour la ville, ont bâti sa réputation. Le label produit peu et ignore les tendances de saison. Avec Barbour, il partage une conviction : un beau vêtement se conçoit pour durer.
La Bedale taillée dans deux draps de laine du Yorkshire
La Wool Jacket reprend la silhouette de la Bedale, la veste courte que Dame Margaret Barbour a dessinée en 1980 pour l’équitation. Le coton ciré cède la place à la laine, tissée par Abraham Moon & Sons, une filature du Yorkshire en activité depuis 1837.


La Bedale en laine, avec son carreau contrasté aux poches.
Le drap se décline en Prince-de-Galles et en carreau fenêtre, ce grand quadrillage cher aux tailleurs. Un carreau contrasté habille les poches et le dos, tandis que le col en velours côtelé reste celui de la Bedale. Des motifs de costume sur une veste d’équitation : c’est la pièce la plus audacieuse de la collection.
Quatre autres vestes Barbour x norbit pensées pour le terrain
Deux vestes restent fidèles au coton ciré. La Long Wax Jacket descend sous les hanches, dans une toile cirée de six onces. Un cordon de serrage lui cintre la taille, et sa capuche se détache. Les grandes poches à soufflet et le col en velours côtelé la rattachent aux classiques de la maison.


La Long Wax Jacket, cintrée à la taille.
La Ripstop Wax Jacket pousse plus loin la technique. Son coton ciré est tissé en ripstop, une trame renforcée d’un quadrillage qui empêche une déchirure de s’étendre. Le col montant cache une capuche escamotable, et des anneaux en D ponctuent la poitrine, comme sur une veste de chasse.


La Ripstop au repos, et le gilet de la 3-en-1 porté seul.
La Quilt Jacket, matelassée en carrés, ferme ses poignets en bord-côte pour garder la chaleur. Reste la Casual Jacket 3-en-1, la plus fidèle à l’esprit du label. Sous la veste en coton ciré se détache un gilet à bretelles, garni de ses propres poches. Vous portez la veste seule, le gilet seul par-dessus un pull, ou les deux ensemble.
Tartan, maille et velours côtelé, la garde-robe qui accompagne la veste Barbour x norbit
Les chemises jouent sur deux carreaux. Barbour y apporte son Classic Tartan, norbit un carreau orange et lilas, plus inattendu. Sur les deux, des coudières en velours côtelé fin répondent aux détails des vestes.


Le tartan et l’orange brûlé sous les vestes.
La maille réchauffe la palette. Les pulls à col cheminée, en laine d’agneau, se déclinent en orange brûlé et en olive, deux teintes qui tranchent sur le vert des cirées. Un cardigan militaire en maille bouclée les accompagne, renforcé aux poches et aux coudes d’Alcantara, un suédé synthétique. Plus bas, un pantalon ample en velours à huit côtes, plus large que le milleraies, complète la silhouette.




Le Bag/Vest, en sac puis en gilet, et la Carpenter Cap.
Les accessoires prolongent l’idée des vêtements qui changent d’usage. Le Bag/Vest est un sac en coton ciré sec : ouvrez son zip, il se déplie en gilet muni de plusieurs poches. La Carpenter Cap, en coton ripstop, porte des cache-oreilles bordés de polaire Borg, cette fausse fourrure bouclée qui rappelle la toison du mouton.
Prix et disponibilité
La collection est disponible à partir de 69,90 €, sur le site de la marque et chez les revendeurs partenaires.
- Bag/Vest : 279 €
- Cardigan bouclé : 329 €
- Carpenter Cap : 69,90 €
- Casual Jacket 3-en-1 : 739 €
- Chemise à carreaux : 249 €
- Chemise tartan : 249 €
- Long Wax Jacket : 719 €
- Pantalon en velours côtelé : 269 €
- Pull col cheminée : 269 €
- Quilt Jacket : 319 €
- Ripstop Wax Jacket : 899 €
- Wool Jacket : 829 €
Source : Barbour
Photo : DR