Sur vos trajets du quotidien ou pas, le casque sans fil Nothing Headphone (1) Pro promet aussi de faire taire le grondement du métro, ou des moteurs d’avion. Sa réduction de bruit doit vous laisser en tête à tête avec votre musique, et avec les réglages que lui ont apporté les ingénieurs de Metropolis Studios.
Vous souvenez-vous de la première fois que la voix d’Amy Winehouse a entonné, rauque et bouleversante, le refrain de Rehab ? Des millions d’auditeurs ont connu ce frisson en découvrant Back to Black, l’album qui a fait d’elle une vedette internationale. Cette émotion naît aussi du mixage, l’étape où chaque instrument est dosé, placé et équilibré autour du chant. Pour cet album, ce travail s’est fait à Londres, dans la régie du Studio B de Metropolis Studios. C’est au cœur de cette pièce, là où s’assoit l’ingénieur du son, que le nouveau casque sans fil Nothing Headphone (1) Pro promet aujourd’hui de vous installer, grâce à un mode d’écoute baptisé Studio B. Et pour que vous perceviez jusqu’au souffle d’un chanteur ou au grain d’un cuivre, chacune de ses oreillettes loge trois haut-parleurs.

Ce modèle succède au Headphone (1), le premier casque sans fil de Nothing, lancé à l’été 2025. Ce dernier devait son réglage à KEF, le fabricant britannique d’enceintes hi-fi. Cette fois, la marque, fondée à Londres, a choisi un studio d’enregistrement, londonien lui aussi et surtout mythique. Son ambition ? Qu’un même casque serve au studio comme au trajet du retour, dans le grondement du métro.
Sommaire
Nothing Headphone (1) Pro : un design transparent en verre et en titane, et un confort revu
Une allure rétro-futuriste, dans la lignée des Headphone (1) et (a)
Le Headphone (1) Pro reste dans la droite lignée du Headphone (1) et du Headphone (a), la version plus abordable lancée en mars dernier. Il en garde la silhouette rétro-futuriste, avec ses coques carrées aux angles arrondis, et ce mélange assumé d’hier et d’aujourd’hui. Le vintage passe par l’aluminium et les commandes physiques, héritées des appareils hi-fi d’autrefois. Le futurisme, lui, tient à la mécanique apparente, exposée comme sur un objet de science-fiction. Bref, ce casque atypique se reconnaît au premier coup d’œil.


Chez Nothing, le design transparent fait office de signature depuis les premiers écouteurs sans fil de la marque. Sur ce modèle, chaque coque se couvre d’un verre trempé 9H, annoncé résistant aux rayures comme aux chocs. Sous ce verre, un relief dessine les trois haut-parleurs de l’oreillette, à la manière d’une carte topographique. Le cadre est en aluminium, les bras en titane. Selon la marque, ces derniers sont 45 % plus légers que ceux du Headphone (1). L’ensemble pèse 327 grammes, et deux coloris sont proposés, noir et blanc.
Un confort revu, des commandes physiques et un étui rigide
Le confort, lui aussi, a été revu. Par rapport au modèle précédent, l’arceau s’élargit de 10 % et son rembourrage gagne 12 % d’épaisseur. Dans les coussinets, une mousse 50 % plus souple doit épouser le contour de l’oreille. Elle promet de s’accommoder des branches de lunettes comme des piercings. Quant aux oreillettes, elles pivotent sur 20 degrés pour s’ajuster à chaque forme de tête.



Les commandes physiques reprennent celles du Headphone (1). Une molette règle le volume, lance la lecture et bascule la réduction de bruit. À côté, une palette fait défiler les morceaux et répond aux appels, tandis qu’un bouton réveille l’assistant vocal. Nouveau venu, l’interrupteur Flat EQ s’inspire du matériel audio des années 1990. Sur ces appareils, les commandes réservées aux spécialistes se faisaient discrètes. Pour le transport, un étui rigide doublé d’une matière souple protège le casque, avec une boucle pour un porte-clés ou un bijou de sac.
Le son du Nothing Headphone (1) Pro, entre studio et réduction de bruit
Trois haut-parleurs dans chaque oreillette
La plupart des casques confient toute la musique à un seul haut-parleur par oreillette, rappelle Nothing. Le Headphone (1) Pro en aligne trois, chacun chargé d’une partie du spectre. Le premier, un haut-parleur dynamique de 40 mm, s’occupe des basses. Face au Headphone (1), la marque lui prête 26 % de sensibilité supplémentaire, et en attend des basses plus profondes et plus fermes.


Plus petit, le deuxième prend en charge les médiums, là où vivent les voix et la plupart des instruments. Il doit rendre le souffle d’un chanteur et son articulation avec plus de texture, jusqu’aux « s » et aux « t ». Les aigus, eux, reviennent à un tweeter xMEMS, un haut-parleur miniature à membrane en silicium. D’après Nothing, cette membrane est 95 fois plus rigide que le plastique, tout en restant bien plus légère. Cette rigidité doit lui permettre de restituer intactes les attaques les plus brèves. Pensez au pincement d’une corde de guitare ou au coup de baguette sur une cymbale. L’application Nothing X propose en outre un égaliseur avancé. Ses points de réglage se déplacent librement entre 20 Hz et 20 kHz, et le haut-parleur des médiums s’y règle même à part.
Flat EQ, Studio B et cinq égaliseurs signés Metropolis Studios
Installé dans l’ouest de Londres depuis 1989, Metropolis Studios a vu passer Queen, U2 ou Adele. Ses ingénieurs ont développé trois outils de studio pour ce casque. Le premier est l’interrupteur Flat EQ. Basculé, il fait passer le casque sur un profil neutre, sans aucune coloration ni traitement du son. Un producteur s’en sert pour réécouter un morceau ou comparer deux mixages avant la sortie d’un titre. Nothing veut ainsi qu’un seul casque lui suffise, au studio comme en dehors. Le mode transparence, le son spatial et l’égaliseur se coupent toutefois tant que l’interrupteur reste enclenché.

Le deuxième outil est un mode d’écoute spatiale, Studio B, inspiré de la régie où a été mixé Back to Black. Grâce au suivi des mouvements de la tête, il veut vous placer au centre de la pièce, dans un son que Nothing décrit comme ouvert, aérien et clair. Réécouter Rehab dans l’acoustique de la salle où il a été mixé, avouez que l’idée fait envie ! Quatre autres ambiances complètent ce mode. Standard convient à la musique et aux films, Live House au rock, à l’indie, au jazz et au hip-hop. Club vise l’électro et la pop, Concert Hall le classique.


Troisième outil, le studio a réglé cinq égaliseurs sur des genres chers à la scène britannique. Ils s’appellent Neo-Jazz, British Rock, UK Rap + Grime, Electronica et UK Bass.
Réduction de bruit, écoute sans perte et autonomie
Hors du studio, le casque compte sur dix micros, cinq par oreillette, pour capter les bruits ambiants. Nothing les a orientés vers l’intérieur afin de les mettre à l’abri du vent. Adaptative, la réduction de bruit ajuste son intensité à l’environnement. La marque annonce jusqu’à 46 dB d’atténuation, et 5 dB de plus en moyenne que sur le Headphone (1). À l’intérieur des coussinets, une paroi de silicone de 8 mm renforce l’étanchéité autour de l’oreille.

Branché en USB-C, le Headphone (1) Pro lit la musique sans perte, jusqu’à 24 bits et 192 kHz. C’est la résolution maximale des fichiers Hi-Res de Qobuz. La prise jack 3,5 mm reste de la partie, et en Bluetooth, le codec LDAC transporte lui aussi un son haute résolution. Côté autonomie, Nothing annonce 30 heures avec la réduction de bruit et 68 heures sans. Cinq minutes de charge doivent suffire pour deux heures d’écoute. Grâce à Auracast, le casque peut aussi diffuser votre musique vers plusieurs casques compatibles à la fois, sans passer par le téléphone. Enfin, le Headphone (1) Pro est certifié IP52 contre la poussière et les gouttes d’eau.
Prix et disponibilité
Le Nothing Headphone (1) Pro est disponible au prix de 349 euros, sur le site de la marque et chez les revendeurs partenaires.
Source : Nothing
Photo : DR