Peut-on bien manger tout en savourant un délicieux cocktail, pensés l’un pour l’autre ? Suki Paris veut rendre ce rêve accessible à tous, dans son izakaya en plein 18e.

par LeNomade
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La façade de Suki Paris, izakaya cocktail bar du 18e, avec la mention sip eat repeat

Sip, eat, repeat : trois mots sur la vitrine qui annoncent le programme. Derrière, cet izakaya couleur ambre, velours et cuivre, il est temps de vérifier si un plat de chef et un cocktail peuvent vraiment être faits l’un pour l’autre.

Un izakaya, c’est ce lieu japonais entre le bar et la table, fait pour un verre qui s’attarde et un repas qui suit. Chez Suki, dans le 18e, le cocktail ne vient pas après le plat : il est pensé avec lui, verre et assiette conçus pour tenir ensemble. Ce parti pris, la maison le revendique comme inédit à Paris. C’est aussi ce qui donne son identité à Suki Paris, ouvert depuis le 26 juin rue des Cloÿs.

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.

L’accord plat-cocktail comme principe

L’idée tient en une phrase : ici, la carte des assiettes et celle des cocktails sont construites ensemble. Pas un accord mets-vin glissé en bas de menu, mais un couple pensé plat par plat. La maison en donne le mode d’emploi. Le tataki de bœuf au wakamé et œufs de truite se marie à un Nikka Taketsuru. Le thon rouge sriracha et oignons confits appelle un Hakutsuru Umeshu Genshu. Les potatoes au sumac et mousseline au rhum ambré répondent au Suki No Momo, un cocktail au saké et à la pêche maison.

Le reste de la carte suit l’esprit izakaya, ces petites assiettes à partager sans façon : poulet karaage sauce César au sureau, hamachi en carpaccio au sésame et à l’aneth. De la cuisine de partage, signée Arthur Auguy, chef passé par des tables étoilées parisiennes.

Côté bar, dix cocktails signature composent la carte, tous à 14 euros. Ils partent d’ingrédients japonais, saké, soju, thé vert infusé à froid ou umeshu, mariés à de grands whiskies nippons et écossais, du Dalmore 18 ans au Miyagikyo, en passant par le Yoichi et le Nikka Taketsuru. Un héritage direct du Drama, le premier bar des fondateurs.

Le bar de Suki Paris, façade en cuivre martelé, tabourets en bois et étagères de bouteilles
Le comptoir en cuivre martelé, où se composent les dix cocktails signature.

Le format s’adapte au moment. Le midi, une formule à 25 euros déroule entrée, plat et dessert. Le soir, la table s’étire autour de cinq tapas à partager, à 35 euros.

Un décor ambré et un trio bien assorti

Suki cultive une même teinte du sol au plafond. Sol en béton, banquettes de velours ocre, façade de bar en cuivre et miroirs fumés : la maison a baptisé cette ambiance « Dark Ember », une chaleur ambrée déclinée jusque dans son Pantone. Sur la vitrine, trois mots donnent le programme, « sip, eat, repeat ».

Derrière le comptoir, trois associés. Kambiz Moghaddam, barman de métier, connaît la nuit parisienne de l’intérieur puisqu’il tient déjà le bar Drama. Marjolaine Brendle, directrice artistique, a gardé le goût de servir elle-même en salle. Arthur Auguy, enfin, apporte la rigueur des cuisines étoilées, mais au service de repas qui durent plutôt que de tables qui en imposent. Trois profils, une même envie de ne plus séparer le verre de l’assiette. A tester très rapidement…

Informations pratiques

  • Adresse : Suki, 40 rue des Cloÿs, Paris 18e
  • Ouverture : depuis le 26 juin 2026
  • Horaires : du mardi au samedi, de 16h à 2h
  • Cocktails : dix signatures à 14 euros
  • Formule déjeuner : 25 euros
  • Le soir : cinq tapas à partager, 35 euros

Source : Suki Paris

Photo : DR

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