Je me suis plongé avec un certain scepticisme devant Space Sweepers. Il faut me comprendre, un film de SF Ccréen (et j’adore le cinéma de la péninsule), diffusé sur Netflix et qui met en scène des éboueurs de l’espace… Et pourtant, que c’est bon de se voir dédire dans ses préjugés !

Scénario, délirant et plausible à souhait !

Nous sommes en 2092 et la Terre est devenue presque inhabitable. Une Megacorporation a quasiment pris le contrôle de la planète, en offrant services, air, eau, nourriture et surtout espoir. Cela se paye par un contrôle presque total de l’espace Terrien. De gigantesques stations spatiales avec des environnements terrestres artificiels sont occupées par employés les plus importants. Ils seront d’ailleurs les premiers à coloniser une Mars Terraformée.

Au milieu de cela, l’espace terrestre est devenu un dépotoir. Les débris et vaisseaux à la dérive à haute vitesse risquent de détruire à tout moment des installations vitales. Des indépendants s’occupent de les intercepter contre rémunération et revendent même le matériel. À ce petit jeu, l’équipage de La Victoire est le plus doué et le plus détesté de leurs pairs. Cela ne les empêche pas d’être très limites financièrement et de risquer de perdre leur vaisseau. Jusqu’à ce qu’ils découvrent un robot humanoïde qui semble très convoité, tout en étant une potentielle menace pour leur vie.

Le rythme, du fun, de l’action, du fun et encore de l’action et du fun

Si nous ne pouvons passer à côté de quelques scènes un peu lentes. Les phases d’introspection, comme de mise en place de sentiment amoureux ne sont pas trop lourdes. Il ressort de ce film un sentiment de joyeux bordel. L’action est vraiment intense et l’impact est amplifié par le chaos de débris qui jonche l’espace. A chaque moment, à des vitesses vertigineuses, toute action est un pari sur l’avenir.

J’ai retrouvé ici le plaisir que m’offrent les Star-Wars originaux. Un grand western spatial, de l’humour, de l’amour, du suspense. Ajoutez un dose de morale, mais un peu quand même, et enfin une action frénétique. Il y’a même des droïds et un peu de pouvoir « magique ». Je me suis pris d’affection pour ces ratés. Qui sont pourtant le seul espoir de l’humanité et de dévoiler une conspiration de nature stellaire. Pas de manichéisme excessif et une diversité rafraîchissante par son naturel. Rien ne semble forcé, comme l’impression d’un délire de gamin fou et réussit. Cela s’explique peut-être par le fait que le réalisateur Jo Sung-Hee a mis 10 ans à lancer son film.

La technique, Space Sweepers l’art de la maîtrise et le sens du spectacle

En ce qui concerne la pure technique, c’est du bonheur. Modélisation des stations, des vaisseaux, leur animation, tout comme les stratégies de captures de débris spatiaux. Chaque élément est travaillé avec soin, apporte sa pierre à la cohérence de cet univers. Un délice visuel qui est accompagné d’une réalisation dynamique. Les scènes spatiales évitent d’être brouillonnes. Nous avons les sensations de vitesse, sommes grisés par l’action et pouvons analyser chaque scène en live.

J’ajoute à cela des choix esthétiques précis. Comme souvent dans le cinéma coréen, le réalisateur met à point d’honneur à prendre le temps de placer son intrigue. Il fait de même avec ses personnage et joue avec bonheur des gros plans sur visages expressifs. Les acteurs tiennent la route, même si le jeu est un peu exagéré à mon goût. Cela colle pourtant bien à ce grand divertissement.

Photos : Netflix

Space Sweepers mon avis

J’ai regardé sans trop y croire et après 136 minutes me voilà emballé. J’ai retrouvé le plaisir fun d’un bons pace-opéra, sans prétention. Tout ce que ne m’ont pas apporté les derniers Star-Wars je le retrouve ici. Je pense de plus en plus que l’avenir de la SF au cinéma est en Asie. Car nous avons perdu, pour l’instant, cette capacité à rêver sans limite tout simplement.

Space Sweepers

4

Scénario

3.8/5

Photographie

4.5/5

Réalisation

4.5/5

Acteurs

3.8/5

Bande Originale

3.5/5

Les Plus

  • Scénario
  • Ambiance délirante
  • De superbes effets spéciaux
  • Ne se prend pas au sérieux
  • La petite est craquante

Les Moins

  • Bande originale faiblarde
  • Disponible que sur Netflix
  • Jeu des acteurs léger
  • Manque de Sabre Laser
  • On en demande plus

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