Le Razer Mako veut prouver qu’une enceinte gaming peut avoir du chien, un vrai look, sans rien lâcher de ce qui fait la marque. La lumière est toujours là, et le son reste assez costaud pour une immersion cinématographique ?
Trois sphères noires et lisses alignées devant l’écran : posées sur une étagère, elles passeraient pour une pièce de déco contemporaine. Puis la partie démarre, la couleur jaillit derrière elles et repeint le mur entier, et elles promettent un son sans aucun lien avec leurs dimensions. Ce trio s’appelle Razer Mako, et la marque l’a dévoilé le 22 septembre, accompagné d’une version réduite, le Mako X.
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Le Razer Mako reprend une sphère vieille de dix-huit ans, et renverse son principe
Le nom ne date pas d’hier. En 2008, Razer présentait déjà un Mako au CES de Las Vegas. Trois éléments ronds, conçus avec THX, le laboratoire audio né chez Lucasfilm, et vendus 399,99 dollars. Leurs haut-parleurs rayonnaient vers le bas. Le son frappait le plateau du bureau, puis remontait par une fente qui courait sur presque tout le pourtour. La marque promettait une écoute venue de partout, sans place privilégiée devant l’écran.
Le modèle de 2026 garde la rondeur et prend le chemin inverse. Chaque sphère porte une face inclinée vers le haut. Le son part vers les oreilles au lieu de se perdre dans le torse. Le détail compte plus qu’il n’y paraît. Posées à plat de part et d’autre d’un écran, la plupart des enceintes de bureau envoient leur son trop bas. Il faut alors des livres, des cales ou des pieds dédiés pour les relever à la bonne hauteur.

Le reste tient à l’encombrement. Une sphère occupe moins de surface sur le plateau qu’un cylindre. Et un seul câble USB-C apporte le courant comme le son.
Ce qui sépare le Mako du Mako X
Un caisson de basses d’un côté, des radiateurs passifs de l’autre
Le Mako forme un ensemble 2.1 : deux satellites et un caisson de basses, sphérique lui aussi. Ce caisson reste sur le bureau, entre les deux, au lieu de disparaître dessous. Razer annonce 40 watts de puissance efficace, 60 watts en crête, et des basses qui descendent jusqu’à 45 Hz. À ce niveau, la déflagration d’une explosion se ressent autant qu’elle s’entend.

Le Mako X se passe de caisson. Ses deux enceintes embarquent des radiateurs passifs. Ce sont des membranes sans moteur, que la pression interne fait vibrer, et qui prolongent les basses sans rien occuper de plus. La marque annonce jusqu’à 30 watts de puissance efficace et 45 watts en crête. La réponse, elle, s’arrête à 60 Hz. Une réserve accompagne ce chiffre : ces 30 watts supposent une alimentation USB-C de 30 watts ou davantage. Sur une prise USB ordinaire, l’ensemble plafonne à 15 watts.



De face, de dos, puis par en dessous : la prise 3,5 mm et l’USB-C.
Les deux modèles partagent la même spatialisation 7.1 virtuelle. Elle élargit la scène sonore sans ajouter la moindre enceinte autour de vous. Ils partagent aussi les mêmes raccordements : USB-C, Bluetooth 5.3 et prise 3,5 mm.
La lumière, et la place du Razer Mako dans la gamme
Sur le Mako, la couleur sort par l’arrière des sphères et se pose sur le mur, derrière l’écran. Razer parle de 16,8 millions de teintes et d’effets censés suivre l’action dans plus de 300 jeux. Le Mako X se contente d’un anneau à dix zones sous chaque enceinte. Une lueur au ras du bureau, plutôt qu’un mur repeint.

Cette projection murale n’a rien d’inédit chez la marque, qui la propose déjà sur le Nommo V2, vendu 289,99 euros. Le Mako reprend pourtant le caisson, la lumière projetée et la spatialisation, pour 130 euros de moins. Jusqu’ici, aucun ensemble 2.1 du catalogue français ne descendait sous les 289,99 euros.
Prix et disponibilité
La gamme sera disponible à partir de 109,99 euros, sur le site de la marque et chez les revendeurs partenaires.
- Razer Mako X : 109,99 euros, le 6 octobre 2026
- Razer Mako : 159,99 euros, en décembre 2026
Source : Razer
Photo : DR