J’ai abordé le Nothing Phone (4a) avec un biais assumé : j’aime la façon dont Nothing redonne du caractère à des smartphones souvent trop sages. Mais son univers n’a plus l’effet de nouveauté des débuts. Ce modèle doit donc prouver que son charme tient encore quand il devient familier et qu’il sait apporter plus que son look pour nous faire basculer.
- Design Nothing
- Glyph plus lisible
- Bel écran AMOLED
- Chauffe et bridage bien maîtrisés
- Qualité des photos
- Zoom périscopique exemplaire
- Son autonomie
- Performances en jeu loin d’être brillantes
- Seulement trois ans de mises à jour Android
- Photo ultra grand-angle en retrait, surtout de nuit
Avec ses modèles « a », Nothing a secoué le marché du smartphone moyen de gamme en réussissant à faire aussi bien, voire mieux, que la concurrence, tant au niveau des performances que de l’affichage. Tout cela en apportant en plus un look vraiment différent. La marque a donné à ses mobiles une identité visuelle forte, reconnaissable et terriblement design. Pour ceux qui se posent encore la question, oui j’adore leur esthétique !
Le Nothing Phone (4a) s’inscrit donc dans cette continuité. Il annonce toutefois un renforcement de la partie photo en reprenant le zoom périscopique du Phone (3a) Pro. Beaucoup de beaux arguments pour me faire craquer sur le papier, surtout avec un prix démarrant à 369 euros. Je vous invite maintenant à voir ce qu’il en est réellement au quotidien.
| Type | Smartphone |
|---|---|
| Écran | 6,78 pouces |
| Processeur | Qualcomm Snapdragon 7s Gen 4 |
| RAM | 8 Go LPDDR4X |
| Espace de stockage | 128 Go UFS 3.1 |
| Capteur principal | Grand-angle, 50 Mpx, f/1.9, capteur 1/1,57 pouce |
| Capacité de la batterie | 5080 mAh |
| Dimensions (h x l x é) | 16,4 x 7,76 x 0,86 cm |
| Coloris | Blanc, rose, noir et bleu |
| Prix au lancement | 369,90 € |
| Technologie d’affichage | LTPS Flexible AMOLED |
|---|---|
| Définition | 1224 x 2720, 440 ppp |
| Taux de rafraîchissement | 120 Hz |
| Luminosité max | 4500 nits |
| Capteur principal | Grand-angle, 50 Mpx, f/1.9, capteur 1/1,57 pouce |
|---|---|
| Capteur secondaire | Ultra grand-angle, 8 Mpx, f/2.2, capteur 1/4 pouce |
| Capteur supplémentaire 1 | Téléobjectif, 50 Mpx, f/2.9, capteur 1/2,75 pouce |
| Caméra selfie | 32 Mpx, f/2.2, capteur 1/3,42 pouce |
| Vidéo | 4K @ 30 fps |
| Charge filaire | 50 W |
|---|
| Bluetooth | 5.4 |
|---|---|
| NFC | Oui |
| Port de charge | USB-C |
| Poids | 204,5 g |
|---|---|
| Indice de protection | IP64 |
| Biométrie | Empreinte optique sous l'écran |
| Version Android | Android 16, Nothing OS 4.1 |
|---|
| Garantie | 2 ans (garantie légale) |
|---|---|
| Date d’annonce | 2026-03-05 |
| Disponibilité | 2026-03-05 |
Comment sont testés les smartphones chez NomadeUrbain.fr ?
Chaque test smartphone repose sur une méthode rigoureuse mêlant mesures de laboratoire et usage intensif en conditions réelles. Nous analysons d’abord le design et la qualité de fabrication (matériaux, résistance, ergonomie), puis l’écran via sonde (luminosité, couleurs, HDR). Les performances sont testées avec Geekbench, 3DMark, PCMark et des jeux comme Genshin Impact, pour juger fluidité et chauffe. L’interface, les fonctions IA et la qualité photo/vidéo sont évaluées en situation réelle. L’autonomie est mesurée par scénarios répétés (vidéo, jeu, usage mixte) et la recharge chronométrée avec le chargeur d’origine. Enfin, plusieurs profils d’utilisateurs, un professionnel mobile, un amateur de jeux, une personne senior et un utilisateur lambda, testent le smartphone au quotidien pour évaluer le confort, la réactivité, l’ergonomie, et détecter d’éventuelles limites non visibles dans les tests bruts.
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Ce test a été réalisé à partir d’un produit prêté par Nothing.
Sommaire
Design du Nothing Phone (4a) : une identité visuelle qui gagne en maturité
Les choix stylistiques de Nothing peuvent se résumer avec le triptyque transparence, design électronique et lumière intelligente. Un trio que que les stylistes de la marque anglaise réussissent toujours à décliner, sans jamais donner l’impression de trop se répéter.

J’ai donc ici un Nothing Phone (4a) avec un écran de 6,78 pouces qui affiche des mensurations de 163,95 x 77,57 x 8,55 mm, soit des cotes quasi identiques à celles du (3a), pour un poids de 204,5 g. La face avant reste très épurée, marquée par un poinçon central en haut de la dalle. Malgré des bordures d’écran qui restent bien visibles, l’affichage occupe désormais 91,3 % de la surface totale, contre 87,7 % pour le Phone (3a). Nothing peaufine ainsi sa formule, et je le constate encore plus en retournant le mobile.

Je retrouve cette transparence qui laisse apparaître des arabesques de circuit imprimé, du métal et des vis apparentes. Ce design situé entre l’industriel et l’électronique confirme la « Nothing Touch ». Cela donne un mobile avec du caractère, une chose de plus en plus rare sur le marché. Certes, ce look ne plaira pas à tout le monde. Mais je salue le fait qu’une marque ose des choix aussi tranchés. Par contre cette année, Nothing décline son produit en Rose et en Bleu en plus des classiques Blanc ou Noir.

Le bloc optique conserve sa forme de pilule qui me rappelle certains Pixel de Google. Néanmoins, l’encapsulation est ici plus accentuée, soulignée par un liseré blanc mettant en valeur une surface couleur métal.

Qui dit Nothing Phone, dit forcément Glyph System. Celui-ci évolue encore par rapport aux Nothing Phone (3a) et (3a) Pro. La marque revient à un système plus simple, avec une barre composée de 63 mini-LED réparties en 7 carrés. Alors oui, je trouve cela moins flashy et moins spectaculaire que le système à 3 bandes du (3a), mais cela se révèle aussi plus lisible et pratique au quotidien.
Le produit profite d’une bonne qualité de fabrication : il est solide et son écran est protégé par du verre Gorilla Glass 7i. Il bénéficie en plus d’une certification IP64, ce qui lui assure de résister à une immersion dans l’eau jusqu’à 25 cm durant 20 minutes.
Prise en main du Nothing Phone (4a) : Bien pensée
Avec un gabarit de 163,95 x 77,57 x 8,55 mm, pour 204,5 g, ce mobile n’est pas fait pour les petites mains. Toutefois, sa conception est équilibrée et sa prise reste globalement très satisfaisante.

Les tranches sont plates, avec un toucher agréable et suffisamment de courbes pour ne pas agresser ma paume. Sur celle de droite, je retrouve les boutons dédiés au volume et à la mise en marche. Ils sont bien placés et mes doigts se posent naturellement dessus. Toutefois, si j’avais de plus petites mains, le confort serait moindre.

Sur la tranche de gauche, je dispose de la touche Essential Key, qui ouvre la porte à l’Essential Space. C’est une couche logicielle dopée à l’IA qui me sert de hub d’informations nourri par mes captures d’écran, mes notes écrites ou mes notes vocales. Une double pression lance l’Essential Space, une pression déclenche une capture d’écran avec note, et une pression longue lance une note vocale.

Il reste à voir comment cet espace s’intégrera dans mon quotidien. Je regrette toutefois de ne pas pouvoir attribuer ce bouton à d’autres fonctions pour les fois où l’Essential Space me laisserait de glace.

Il se place plus haut que sur le (3a), et une fois posé à plat, il assure une stabilité rare avec les smartphones modernes.

Le Glyph sert à communiquer et à interagir avec l’utilisateur par la lumière, aussi bien via son intensité que son rythme. Il peut servir d’alarme silencieuse, de chronomètre, d’indicateur d’approche pour mon VTC (Uber) ou encore indiquer le niveau de volume. C’est une dizaine de fonctionnalités plus ou moins paramétrables qui m’apportent une réelle valeur ajoutée à mon quotidien.
Écran du Nothing Phone (4a) : un beau calibre
Nothing propose ici une très belle dalle AMOLED de 6,78 pouces affichant une définition de 1224 x 2720 pixels (1,5K). Elle propose donc une densité de 440 ppp, ce qui assure une très belle finesse d’affichage. De plus, la technologie LTPS permet au smartphone d’offrir un taux de rafraîchissement adaptatif variant de 30 à 120 Hz.


Sur les deux profils colorimétriques que propose le Phone (4a) : Actif et Normale. C’est ce dernier qui m’offre le meilleur résultat avec une excellente fidélité des couleurs. Je note juste une très légère dérive vers les bleus ne se remarque presque jamais.

Pour la luminosité, ce Phone 4a m’assure un usage confortable même en plein soleil. Et je peux également profiter des contenus HDR dans un environnement lumineux ormale mais c’est encore mieux avec une lumiére tamisée. Attention, ne faites pas comme moi les premiers jours, vérifiez que la fonction Luminosité HDR est bien activée. Sans ce réglage, que ce soit en SDR ou en HDR, la luminosité devient tout de suite beaucoup plus timide.
Logiciel du Nothing Phone (4a) : une interface singulière tournée vers l’IA
Si Nothing mise sur un design atypique, c’est également le cas de son interface Nothing OS 4.1, qui travaille en tandem avec Android 16. Je profite donc d’une expérience particulièrement épurée, s’appuyant sur le triptyque noir, blanc et rouge.



Cette colorimétrie peut s’appliquer à l’ensemble des icônes des applications pour renforcer la cohérence visuelle. Ce manque de couleur s’avère un peu déroutant au début. Mais je m’y suis fait et j’apprécie désormais cette esthétique, que je peux bien sûr personnaliser.




Les options ne sont pas extrêmement nombreuses. Mais je peux revenir à un affichage d’icônes classique ou utiliser le générateur de fond d’écran par IA pour agrémenter mon écran d’accueil.




Le tiroir des applications peut, à l’instar de ce que propose iOS, regrouper automatiquement les logiciels par usage et par univers. Je trouve cela très pratique car cela m’évite de faire le tri manuellement. Je note toutefois l’absence d’outils IA isolés ; Nothing préfère en effet concentrer ces fonctionnalités dans l’Essential Space.
Cet espace numérique fonctionne en duo avec le bouton physique situé sur la tranche gauche. Il fait alors office de bibliothèque de tout ce qui me passe par la tête. Captures d’écran, notes vocales ou écrites, images et photos : tous les éléments que je veux conserver durant la journée se retrouvent là. L’IA doit, en théorie, m’aider à classer ces données, transformer mes notes en suggestions d’action et lancer des flux d’informations basés sur mes centres d’intérêt.



Si je peux encore douter de la pertinence de certains classements automatiques. Je dois admettre que cela me permet d’avoir sous la main un pense-bête bien structuré pour la journée et les jours suivants. Ce n’est pas un outil que j’aurais utilisé naturellement. Mais en m’y astreignant, c’est devenu un réflexe au bout de quelques jours. Le système mérite cependant d’être encore amélioré et enrichi.
En revanche, je trouve la politique de mise à jour un peu décevante comparé à celle du Phone 3 ou encore de ce que propose habituellement Google et Samsung. Ici, le constructeur ne propose que trois ans de support pour Android, mais se rattrape avec six ans de mises à jour de sécurité.
Réseau et communication du Nothing Phone (4a) : une connectivité complète
Le Nothing Phone (4a) propose une connectivité très complète. Je dispose ainsi du support de toutes les fréquences 5G en France, du NFC, du Bluetooth 5.4 et du Wi-Fi 6. En ce qui concerne la géolocalisation, ce mobile supporte BeiDou, GPS, GLONASS, Galileo et QZSS.

Je bénéficie enfin de la fonction Dual SIM, qui me permet d’utiliser simultanément deux cartes nano-SIM.
Audio et qualité d’appel du Nothing Phone (4a) : une restitution équilibrée et chaleureuse
Les deux haut-parleurs du Phone (4a) affichent une bonne tenue, particulièrement sur la restitution des médiums. Je les trouve très bien rendus, ce qui offre des voix impeccables, tandis que les aigus qui suivent restent bien maîtrisés.

Je note pourtant qu’ils peuvent devenir un peu brouillons lors de scènes sonores complexes. Quant aux basses, elles s’apparentent davantage à des bas médiums ; si elles manquent de punch, elles savent aussi apporter une certaine rondeur à l’ensemble.
Performances du Nothing Phone (4a) : une optimisation exemplaire pour un usage fluide
Pour ce Phone (4a), Nothing reste fidèle à Qualcomm en intégrant le Snapdragon 7s Gen 4, succédant ainsi au Gen 3 du Phone (3a). Il est ici épaulé par 8 Go ou 12 Go de RAM (LPDDR4X) et un GPU Adreno 810, le tout étant couplé à 256 Go de stockage UFS 3.1.





Benchmarks
L’ensemble délivre des résultats de benchmarks de très belle facture. Ces données se confirment sur le terrain : l’interface est fluide et les applications le sont tout autant. Je ne note aucun ralentissement ou lag remarquable durant mes usages intensifs.
Performances gaming
Côté gaming, les résultats sont cohérents sans être brillants. Sur Fortnite, en mode Épique avec une cible à 60 fps, je me situe plus proche des 10 à 20 fps.



Benchmarks gaming
En mode graphique Faible, je parviens à atteindre les 60 fps avec des chutes à 48 fps, tandis qu’en mode Moyen, le framerate oscille entre 45 et 60 fps. J’ai testé le mode 120 fps en qualité d’image faible, mais cet objectif reste illusoire.



Dans Genshin Impact, en qualité Maximale, j’oscille entre 55 et 42 fps. En mode graphique Élevé, je reste plutôt entre 50 et 60 fps. En qualité Moyenne, le rendu s’avère assez stable entre 58 et 60 fps. Dans Call of Duty, le mode 120 fps en qualité moyenne ne me permet pas de dépasser les 60 fps. En qualité maximale, j’obtiens un framerate entre 50 et 60 fps ; pour plus de stabilité, il me faut baisser la qualité d’un cran ou deux selon mes exigences.
Bridage et chauffe
C’est dans la maîtrise des SoC utilisés que Nothing excelle toujours. Le Snapdragon 7s Gen 4 offre une excellente stabilité durant mes tests de charge. Je mesure un bridage très raisonnable, avec une perte maximale de 11 % par rapport à la puissance de pointe, et les chiffres restent souvent bien en dessous.

Je profite donc ici d’une excellente optimisation. Celle-ci se traduit également par un dégagement de chaleur très maîtrisé. Il me faut vraiment jouer plus de 30 à 60 minutes pour commencer à ressentir un inconfort, qui se concentre d’ailleurs principalement sur la zone située juste au-dessus du bloc optique.
Photo du Nothing Phone (4a) : un équipement complet hérité des modèles Pro
Le Nothing Phone (4a) s’appuie sur un bloc optique composé de trois capteurs :

- Un module principal (grand-angle) de 50 Mpx ouvrant à f/1,88 ;
- Un ultra grand-angle de 8 Mpx avec une ouverture de f/2,2 ;
- Un zoom périscopique de 50 Mpx avec une ouverture de f/2,88, offrant un grossissement optique x3,5.
Pour compléter cette configuration, je dispose d’une caméra selfie de 32 Mpx en façade, affichant une ouverture de f/2,2.
Photos de jour
Capteur principal
Le capteur principal remplit sa mission avec talent. Je profite d’un joli piqué ainsi que de détails bien marqués, à la fois lisibles et homogènes. La gestion des contrastes est de bonne facture, ce qui permet de mettre encore mieux en valeur le rendu des couleurs. Celui-ci s’avère vif sans tomber dans l’excès ; les teintes restent naturelles et fidèles à la réalité.


























La maîtrise de la lumière constitue également l’un de ses points forts. Les zones surexposées ne sont pas brûlées et conservent une bonne lisibilité, même sous un soleil radieux. Mes compositions aux éclairages plus disparates ressortent ainsi parfaitement équilibrées.
Ultra grand-angle
Avec un capteur de seulement 8 Mpx, je ne m’attendais pas à des miracles, pourtant le Phone (4a) délivre des clichés ultra grand-angle très acceptables. Je remarque notamment une bonne maîtrise des effets de distorsion sur les bords de l’image.


À cela s’ajoutent une belle constance colorimétrique par rapport au capteur principal, ainsi qu’une gestion de la luminosité tout aussi réussie.
















Ce bilan positif est toutefois assombri par un niveau de détail clairement en retrait. Si cela reste tout à fait acceptable pour une consultation sur l’écran d’un smartphone, le manque de finesse devient flagrant au-delà de ce support.
Les différents niveaux de zoom
Le Nothing Phone (4a) propose un premier palier de zoom x2 en exploitant le capteur principal. Je bascule ensuite sur le zoom périscopique, qui débute à x3,5 en optique, passe à x7 en hybride, puis se prolonge en numérique par la suite.


Le premier niveau de zoom, x2, délivre un rendu quasiment sans perte. Il me faut vraiment zoomer au cœur de l’image pour détecter la moindre dégradation.


Le grossissement x3,5 s’avère de très bonne facture : il offre un excellent niveau de détails tout en conservant une colorimétrie assez stable. Si celle-ci varie, c’est uniquement parce que le capteur s’adapte à une forte luminosité. L’algorithme sature alors légèrement certaines couleurs afin de mieux faire ressortir les contrastes et la précision des textures, qui restent joliment restituées malgré le grossissement.


Concernant le zoom x7, il conserve toutes les qualités du x3,5. Je remarque parfois une saturation un peu plus marquée, toujours dans l’optique de mieux gérer les zones très éclairées et d’éviter la surexposition, le tout en maintenant un très bon niveau de piqué.


À partir du zoom x10, je commence à perdre en finesse. Cette dégradation reste encore légère, mais elle devient perceptible, principalement sur les zones les plus complexes de l’image.



Zoom x20, x30 et x70
Au-delà du x10, je constate une perte progressive de détails et la disparition graduelle des microdétails.








Zoom x1, x2, x3,5, x7, x10, x20, x30 et x70
Je perçois moins de précision dans les tracés ou les volumes, et un léger bruit numérique commence à s’installer.
Photo de nuit
Capteur principal
Le traitement nocturne ne dénature pas trop l’environnement. Ainsi, la gestion de la lumière et des couleurs reste très proche de ce que je capture réellement. Le smartphone booste la luminosité de l’image et y apporte juste ce qu’il faut pour obtenir un cliché plus clair, sans déformer l’original.


En revanche, si la luminosité est trop faible, les photos demeurent propres mais le niveau de détails se réduit. Le rendu global est satisfaisant, bien que je note un piqué en retrait.













Les détails se retrouvent un peu plus lissés par le traitement numérique. Toutefois, j’apprécie un bruit numérique qui sait rester discret.
Ultra grand-angle
De nuit, le niveau de détail recule encore, même dans un environnement bénéficiant d’un bon renfort lumineux.


Je note que le bruit numérique se fait plus présent, tandis que le lissage devient plus agressif.











Si la luminosité reste assez bien maîtrisée, avec peu d’effets de halo, je constate une dérive colorimétrique vers l’orangé, comme c’était déjà le cas sur le (3a) Pro. Ce phénomène se remarque tout particulièrement sur les zones blanches.
Les différents niveaux de zoom
De nuit, les premiers niveaux de zoom s’en sortent très bien. Je note toutefois que la colorimétrie s’ajuste légèrement pour s’adapter à la luminosité ambiante. L’objectif est, une fois de plus, de renforcer les contrastes et les détails en jouant sur la saturation sélective.


Le zoom x2 nocturne offre un bon rendu global. Si le niveau de détail reste satisfaisant, je constate que les microdétails sont en revanche beaucoup plus en retrait.


En ce qui concerne le zoom x3,5 de nuit, les détails sont de meilleure qualité que sur le x2. La restitution des textures me semble également plus palpable, même si elle reste encore timide.


Le zoom x7 représente vraiment l’ultime limite en basse lumière, car la captation de la lumière devient moins importante. Mes clichés ressortent donc plus sombres et, si je conserve encore un peu de détail, les microdétails sont désormais totalement absents.




Zooms x10, x20, x30, x70
Au-delà de ce seuil de x7, déjà peu fameux de nuit, les niveaux supérieurs ne me semblent plus vraiment exploitables, sauf cas exceptionnel.








Zoom x1, x2, x3,5, x7, x10, x20, x30, x70
Portraits et selfies
Le mode portrait se révèle être un véritable plaisir à l’usage. Je trouve le détourage impeccable, même dans les zones habituellement piégeuses comme l’espace situé entre l’arceau d’un casque et le crâne du sujet. Le niveau de détails est au rendez-vous et les microdétails sont particulièrement soignés. Ce qui me permet d’apprécier le rendu réaliste d’une capuche en laine, des poils de barbe ou encore du grain d’une veste en cuir.


La colorimétrie affiche une belle tenue et la carnation reste assez fidèle, bien qu’elle soit parfois un brin trop claire. Je déconseille l’usage des fonctions beauté, qui se contentent de lisser la peau et de supprimer les microdétails. Enfin, les effets de flou profitent d’une progressivité très esthétique.

De nuit, je constate que l’image reste assez propre et que le niveau de détails se maintient globalement. En revanche, les microdétails subissent un lissage très sensible, un phénomène qui s’accentue inévitablement à mesure que la luminosité décline. Il me faut toutefois rester le plus immobile possible lors de la prise de vue. Dans le cas contraire, le sujet peut rapidement manquer de netteté et l’appareil délivrer une image floue.
En ce qui concerne le capteur frontal, le détourage se révèle de qualité. S’il n’est pas tout à fait aussi précis que celui obtenu avec le capteur dorsal. Les erreurs restent rares ou se limitent à des situations complexes, comme une chevelure particulièrement vivace.


La colorimétrie s’avère un peu pâle, mais elle se rapproche réellement de la carnation naturelle. Le niveau de détails est satisfaisant pour un capteur de ce type, avec une restitution des poils et des textures plutôt bonne. Je remarque toutefois un léger lissage de la peau, qui reste cependant sans exagération.
De nuit, j’apprécie d’abord que l’ambiance lumineuse soit respectée. Le détourage conserve par ailleurs sa bonne qualité initiale. En revanche, les détails se font plus discrets. Le lissage s’accentue et l’apparition d’un peu de bruit numérique vient atténuer le rendu des textures.

Le résultat demeure pourtant très propre, mais cette qualité n’est valable que dans un environnement bénéficiant d’un vrai renfort lumineux. Un lampadaire suffit à obtenir un bon cliché, mais dès que je m’en éloigne, le rendu devient beaucoup moins plaisant.
Autonomie du Nothing Phone (4a) : une autonomie solide et une charge efficace
La batterie de 5080 mAh délivre des prestations solides. Avec un score de 14 h 58 sur PCMark, l’appareil se situe dans la tranche supérieure du marché. Ces chiffres se vérifient durant mes tests : en usage normal, le smartphone tient facilement toute la journée et peut même conserver de l’énergie jusqu’au petit matin. En usage plus intensif, il assure une bonne douzaine d’heures d’activité.

En usage vidéo, le visionnage du film Inglourious Basterds (2 h 30), avec une luminosité réglée à 250 nits et un volume à 50 %, consomme 11 points de batterie. Côté gaming, 30 minutes de Fortnite en qualité graphique moyenne consomment environ 12 % d’énergie, contre 16 % pour Genshin Impact dans les mêmes réglages.

En cas de panne sèche, je peux compter sur la recharge rapide 55 W. Elle me permet de récupérer 5 % de batterie en moins de cinq minutes, 15 % en 10 minutes, 50 % en 35 minutes, et d’atteindre les 100 % en une heure et une poignée de minutes.
Conclusion et prix du Nothing Phone (4a)
Le Nothing Phone (4a) se décline en quatre couleurs : blanc, noir, rose et bleu. Il se décline en trois configurations :
- 8 Go + 128 Go pour 369 euros;
- 8 Go + 256 Go pour 409 euros;
- 12 Go + 256 Go pour 449 euros.
FAQ – Nothing Phone (4a)
Le Nothing Phone (4a) conserve l’identité visuelle de la marque tout en la rendant plus mature. Le dos transparent, les vis apparentes et les motifs électroniques lui donnent un vrai caractère. En plus, le bloc photo en forme de pilule s’intègre bien à l’ensemble et le choix de nouvelles couleurs renforce cette singularité. La face avant progresse aussi, avec un meilleur ratio écran-façade. Enfin, la fabrication reste sérieuse avec un verre Gorilla Glass 7i et une certification IP64. Le résultat est distinctif et cohérent au quotidien.
Oui, le Glyph du Nothing Phone (4a) se montre utile, justement parce qu’il devient plus lisible. Nothing abandonne ici un système plus spectaculaire pour une barre composée de 63 mini-LED réparties en 7 carrés. Le rendu est moins démonstratif, mais plus pratique. Concrètement, le Glyph peut servir d’alarme silencieuse, de chronomètre, d’indicateur d’approche pour un VTC ou encore de témoin de volume. Ce n’est donc pas un simple gadget lumineux. Bien intégré, il apporte une vraie valeur d’usage au quotidien, surtout quand on apprend à le paramétrer.
Le Nothing Phone (4a) embarque une très belle dalle AMOLED de 6,78 pouces en définition 1,5K, avec une finesse d’affichage de 440 ppp. En plus, son taux de rafraîchissement adaptatif de 30 à 120 Hz améliore le confort visuel sans alourdir inutilement la consommation. Le profil Normale offre la meilleure fidélité des couleurs, avec seulement une légère dérive bleutée presque invisible. La luminosité se montre également solide, y compris en plein soleil. Il faut simplement vérifier que la fonction Luminosité HDR est bien activée pour profiter de tout le potentiel de la dalle.
Le Nothing Phone (4a) n’est clairement pas pensé pour les petites mains, mais sa prise en main reste bien travaillée. Ses tranches plates restent confortables et ses dimensions sont mieux équilibrées qu’elles n’en ont l’air. Les boutons situés sur la tranche droite tombent naturellement sous les doigts, tandis que l’Essential Key, placée à gauche, reste facile à distinguer. De plus, le smartphone se montre étonnamment stable une fois posé à plat. Ce grand format demande donc un minimum d’habitude, mais il ne devient pas pénible à utiliser au quotidien.
Nothing OS 4.1 conserve une forte personnalité visuelle et reste l’un des éléments les plus séduisants du Phone (4a). Son interface noir, blanc et rouge crée une vraie cohérence graphique, aussi bien sur l’écran d’accueil que dans les icônes. Cette esthétique peut dérouter au départ, mais elle devient vite agréable. En plus, le tiroir d’applications peut classer automatiquement les logiciels par catégories, ce qui simplifie l’organisation. Les options ne sont pas innombrables, mais l’ensemble reste clair, fluide et cohérent. Nothing privilégie donc une vraie identité plutôt qu’une surcouche chargée.
L’Essential Space peut sembler anecdotique au départ, mais il finit par trouver sa place si on s’y tient vraiment. Cet espace rassemble captures d’écran, notes écrites, mémos vocaux, images et informations du quotidien dans une seule bibliothèque. L’idée est simple : transformer ce flux en pense-bête structuré grâce à l’intelligence artificielle. Le système demande encore des progrès, notamment dans le classement automatique. Malgré cela, l’usage devient rapidement assez naturel. Ce n’est donc pas une révolution immédiate, mais plutôt un outil qui gagne en intérêt à mesure qu’on l’intègre à sa routine.
Oui, le Nothing Phone (4a) se montre très fluide au quotidien. Son Snapdragon 7s Gen 4, épaulé par 8 ou 12 Go de RAM et du stockage UFS 3.1, délivre des performances cohérentes avec son positionnement. En pratique, l’interface reste réactive et les applications s’ouvrent sans ralentissement notable, même en usage intensif. Nothing ne cherche pas ici à battre des records bruts, mais à offrir une expérience propre et bien optimisée. C’est justement cette maîtrise qui fait la force du téléphone, avec une fluidité constante et un comportement rassurant sur la durée.
Le Nothing Phone (4a) reste correct pour jouer, mais il ne vise pas les gros joueurs. Sur Fortnite, il faut clairement baisser les réglages pour approcher un niveau de fluidité agréable. Sur Genshin Impact, le mode Moyenne reste le meilleur compromis pour se rapprocher des 60 fps. Call of Duty s’en sort mieux, mais le mode 120 fps annoncé ne se concrétise pas réellement. En pratique, le téléphone peut gérer le jeu mobile courant, mais sans éclat. Il convient donc à un usage occasionnel ou modéré, pas à une pratique compétitive exigeante.
Le Nothing Phone (4a) gère très bien la chaleur, ce qui confirme le bon travail d’optimisation de Nothing. En usage soutenu, le bridage reste très limité, avec une perte maximale de 11 % de la puissance de pointe. C’est un excellent résultat dans cette catégorie. La montée en température reste également très bien contenue et ne devient réellement perceptible qu’après une longue session de jeu, souvent entre 30 et 60 minutes. De plus, l’inconfort se concentre surtout près du bloc photo. Pour un milieu de gamme, cette stabilité thermique est clairement rassurante.
De jour, le Nothing Phone (4a) s’en sort très bien. Son capteur principal délivre un joli piqué, des détails homogènes et une excellente gestion de la lumière. Les couleurs restent vives sans tomber dans l’excès et les contrastes mettent bien en valeur les textures. Même en forte luminosité, les zones claires conservent de la lisibilité et l’exposition reste bien maîtrisée. Le rendu global apparaît donc équilibré et naturel. Sans écraser toute la concurrence, le Phone (4a) propose une vraie prestation photo en journée, cohérente avec ses ambitions dans le milieu de gamme.
Oui, c’est même l’un des grands atouts du Nothing Phone (4a). Le zoom x2 via le capteur principal reste quasiment sans perte, tandis que le grossissement optique x3,5 offre un excellent niveau de détails et une colorimétrie bien tenue. Le zoom x7 hybride conserve encore de très belles qualités, avec un piqué convaincant et une bonne maîtrise de la surexposition. La qualité commence seulement à décliner plus visiblement à partir du x10. Pour un smartphone à ce prix, ce zoom périscopique se montre donc particulièrement réussi et réellement utile au quotidien.
La photo de nuit du Nothing Phone (4a) reste globalement réussie, surtout avec le capteur principal et les premiers niveaux de zoom. Le traitement respecte bien l’ambiance lumineuse et évite de transformer excessivement la scène. En parallèle, le bruit numérique sait rester discret sur le module principal. Le zoom x2 et même le x3,5 conservent encore un rendu exploitable, tandis que le x7 représente la limite raisonnable en basse lumière. En revanche, les microdétails s’effacent plus vite et le piqué baisse nettement dans les zones sombres. Le bilan reste néanmoins solide.
Oui, l’ultra grand-angle reste clairement le module le moins convaincant du trio. De jour, il s’en sort correctement grâce à une bonne gestion de la lumière, une colorimétrie assez cohérente et une distorsion bien maîtrisée. En revanche, son capteur de 8 Mpx limite fortement la finesse de l’image dès que l’on dépasse l’écran du smartphone. De nuit, le recul devient encore plus net. Le bruit numérique augmente, le lissage se renforce et une dérive orangée apparaît sur certaines zones blanches. C’est donc la vraie faiblesse photo du Phone (4a).
Oui, l’autonomie du Nothing Phone (4a) tient clairement la route. Avec sa batterie de 5080 mAh et un score PCMark de 14 h 58, il se place dans la partie haute du segment. En usage normal, il franchit facilement la journée complète et garde souvent assez d’énergie jusqu’au lendemain matin. En usage plus intensif, il tient encore une bonne douzaine d’heures. La consommation vidéo reste modérée et la recharge rapide 55 W permet de récupérer 50 % en 35 minutes environ. L’ensemble offre donc un comportement rassurant et bien calibré.
Oui, le Nothing Phone (4a) vaut clairement le coup si vous cherchez un milieu de gamme singulier et cohérent. Son design conserve une vraie personnalité, le Glyph gagne en lisibilité, l’écran AMOLED est très réussi et l’optimisation générale reste exemplaire. Surtout, le zoom périscopique apporte une vraie valeur ajoutée à ce niveau de prix. En revanche, les performances en jeu restent modestes, l’ultra grand-angle demeure en retrait et le suivi Android limité à trois ans déçoit un peu. Malgré cela, l’ensemble reste très convaincant pour 369 euros.
Photos : Nomade Urbain

