Avec la BW400 Pro, Xiaomi signe une caméra de surveillance convaincante, compacte et bien construite, dont la détection réactive et l'image soignée assurent l'essentiel. Son panneau solaire la rend presque autonome pour de bon, au point de faire oublier ses quelques faiblesses logicielles.
- Autonomie quasi infinie grâce au solaire
- Installation aisée
- Belle qualité d'image globale
- Communication audio claire
- Vision nocturne en couleur efficace
- Sirène peu puissante
- Vision nocturne noir et blanc en retrait
- Hub de connexion obligatoire
- Identification par IA (colis, animaux, etc.) imprécise
- Prix du Cloud
La Xiaomi BW400 Pro se présente comme une solution de surveillance extérieure. Son apparence ne manque pas de surprendre avec sa forme singulière, qui évoque un curieux objet volant non identifié. Au-delà de cette esthétique, elle avance une définition d’image en 2,5K et s’appuie sur l’intelligence artificielle pour interpréter les scènes filmées. Elle se positionne comme l’un des appareils les plus onéreux du catalogue de la marque chinoise
Sa particularité la plus notable réside toutefois dans son panneau solaire, fusionné au sommet de sa coque. D’après les données du constructeur, deux heures d’ensoleillement quotidien suffiraient à assurer un fonctionnement perpétuel, sans nécessiter de recharge filaire. Nous nous sommes donc demandé si nous avions affaire à un appareil totalement autonome. La réponse s’est révélée plus complexe qu’un simple oui ou non, comme nous allons le détailler plus bas.
| Type | Caméra de surveillance extérieure solaire |
|---|---|
| Résolution | 2560 × 1440 (2,5K) |
| Angle de vision | 113,3° horizontal |
| Vision nocturne | Infrarouge et couleur |
| Stockage vidéo | MicroSD 256 Go + Cloud |
| Coloris | Blanc |
| Indice de protection | IP66 |
| Prix au lancement | 149,99 € |
| Détection | Personnes, colis, animaux |
|---|---|
| Alarme | Sonore |
| Entrée audio | Microphone |
| Sortie audio | Haut-parleur |
| Détection complémentaire | Zones de détection et de confidentialité personnalisables |
| Alimentation | Solaire, Batterie |
|---|---|
| Capacité de la batterie | 10 000 mAh |
| Autonomie annoncée | 180 jours |
| Charge filaire | USB et solaire |
| Application | Mi Home/ Xiaomi Home |
|---|---|
| Assistants vocaux | Assistant Google, Alexa |
| Éléments fournis | 1 unité principale, 1 manuel d'utilisation |
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| Garantie | 2 ans |
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Ce test a été réalisé à partir d’un produit prêté par Xiaomi.
Sommaire
Design de la Xiaomi BW400 Pro : un bloc massif à l’allure futuriste
L’apparence de la Xiaomi BW400 Pro ne laisse pas indifférent dès la sortie de boîte. Elle opte pour une ligne anguleuse et quasi brutaliste qui tranche avec les standards actuels. Nous découvrons un bloc blanc mat aux allures futuristes, flanqué de petites ailettes et surmonté par son inévitable panneau solaire.


Ce gabarit se traduit par des mensurations généreuses de 183 × 132 × 145 mm pour un poids de 629 g. Bien que la coque soit intégralement en plastique, la finition reste sérieuse et l’assemblage rigoureux. L’appareil bénéficie en outre d’une certification IP66. Ce qui lui garanti une résistance réelles face aux fortes pluies.

La face avant accueille l’optique principale de 2,5K, encadrée par deux capteurs infrarouges pour la vision nocturne. Un projecteur LED surplombe ce dispositif afin d’assurer une restitution des couleurs même dans l’obscurité.

L’équipement se complète par un microphone situé en façade. Au niveau de la face inférieure, le constructeur a intégré un haut-parleur destiné aux échanges vocaux ainsi qu’au retentissement de la sirène.

Au dos de l’appareil se trouve le pas de vis pour l’installation murale. Un cache en silicone protège le port de charge USB-C ainsi que le bouton de réinitialisation.


Notez cependant que la caméra ne fonctionne pas seule et dépend du hub de connexion inclus. Ce boîtier assure la liaison Wi-Fi et centralise la connectique avec du RJ45, de l’USB-A et de l’USB-C pour l’alimentation. C’est d’ailleurs lui qui héberge le port microSD pour le stockage, qui est donc absent de la caméra elle-même.
Installation de la Xiaomi BW400 Pro : facile à poser, délicate à placer
La Xiaomi BW400 Pro est livrée avec l’équipement complet pour une fixation rapide. Le carton inclut un gabarit autocollant, un set de visserie avec chevilles, ainsi que le bras de maintien.

La procédure débute par l’application du patron sur la surface choisie. Une fois les repères marqués, il ne reste qu’à percer le mur pour y loger les chevilles.



Après avoir vissé la base du support, vous pouvez assembler le reste de la monture et y fixer la caméra. L’ajustement du cadrage se finalise ensuite via l’application mobile pour couvrir précisément la zone souhaitée.

Le choix de l’emplacement ne doit cependant pas se faire au hasard. Il faut trouver un compromis entre l’angle de surveillance et l’ensoleillement du panneau photovoltaïque. Sans exposition directe, la batterie de 10 000 mAh ne se rechargera pas efficacement. Visez donc une zone dégagée et ensoleillée plusieurs heures par jour.
Enfin, le hub doit être configuré impérativement avant la caméra. Ce boîtier discret s’installe près de votre routeur, mais la connectique fournie est chiche. Le câble Ethernet est très court (50 cm) et le bloc secteur est absent. Prévoyez donc l’équipement adéquat. De plus, le stockage n’est pas inclus et donc l’achat d’une carte microSD ou d’un abonnement cloud est nécessaire. Notez que le pont peut aussi se connecter en Wi-Fi à votre routeur ou box internet.
Application de la Xiaomi BW400 Pro : une interface riche
Le pilotage de la BW400 Pro repose exclusivement sur l’application Xiaomi Home. La procédure impose un ordre immuable : l’installation du hub est un préalable absolu. Vous ne devez en aucun cas tenter de connecter la caméra avant d’avoir paramétré ce pont de connexion.




La mise en route du boîtier nécessite son raccordement au réseau via le câble RJ45 et son alimentation par le port USB-C, ce qui le bascule en mode détection. L’app le repère alors automatiquement et l’intégration à votre compte s’effectue en quelques secondes seulement.




L’étape suivante consiste à lier la caméra à ce hub désormais actif. C’est ici que nous avons rencontré des obstacles. Il nous a fallu relancer la procédure à plusieurs reprises avant que le système ne daigne la détecter. Une fois cet écueil franchi, la finalisation de l’appairage redevient fluide et rapide.


Au démarrage, l’interface présente la liste de tous vos objets connectés. Une simple pression sur la vignette de la caméra ouvre un tableau de bord très lisible. L’organisation est classique, avec le tiers supérieur de l’écran réservé à l’affichage du flux vidéo en temps réel.

En tapotant sur cette fenêtre de visionnage, vous accédez aux données techniques et aux réglages rapides. La partie haute affiche la date, la qualité du signal réseau et le pourcentage de batterie. Des icônes permettent de piloter la torche LED, de couper le son ou d’ajuster la définition de l’image. Un bouton sert aussi à basculer en plein écran. Juste en dessous, une barre de commandes offre des actions immédiates : activation du micro pour parler, prise de photo instantanée, lancement d’un enregistrement manuel ou déclenchement de la sirène.


Le bas de l’écran se divise en deux onglets distincts pour la gestion des événements. Le menu Surveillance domestique liste l’historique des alertes de détection.




L’onglet Gestion du stockage permet de visionner les archives selon trois sources : le Cloud Xiaomi (option payante), le dossier Local (fichiers stockés sur le téléphone) ou la Carte SD (séquences enregistrées physiquement sur le hub).
Pour tirer le meilleur parti du matériel, il est impératif d’explorer les réglages avancés où l’IA joue un rôle central. Le système distingue les humains, les véhicules, les animaux et les colis pour adapter sa réaction. Vous pouvez vous contenter d’une notification ou programmer une réponse dissuasive avec alarme et lumière. Pensez à régler la durée des clips vidéo, variable de 30 secondes à 2 minutes. La sensibilité, positionnée sur « Moyen » par défaut, gagne à être affinée selon les lieux.




Enfin, si vous pouvez dessiner des zones de détection ou de confidentialité (masquage). Toutefois, nous regrettons l’absence d’un bouton global Absent pour activer plusieurs caméras simultanément. Il faudra contourner ce manque en créant des scénarios d’automatisation.
Usage de la Xiaomi BW400 Pro : une efficacité réelle et une image soignée
La Xiaomi BW400 Pro intègre une optique grand-angle de 132° qui filme jusqu’en 2,5K, soit 2560 × 1440 pixels. Si votre couverture réseau est faible, l’application adapte le flux en direct. Vous pouvez alors visionner les images en 720p ou 480p. Xiaomi mise beaucoup sur l’intelligence artificielle pour la détection, mais les résultats ne nous ont pas bluffés.

Usage de jour :
Abordons la qualité visuelle, qui dans de bonnes conditions de luminosité offre une image propre. La colorimétrie reste fidèle, malgré une légère pâleur qui ne gêne pas la lecture. Les détails sont au rendez-vous. Nous recommandons vivement d’activer le HDR pour optimiser le rendu. La gestion des contre-jours est une réussite : même en plein soleil, les zones blanches ne saturent pas.

La détection de colis manque de finesse et si les gros cartons sont repérés, les petits paquets passent souvent à la trappe. L’identification des véhicules est heureusement plus convaincante. En revanche, la reconnaissance des animaux est bien plus capricieuse. Durant nos tests, notre chat écaille de tortue de 6 kg n’a été détecté qu’une fois sur quatre. Le second félin, noir et plus petit, est resté totalement invisible pour la caméra.
La détection des humains offre des résultats corrects dans la majorité des cas. Elle n’est cependant pas à l’abri de quelques ratés. Lors de nos essais, l’algorithme a confondu à plusieurs reprises un arbuste ou parasol avec une silhouette. L’efficacité de cette intelligence artificielle reste tributaire de la luminosité. Dès que la lumière baisse, la précision du système chute.


En matière de portée, la détection opère efficacement de 7 à 8 m en journée. De nuit, cette distance se réduit aux alentours de 5 m. Sans être exceptionnel, ce rayon d’action suffit à la plupart des situations. Nous avons soumis l’appareil à un test spécifique face à un portail de parking situé à 6 m. Les mouvements derrière la grille sont ignorés, même en secouant la structure avec force. En revanche, dès qu’un intrus franchit l’obstacle, la réaction est immédiate. La notification d’alerte part dans la seconde.


La reconnaissance des individus est efficace. À trois mètres, les visages sont parfaitement identifiables. L’opération reste réalisable sans peine entre 5 et 6 mètres. Au-delà de cette distance, notamment entre 7 et 8 mètres, seule la silhouette générale permet de deviner qui approche.
Usage de nuit :
Une fois le soleil couché, deux options s’offrent à vous. La vision infrarouge (noir et blanc) assure le service minimum mais souffre d’un déficit de précision. À l’inverse, la vision nocturne en couleur transforme l’expérience grâce à une netteté bien supérieure.


À une distance de 5 mètres, l’infrarouge échoue à révéler les visages. En revanche, l’activation de la couleur permet déjà de deviner les premiers traits physionomiques.


En se rapprochant à 4 mètres, l’identification devient plausible avec le projecteur. C’est toutefois à 3 mètres que la reconnaissance faciale devient indiscutable.


En monochrome, il faudra patienter jusqu’à ce que l’intrus soit à 2 mètres de l’objectif pour espérer mettre un nom sur un visage.


Notez cependant un paradoxe : la détection de mouvement se montre plus réactive en noir et blanc qu’en couleur. Le choix du mode dépendra donc de la configuration des lieux. Pour surveiller une zone profonde, l’infrarouge reste la meilleure option.
Abonnement : une option pour le Cloud
Le stockage des vidéos s’effectue localement sur le hub, ce qui comporte un risque majeur. Un cambrioleur peut emporter le boîtier lors de son passage et toutes les preuves disparaissent avec lui. Pour contrer ce danger, le constructeur propose le service en ligne Xiaomi Home Secure. Deux formules existent : l’offre Basique conserve les clips sept jours, tandis que la version Plus étend cette durée à trente jours.

Côté tarifs, la formule Basique coûte 2,39 € par mois pour une caméra, ou 9,99 € pour un pack de cinq. L’année revient à 23,99 € pour un appareil, ou 99,99 € pour cinq. L’offre Plus démarre à 3,49 € mensuels pour une unité. Le prix passe à 9,99 € pour quatre caméras, et atteint 26,99 € pour dix. En annuel, comptez 32,99 € pour un seul appareil. Les forfaits groupés grimpent à 119,99 € pour quatre et 324,99 € pour dix caméras. C’est une dépense à prévoir au budget, à moins de cacher parfaitement votre hub.
Audio et alarme de la Xiaomi BW400 Pro : une voix claire mais une sirène éteinte
La BW400 Pro dispose bien d’une sirène, mais elle manque cruellement de souffle. Nous relevons à peine 75 dB à un mètre. C’est acceptable en appartement pour prévenir le palier. En maison, le voisinage ne l’entendra probablement pas. Le constat est pire pour le Hub qui plafonne à 70 dB.

La partie communication rattrape heureusement ce faux pas. Le microphone excelle dans la captation d’ambiance. Les voix portent loin et restent intelligibles. Seuls les chuchotements passent à travers les mailles du filet.
Autonomie de la Xiaomi BW400 Pro : une endurance conditionnée par l’ensoleillement
Grâce à son panneau solaire couplé à une batterie de 10 000 mAh, la BW400 Pro vise l’autonomie perpétuelle. Nous l’avons pourtant installée sous une corniche ombragée pour la mettre à l’épreuve. Ainsi, le soleil ne frappe les cellules que 40 à 50 % de la journée.

Malgré cette contrainte, la batterie affichait encore 95 % après une semaine. Trois semaines plus tard, alternant pluie et soleil, la jauge est descendue à 80 %. Précisons d’ailleurs que notre utilisation durant ce test fut bien plus intensive que la normale.
En conséquence, la recharge manuelle deviendra probablement inutile durant les beaux jours. En revanche, une longue série de jours gris pourrait imposer un passage sur secteur une fois par semestre. C’est donc une solution idéale pour avoir l’esprit tranquille, notamment pour surveiller une résidence secondaire ou un Box.
Conclusion, prix et disponibilité de la Xiaomi BW400 Pro :
La Xiaomi BW400 Pro est disponible au prix de 149,99 euros sur le site du constructeur et chez les revendeurs partenaires.
FAQ – Xiaomi BW400 Pro
La Xiaomi BW400 Pro est une caméra de surveillance extérieure 2,5K avec panneau solaire intégré. Elle vise les utilisateurs qui veulent sécuriser une façade, un jardin, un portail ou un box sans tirer des câbles partout. Son design massif mais futuriste, certifié IP66, supporte les fortes pluies et les conditions difficiles. Elle s’adresse donc aux propriétaires de maison, aux locataires avec terrasse, mais aussi à ceux qui souhaitent surveiller une résidence secondaire. Son autonomie solaire et son installation simple en font une solution pratique pour garder un œil sur les lieux sensibles au quotidien.
Le panneau solaire intégré alimente une batterie de 10 000 mAh. Sur le papier, deux heures d’ensoleillement direct par jour suffisent pour une autonomie quasi illimitée. En pratique, nous l’avons installée sous une corniche partiellement ombragée. Elle ne recevait le soleil que 40 à 50 % de la journée. Malgré cela, la batterie affichait encore 95 % après une semaine de test. Trois semaines plus tard, elle n’était descendue qu’à 80 %, avec une utilisation intensive. Concrètement, une recharge filaire restera rare, surtout au printemps et en été. En hiver, une longue période de mauvais temps pourra imposer une recharge ponctuelle, peut-être une fois par semestre seulement.
La Xiaomi BW400 Pro filme en 2,5K, soit 2560 × 1440 pixels, avec un angle de 132°. De jour, l’image est propre et détaillée. La colorimétrie reste fidèle, même si elle paraît légèrement pâle. Cela ne gêne pas la lecture de la scène. Nous recommandons d’activer le HDR pour une meilleure gestion des contre-jours. Grâce à ce mode, les zones très lumineuses évitent la saturation. Les façades blanches restent lisibles, même en plein soleil. Le niveau de précision se situe dans la moyenne haute du secteur. Il n’atteint pas les meilleurs modèles du marché, mais il reste largement suffisant pour surveiller une allée, un portail ou une cour avec sérieux et fiabilité.
La caméra propose deux modes nocturnes distincts. Le mode infrarouge affiche une image en noir et blanc. Il assure le service minimum, mais manque de précision pour les détails fins. En revanche, la vision nocturne en couleur utilise le projecteur LED intégré. Elle offre une netteté bien supérieure et des contrastes plus lisibles. À 5 mètres, il devient déjà possible de deviner des traits du visage avec la lumière activée. En noir et blanc, ce niveau de détail n’apparaît qu’à environ 2 mètres. Il y a toutefois un compromis à accepter. La détection de mouvement se montre plus réactive en mode infrarouge. Le choix dépend donc de la configuration : privilégier la profondeur de surveillance ou la qualité d’identification.
La reconnaissance d’un visage dépend à la fois de la lumière et du mode utilisé. De jour, un visage reste identifiable entre 5 et 6 mètres. À trois mètres, les traits sont parfaitement nets, ce qui facilite une éventuelle enquête. La nuit, la différence entre infrarouge et couleur est marquée. Avec la vision nocturne en couleur, l’identification devient fiable vers 3 mètres. En infrarouge, il faut attendre que la personne approche à 2 mètres environ. Au-delà de 7 ou 8 mètres, la caméra permet encore de distinguer une silhouette. Il sera cependant difficile de mettre un nom sur la personne à cette distance, surtout en condition nocturne.
L’intelligence artificielle distingue théoriquement quatre types d’objets : humains, véhicules, animaux et colis. En pratique, les résultats restent inégaux. La détection de colis manque de finesse. Les gros cartons sont repérés, mais les petits paquets passent souvent inaperçus. Les véhicules sont mieux identifiés et les alertes sont cohérentes. En revanche, la reconnaissance des animaux se révèle capricieuse. Durant les tests, un chat de 6 kg n’a été détecté qu’une fois sur quatre. Un second chat plus petit et noir est resté totalement invisible pour la caméra. La détection des humains fonctionne correctement dans la majorité des cas. Toutefois, l’algorithme commet encore des erreurs avec des arbustes ou un parasol. Plus la lumière baisse, plus ces imprécisions se multiplient, ce qui oblige parfois à revenir à une détection de mouvement classique plus fiable.
Oui, le hub de connexion fourni est indispensable. La caméra ne fonctionne pas de manière autonome en Wi-Fi direct. Ce boîtier agit comme un pont entre la BW400 Pro et votre réseau internet. Il gère la liaison Wi-Fi, propose un port RJ45 pour l’Ethernet et plusieurs ports USB pour l’alimentation. C’est également lui qui accueille la carte microSD de stockage. La caméra ne possède aucun emplacement interne pour la mémoire. L’installation doit donc toujours commencer par la configuration du hub via l’application Xiaomi Home. Ce n’est qu’une fois ce pont correctement paramétré que la caméra peut être ajoutée et appairée. Cette contrainte ajoute un élément sur le meuble TV, mais elle centralise aussi la gestion de plusieurs caméras si nécessaire.
L’installation murale se révèle simple et assez rapide. Xiaomi fournit un gabarit autocollant. Il sert à marquer précisément les points de perçage. Après avoir posé les chevilles, il suffit de visser la base et d’assembler le bras de maintien. La caméra vient ensuite se fixer sur ce support, et le cadrage final se règle depuis l’application. Le choix de l’emplacement demande plus de réflexion. Il faut à la fois couvrir la zone à surveiller et garantir un bon ensoleillement au panneau solaire. Une façade trop ombragée réduira l’efficacité de la recharge. Cherchez donc un compromis entre angle de vue, hauteur de fixation et exposition directe au soleil. Enfin, évitez les obstacles comme une corniche trop profonde qui bloquerait les rayons lumineux plusieurs heures par jour.
L’application Xiaomi Home centralise la configuration et le contrôle de la BW400 Pro. Une fois le hub correctement ajouté, l’appairage de la caméra se fait étape par étape. Nous avons dû relancer la détection plusieurs fois lors du premier essai. Cependant, après cette phase initiale, l’usage devient fluide. L’écran principal affiche la liste de vos appareils. Un appui sur la vignette ouvre le flux vidéo en direct, avec les informations réseau et batterie. Des icônes permettent de piloter la torche, le son, la définition ou le mode plein écran. Plus bas, l’historique des alertes et la gestion du stockage restent accessibles en deux onglets clairs. Les réglages avancés sont riches mais bien structurés. On regrette seulement l’absence d’un bouton global “Absent” pour activer plusieurs caméras en une seule action, qu’il faut compenser avec des scénarios d’automatisation.
Oui, la partie audio constitue l’un des points forts de la Xiaomi BW400 Pro. Le microphone placé en façade capte les sons ambiants avec précision. Les voix restent intelligibles à plusieurs mètres, même sur une cour ou devant un portail. Seuls les chuchotements échappent parfois à l’enregistrement. De plus, le haut-parleur situé sous la caméra offre un volume suffisant pour un échange bidirectionnel. Vous pouvez donc répondre à un livreur ou interpeller un visiteur sans sortir de chez vous. Tant que l’environnement n’est pas saturé de bruit, la personne entendra clairement vos messages jusqu’à environ 5 mètres de l’objectif. Pour une simple interaction quotidienne, la qualité de la communication se montre donc largement satisfaisante.
La Xiaomi BW400 Pro dispose bien d’une sirène intégrée, mais sa puissance reste limitée. Nous avons mesuré environ 75 dB à un mètre de distance. C’est acceptable dans un couloir d’immeuble pour alerter les voisins du palier. En revanche, dans une maison individuelle, le signal sonore aura peu d’impact au-delà de votre jardin immédiat. Le hub ajoute une seconde source sonore, mais elle se montre encore plus discrète autour de 70 dB. En résumé, la sirène sert davantage de signal d’alerte local que de moyen de dissuasion massif. Elle complète la notification sur smartphone, mais ne remplacera pas une alarme dédiée plus puissante pour sécuriser un grand terrain ou une habitation isolée.
Le stockage repose principalement sur le hub fourni. Ce boîtier abrite l’emplacement pour carte microSD, la caméra elle-même n’ayant aucun slot interne. Les vidéos peuvent aussi être sauvegardées ponctuellement en local sur votre smartphone. Pour sécuriser davantage les preuves en cas de vol du hub, Xiaomi propose le service Cloud Xiaomi Home Secure. Deux offres existent, avec une conservation des clips sur sept ou trente jours. Les formules couvrent soit une seule caméra, soit plusieurs appareils. Elles ajoutent un abonnement mensuel ou annuel au coût global. En pratique, le choix dépend de votre tolérance au risque. Le stockage local reste économique mais vulnérable au vol matériel. Le Cloud augmente la facture, mais protège les enregistrements même si le hub disparaît lors d’une effraction.
L’autonomie dépend directement de l’exposition du panneau solaire. Dans un scénario favorable, avec plusieurs heures de soleil direct par jour, la batterie de 10 000 mAh se stabilise et la recharge filaire devient quasiment inutile. Notre test a volontairement placé la caméra sous une corniche partiellement ombragée. Malgré cette contrainte, la batterie n’a perdu qu’environ 20 % en trois semaines, avec une utilisation intensive. Pendant les saisons ensoleillées, la BW400 Pro pourra donc fonctionner en continu sans intervention. En revanche, une longue succession de journées grises réduira la recharge. Dans ce cas précis, une alimentation USB ponctuelle permettra de rétablir la réserve. Globalement, l’appareil reste très endurant et rassurant pour la surveillance longue durée d’une maison ou d’une résidence secondaire.
La Xiaomi BW400 Pro cumule plusieurs atouts majeurs. Son design robuste et futuriste inspire confiance. La qualité d’image en 2,5K se situe dans le haut du panier, surtout avec le HDR activé. La vision nocturne en couleur est très efficace et la communication audio se montre claire. Surtout, le panneau solaire et la grosse batterie assurent une autonomie quasi infinie avec un bon ensoleillement. Cependant, tout n’est pas parfait. L’intelligence artificielle reste en retrait pour les animaux et les colis, ce qui oblige parfois à revenir à une simple détection de mouvement. La sirène manque clairement de puissance pour dissuader un intrus déterminé. Le recours obligatoire à un hub ajoute une contrainte matérielle. Enfin, les offres Cloud payantes représentent un coût additionnel si vous voulez sécuriser encore plus vos archives vidéo.
La Xiaomi BW400 Pro se positionne parmi les modèles les plus chers du catalogue de la marque. Son tarif de 149,99 € la place au-dessus de nombreuses caméras grand public. Toutefois, elle compense ce prix par plusieurs arguments solides. Son autonomie solaire limite les frais à long terme et simplifie l’installation. Sa qualité d’image, de jour comme de nuit en couleur, se montre convaincante. L’absence de câbles d’alimentation extérieurs réduit aussi la complexité pour sécuriser une façade ou un portail. En revanche, l’intelligence artificielle perfectible et la sirène timide pèsent dans la balance. L’éventuel abonnement Cloud ajoute un coût supplémentaire. Au final, le rapport qualité-prix reste bon pour qui cherche une caméra solaire endurante et bien finie. Il sera en revanche plus discutable pour ceux qui attendaient une IA impeccable et une dissuasion sonore plus agressive.
Photos : Yazid Amer
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