A l’occasion de la sortie du tome 2 de la BD Le Dernier Atlas, j’ai découvert cette nouvelle série qui brille par une originalité certaine et surtout sait faire de la complexité humaine une héroïne à part entière.

Le scénario, dystopie et SF réunie

La guerre d’Algérie n’a pas eu lieu, en fait si dans les années 70. Entre temps, la France a développé une technologie de robots géants alimentés par une pile nucléaire. Ces derniers ont fait la gloire de la France permettant de prendre un leadership mondial dans la construction d’infrastructures ou même de ville. Mais un incident nucléaire va tout changer. Des années après, l’Algérie est indépendante et les enfants des immigrés algériens sont restés. Nous découvrons Ismaël Tayeb, un lieutenant plein de succès d’une organisation criminelle. Il va à la fois vexer et gagner l’admiration du chef et partir à la recherche d’une pile nucléaire. La solution la plus simple pour se la procurer, un Atlas abandonné en Inde. L’aventure commence alors que dans le désert Algérien, des phénomènes étranges risquent de changer la face du monde.

Traits et rythme, 70’s comcis

Le Dernier Atlas est une aventure qui va nous faire voyager entre la France, l’Algérie et l’Inde. Les différentes pistes scénaristiques sont claires et se complètent parfaitement. Nous allons de surprise en surprise et il faut admettre que j’ai accroché très vite. L’histoire met un peu de temps à s’installer, mais c’est pour la bonne cause. Le tome 2 est une accélération, mais ne tombe pas dans le brouillon. Une BD d’excellente tenue, servie par un trait que j’ai adoré. Réaliste et une omniprésence des traits des comcis des années 70, dans une France fictive en pleine ère internet.

Au delà de l’histoire, mémoire de France et individuelle

L’humanité des personnages, leur complexité se structure au fil des pages dans Le Dernier Atlas. Un excellent travail qui permet en plus de mettre en exergue son passé. Les stigmate de la colonisation, traité sans paternalisme, ni optimisme sont présents, comme l’enfance de notre héros. Ce dernier se révèle de moins en moins truand et laisse apparaître une facette rêveuse qui m’a surprise.

AVIS

Une série qui doit encore continuer, mais donne envie de s’y plonger sans restriction. Une proposition originale par son contexte historique et sa trame scénaristique. À découvrir sans hésiter.

Le Dernier Atlas, Edition Dupuis

Tome 1 : 24,95 euros

Tome 2 : 24,95 euros

  • Scénario : Gwen De Bonneval et Fabien Vehlmann
  • Dessin : Hervé Tanquerelle
  • Couleurs : Laurence Croix
  • Design : Fred Blanchard

Photo : Dupuis