Il tient dans une poche, brille comme une boule à facettes, voit la vie en couleur flashy, et n’a aucune envie de faire des photos parfaites.

par LeNomade
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Le Lomomatic 110 Discomatic tenu à deux mains devant un fond coloré

Saturation à fond, lumières qui fuient, cadrages joyeusement de travers : la photo façon Lomo a une patte reconnaissable entre mille. Le Discomatic la met en tenue de fête, et transforme une soirée ordinaire en souvenir un peu psychédélique.

Néon cyan, rose bonbon, damier noir et blanc et une boule à facettes : le Lomomatic 110 Discomatic ne ressemble à aucun appareil photo classique, et c’est bien le projet ! Lomography habille sa mascotte de poche d’une tenue de discothèque et ramène, au passage, la pellicule 110 des années 70 sur le dancefloor. Un petit boîtier rétro, pensé pour nos virées festives et nos instants de folies à partager.

Un appareil de fête qui assume l’imperfection

Le Lomomatic 110 Discomatic tient dans une poche et avale de la pellicule 110. Ce format miniature qui est né dans les années 1970. Derrière son air de jouet se cache un objectif en verre Minitar de 23 millimètres, plus sérieux qu’il n’en a l’air. Le reste suit la même logique : un appareil simple, prêt à dégainer, taillé pour l’instant plutôt que pour la pose.

Le Lomomatic 110 Discomatic avec sa pellicule, son flash jaune, sa dragonne et des tirages
Dans le coffret : l’appareil, son flash amovible, une pellicule 110 et sa dragonne.

Sur le papier, il coche les cases qui comptent en soirée. Les expositions multiples sont illimitées, de quoi empiler plusieurs images sur une même vue et fabriquer ces superpositions un peu folles chères à l’argentique. Le flash se déclenche par défaut, pour figer un visage dans la pénombre d’un bar. La mise au point par zones et les deux ouvertures, une pour le jour, une pour la nuit, gardent la manipulation minimale. La marque annonce des clichés nets et colorés. Mais c’est bien l’imprévu qui fait le sel de ce genre d’objet : une fuite de lumière, un cadrage bancal, une couleur qui part de travers.

Le design, lui, ne fait aucun compromis. Le boîtier joue le grand écart des années 80. Il associe cyan électrique, rose acidulé et jaune vif, damier façon piste de danse et clin d’œil à la boule à facettes. Un objet qui se montre autant qu’il photographie, et qui n’a visiblement aucune envie d’être raisonnable.

Lomography, la marque qui garde le 110 en vie

Derrière cette fantaisie, il y a une vraie obstination. Fondée à Vienne en 1992, The Lomographic Society International s’est donné pour mission de faire vivre la photographie argentique, expérimentale et créative. La société se présente comme la seule marque à fabriquer encore des pellicules et des appareils au format 110.

Ce format, apparu dans les années 1970, avait quasiment disparu. Lomography l’a relancé en 2012. Avec une gamme de pellicules qui ne manque pas d’allure : couleur, noir et blanc, redscale aux teintes rougeoyantes, ou les LomoChrome aux rendus décalés. Le Discomatic vient élargir cette famille d’un cran plus festif.

Le Lomomatic 110 Discomatic tenu contre un legging rose vif, ambiance années 80
Cyan, rose et jaune : un objet qui se montre autant qu’il photographie.

Reste la vraie question : pourquoi acheter un appareil à pellicule en 2026. Quand le moindre smartphone fait mieux, plus vite et gratuitement ? Justement parce qu’il fait autre chose. Là où le numérique lisse tout, l’argentique impose l’attente, l’imprévu et une part d’accident. Lomography en a fait une communauté, celle des Lomographes qui partagent leurs clichés sous le mot-dièse HeyLomography. Le Discomatic n’est pas un outil de raison, c’est un compagnon de fête à choisir avec le cœur.

Prix et disponibilité

Le Lomomatic 110 Discomatic est disponible au prix de 119 euros, sur le site de la marque et chez les revendeurs partenaires.

Source : Lomography

Photo : DR

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