Une phrase dite à voix haute suffit, et le UGREEN HomeAgent est censé s’occuper du reste : baisser la lumière, surveiller le jardin, retrouver les photos et vidéos de cet anniversaire que vous n’aviez jamais eu le temps de regarder. Un NAS et une IA peuvent-ils vraiment changer la façon de vivre son domicile ?
Confier sa maison à un assistant vocal, d’accord, mais pas à un serveur lointain qui archive vos journées et vous facture l’abonnement. Une intelligence qui ne quitte jamais le salon, plusieurs marques la promettent désormais. Le UGREEN HomeAgent, lui, s’appuie sur un métier que son constructeur exerce déjà, le NAS, ce boîtier qui garde vos fichiers à la maison : ce hub domotique y ajoute le calcul, le pilotage du foyer et, promet la marque, le tri de vos souvenirs de famille.
Sommaire
La maison qui garde vos souvenirs
Une caméra de surveillance ordinaire tourne en boucle. Elle enregistre, écrase, recommence. Le dimanche où votre fille a soufflé ses bougies finit recouvert par la semaine suivante. Personne ne remonte jamais la bande pour aller le rechercher.


C’est précisément ce que le HomeAgent entend corriger. Associé aux caméras SynCare de la marque, il repasse les heures filmées dans la maison. Il les croise avec votre photothèque, stockée elle aussi sur le boîtier. Son intelligence artificielle reconnaît les personnes, les animaux et les véhicules. Elle isole ensuite les scènes qui sortent de l’ordinaire : un anniversaire, un dîner de famille, l’animal en pleine bêtise. De tout cela, elle tire un montage livré régulièrement, que vous pouvez envoyer sur le cadre photo connecté UGREEN Gallery.
Samuel Zhang, PDG d’UGREEN, résume l’intention. Son boîtier « repère automatiquement les moments importants de la journée pour en faire un journal vidéo personnalisé ». L’idée : « remettre en lumière ces précieux souvenirs familiaux qui risquaient d’être oubliés ». La promesse est belle. Si elle tient, la caméra domestique change de statut : elle ne surveille plus, elle raconte.
Pourquoi tout reste à la maison
Trier les souvenirs n’occupe qu’une partie du boîtier. Le HomeAgent se présente d’abord comme le cerveau du foyer. Il revendique de le rester sans jamais sortir de chez vous.
Vos données ne sortent pas, et sans abonnement
Tout repose sur UGOS Pro, le système maison qu’UGREEN a bâti sur Linux pour ses NAS. Vos vidéos, vos photos et vos fichiers restent donc sur un disque posé chez vous. Les calculs, eux, se font sur place. La marque en tire deux arguments concrets.

D’abord, aucun abonnement mensuel de stockage. Les caméras du marché facturent souvent la conservation des enregistrements sur leur cloud ; celles-ci écrivent sur votre boîtier. Ensuite, une coupure d’Internet ne devrait plus paralyser la maison. Les fonctions principales continuent de tourner sur le réseau local. Votre connexion vous lâche un soir de tempête ? Les scénarios sont censés répondre quand même.
Parler à la maison et piloter tout le foyer
Le pilotage passe par la voix. Uliya, l’assistant maison d’UGREEN, se réveille sur un « Hi Uliya ». Vous lui parlez ensuite en langage courant, au lieu de chercher un réglage au fond d’une application. La marque annonce des scénarios pour la maison entière, un mode absence par exemple. Vous pouvez aussi en écrire d’autres.


Prudence toutefois : les commandes resteraient prédéfinies dans un premier temps. La compréhension libre du langage n’arriverait que plus tard. L’assistant devrait également piloter les appareils d’une pièce à l’autre. Quant au boîtier, il accepte les équipements tiers compatibles Matter et ONVIF. Ces deux standards sont les langages communs de la maison connectée et de la vidéosurveillance. De quoi réunir dans une seule interface des marques qui, aujourd’hui, s’ignorent poliment.
Le UGREEN HomeAgent n’est pas seul sur ce terrain
La gamme dévoilée à l’IFA 2026 compte deux boîtiers, le HA100 et le HA100 Pro. Un troisième modèle les épaule, le MasterAgent MA100. Ce dernier embarque une puce NVIDIA Jetson Thor. Elle est taillée pour faire tourner des modèles d’intelligence artificielle sur l’appareil lui-même. Sans cette puissance de calcul à domicile, une IA doit expédier vos images vers un serveur distant. L’argument du local s’effondre alors. Autour de ces boîtiers gravitent les caméras SynCare, en version intérieure, filaire ou sur batterie. S’y ajoutent l’enceinte dédiée à Uliya et le cadre Gallery.



Reste que la catégorie se remplit vite. Anker a présenté au même salon son MindBase, un hub Matter à IA locale doublé d’un NAS. SwitchBot y a montré son propre Hub IA. L’idée d’une maison qui réfléchit chez elle plutôt que dans un centre de données n’appartient donc à personne. UGREEN avance simplement avec un atout : la marque maitrise de nombreux aspects de la maison intelligente
Prix et disponibilité
Les UGREEN HomeAgent HA100 et HA100 Pro sont en précommande depuis le 4 septembre 2026. Le MasterAgent MA100 les accompagne, sur la boutique officielle UGREEN AIoT. Un acompte à partir de 50 dollars, environ 45 euros, réserve une unité. Il ouvre droit à une remise Super Early Bird de 50 %. La campagne de financement participatif Kickstarter démarre le 27 octobre 2026. Elle emmènera avec elle le reste de l’écosystème AIoT : caméras SynCare, enceinte Uliya et cadre Gallery. La vente chez les revendeurs partenaires suivra.
Source : UGREEN
Photo : DR