Alors que Mafia de 2K Games reste la référence des jeux s’inspirants de la période de la Prohibition. Paradox se propose de nous nous immerger de nouveau dans cette période qui fut une sorte d’Âge d’Or du grand banditisme américain. Avec Empire of Sin, pas de jeu d’aventure/action en open world, mais un jeu de stratégie tactique riche en promesses.

Le scénario, Empire of Sin toute la diversité de la pègre !

Nous voici dans une grande ville américaine, en pleine prohibition. La police veille et pourtant, les bars, maisons closes, s’en donnent à cœur joie et les distilleries clandestines alimentent tout ce beau monde. Cette industrie des loisirs est totalement sous la coupe de la pègre et de nombreuses familles ou gangs se partagent les territoires avec les clients qui vont avec. Vous allez pouvoir choisir le chef d’un de ces groupes criminels, serez vous l’équivalent d’Al Capone ou plutôt originaire du Bayou ? Serez-vous à la tête d’un gang irlandais ou d’un originaire du Bayou ?

J’ai choisi Goldie Garneau, une jeune québécoise, belle, sexy, chanteuse et très douée au tir. Chacun des avatars profite de sa propre introduction, background et dispose d’une capacité spéciale au combat. Mais cela s’arrête là, car au final la scénarisation devient rapidement commune à tous. Toutefois, cette personnalisation apporte un peu variété et vous trouverez facilement à qui vous identifier.




Le Gameplay, beaucoup de possibilités et de répétitivités

Ce titre stratégique propose plusieurs phases de jeux. Commençons par comment créer votre Empire ? Il vous est possible d’acheter des bâtiments vides ou plus économiques, attaquer un gang indépendant. En fonction de votre budget, vous pourrez en faire une distillerie clandestine, un bar clandestin ou une maison close. Sinon, transformez-le en hôtel, un seul par quartier, il augmente le nombre de clients. Quand vous serez plus installé, il sera temps de penser à attaquer les organisations plus importantes.

Chaque lieu peut être aménagé, meilleure décoration, meilleur alcool, vous pouvez aussi booster la réputation et surtout n’oubliez pas la sécurité. En effet, la guerre n’est jamais loin.

En effet, avec le temps les inimitiés augmentent et vous devrez affronter les gangs ennemis. Cela peut être en les croisant dans la rue, en attaquant un bar ou en vous faisant attaquer. Nous arrivons alors dans un jeu tactique à la XCOM. Je dois admettre que la prise en main est excellente, très simple à appréhender. Élaborer des tactiques et profiter des capacités de chacun de vos hommes en tour par tour. Toutefois, vous ne pourrez pas décider de la position de départ de vos unités.

Les hommes qui composent votre gang sont recrutables en fonction de votre budget et de votre notoriété. Ils ont aussi leur propre vie et inimitié, un caïd ne vous rejoindra pas si un de ses ennemis bosse pour vous. Si une idylle lie deux de vos membres, cela peut rapidement mal finir. Leur rôle devient crucial quand votre empire grandit, ils pourront vous aider à gérer votre empire au quotidien. Toutefois, il y’a vraiment une trop grande part répétitive, dans la gestion pour commencer.

Mais le pire ce sont les affrontements, ils peuvent se multiplier alors que beaucoup pourraient être automatisés. En pleine guerre de gang, il ne sera pas rare d’enchaîner 5 à 6 combats, avec la phase en extérieur et dans le lieu attaqué.




La technique, réussie sans être brillante !

J’ai testé le jeu sur PC et PS4 et dans les deux cas, Paradox a fait un très joli travail. Les personnages déjà, chacun profite de petites mimiques, mais au final, je suis déçu par le manque de personnalité de chacun des avatars. La modélisation 3D est de belle facture et la ville très bien faite.

Par contre, un Chinatown et un Little Italy, rien n’affiche à l’écran les différences culturelles ou sociologiques d’un quartier. Les beaux bâtiments sont autant en centre-ville que sur les docks…

L’ambiance est particulièrement soignée, des effets de brumes, de fumée en pleine journée et de sublimes reflets de lumière sur pavés mouillés. Restent quelques problèmes de collision entre décors et personnages. Sans parler d’une animation qui me fait tiquer par son aspect trop mécanique. Enfin, j’ai aimé l’ambiance sonore, très jazzy, sympa à écouter. Dommage que les dialogues soient si peu joués, c’est un peu trop monocorde à mon goût.

Empire of Sin, mon avis

Paradox signe ici un jeu qui aurait pu être excellent et se trouve juste moyen. Il brille par de nombreuses qualités, sa réalisation graphique, son univers visuel et sonore, les possibilités tactiques et stratégiques. Toutefois, un peu trop de bugs, même après mise à jour, une tendance à devenir trop répétitif bride mon plaisir. Rien qui ne puisse être corrigé, mais en attendant je réserve ce jeu aux fans de stratégie qui veulent se changer les idées et n’ont pas peur de la répétitivité.

Version testée : PC et PS4

Photos : DR et Nomade Urbain

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