Le parcours Italy Grand Tour by the Glass ne vous installe pas seulement au bar. À Rome, Rocco Forte Hotels vous fait d’abord remonter la Via Margutta, cette rue d’ateliers où peintres et cinéastes viennent toujours chercher l’inspiration. C’est au bout seulement que le Bar Stravinskij vous sert le Cardinale, le cocktail que Rome a fait sien.
L’heure de l’aperitivo, vous en connaissez le rituel, les amers et les vermouths. La naissance du Negroni, moins : au début du XXe siècle, dans un café florentin situé à quelques rues de l’Hotel Savoy, le comte Camillo Negroni réclama du gin là où la recette voulait de l’eau gazeuse. Rocco Forte Hotels a tiré de ces origines un parcours : quatre cocktails, quatre villes italiennes et quatre bars iconiques où les déguster. Le groupe l’appelle Italy Grand Tour by the Glass.
L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.
Sommaire
Italy Grand Tour by the Glass : des cocktails nés d’un client qui voulait autre chose
Les quatre cocktails du parcours partagent la même origine, et le groupe hôtelier en fait son fil conducteur. Aucun n’a été inventé de zéro. Chacun est né d’une recette déjà servie, qu’un client a voulu modifier à son goût. Voilà une habitude bien italienne : celui qui commande règle son cocktail comme il l’entend, et le barman suit.


Selon le groupe, c’est la première fois qu’un de ses itinéraires part du bar. Chaque ville reçoit son cocktail, son histoire, et une promenade dans ses rues. Nul besoin d’y dormir : ces bars accueillent aussi ceux qui poussent simplement la porte.
Florence, le Caffè Casoni et les cinq Negroni du Bar Artemisia
Le café s’appelait le Caffè Casoni, Via della Spada, et le cocktail que Camillo Negroni voulait corriger était un Americano. Cette version des faits est celle que raconte Rocco Forte Hotels ; les historiens de la mixologie en débattent encore.

Le Bar Artemisia de l’Hotel Savoy en sert aujourd’hui cinq lectures. Le Truffle Negroni ajoute de la truffe toscane. Vient ensuite le Negroni Toscano, qui n’emploie que des spiritueux produits dans la région. Le Negroni Svegliato, lui, passe par le café, et existe aussi en version millésimée. Il porte la signature de Salvatore Calabrese, le barman qui compose les cartes des bars du groupe. Sans alcool, le Bachelor Negroni est présenté comme fidèle aux saveurs du classique. Reste le Vintage Negroni, composé de spiritueux anciens et rares.
Rome, le Cardinale et les soixante-dix ans du jumelage avec Paris
Le Cardinale, c’est le Negroni en smoking : le vermouth rouge cède la place à un vermouth sec, et rien d’autre ne change. Personne ne sait vraiment d’où il vient. Ses origines flottent entre Rome et Paris, et la maison y lit l’écho du jumelage qui unit les deux capitales depuis 1956. Cet accord fête ses soixante-dix ans cette année.


L’étape romaine sort d’ailleurs de l’hôtel. Elle emprunte la Via Margutta, la rue des ateliers d’artistes, où The Maptique recommande ses adresses. Cette agence milanaise conçoit les itinéraires du groupe. Le chemin se termine au Bar Stravinskij de l’Hotel de Russie, où Salvatore Calabrese sert sa version du Cardinale.
Palerme, le marsala des Florio donne un cocktail inédit
Vin muté sicilien, le marsala est né à la fin du XVIIIe siècle, sous l’impulsion du marchand anglais John Woodhouse. Sa réputation internationale, il la doit aux Florio, la famille d’entrepreneurs qui a porté son commerce hors de l’île.

C’est elle qui a fait bâtir la Villa Igiea, résidence Belle Époque devenue hôtel. Ses clients y suivent « Sulle Tracce dei Florio », sur les traces des Florio. Essence of Sicily a conçu ce parcours thématique pour eux, entre les demeures et les affaires de la dynastie.

Au bar de la villa, l’Igiea Terrazza Bar, Salvatore Calabrese fait entrer le marsala Florio dans le Milano-Torino. Ce nouveau cocktail porte un nom, le Palermo-Torino, et c’est la seule création vraiment neuve du parcours. Les trois autres existaient bien avant lui.
Milan, du Milano-Torino à l’Americano
Le Milano-Torino tient en deux ingrédients, le Bitter Campari né à Milan et le vermouth de Turin. Les voyageurs américains des cafés de la Galleria Vittorio Emanuele II l’ont adopté. Le cocktail a donc changé de nom. Il est devenu l’Americano, celui-là même dont le comte Negroni réclamait la correction à Florence.

Quatre adresses jalonnent l’étape milanaise, réunies sous le titre « De l’Americano à la Milano da Bere ». Le Camparino in Galleria a succédé au Caffè Campari, que Gaspare Campari avait ouvert en 1867. À Brera, le Bar Jamaica a vu défiler les peintres, les écrivains et les photographes de tout le XXe siècle. Le Bar Basso, lui, appartient au monde du design milanais, et passe pour avoir fait de l’apéritif un phénomène culturel. La dernière adresse est celle du groupe, The Carlton Bar, où Salvatore Calabrese sert l’Americanello, sa relecture de l’Americano.
Informations pratiques
- Florence : Bar Artemisia, Hotel Savoy
- Rome : Bar Stravinskij, Hotel de Russie
- Palerme : Igiea Terrazza Bar, Villa Igiea
- Milan : The Carlton Bar, The Carlton
Source : Rocco Forte Hotels
Photo : DR