Un nouveau Disney à regarder avec ma fille, cela ne se refuse jamais. Surtout que Raya et le Dernier Dragon, qui s’inspire du Sud-Est asiatique, est un film aussi enchanteur, poignant, qu’il sait donner le sourire !

L’histoire de Raya et le Dernier Dragon

Direction l’Asie et non nous n’allons pas en Chine, mais explorons le Sud-est asiatique. Dans le royaume de Kumandra, les humains vivaient unis et en harmonie, sous la sage protection des dragons. Une force maléfique, les Druun, détruit tout cela et lors de l’ultime bataille les dragons se sacrifient pour détruire les forces du mal et sauver l’humanité.

Cinq siècles sont passés et les humains se sont divisés en cinq royaumes hostiles les uns envers les autres. Raya, une jeune guerrière part en quête du dernier dragon pour sauver l’humanité, car de par sa faute, la menace ancestrale plane de nouveau sur l’humanité.




Le rythme, il prend le temps de poser l’intrigue et pourtant impossible de s’ennuyer

Convenu, tel est le scénario de Raya part à la quête d’un dernier dragon et de multiples objets qui doivent l’aider à sauver l’humanité. Néanmoins, malgré l’aspect très convenu et attendu, chaque étape de cette quête est se découvre avec plaisir. L’occasion d’introduire de nouveaux personnages, de voir l’évolution intime de notre héroïne et pas seulement.

De plus, elle parcourt cinq royaumes différents qui sont autant d’expression de la diversité du Sud-est asiatique, de ses populations, comme de ses paysages. L’ensemble est très fluide et quelques surprises sont au rendez-vous, surtout pour les enfants. Le rythme est très rapide, le film long (xx heures) et pourtant, l’inspiration asiatique peut-être, il sait poser son histoire. L’action est bien là, mais sait laisser la place à l’émotion, l’humanité. La mort est très présente, en effet aucun des protagoniste n’a pas connu la mort de proches par la faute des Druuns.

En utilisant l’image de la transformation en statue de pierre, néanmoins réversible, les scénaristes aident édulcorer tout en ne niant pas le réel. L’aspect traditionnel de la société décrite dans Raya aide beaucoup et nous transporte vraiment loin de notre univers occidental. Vous ne verrez pas le temps passer et ne vous ennuierez jamais, il y’a toujours une infirmation, une émotion, une action qui nous maintient au aguets. Il y’a le lot habituel de personnages attachants, qui feront la joie des vendeurs de jouets et de peluche.




La technique, la diversité et l’unité sont sublimées

Raya et le Dernier Dragon est une ode à la beauté du Sud-est asiatique, s’inspirant des paysages du Laos, la Thaïlande, le Cambodge, le Vietnam, la Birmanie, la Malaisie, l’Indonésie et les Philippines. Nous sommes vraiment transposés dans ces contrées, des décors, aux mœurs, aux particularités vestimentaires.

Des majestueuses montagnes, aux villes sur pilotis, en passant par des forêts luxuriantes, il y’a un dépaysement total. Visuellement, impossible de ne pas frissonner devant tant de maîtrise technique et de charme. J’ai particulièrement apprécié le design des personnages et des animaux qui s’éloignent un peu de l’impression de déjà vue que multipliaient les derniers Disney.

L’animation est fluide, détaillée, chaque plan est une ode à la beauté. La variété est ici sublimée pour un spectacle qui en met plein les mirettes. Les musiques sont du même niveau et que les parents des plus jeunes se rassurent, le syndrome chanson de la Reine des Neiges est absent. Cela manquera aux plus orthodoxes, mais est aussi très rafraîchissant.




Raya et le Dernier Dragon, mon avis

C’est sûrement le meilleur Disney depuis des années. Un film palpitant, prenant, profondément humain. La morale un peu mielleuse est ici absente. Au contraire, tout est basé sur la confiance brisée, la difficulté de l’avoir de nouveau et son importance pour progresser. La dualité de l’héroïne et de son ennemie intime, l’absence du morale excessive, nous évite une certaine lourdeur. Avec ou sans enfant, vous passerez un excellent moment, enchanteur, riche en aventure et en émotion. Son seul défaut est d’être une exclusivité Disney+. S’il sort en salle, je retourne le voir sans hésiter et je suis certain que vous ferez comme moi.

Photos : DR

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