Les cadrans de pierre vont d’ordinaire aux montres d’apparat, celles qui sortent du coffre pour un dîner. Czapek en a posé un sur l’Antarctique Secret Reef, sa montre d’acier, celle que vous gardez au poignet du matin au soir. Un morceau de récif en tenue de tous les jours.
Des bleus profonds, des reflets turquoise, des veines vertes que des ères géologiques ont façonnées : la chrysocolle donne son dessin au cadran de la Czapek Antarctique Secret Reef, et il n’en existera jamais deux semblables. Le joaillier suisse Bucherer et la manufacture genevoise Czapek & Cie en ont tiré dix-huit montres. Dix-huit seulement, réservées aux seules boutiques Bucherer. Autant de pièces qui portent le même nom et qu’aucun collectionneur ne confondra.

Cette édition ne surgit pas de nulle part. Elle reprend l’Antarctique, la ligne sport chic lancée par Czapek en 2020. Ce modèle a imposé la manufacture sur un terrain très disputé, celui des montres d’acier de haute horlogerie. Le boîtier mesure 40,5 millimètres de diamètre. Son bracelet acier le prolonge sans transition. Le système Easy Release de Czapek le libère sans outil, et un dispositif de micro-ajustement rattrape le poignet qui gonfle les jours de chaleur. Un bracelet caoutchouc accompagne la montre, un cuir de veau reste disponible en option.



Dessous bat le calibre SXH5, un mouvement que Czapek dessine et assemble lui-même au lieu de l’acheter à un fournisseur. Sa masse oscillante en platine recyclé le remonte au fil de vos mouvements. Czapek annonce soixante heures d’autonomie. Autrement dit : posez la montre le vendredi soir, elle marque encore l’heure juste le lundi matin.
Sommaire
Czapek Antarctique Secret Reef : un cadran que la géologie a dessiné
La chrysocolle n’a rien d’une pierre docile. Ce minéral de cuivre mêle le bleu et le vert par plaques. Des veines et des inclusions le strient, nées de sa lente formation dans la roche. Aucune main n’a tracé ce dessin, et personne ne saurait le refaire à l’identique.


Czapek y lit les teintes des mers tropicales et les jeux de lumière sous la surface. De là vient le nom de récif. La maison annonce dix-huit cadrans, donc dix-huit motifs. Reste à choisir le vôtre, si tant est que vous arriviez à trancher.
Un récif qui prolonge une habitude de la maison
Le nom Secret Reef ne tombe pas par hasard. François Czapek ouvre ses premiers ateliers à Genève dans les années 1830, après avoir fui Varsovie. Il fonde sa maison en 1845, fournit la cour de Napoléon III, puis installe une boutique place Vendôme. Le nom s’éteint, avant de renaître en 2015. Depuis, la manufacture va chercher ses couleurs dans la nature. Aurores boréales, forêts tropicales, profondeurs sous-marines : ses cadrans en gardent la trace. Le corail s’inscrit dans cette suite. Czapek y voit un hommage à l’un des milieux les plus riches en espèces de la planète. C’est aussi l’un des plus fragiles.

Le reste de la montre travaille pour la pierre. Un verre saphir bombé et traité antireflet couvre le cadran, afin que les reflets ne vous cachent pas les nuances. Au dos, un second saphir découvre le mouvement, ses ponts noirs sablés et ses arêtes anglées à la main. L’étanchéité atteint 12 atm. De quoi garder la montre au poignet à la piscine sans y penser.
Prix et disponibilité
La Czapek Antarctique Secret Reef est disponible au prix de 32 500 euros, en dix-huit exemplaires, dans une sélection de boutiques Bucherer.
Source : bucherer.com
Photo : DR