À deux pas des Folies Bergère, où triomphait Joséphine Baker, l’hôtel Mercure Paris Opéra Faubourg Montmartre vous ouvre ses portes dans un lieu totalement rénové, avec l’artiste intemporelle comme fil rouge.

par LeNomade
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Chambre du Mercure Paris Opéra Faubourg Montmartre avec vue sur la façade des Folies Bergère

Au Mercure Paris Opéra Faubourg Montmartre, votre soirée s’ouvre à l’heure des Années folles avec un French 75, le grand classique de l’époque, et votre matinée sur des donuts, des cookies et des brownies, en clin d’œil à Saint-Louis, la ville natale de Joséphine Baker. Ce fil rouge, à vous de le dérouler jusqu’au bout du séjour.

En 1926, le Tout-Paris se pressait aux Folies Bergère pour voir Joséphine Baker danser le charleston. Arrivée d’Amérique quelques mois plus tôt, la jeune artiste avait conquis la capitale avec une seule revue, la Revue nègre. Un siècle a passé, mais le music-hall lève toujours son rideau dans le faubourg Montmartre. À deux pas de ses portes, derrière une façade Art déco, l’hôtel Mercure Paris Opéra Faubourg Montmartre garde le souvenir de la danseuse. Rénové de fond en comble, l’établissement veut désormais vous installer dans le Paris de Joséphine Baker le temps d’un séjour. Dans le boudoir qui porte son prénom, vous découvrez des photographies venues du château des Milandes, sa demeure en Dordogne. Puis, sous la verrière du bar, vous commandez un cocktail des Années folles.

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.

Mercure Paris Opéra Faubourg Montmartre : un hôtel qui vit à l’heure des années 30

Jusqu’ici, le Mercure Paris Opéra Faubourg Montmartre accueillait surtout des voyageurs d’affaires, qui lui restent fidèles. Pour séduire aussi ceux qui viennent à Paris pour le plaisir, l’hôtel s’est offert huit mois de travaux, de janvier à septembre 2026. Le chantier n’a rien laissé de côté, couloirs et cages d’escalier compris. Quant à l’ancien mobilier, le Mercure, labellisé Clef Verte, en a donné une partie plutôt que de la jeter.

Chambre rénovée du Mercure Paris Opéra Faubourg Montmartre, tête de lit Art déco sur mur orange

C’est d’abord par son adresse que l’établissement compte séduire ce nouveau public. Il se tient dans une voie calme, parallèle aux Grands Boulevards, au cœur du quartier des théâtres. Les Folies Bergère et le théâtre des Variétés sont ainsi à quelques minutes à pied. Cet ancrage dans la ville se prolonge jusque dans certains produits proposés aux clients, tous fabriqués à Paris ou en Île-de-France. Les biscuits et le miel viennent du 18e arrondissement, où sont installées les ruches, et les confitures du Sentier. Seul le savon arrive d’un peu plus loin, de Seine-et-Marne.

Les couleurs tombent de la verrière

Le cabinet d’architectes ABP a bâti son projet sur les deux signatures de l’hôtel, sa façade Art déco et sa grande verrière d’origine. Levez les yeux vers ce vitrail : des rayons de verre ambré et blanc y partent d’un motif central, cerclé de volutes de ferronnerie noire. C’est de lui que vient toute la palette du décor. Son orange, son beige et son marron reviennent en effet dans les chambres et les salons. Ils s’y marient au velours et au marbre.

Hall du Mercure Paris Opéra Faubourg Montmartre, fauteuils de velours orangé et sol de marbre
Dans le hall, le velours orangé des fauteuils sur le marbre clair.
Chambre avec une tête de lit en arches orange, beige et blanches
Une tête de lit en arches, dans la palette de la verrière.

Dans le hall, par exemple, les fauteuils de velours orangé reposent sur un sol de marbre clair, face à un canapé bleu nuit. Dans les chambres, la rénovation ne s’arrête pas au décor : chacune reçoit une literie neuve et un défroisseur vapeur. Grâce à lui, votre veste retrouve son tombé avant le spectacle.

Joséphine Baker en filigrane

Pourquoi Joséphine Baker ? Parce que les lignes Art déco de l’hôtel et son décor des années 30 rappellent le Paris où la danseuse est devenue la vedette du music-hall. Avant même les travaux, le bar portait d’ailleurs le prénom de l’artiste, Le Joséphine. La rénovation lui ouvre désormais d’autres espaces.

Mur de photographies encadrées de Joséphine Baker au-dessus d'une banquette moutarde
Dans le boudoir Joséphine, les photographies venues des Milandes.
Grand portrait en noir et blanc de Joséphine Baker dans le boudoir de l'hôtel
Un grand portrait de la danseuse domine la pièce.

Le plus intime est le nouveau boudoir Joséphine, une petite pièce où vous pouvez vous isoler pour travailler ou souffler un moment. C’est là que sont réunies les photographies originales venues des Milandes. Dans ce château de Dordogne, l’artiste a élevé les douze enfants qu’elle avait adoptés, sa « tribu arc-en-ciel ». Ailleurs, le rappel se fait plus discret, avec un livre posé dans un salon. Au petit-déjeuner, des douceurs américaines, donuts, cookies et brownies, évoquent Saint-Louis, dans le Missouri, la ville natale de la danseuse. Le dernier hommage, encore en préparation, s’adressera à l’odorat. Avec ScentAir, spécialiste des parfums d’ambiance, l’hôtel compose en effet une signature olfactive inspirée de L’Arpège de Lanvin, le parfum qu’il associe à Joséphine Baker. Bergamote, santal et jasmin devraient y dominer.

Le Joséphine, les Années folles sous la verrière

Sous le vitrail, Le Joséphine a pris des airs de salon feutré. Sa longue banquette, garnie de coussins moutarde, fait face à des miroirs dorés en arcade, où se reflète la verrière. Entre les fauteuils se glissent des guéridons noir et or. Le décor n’est pas seul à avoir changé. Avant la rénovation, le bar servait surtout des vins et des en-cas, alors que le Mercure compte désormais sur ses cocktails pour attirer les Parisiens du quartier.

Vous avez des places aux Folies Bergère ? Le Joséphine vous attend à deux pas de la salle, le temps d’ouvrir la soirée avant le lever de rideau avec un cocktail. Sa carte puise d’ailleurs dans les Années folles. Elle compte notamment le French 75, un grand classique des années 1920 et 1930. Le gin, le jus de citron, le sirop de sucre de canne et le champagne le composent. Pour les soirées sans alcool, l’équipe du bar a créé une boisson en hommage à la danseuse, le Joséphine 1925. Son nom rappelle l’année de la Revue nègre, sa première apparition sur une scène française. Le Joséphine 1925 assemble le jus d’orange, la mangue, le fruit de la passion et le citron vert.

Informations pratiques

  • Mercure Paris Opéra Faubourg Montmartre, hôtel quatre étoiles, 5 rue de Montyon, 75009 Paris
  • À proximité immédiate de trois lignes de métro
  • 67 chambres
  • Tarifs : à partir de 150 euros en basse saison, 260 euros en haute saison
  • Bar Le Joséphine : ouvert de 17 heures à 22 heures
  • Une quinzaine de places assises au bar
  • Établissement labellisé Clef Verte

Source : Mercure Paris Opéra Faubourg Montmartre

Photo : DR

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