iRASSHAi tient rive droite une épicerie japonaise géante Les allergiques à cette rive savourent enfin leur revanche : le temps d’un pop-up, leur sanctuaire de la cuisine japonaise s’installe rive gauche, au Bon Marché.
Vous repérez une recette de nouilles froides, vous vous lancez, et vous calez sur le troisième ingrédient : il faut du tsuyu, un vinaigre de riz qui ne soit pas celui du supermarché, des feuilles de nori. Les recettes remises à plus tard, les rayons écumés pour rien, la sauce soja qui finit par tout remplacer. Ces bases-là, iRASSHAi les dévoile justement, et les installe au Bon Marché. L’épicerie japonaise du 1er arrondissement a franchi la Seine le temps de l’événement Super Japon. Elle y présente une douzaine de produits que sa gamme ne comptait pas encore.
Sommaire
Les nouveaux essentiels d’iRASSHAi au Bon Marché
iRASSHAi veut rendre la cuisine japonaise assez simple pour qu’elle entre dans vos semaines. La maison annonce des produits polyvalents, tous sourcés au Japon. Ils doivent servir aussi bien à retrouver les bases qu’à nourrir une recette de mardi soir. Le grand magasin, lui, s’est transformé en konbini géant. Comprenez une supérette japonaise, déployée cette fois sur tous les étages.
Le tsuyu et le ponzu, deux sauces à tout faire
Le tsuyu concentré mélange dashi, sauce soja et mirin. Versez-le sur des nouilles froides, allongez-le en bouillon, ou laissez-y mariner une viande. Trois usages pour un seul flacon, à 8,60 € les 200 ml.


Le ponzu part des agrumes japonais, mariés à la sauce soja et au dashi. La maison le destine aux poissons crus, aux viandes grillées et aux salades. Elle en attend une acidité qui réveille sans écraser. Comptez 12,70 € les 300 ml.
Somen, soba, ramen : les nouilles du quotidien
Trois sortes de nouilles entrent dans la gamme, et chacune a son terrain. Les somen, fines et rapides à cuire, se dégustent froides avec le tsuyu, chaudes dans un bouillon ou en salade. Côté soba, le sarrasin et le blé donnent une texture ferme et un goût que la maison décrit comme marqué. Les ramen, elles, passent au bouillon et aussi à la poêle, façon yakisoba.

Et les tarifs désamorcent une idée reçue tenace. Il faut 3,50 € pour 300 g de somen. Comptez 3,70 € les 200 g de soba, et 3,40 € les 280 g de ramen. Cuisiner japonais chez soi ne coûte pas si cher.
Vinaigres, algues, riz et miso
Deux vinaigres de riz entrent au catalogue. Le junmai fermente six mois à l’eau de source, et il est fait de riz à 100 %. La maison lui prête une acidité douce et ronde. Il vous servira en vinaigrette, en marinade, ou pour des tsukemono, ces légumes marinés qui accompagnent le riz. Le second arrive prêt à l’emploi, calibré pour le riz à sushi. Les deux s’affichent à 9 € les 500 ml.

Viennent ensuite les algues. Le nori grillé se vend par dix feuilles, le wakamé en morceaux se récolte à la main. Le riz complet koshihikari arrive derrière. Plus dense et plus goûteux que le riz blanc selon la maison, il vise les onigiri et les bentos. L’awase miso mêle quant à lui le blanc et le rouge. Il tient aussi bien dans une soupe que dans une marinade, pour 6,50 € les 200 g. Un torchon aux couleurs de la maison complète la série. Celui-là est conçu, confectionné et imprimé en France, un joli détour pour une épicerie japonaise.
Les maisons japonaises derrière ces basiques
Le tsuyu sort de chez Goto Shoyu, spécialiste installé depuis 1913, qui annonce des ingrédients exclusivement naturels. Le ponzu vient de Suehiro Shoyu, brasserie de sauce soja fondée en 1879. Quant au vinaigre junmai, il fermente à l’eau de source chez Ohyama Foods. Le miso se fabrique à la main chez Kato Heitaro Shoten, en fûts de cèdre. Cette maison compte parmi les derniers producteurs à disposer d’une eau venue des montagnes de Hakone, au sud-ouest de Tokyo. Le wakamé, de son côté, est séché naturellement par Awa Ichiba. Le producteur revendique un savoir-faire transmis depuis des siècles.

Sincèrement, c’est le riz qui m’a arrêté. Le koshihikari pousse chez Nanohana, dans les plaines de Toyama, irriguées par la fonte des neiges des Alpes japonaises. Le kilo s’affiche à 28,80 €, très loin du riz de supermarché. Vous ne repartez pas avec une seule denrée, mais avec une provenance et toute une histoire.
Informations pratiques
- Lieu : pop-up iRASSHAi, rez-de-chaussée du Bon Marché, 24 rue de Sèvres, Paris 7e
- Dates : du 29 août au 18 octobre 2026
- Horaires : du lundi au samedi de 10 h à 19 h 45
- Le dimanche de 11 h à 19 h 45
- Sélection disponible en exclusivité pendant toute la durée de l’événement
Source : irasshai.co
Photo : DR