Cela faisait longtemps que nous n’avions pas eu le droit à une bonne dose d’horreur et de frisson. Reste à voir si Resident Evil Village à de quoi vraiment nous terrifier.

Le scénario : en quête de fraîcheur !

Avant de commencer, notez l’astuce de Capcom pour nommer son jeu, Resident Evil VIIl-lage si vous ne l’aviez pas noté. Revenons à nos moutons, Evan Winters après avoir survécu à Resident Evil 7 déménage en Europe. Il abandonne le lugubre Bayou pour les joyeuses contrées d’Europe de l’Est. Il choisit comme par hasards la région qui semble la plus obscure et la bucolique qui soit…

Alors qu’il s’installe avec son bébé et dans sa mère semblent se délecter à lui des légendes locales aussi terrifiantes que glauques. Ne peuvent que rendre la vie plus belle. Le bonheur n’est pas si loin, malgré les tensions dans le couple. Voilà que sans comprendre pourquoi, sa fille disparue est kidnappée et Evans se retrouve perdu dans une forêt enneigée. Seule piste, un obscur village surplombé d’un château qui ne ressemble pas à celui de Disneyland Paris.

Cette base très classique et je regrette de ne pas avoir une trame avec un peu plus d’idée fraîche. Ce manque d’originalité revient souvent dans ce titre, qui se rattrape souvent avec brio. Toutefois, sans trop vous en dire, sachez que le scénario est très bien ficelé. Il réserver de belles surprises, des moments forts et étonnants. Toutefois, les dialogues vous arracherons sûrement un sourire, tant ils sont attendu et caricaturaux.




Le Gameplay : du sept au huit mais qui reste du sept

Nous avons une vue à la première personne, dommage celle à la troisième à un charme dont je regrette la disparition. Pourquoi ne pas offrir la possibilité de passer de l’un à l’autre. La mécanique de jeu est efficace, un joli panel d’armes très classiques et tout autant efficaces. Bonne nouvelle pour l’inventaire, les objets essentiels à l’aventure comme des clés ne comptent pas. Seules les munitions, armes et surtout potions diverses (vie, énergie) le sont. Cela rend le titre plus accessible.

Ajoutez un gameplay assez simple, mais qu’il faut maîtriser instinctivement pour ne pas enchaîner les morts inopportunes. Les combats sont intenses et coûtent cher en munition. Le bestiaire n’est pas très original, vampires, lycanthropes, goules, il y’a de la variété et à chaque monstre est un petit bijoux de modélisation.

Une mention spéciale pour la méchante en chef et ses ongles si particuliers. Je vous laisse la découvrir en live. Techniquement, sur PS5 nous ne pouvons que saluer la direction artistique. L’ambiance est sombre, macabre et tout autant gothique. Le RE Engine apporte ce qu’il faut de technique pour un jeu aussi beau que séduisant.




La technique : une jolie réalisation, mais il manque quelque chose

Il supporte le Ray Tracing ce qui permet par exemple d’obtenir des visages expressifs et assez réalistes, des décors soignés, de la majesté du château, de l’intimité du lugubre village. je n’oublie pas les zones de forêt et de campagne oppressantes à souhait.

Capcom réalise un beau travail sur les textures, ce qui s’ajoute aux effets de lumière en Ray Tracing pour une ambiance bien flippante. Toutefois, nous pourrions espérer encore mieux sur des consoles Next-Gen. Capcom a fait du bon boulot mais n’a pas vraiment poussé la machine. Enfin, si les musiques ne nous ont pas marqués, les bruitages eux sont d’un calibre bien supérieur.

Resident Evil Village, mon avis

Capcom signe ici un très bel opus, dont la durée de vie et la variété en fait un jeu aussi complet, captivant que rentable dans le temps. Néanmoins, je ne peux que regretter que techniquement le soin apporté ne soit pas à la hauteur du plaisir de jeu. Qu’il y’ait un réel manque d’originalité qui en laissera certains sur leur faim.

Éditeur : Capcom

Photos : DR

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