Kasbah D’If : une halte enracinée dans le désert d’Agafay

par Yaz
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Kasbah D’If : une halte enracinée dans le désert d’Agafay

Le désert d’Agafay n’est qu’à une demi-heure de route de Marrakech et pourtant, l’arrivée à Kasbah D’If marque une rupture nette. Construite en terre crue, dans le respect des formes berbères, la kasbah semble émerger du sol. Refuge minéral, repère discret, elle s’intègre pleinement à l’environnement. Le silence s’impose, l’horizon prend toute la place. Rien d’artificiel, rien d’ostentatoire, le luxe ici veut se mesurer à la justesse. Ceux qui franchissent ce seuil viennent y rechercher un peu de temps, d’espace, et une manière plus calme d’habiter le monde.

Kasbah D’If : L’architecture comme prolongement du paysage

Kasbah D’If : L’architecture comme prolongement du paysage

Kasbah D’If se compose d’un bâtiment principal conçu en terre crue, selon les techniques de l’architecture berbère. Ce choix structurel n’a rien d’un clin d’œil. Il permet au lieu de s’ancrer dans le sol d’Agafay, de suivre les courbes du relief, de dialoguer avec la lumière. À trente minutes de Marrakech, l’hôtel semble déjà faire corps avec le paysage.

Kasbah D’If : L’architecture comme prolongement du paysage
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L’organisation intérieure s’articule autour d’un patio central. Les circulations se prolongent par des terrasses orientées vers le désert ou les montagnes, en fonction des orientations. Chaque espace s’inscrit dans une logique de retrait et d’ouverture. La simplicité des formes donne au bâtiment une présence calme, sans surenchère.

À l’intérieur, les matériaux naturels dominent : enduits à la chaux, pierre locale, bois brut, textiles tissés. La décoration suit la même ligne. Elle s’efface au profit de la texture, de la matière, de la lumière. L’artisanat marocain est bien là, dans les volumes, les objets, les rythmes.

La piscine fait partie de ce continuum. Implantée de manière à prolonger les terrasses, elle s’accorde aux matériaux environnants et au rythme du projet. L’eau y dialogue avec la lumière et l’horizon, créant un point d’arrêt dans le mouvement du désert.

Kasbah D’If : L’architecture comme prolongement du paysage

À l’extérieur, le bâtiment se prolonge par des terrasses minérales, quelques assises, et toujours ce même dialogue avec l’horizon. Aucun bassin n’est présent, pas d’effet miroir ni d’infrastructure d’agrément. Le lieu ne détourne pas le regard : il l’accompagne. L’ensemble compose avec le désert, sans le corriger. Il en épouse la rigueur et la beauté.

Des chambres ouvertes sur le paysage

Des chambres ouvertes sur le paysage

L’hôtel compte 37 chambres et suites, réparties autour de la structure principale. Leur conception prolonge l’intention architecturale du lieu avec une simplicité formelle, une cohérence des matières, et un ancrage dans l’environnement.

Les murs enduits à la chaux, les sols minéraux, les textiles bruts créent une ambiance intérieure sans rupture avec le reste de la kasbah. Chaque chambre bénéficie d’une ouverture sur le désert ou sur les montagnes de l’Atlas, selon son orientation.

Le mobilier reprend les codes de l’artisanat marocain, dans des formes épurées. Aucun effet de signature, aucune surcharge décorative, la fonction guide le geste. Les teintes sont naturelles, et les matières choisies pour leur texture autant que pour leur sobriété.

Le prix des suites débute à 527 € hors taxes. Ce tarif positionne la kasbah parmi les établissements haut de gamme de la région, avec une approche fondée sur une expérience qui repose sur le calme, la lumière, la cohérence du lieu.

Kasbah D’If : Respirer, marcher et écouter le désert

Le spa de la Kasbah, baptisé Aman KA, s’intègre au bâti sans en rompre la continuité. Les espaces de soin reprennent les matériaux et la palette du reste de l’hôtel : pierre, lumière douce, teintes minérales. Les rituels s’inspirent des traditions marocaines, pensés comme des séquences lentes, accordées au lieu. Il ne s’agit pas de performances wellness, mais d’un accompagnement discret du séjour.

Kasbah D’If : Respirer, marcher et écouter le désert

Les activités proposées se déploient dans le désert, sans le détourner. Des balades à cheval ou à dos de dromadaire permettent d’explorer les alentours à rythme mesuré. Les excursions en e-bike ou en buggy ouvrent d’autres perspectives, plus mobiles. Des sessions de yoga sont également proposées, parfois au lever du jour, parfois au crépuscule, selon la lumière et le moment.

Kasbah D’If : Respirer, marcher et écouter le désert

Côté table, plusieurs lieux rythment les repas. Le Patio pour les petits-déjeuners, Al Massaa pour une cuisine marocaine sobre, saisonnière. Le Pavillon d’Été offre un cadre plus ouvert, propice aux déjeuners panoramiques. Enfin, le British Berbère Bar rassemble une sélection de cocktails et de spiritueux dans une atmosphère feutrée.

Kasbah D’If est fermée chaque année entre mi-juillet et mi-août, période de chaleur maximale dans cette zone désertique. Le reste de l’année, le lieu fonctionne en continu, selon un rythme lent et régulier. Le lieu invite à ralentir sans s’isoler, à s’ouvrir sans s’exposer.

Source : Hôtel Kasbah D’If

Photos : DR

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