Sommaire
La Xiaomi BW400 Pro se présente comme une solution de surveillance extérieure. Son apparence ne manque pas de surprendre avec sa forme singulière, qui évoque un curieux objet volant non identifié. Au-delà de cette esthétique, elle avance une définition d’image en 2,5K et s’appuie sur l’intelligence artificielle pour interpréter les scènes filmées. Elle se positionne comme l’un des appareils les plus onéreux du catalogue de la marque chinoise
Sa particularité la plus notable réside toutefois dans son panneau solaire, fusionné au sommet de sa coque. D’après les données du constructeur, deux heures d’ensoleillement quotidien suffiraient à assurer un fonctionnement perpétuel, sans nécessiter de recharge filaire. Nous nous sommes donc demandé si nous avions affaire à un appareil totalement autonome. La réponse s’est révélée plus complexe qu’un simple oui ou non, comme nous allons le détailler plus bas.
Résumé du test
Pour
- Autonomie quasi infinie grâce au solaire
- Installation aisée
- Belle qualité d’image globale
- Communication audio claire
- Vision nocturne en couleur efficace
Contre
- Sirène peu puissante
- Vision nocturne noir et blanc en retrait
- Hub de connexion obligatoire
- Identification par IA (colis, animaux, etc.) imprécise
- Prix du Cloud
Ce test a été réalisé à partir d’un produit prêté par Xiaomi.
Design de la Xiaomi BW400 Pro : un bloc massif à l’allure futuriste
L’apparence de la Xiaomi BW400 Pro ne laisse pas indifférent dès la sortie de boîte. Elle opte pour une ligne anguleuse et quasi brutaliste qui tranche avec les standards actuels. Nous découvrons un bloc blanc mat aux allures futuristes, flanqué de petites ailettes et surmonté par son inévitable panneau solaire.


Ce gabarit se traduit par des mensurations généreuses de 183 × 132 × 145 mm pour un poids de 629 g. Bien que la coque soit intégralement en plastique, la finition reste sérieuse et l’assemblage rigoureux. L’appareil bénéficie en outre d’une certification IP66. Ce qui lui garanti une résistance réelles face aux fortes pluies.

La face avant accueille l’optique principale de 2,5K, encadrée par deux capteurs infrarouges pour la vision nocturne. Un projecteur LED surplombe ce dispositif afin d’assurer une restitution des couleurs même dans l’obscurité.

L’équipement se complète par un microphone situé en façade. Au niveau de la face inférieure, le constructeur a intégré un haut-parleur destiné aux échanges vocaux ainsi qu’au retentissement de la sirène.

Au dos de l’appareil se trouve le pas de vis pour l’installation murale. Un cache en silicone protège le port de charge USB-C ainsi que le bouton de réinitialisation.


Notez cependant que la caméra ne fonctionne pas seule et dépend du hub de connexion inclus. Ce boîtier assure la liaison Wi-Fi et centralise la connectique avec du RJ45, de l’USB-A et de l’USB-C pour l’alimentation. C’est d’ailleurs lui qui héberge le port microSD pour le stockage, qui est donc absent de la caméra elle-même.
Installation de la Xiaomi BW400 Pro : facile à poser, délicate à placer
La Xiaomi BW400 Pro est livrée avec l’équipement complet pour une fixation rapide. Le carton inclut un gabarit autocollant, un set de visserie avec chevilles, ainsi que le bras de maintien.

La procédure débute par l’application du patron sur la surface choisie. Une fois les repères marqués, il ne reste qu’à percer le mur pour y loger les chevilles.



Après avoir vissé la base du support, vous pouvez assembler le reste de la monture et y fixer la caméra. L’ajustement du cadrage se finalise ensuite via l’application mobile pour couvrir précisément la zone souhaitée.

Le choix de l’emplacement ne doit cependant pas se faire au hasard. Il faut trouver un compromis entre l’angle de surveillance et l’ensoleillement du panneau photovoltaïque. Sans exposition directe, la batterie de 10 000 mAh ne se rechargera pas efficacement. Visez donc une zone dégagée et ensoleillée plusieurs heures par jour.
Enfin, le hub doit être configuré impérativement avant la caméra. Ce boîtier discret s’installe près de votre routeur, mais la connectique fournie est chiche. Le câble Ethernet est très court (50 cm) et le bloc secteur est absent. Prévoyez donc l’équipement adéquat. De plus, le stockage n’est pas inclus et donc l’achat d’une carte microSD ou d’un abonnement cloud est nécessaire. Notez que le pont peut aussi se connecter en Wi-Fi à votre routeur ou box internet.
Application de la Xiaomi BW400 Pro : une interface riche
Le pilotage de la BW400 Pro repose exclusivement sur l’application Xiaomi Home. La procédure impose un ordre immuable : l’installation du hub est un préalable absolu. Vous ne devez en aucun cas tenter de connecter la caméra avant d’avoir paramétré ce pont de connexion.




La mise en route du boîtier nécessite son raccordement au réseau via le câble RJ45 et son alimentation par le port USB-C, ce qui le bascule en mode détection. L’app le repère alors automatiquement et l’intégration à votre compte s’effectue en quelques secondes seulement.




L’étape suivante consiste à lier la caméra à ce hub désormais actif. C’est ici que nous avons rencontré des obstacles. Il nous a fallu relancer la procédure à plusieurs reprises avant que le système ne daigne la détecter. Une fois cet écueil franchi, la finalisation de l’appairage redevient fluide et rapide.


Au démarrage, l’interface présente la liste de tous vos objets connectés. Une simple pression sur la vignette de la caméra ouvre un tableau de bord très lisible. L’organisation est classique, avec le tiers supérieur de l’écran réservé à l’affichage du flux vidéo en temps réel.

En tapotant sur cette fenêtre de visionnage, vous accédez aux données techniques et aux réglages rapides. La partie haute affiche la date, la qualité du signal réseau et le pourcentage de batterie. Des icônes permettent de piloter la torche LED, de couper le son ou d’ajuster la définition de l’image. Un bouton sert aussi à basculer en plein écran. Juste en dessous, une barre de commandes offre des actions immédiates : activation du micro pour parler, prise de photo instantanée, lancement d’un enregistrement manuel ou déclenchement de la sirène.


Le bas de l’écran se divise en deux onglets distincts pour la gestion des événements. Le menu Surveillance domestique liste l’historique des alertes de détection.




L’onglet Gestion du stockage permet de visionner les archives selon trois sources : le Cloud Xiaomi (option payante), le dossier Local (fichiers stockés sur le téléphone) ou la Carte SD (séquences enregistrées physiquement sur le hub).
Pour tirer le meilleur parti du matériel, il est impératif d’explorer les réglages avancés où l’IA joue un rôle central. Le système distingue les humains, les véhicules, les animaux et les colis pour adapter sa réaction. Vous pouvez vous contenter d’une notification ou programmer une réponse dissuasive avec alarme et lumière. Pensez à régler la durée des clips vidéo, variable de 30 secondes à 2 minutes. La sensibilité, positionnée sur « Moyen » par défaut, gagne à être affinée selon les lieux.




Enfin, si vous pouvez dessiner des zones de détection ou de confidentialité (masquage). Toutefois, nous regrettons l’absence d’un bouton global Absent pour activer plusieurs caméras simultanément. Il faudra contourner ce manque en créant des scénarios d’automatisation.
Usage de la Xiaomi BW400 Pro : une efficacité réelle et une image soignée
La Xiaomi BW400 Pro intègre une optique grand-angle de 132° qui filme jusqu’en 2,5K, soit 2560 × 1440 pixels. Si votre couverture réseau est faible, l’application adapte le flux en direct. Vous pouvez alors visionner les images en 720p ou 480p. Xiaomi mise beaucoup sur l’intelligence artificielle pour la détection, mais les résultats ne nous ont pas bluffés.

Usage de jour :
Abordons la qualité visuelle, qui dans de bonnes conditions de luminosité offre une image propre. La colorimétrie reste fidèle, malgré une légère pâleur qui ne gêne pas la lecture. Les détails sont au rendez-vous. Nous recommandons vivement d’activer le HDR pour optimiser le rendu. La gestion des contre-jours est une réussite : même en plein soleil, les zones blanches ne saturent pas.

La détection de colis manque de finesse et si les gros cartons sont repérés, les petits paquets passent souvent à la trappe. L’identification des véhicules est heureusement plus convaincante. En revanche, la reconnaissance des animaux est bien plus capricieuse. Durant nos tests, notre chat écaille de tortue de 6 kg n’a été détecté qu’une fois sur quatre. Le second félin, noir et plus petit, est resté totalement invisible pour la caméra.
La détection des humains offre des résultats corrects dans la majorité des cas. Elle n’est cependant pas à l’abri de quelques ratés. Lors de nos essais, l’algorithme a confondu à plusieurs reprises un arbuste ou parasol avec une silhouette. L’efficacité de cette intelligence artificielle reste tributaire de la luminosité. Dès que la lumière baisse, la précision du système chute.


En matière de portée, la détection opère efficacement de 7 à 8 m en journée. De nuit, cette distance se réduit aux alentours de 5 m. Sans être exceptionnel, ce rayon d’action suffit à la plupart des situations. Nous avons soumis l’appareil à un test spécifique face à un portail de parking situé à 6 m. Les mouvements derrière la grille sont ignorés, même en secouant la structure avec force. En revanche, dès qu’un intrus franchit l’obstacle, la réaction est immédiate. La notification d’alerte part dans la seconde.


La reconnaissance des individus est efficace. À trois mètres, les visages sont parfaitement identifiables. L’opération reste réalisable sans peine entre 5 et 6 mètres. Au-delà de cette distance, notamment entre 7 et 8 mètres, seule la silhouette générale permet de deviner qui approche.
Usage de nuit :
Une fois le soleil couché, deux options s’offrent à vous. La vision infrarouge (noir et blanc) assure le service minimum mais souffre d’un déficit de précision. À l’inverse, la vision nocturne en couleur transforme l’expérience grâce à une netteté bien supérieure.


À une distance de 5 mètres, l’infrarouge échoue à révéler les visages. En revanche, l’activation de la couleur permet déjà de deviner les premiers traits physionomiques.


En se rapprochant à 4 mètres, l’identification devient plausible avec le projecteur. C’est toutefois à 3 mètres que la reconnaissance faciale devient indiscutable.


En monochrome, il faudra patienter jusqu’à ce que l’intrus soit à 2 mètres de l’objectif pour espérer mettre un nom sur un visage.


Notez cependant un paradoxe : la détection de mouvement se montre plus réactive en noir et blanc qu’en couleur. Le choix du mode dépendra donc de la configuration des lieux. Pour surveiller une zone profonde, l’infrarouge reste la meilleure option.
Abonnement : une option pour le Cloud
Le stockage des vidéos s’effectue localement sur le hub, ce qui comporte un risque majeur. Un cambrioleur peut emporter le boîtier lors de son passage et toutes les preuves disparaissent avec lui. Pour contrer ce danger, le constructeur propose le service en ligne Xiaomi Home Secure. Deux formules existent : l’offre Basique conserve les clips sept jours, tandis que la version Plus étend cette durée à trente jours.

Côté tarifs, la formule Basique coûte 2,39 € par mois pour une caméra, ou 9,99 € pour un pack de cinq. L’année revient à 23,99 € pour un appareil, ou 99,99 € pour cinq. L’offre Plus démarre à 3,49 € mensuels pour une unité. Le prix passe à 9,99 € pour quatre caméras, et atteint 26,99 € pour dix. En annuel, comptez 32,99 € pour un seul appareil. Les forfaits groupés grimpent à 119,99 € pour quatre et 324,99 € pour dix caméras. C’est une dépense à prévoir au budget, à moins de cacher parfaitement votre hub.
Audio et alarme de la Xiaomi BW400 Pro : une voix claire mais une sirène éteinte
La BW400 Pro dispose bien d’une sirène, mais elle manque cruellement de souffle. Nous relevons à peine 75 dB à un mètre. C’est acceptable en appartement pour prévenir le palier. En maison, le voisinage ne l’entendra probablement pas. Le constat est pire pour le Hub qui plafonne à 70 dB.

La partie communication rattrape heureusement ce faux pas. Le microphone excelle dans la captation d’ambiance. Les voix portent loin et restent intelligibles. Seuls les chuchotements passent à travers les mailles du filet.
Autonomie de la Xiaomi BW400 Pro : une endurance conditionnée par l’ensoleillement
Grâce à son panneau solaire couplé à une batterie de 10 000 mAh, la BW400 Pro vise l’autonomie perpétuelle. Nous l’avons pourtant installée sous une corniche ombragée pour la mettre à l’épreuve. Ainsi, le soleil ne frappe les cellules que 40 à 50 % de la journée.

Malgré cette contrainte, la batterie affichait encore 95 % après une semaine. Trois semaines plus tard, alternant pluie et soleil, la jauge est descendue à 80 %. Précisons d’ailleurs que notre utilisation durant ce test fut bien plus intensive que la normale.
En conséquence, la recharge manuelle deviendra probablement inutile durant les beaux jours. En revanche, une longue série de jours gris pourrait imposer un passage sur secteur une fois par semestre. C’est donc une solution idéale pour avoir l’esprit tranquille, notamment pour surveiller une résidence secondaire ou un Box.
Conclusion, prix et disponibilité de la Xiaomi BW400 Pro :
La Xiaomi BW400 Pro est disponible au prix de 149,99 euros sur le site du constructeur et chez les revendeurs partenaires.
FAQ – Xiaomi BW400 Pro
Surveillance, installation et fonctionnalités principales de la Xiaomi BW400 Pro
Qualité d’image, autonomie solaire et rapport qualité-prix de la Xiaomi BW400 Pro
➤ Qu’est-ce que la Xiaomi BW400 Pro et à qui s’adresse cette caméra de surveillance ?
➤ La Xiaomi BW400 Pro est-elle vraiment autonome grâce à son panneau solaire ?
➤ Quelle qualité d’image propose la Xiaomi BW400 Pro de jour ?
➤ La vision nocturne couleur est-elle plus efficace que la vision infrarouge en noir et blanc ?
➤ Jusqu’à quelle distance peut-on reconnaître un visage avec la Xiaomi BW400 Pro ?
➤ L’intelligence artificielle de la BW400 Pro distingue-t-elle bien les humains, véhicules, animaux et colis ?
➤ Le hub de connexion est-il obligatoire pour utiliser la Xiaomi BW400 Pro ?
➤ Comment se déroule l’installation murale de la caméra et comment bien choisir son emplacement ?
➤ L’application Xiaomi Home est-elle simple à utiliser au quotidien ?
➤ La communication audio est-elle suffisamment claire pour parler avec un visiteur ?
➤ La sirène intégrée est-elle assez puissante pour dissuader un intrus ?
➤ Comment fonctionne le stockage des vidéos (carte microSD, hub, Cloud Xiaomi Home Secure) ?
➤ Quelle autonomie réelle peut-on espérer selon l’ensoleillement ?
➤ Quels sont les principaux points forts et points faibles de la Xiaomi BW400 Pro ?
➤ La Xiaomi BW400 Pro offre-t-elle un bon rapport qualité-prix à 149,99 € ?
À propos de Yazid Amer :
Journaliste depuis 1999, Yazid Amer couvre les technologies, la culture, le lifestyle et la mobilité. Il a collaboré avec Le Parisien Week-End, Men’s Health, FHM, Frandroid, Plugged, Le Journal du Geek, Apollo Magazine, Vivre Paris et JVTech. Fondateur de NomadeUrbain.fr, il explore le quotidien connecté avec rigueur et passion.
Contact : Yazid.Amer@nomadeurbain.fr
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