Masataka Taketsuru a rapporté d’Écosse une manière de chauffer les alambics que ses maîtres ont depuis abandonnée. Un siècle plus tard, vous la retrouvez dans le Taketsuru Pure Malt Essentials : là où le whisky japonais cultive d’ordinaire la retenue, Nikka annonce celui-ci cendré et fumé.
Au début du XXᵉ siècle, un jeune chimiste japonais traverse la moitié du globe pour apprendre l’art de la distillation du whisky en Écosse. Il en rapporte une méthode que ses maîtres ont depuis délaissée, trop exigeante à tenir : la chauffe directe au feu de charbon. Yoichi, la distillerie que Masataka Taketsuru a bâtie sur l’île de Hokkaidō en 1934, l’entretient sans interruption, et c’est elle que Nikka place au cœur de son Taketsuru Pure Malt Essentials 2026.
L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.

Sommaire
Taketsuru Pure Malt Essentials : cinq chapitres jusqu’aux trente ans
Taketsuru Pure Malt est né en 2000. Nikka lui a donné le nom de son fondateur et en a fait l’une de ses bouteilles les plus reconnues dans le monde. Ses trente ans tomberont en 2030. La maison a choisi de ne pas attendre cette date pour les célébrer. Une édition limitée paraîtra donc chaque année jusque-là. Cinq bouteilles, cinq chapitres, chacun consacré à une facette de la référence : voilà la collection Essentials. Vous la suivrez au rythme d’une parution par an. L’étiquette affiche d’ailleurs un « Bottled in 2026 » en chiffres dorés, qui changera à chaque millésime. Le nom n’est pas qu’une étiquette. Nikka a attendu 2000 pour dédier une bouteille à son fondateur. Elle porte sa signature manuscrite, reproduite sous le mot Essentials.

Ce premier chapitre soigne les amateurs de millésimes. Nikka annonce y avoir réuni des malts de Yoichi et de Miyagikyo datant de 2000, l’année même de la création de Taketsuru Pure Malt. Vingt-six ans séparent donc la distillation de la mise en bouteille. Pour ouvrir une célébration, difficile de trouver plus juste que de revenir à l’année de naissance.
Le feu de charbon de Yoichi, une méthode que l’Écosse a délaissée
Dans la plupart des distilleries, la vapeur circule dans des serpentins pour chauffer l’alambic. À Yoichi, la flamme du charbon lèche directement le cuivre. La température monte plus fort et se maîtrise moins facilement, ce qui impose une surveillance constante devant les foyers. Les Écossais ont abandonné cette conduite du feu, jugée trop lourde. Nikka la maintient depuis 1934.
Cette chauffe donne, selon la maison, des whiskies profonds et structurés. Elle explique aussi le caractère fumé de Yoichi, que Nikka associe d’habitude à la rondeur fruitée de Miyagikyo. L’assemblage classique tient ces deux voix en équilibre. Le Taketsuru Pure Malt Essentials 2026 penche franchement du côté de Yoichi. La marque le présente comme une interprétation intense et affirmée de la référence.
Ce que Nikka annonce dans le verre
Nikka décrit un nez à la fois frais et capiteux. Les notes herbacées et cendrées ouvrent la marche. Viennent ensuite la vanille, la menthe et la craie, puis une tourbe légère aux accents marins.

En bouche, la maison annonce quelque chose de vif et d’élancé. Elle cite des fruits, de la vanille, des herbes infusées, du chocolat et du citron, le tout sur une tourbe discrète. La finale, toujours selon elle, s’étire sur un registre herbacé et citronné. Une amertume maltée y rappellerait la poire.
Prix et disponibilité
Le Nikka Taketsuru Pure Malt Essentials 2026 (43°) est disponible à 180 euros la bouteille de 70 cl, sur le site de la marque et chez les revendeurs partenaires.
Source : Nikka Whisky Europe
Photo : DR