Sur Switch 2, Yakuza Kiwami 3 & Dark Ties passe des larmes aux mandales sans oublier son humour absurde

par Maritsa
8 minutes Lire

Yakuza Kiwami 3 & Dark Ties garde son étrange équilibre sur Switch 2. Le jeu prend son temps, s’égare dans des détours improbables et transforme chaque virée en ville en feuilleton criminel à emporter partout, sans alléger la gravité qui fait tenir la saga.

Résumé du test
Note : 8,1/10
Pour
  • Un portage Switch 2 vraiment solide et fluide.
  • Un contenu très généreux regroupant deux aventures complètes.
  • L'excellent contraste entre le scénario tragique et l'humour absurde des quêtes.
  • La présence de résumés bien pensés pour les nouveaux venus.
  • Le style de combat de Mine, très rapide et nerveux.
Contre
  • Des cinématiques très longues qui demandent de rester passif.
  • Quelques légères baisses de framerate quand l'écran est trop chargé.
  • Une formule très classique et sans grande prise de risque pour les habitués de la saga.

L’arrivée de licences cultes sur les consoles Nintendo a toujours été un pari audacieux. Depuis la sortie de la Switch 2, je me demande souvent si les gros portages continueront à trouver leur place sur la machine hybride. Après avoir pris un immense plaisir à parcourir les rues de Kamurocho dans les épisodes 0, Kiwami 1 et Kiwami 2, j’attendais de voir si l’éditeur allait maintenir cette dynamique. La réponse est enfin là : Yakuza Kiwami 3 débarque, et il ne vient pas seul. Accompagné de l’extension inédite Dark Ties, ce troisième volet canonique s’installe sur la Switch 2. C’est l’occasion idéale pour les curieux de s’initier à la mafia japonaise, mais aussi pour les fans de longue date de prolonger l’aventure de Kazuma Kiryu dans les transports ou au fond de leur lit.

Fiche technique
Yakuza Kiwami 3 & Dark Ties
59,99 euros
Plateformes
PS5 / PS4 / Xbox
Genre
Action-aventure
PEGI
18
Mode de jeu
Solo, mini-jeux en local
Prix au lancement
59,99 euros
Plateformes
PS5 / PS4 / Xbox
Genre
Action-aventure
PEGI
18
.toggle-protocole { border: 1px solid #bf9f5a; border-radius: 8px; margin: 1em 0; overflow: hidden; background-color: transparent; } .toggle-protocole summary { font-weight: bold; font-size: 1.1em; cursor: pointer; padding: 0.8em 1em 0.8em 2em; color: #bf9f5a; position: relative; list-style: none; } .toggle-protocole summary::before { content: « ➤ »; position: absolute; left: 0.8em; font-size: 0.8em; top: 50%; transform: translateY(-50%); transition: transform 0.2s ease; } .toggle-protocole[open] summary::before { content: « ▼ »; transform: translateY(-50%); } .toggle-protocole summary::-webkit-details-marker { display: none; } .toggle-protocole p { padding: 1em; margin: 0; color: inherit; background-color: transparent; }
Comment sont testés les jeux vidéo chez NomadeUrbain.fr ?

Chaque jeu est évalué avec une grille de test précise mêlant rigueur technique et plaisir de jeu. Nous analysons la configuration, la direction artistique, les graphismes, les performances (résolution, fluidité), le gameplay, la richesse de l’univers, et la qualité de l’écriture. Les tests sont réalisés sur PC et toutes les consoles next-gen en conditions réalistes, avec un affichage calibré et plusieurs types de son (casque, home cinéma).

Voir le protocole complet

Ce test a été réalisé à partir d’un produit prêté par SEGA.

Scénario et qualité d’écriture de Yakuza Kiwami 3 & Dark Ties : Soleil, pluie et larmes

Si vous n’avez jamais touché à un jeu de la série. Rassurez-vous : le titre intègre dès les premières minutes de longs résumés pour vous mettre à jour. C’est une excellente idée qui permet de rattraper les wagons très facilement.

Dès les premières minutes, je retrouve ce qui fait la force de la licence : une mise en scène ultra-cinématographique. L’histoire s’installe lentement, pose ses bases et les scénarios se révèlent rapidement captivants. Dans ce Kiwami 3, je découvre un Kazuma Kiryu qui tente de fuir son passé de yakuza en gérant un petit orphelinat à Okinawa. J’ai particulièrement apprécié cette nouvelle dynamique. Voir le Dragon de Dojima s’occuper de problèmes d’enfants apporte une touche de douceur inattendue. Mais les magouilles politiques et les guerres de clans finissent toujours par le rattraper. L’écriture est sombre, mature et j’ai adoré voyager entre le soleil radieux d’Okinawa et la pluie mélancolique de Kamurocho.

Cependant, je préfère être honnête avec vous : il faut accepter de rester passif. Le jeu impose de très longues cinématiques. J’ai souvent posé la manette pendant plusieurs minutes pour regarder l’histoire avancer, en pensant à bouger le joystick pour éviter la mise en veille de la console tout de même. À mes yeux, ce n’est pas un défaut, c’est l’ADN de Yakuza, mais cela demande un certain lâcher-prise. Les dialogues sont percutants, le drame est omniprésent et le casting vocal japonais livre une prestation impressionnante.

Du côté de l’extension Dark Ties, je me suis lancée dans une intrigue totalement inédite. Ce segment se concentre sur le passé de Yoshitaka Mine. C’est une excellente surprise scénaristique qui donne de l’épaisseur à ce redoutable homme d’affaires. L’histoire s’imbrique parfaitement dans l’univers de la série et me permet de comprendre les motivations de cet antagoniste majeur. Le final de l’aventure principale vient clôturer ce double récit avec une charge dramatique que je ne suis pas prête à oublier.

La jouabilité de Yakuza Kiwami 3 & Dark Ties : L’art du grand écart

Manette en main, le titre conserve son identité loufoque et délicieusement absurde. C’est ce contraste qui plaît autant. Une trame principale sérieuse à pleurer, et un humour complètement décalé dès que je décide de me promener en ville. Les quêtes annexes sont brillantes, hilarantes et toujours surprenantes. Le jeu m’offre une liberté totale ! Je peux foncer dans l’histoire pour connaître le dénouement, ou me perdre pendant des heures. Comme à chaque épisode, j’ai passé un temps fou à chanter au karaoké, à frapper des balles au batting center et à aider des passants excentriques.

Le système de combat de Kiryu reste fidèle à lui-même : classique mais d’une efficacité redoutable. C’est toujours aussi jouissif de distribuer des coups de poing dévastateurs et d’utiliser des vélos pour achever mes ennemis. Le gameplay a été légèrement modernisé avec de nouvelles compétences, ce qui rend les affrontements plus fluides. La gestion de l’orphelinat ajoute également de petits mini-jeux sympathiques qui renforcent l’attachement au cadre d’Okinawa.

En incarnant Yoshitaka Mine dans Dark Ties, je découvre une toute nouvelle façon de combattre. Son style est beaucoup plus rapide et précis que celui de Kiryu. Les combats de rue s’enchaînent à une vitesse folle, ce qui rend mon exploration beaucoup plus nerveuse.

J’ai adoré esquiver les attaques avec agilité pour riposter par des combos vifs. Le fait de jongler entre le style lourd de Kiryu et l’approche virevoltante de Mine dans un même jeu, m’évite toute monotonie et renouvelle constamment mon plaisir de jeu.

La technique de Yakuza Kiwami 3 & Dark Ties : Un portage taillé pour l’hybride

Sur Switch 2, je suis catégorique : c’est un excellent portage. J’avais des doutes sur la capacité de la console à afficher des villes aussi denses et lumineuses en mode portable. Toutefois, le studio a fait un travail d’optimisation remarquable. Visuellement, le jeu est propre, les visages lors des cinématiques sont saisissants de réalisme et l’immersion est garantie.

La résolution s’adapte parfaitement à l’action, ce qui me permet d’y voir clair même quand l’écran est saturé d’ennemis. J’ai bien noté quelques légères baisses de framerate lors de transitions abruptes ou de grosses explosions, mais rien de méchant. L’expérience reste globalement très fluide, que je joue en mode docké ou en portable. Les temps de chargement sont très corrects et ne cassent jamais le rythme de mon aventure.

Côté audio, le sound design percutant et la bande originale accompagnent l’action à merveille. Les thèmes de combat de boss sont épiques, tandis que les musiques d’exploration d’Okinawa appellent à la détente. Les doublages japonais sont, comme d’habitude, d’une justesse implacable.

Conclusion et prix de Yakuza Kiwami 3 & Dark Ties

Yakuza Kiwami 3 & Dark Ties est disponible sur PC, PS5, Xbox Series et Switch 2, au prix de 59,99 euros sur le site de l’éditeur ou chez les revendeurs partenaires.


Product imageYakuza Kiwami 3 (PlayStation 5)à partir de 19,99 € chez NexPlay FR

FAQ – Yakuza Kiwami 3 & Dark Ties

Que contient Yakuza Kiwami 3 & Dark Ties ?

Faut-il connaître les anciens Yakuza pour jouer à Yakuza Kiwami 3 & Dark Ties ?

Les résumés de Yakuza Kiwami 3 & Dark Ties suffisent-ils pour les nouveaux joueurs ?

Le scénario de Yakuza Kiwami 3 est-il réussi ?

Dark Ties apporte-t-il un vrai plus à Yakuza Kiwami 3 ?

Le personnage de Yoshitaka Mine est-il intéressant dans Dark Ties ?

Le gameplay de Yakuza Kiwami 3 & Dark Ties est-il toujours aussi fun ?

Le style de combat de Mine change-t-il vraiment l’expérience de jeu ?

Les quêtes annexes de Yakuza Kiwami 3 & Dark Ties sont-elles réussies ?

Le portage Switch 2 de Yakuza Kiwami 3 & Dark Ties est-il bon ?

Yakuza Kiwami 3 & Dark Ties est-il fluide en mode portable sur Switch 2 ?

Les graphismes de Yakuza Kiwami 3 & Dark Ties sont-ils à la hauteur sur Switch 2 ?

Les longues cinématiques de Yakuza Kiwami 3 & Dark Ties sont-elles gênantes ?

Yakuza Kiwami 3 & Dark Ties est-il un bon point d’entrée dans la saga Yakuza ?

Yakuza Kiwami 3 & Dark Ties vaut-il le coup sur Switch 2 ?

Photos : SEGA

Vous aimerez aussi

Laissez un commentaire