Chez Doobie’s, le dessert ne marque plus la fin d’une soirée dans le Triangle d’or

par LeNomade
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La table n’est qu’une entrée en matière. Chez Doobie’s, la soirée circule entre les banquettes rouges, les verres tardifs et les musiques qui ramènent les années 90 et 2000 sans les enfermer dans un musée nostalgique.

Le nom résonne comme un souvenir d’heures douces, de dîners qui s’étirent, de verres oubliés sur la table et de rencontres tardives. Après vingt ans de silence, cette adresse fondée en 1938 ressuscite rue Marbeuf. Le projet dépasse la simple restauration. Ainsi, préparez-vous à investir une véritable maison où vous glisserez du salon au bar, de votre table à la musique, jusqu’au bout de la nuit.

Doobie’s : une adresse mythique pour prolonger vos soirées

Avant son long sommeil, l’établissement incarnait l’essence même de la fête parisienne. Dans les années 90 et 2000, l’adresse s’échangeait sous le manteau entre figures publiques et habitués de la scène mondaine. Les noms de Mouss Diouf ou Yannick Noah restent d’ailleurs indissociables de cette époque.

Aujourd’hui, le défi s’avère subtil : réveiller cet esprit sans sombrer dans le musée nostalgique. L’établissement ne se repose pas uniquement sur sa légende. La nouvelle équipe ravive la flamme qui faisait sa force . Un repas qui refuse de s’achever au dessert, un bar pour étirer le temps, une valse de regards et de cocktails. Vous y venez pour savourer une belle assiette, puis vous décidez de rester, de changer de pièce, de retrouver vos proches, de commander un dernier verre et de laisser la musique dicter la suite.

Une maison de collectionneur pensée pour rythmer vos nuits

L’architecte Arnaud Behzadi signe cette métamorphose spectaculaire, aboutissement de trois années de travaux. Le lieu adopte les codes d’une élégante demeure de collectionneur. Oubliez la salle de restaurant classique et monotone. Ici, vous avancez par espaces distincts. Comme dans un vaste appartement où chaque passage modifie subtilement le rythme de votre soirée.

Une majestueuse rotonde centrale irrigue l’ensemble de la bâtisse. Autour de ce cœur battant, chaque volume déploie sa propre fonction. Le grand salon accueille vos dîners, tandis que le jardin d’hiver dévoile une cuisine ouverte derrière sa verrière. Vous cherchez plus d’intimité ? Le boudoir resserre l’échelle. Enfin, le bar de nuit s’empare de la suite des événements. Porté par une bande-son pointue qui puisera dans le R’n’B des nineties, la house de Chicago et les tubes des décennies 80, 90 et 2000.

Ne cherchez pas un simple fond sonore : Madonna, 50 Cent, The Cure ou les Daft Punk définissent la couleur nocturne des lieux. Ces icônes ravivent la mémoire d’une nuit qui fusionne pop, clubbing, souvenirs chic et pépites capables de vous faire lever de table pour une danse digestive qui sait !

Le décor théâtralise parfaitement cette bascule. Banquettes rouges, nappes blanches, boiseries sombres, touches de marbre et de laque, bougies vacillantes et lampes de table façonnent un repaire hybride. Une adresse à mi-chemin entre le restaurant feutré et le club privé, pensée pour vous faire oublier l’heure. Rendez-vous à la rentrée…

Source : Doobie’s

Photos : DR

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