Du piment fumé, de la mangue, du sésame torréfié : avec Nomie, maison d’épices parisienne, ouvrir le placard suffit à ouvrir l’appétit.

par LeNomade
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La gamme d'épices Nomie et ses pots aux étiquettes colorées sur fond beige

Vos plats de semaine reçoivent du sel, du poivre, et rien d’autre. Nomie voudrait y ajouter un sumac acidulé, un freekeh grillé à la flamme ou l’une des harissas qu’un artisan lui fabrique à Marseille. Il suffit d’une cuillère pour qu’un riz blanc devienne un plat de chef. Encore faut-il réussir le riz.

Au Japon, le furikake se saupoudre sur le riz chaud. Chez Nomie, ce condiment se prépare avec des algues récoltées à Vannes, en Bretagne. La maison d’épices parisienne assemble plus de quatre cents références dans son atelier du 18e arrondissement. Le poivre de Kampot y côtoie la vanille de Madagascar. Marie-Lou Lizé et Charles Bouchart l’ont créée en mars 2017. Elle venait de la communication et tenait le blog Gratinez.fr, lui de la recherche en physique. Neuf ans plus tard, les épices Nomie se trouvent dans six cents points de vente.

La gamme d'épices Nomie et ses pots aux étiquettes colorées sur fond beige
Plus de quatre cents références sortent de l’atelier parisien de Nomie.

Nomie épices : quatre cents références torréfiées chaque jour à Paris

Dans l’atelier du 18e arrondissement, les épices passent chaque jour à la torréfaction, au concassage ou au moulin. Certaines y échappent et restent entières, à vous de les moudre au dernier moment. Rien n’arrive tout fait dans les pots. Les mélanges portent la signature de Marie-Lou Lizé et de Charles Bouchart, qui les imaginent puis les assemblent sur place. Tout part des dernières récoltes, avec pour but de vous livrer un parfum intact.

Graines de coriandre, piment broyé, nigelle et herbes séchées côte à côte
Coriandre, piment, nigelle, herbes : la matière qui passe chaque jour au moulin.

Le catalogue ne s’arrête pas aux classiques. Les sels vont de la fleur de Guérande au sel brun fumé au hêtre. Côté piments, le chipotle voisine avec le piment d’Alep rouge, et un coffret de cinq permet de s’initier. Les poivres suivent, du Kampot vert confit au sel à la baie de Timut du Népal. Quant aux vanilles, la maison les décrit comme subtiles et florales. Il existe même un mélange conçu pour le carrot cake.

Le plus malin reste le sachet recette. Souvlaki, butter chicken, veggie biryani : la dose est calculée, la recette imprimée, et vous cuisinez presque les yeux fermés. Un autre sachet, baptisé Les Skieuses, ne sert qu’à faire chauffer du vin. Envie d’épicer une boisson ? Le latte se décline en golden, en pandan ou en ubé, à boire chaud ou glacé. Et pour qui ne se contente pas d’un pot, le site vend du vrac de 25 à 150 grammes.

De Java à Vannes, Nomie choisit ses épices chez les petits producteurs

Nomie achète chez de petits producteurs et des coopératives, plus de cinquante dans le monde, avec une préférence marquée pour le bio. Les liens durent : la maison travaille avec les mêmes partenaires depuis sa création. Chaque épice arrive pure, entière ou fraîchement moulue, et issue de la dernière récolte.

Pot de paprika fumé Nomie et poudre rouge renversée sur fond terracotta
Les épices arrivent pures, entières ou fraîchement moulues.

La cannelle cassia vient de Java. Le Kerala fournit la cardamome verte et le poivre fumé, la Palestine le zaatar sauvage de Jénine et de Naplouse. De là vient aussi le freekeh, ce blé vert torréfié à la flamme, aux notes de céréales toastées selon la maison. Madagascar envoie la vanille bourbon de Sambava et le voatsiperifery, ce poivre sauvage qui pousse dans les forêts humides de l’est de l’île.

Les algues du furikake sont récoltées à Vannes, en Bretagne. Le mélilot pousse en Eure-et-Loir : cette plante donne un parfum doux, entre vanille et fève tonka. La maison conseille de l’infuser dans une crème, ou même dans une pâte à crêpes. Quant aux herbes de Provence, elles arrivent de la Drôme provençale.

Les mélanges que Nomie signe avec les chefs

La maison fournit plus de deux mille chefs et artisans. De ces rencontres sont nées des recettes à quatre mains, que Nomie dit vouloir garder accessibles. La cheffe Chloé Charles a composé trois mélanges du quotidien. Son Blend Salade, présenté comme acidulé et floral, marie le sumac, l’hibiscus, la rose et l’épine-vinette. William Lellouche, de Tava Hada Pilpelta, fabrique à Marseille trois harissas artisanales, dont une au piment fumé et une verte, le zhoug.

Chez Sanjee, de Bollywood Kitchen, la cuisine indienne tient en six références, du tandoori au dahl coco. Bao Family a revisité les cinq parfums, ce mélange emblématique de la cuisine chinoise. Le chef Carlos Moreno, de la table Comer, a mis au point une salsa macha à la mangue et au chipotle fumé, que la maison décrit comme intense et fruitée. Les deux fondateurs ont aussi publié un livre chez Marabout. Le Bar à épices rassemble soixante recettes et détaille les dix épices à garder sous la main.

Prix et disponibilité

Les épices Nomie sont disponibles à partir de 2,90 €, sur le site de la marque et chez les revendeurs partenaires.

  • Épices : à partir de 2,90 € le pot de 30 ml
  • Piments : à partir de 3,50 € le pot de 30 ml
  • Poivres : à partir de 9,90 € le sachet de 75 g
  • Sachets recettes : à partir de 5,80 €
  • Sel : à partir de 1,50 € les 250 g
  • Vanille : à partir de 9,90 € les deux gousses

Source : nomie-epices.fr

Photo : DR

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