Un des derniers blockbusters de la PS4, Ghost of Tsushima, débarque pour l’été. Au programme, un voyage dans le Japon médiéval, de l’exploration et autant d’infiltration que de combats au sabre et à l’arc.

Le scénario, Ghost of Tsushima la technique avant l’histoire

Alors que l’île de Tsushima subit une invasion mongole, les forces japonaises en sous-nombre se font littéralement massacrer. J’ai donc incarné un des survivants, Jin Sakai, afin de mettre tout en œuvre pour sauver sa patrie comme son honneur. Pour cela, il va parcourir l’ensemble de l’île, chaque rencontre vous ouvrira les portes d’un nouveau point d’intérêt, d’une quête. Cela est l’occasion de belles cinématiques, de dialogues honorables, mais clairement le studio c’est plus concentré sur les graphismes, le gameplay que la narration. Attention, nous ne sommes pas devant The Last of Us Part II, mais un scénario plus ciselé aurait été un plus. Nous avons ici la chance de nous aventurer dans des terres vierges au niveau vidéoludique. Dans un titre qui se veut un hommage moderne aux films de Samouraï plus qu’une volonté de coller à l’Histoire.

Le gameplay, une posture très nature

Ghost of Tsushima affiche un écran très épuré, les informations nécessaires aux joueurs sont affichées quand il en a besoin, ou en activant certaines commandes. Lors des phases d’exploration, vous serez guidé par le vent et je dois admettre que cela apporte une poésie certaine, même si cela est parfois imprécis.

Notre samouraï se contrôle à merveille et il le faut, car les phases d’infiltration représentent la majorité des missions. La précision est donc essentielle et cela aussi dans les combats. Ils sont basés sur un système de posture qu’il faut adapter à chacun de ses ennemis. L’ensemble nous vient naturellement et sans effort, on joue donc sans y penser.




La technique, enthousiasment sous le soleil, plus discutable en intérieur

Ghost of Tsushima à un double visage. En extérieur, la direction artistique est somptueuse, envoûtante, enivrante ! Les décors sont superbes, le niveau de détail impressionnant. Les jeux de lumière, le relief, chaque élément est pensé pour aider à sublimer l’autre. Cette maestria graphique est une claque qui est vite refroidie. Ainsi, je trouve que les intérieurs sont vraiment moins bien travaillés. Moins de précisions graphiques, des textures moins travaillées, mais rien qu’un bon patch ne puisse corriger. Attention, le jeu ne devient par horrible, juste que la différence de niveau est perceptible.

Ghost os Tsushima mon avis

Je vais vous faire un aveu, si j’analyse froidement ce jeu, je ne lui mets pas plus de 3,5/5 chapeaux. Toutefois, je me suis vraiment pris au jeu et même si les missions se ressemblent beaucoup, qu’importe. Il y’a une énergie, une puissance ludique assez unique qui me fait perdre mes moyens rationnels. Si vous aimez l’aventure, vous ne serez pas déçu. Toutefois, en comptant une bonne vingtaine d’heures pour le terminer, certains trouveront la facture un peu salée pour 69 euros. Reste que l’expérience, véritable hommage au cinéma de genre, est une pépite qu’il serait dommage de rater.