Brancher la voiture une fois dans la semaine, et ne plus y penser : c’est ce que Dacia annonce pour la plupart des conducteurs de la nouvelle Spring. Ajoutez des aides à l’achat qu’elle avait perdues et qu’elle retrouve en sortant d’une usine européenne, et l’électrique cesse d’être un luxe.
Pendant des années, la Dacia Spring a été la voiture électrique la moins chère de France, écoulée à plus de 210 000 exemplaires dans une quarantaine de pays depuis 2021. La deuxième génération revient plus grande, avec davantage d’autonomie et une tarification toujours aussi agressive. Cela tombe bien, les précommandes ouvrent aujourd’hui.

Sommaire
Dacia Spring : la citadine électrique qui a quitté la Chine pour la Slovénie
La première Spring sortait des chaînes de Wuhan. Cette origine chinoise lui a coûté cher. Fin 2023, l’arrivée du score environnemental l’a privée du bonus écologique. Sa meilleure arme, le prix, s’est émoussée du jour au lendemain.

La nouvelle Spring naît désormais à Novo Mesto, en Slovénie, dans une usine du groupe Renault. Produite en Europe, la citadine redevient éligible à la prime « Coup de Pouce Véhicules Particuliers Électriques ». Selon votre revenu fiscal de référence, elle retire de 3 620 à 6 180 euros du tarif affiché. Faites le calcul : pour les foyers les plus modestes, le ticket d’entrée passe sous les 12 000 euros.

Dessous, la voiture change aussi de fondations. Elle inaugure la plateforme RGEV small de Renault Group, et Dacia annonce un cycle de développement ramené sous les deux ans. La gamme s’en ressent, tant elle est courte : une batterie, un moteur, deux finitions, quatre teintes. Vous choisissez entre expression et journey, entre Agave, Gris Schiste, Noir Étoilé et Blanc Glacier, et le configurateur ne vous retiendra pas longtemps. Personne ne vous vendra d’option de puissance ni de batterie longue distance.
Plus grande, sans peser plus lourd
Quatre vraies places et un coffre à l’avant
Quinze centimètres de longueur et dix-huit de largeur en plus. La Spring a pris de l’ampleur sans renoncer à ce qui la rendait commode en ville. Sa silhouette haute d’un mètre cinquante-deux ne bouge pas, et vous vous asseyez dedans sans plier les genoux. Dacia revendique l’un des habitacles les plus spacieux du segment A électrique, avec quatre vraies places.


Le coffre suit : 337 litres, jusqu’à 1 283 une fois la banquette rabattue. Son plancher se retire en deux parties indépendantes, de quoi caler un carton ou dissimuler un sac sous le seuil. Ouvrez maintenant le capot avant. Dix-huit litres vous y attendent, en option. Exactement le volume qu’il faut pour ranger le câble de recharge au lieu de le laisser rouler entre les bagages. Aucune autre citadine du segment A ne propose ce coffre avant, affirme la marque.
250 kilomètres annoncés, et 2,50 euros aux 100
La légèreté fait le reste. À partir de 1 212 kilos, la Spring reste l’une des électriques les plus légères de sa catégorie. Cela se lit sur la consommation : 12,7 kWh aux 100 kilomètres en finition journey, 12,9 en expression. Dacia en tire un coût d’usage de 2,50 euros aux 100 kilomètres. Sa batterie LFP de 27,5 kWh utiles doit offrir jusqu’à 250 kilomètres en cycle mixte WLTP.


Le moteur, lui, délivre 60 kW, soit 80 chevaux, et 175 Nm de couple. De quoi passer les 100 km/h en 12,1 secondes et pointer à 130. Personne n’ira y chercher le frisson, mais vous vous insérez sans crainte sur une voie rapide. Vingt-deux aides à la conduite complètent l’équipement. La finition journey ajoute la caméra de recul et l’écran Media Nav Live de 10,1 pouces, navigation connectée comprise.
Prix et disponibilité
La Dacia Spring est disponible en précommande à partir de 17 900 euros, sur le site de la marque et chez les revendeurs partenaires.
- Spring expression : 17 900 €
- Spring journey : 19 400 €
Ces tarifs s’entendent avant la prime « Coup de Pouce Véhicules Particuliers Électriques ». Son montant varie de 3 620 à 6 180 euros selon le revenu fiscal de référence. Les premières livraisons sont attendues fin 2026.
Source : Dacia
Photo : DR