Un écouteur ouvert, jusqu’ici, c’était un compromis : vous entendiez tout ce qui vous entourait, et votre musique se contentait de ce qui restait. Bose promet cette fois de vraies basses, sur le Sport taillé pour l’effort comme sur l’Ultra de 2e génération, qui reçoit en plus un mode Cinéma.
Le QuietComfort de Bose a appris aux voyageurs à ne plus rien entendre. Un quart de siècle plus tard, la même marque dévoile deux écouteurs qui laissent tout passer, et l’assume. Les Bose Ultra Open Earbuds de 2e génération et les Sport Open Earbuds se clipsent au bord des oreilles, sans jamais y entrer. Les seconds sont taillés pour la course et l’entraînement. Ni les uns ni les autres n’embarquent la moindre réduction de bruit. Ce n’est pas une économie de fabrication, c’est la définition même de l’open-ear.
Sommaire
Pourquoi ces écouteurs ne coupent rien
Rien n’entre dans le conduit auditif. Le haut-parleur reste dehors et projette le son dans l’air, juste à côté de l’oreille. Bose appelle sa recette OpenAudio. Un haut-parleur y travaille avec une structure acoustique maîtrisée. L’ensemble doit porter le son jusqu’à vous en limitant ce qui file vers vos voisins. Le traitement numérique SoundDesign se charge ensuite de l’équilibre entre limpidité et basses profondes. Ces écouteurs open-ear, que certains vendeurs français rangent sous l’étiquette oreilles libres, ne cherchent donc jamais le silence. Le principe gagne d’autres terrains, jusqu’au casque de jeu ouvert.

Ce que vous y gagnez tient en une scène. La voiture qui arrive, l’annonce sur le quai, la question de votre collègue : tout continue de vous parvenir. Vous n’avez plus à retirer un écouteur toutes les trois minutes. En contrepartie, aucune des deux paires ne vous isolera d’un wagon bondé.


La ville d’un côté, l’effort de l’autre : les deux paires se partagent la journée.
Auto Volume corrige le volume tout seul quand l’environnement change. Bose donne l’exemple du coureur qui débouche d’une portion calme sur une rue passante. La playlist garde son niveau au lieu de disparaître sous le trafic. La fonction se règle depuis l’application maison.
Ce que Bose oppose à la conduction osseuse
Le rival naturel de l’open-ear porte un autre nom : la conduction osseuse, qui fait vibrer les os du crâne pour transmettre le son. Bose refuse cette voie et l’explique sans détour. Un appareil à conduction osseuse doit plaquer fermement contre la tête, alors que ces écouteurs se contentent de se poser, sans pression. Surtout, la marque met le son devant la commodité. Diffuser dans l’air donnerait un rendu plus riche et plus naturel qu’une vibration transmise par l’os. Apple a pris une autre voie pour ceux qui ne supportent pas l’intra-auriculaire, avec les AirPods 5.

Les appels profitent du même parti pris. Chaque écouteur loge un microphone dédié et une unité de captation vocale, pilotés par SpeechClarity, apparue en juin 2025 sur les QuietComfort Ultra Earbuds de 2e génération. La technologie est censée détacher votre voix du bruit de fond, en lui gardant son timbre et sa chaleur. Bose la fait entrer ici pour la première fois dans sa gamme ouverte.
Le Sport, taillé pour l’effort
Le nom n’est pas neuf. Bose avait déjà lancé des Sport Open Earbuds en janvier 2021. Ce modèle à arceau, donné pour huit heures et certifié IPX4 seulement, a disparu du catalogue moins d’un an plus tard. Le nouveau venu n’en reprend que le nom.

La forme, elle, a tout changé. Une barre plate de silicone, marquée Bose sur toute sa longueur, passe au-dessus de l’oreille. À une extrémité, un bloc arrondi ; à l’autre, une capsule brillante qui vient se placer devant l’entrée du conduit. Entre les deux, un joint de couleur, bleu sur le modèle noir, jaune sur le vert eucalyptus. L’ensemble pince le rebord de l’oreille, et c’est tout ce qui le retient. Bose promet un maintien qui encaisse les mouvements de tête brusques, les roues et les autres exercices qui mettent un écouteur à l’épreuve.
Des boutons à trouver sans regarder
Pas de surface tactile ici, mais de vrais boutons texturés. Musique, appels, volume : tout se commande à l’aveugle, y compris les doigts moites. Quiconque a déjà tapoté frénétiquement un écouteur trempé pour baisser le son mesurera ce que cela change.



Noir, blanc nuage, et vert eucalyptus en édition limitée.
La certification IP54 couvre la transpiration, les éclaboussures et la poussière. Le silicone se débarrasse facilement de la saleté, selon la marque, et le format reste fin. Pour la course en ville, la logique tient debout. Vous entendez le feu passer au vert et la voiture déboîter, sans rien retirer de vos oreilles.
Sept heures d’écoute, vingt-deux de plus dans l’étui
Bose annonce sept heures de lecture par charge, plus vingt-deux heures dans l’étui. Dix minutes de recharge rendent une heure d’écoute. De quoi couvrir une série de séances ou un marathon entier, selon la marque, sans penser au câble. L’étui tient dans une poche, se pose debout et se recharge sans fil. Son couvercle translucide et texturé doit améliorer la prise en main.


L’étui tient dans une poche, se pose debout et se recharge sans fil.
Une réserve tout de même : le Sport se contente de la stéréo. Le son immersif reste réservé au grand frère.
Les Bose Ultra Open Earbuds de 2e génération, pour le reste de la journée
Vu de face, l’écouteur dessine un anneau fermé. Un barillet se loge derrière l’oreille, un disque vient devant, et un pont courbe relie les deux en enserrant le rebord.



Les trois éditions limitées, et l’anneau fermé vu de trois quarts.
Le capuchon métallique est désormais biseauté, la finition brillante. Bose ne s’en cache pas : sa fiche produit annonce un objet qui rehausse votre style quotidien. Les trois éditions limitées poussent dans le même sens, chocolat cerise, vert olive et rose ciel. Sa place sur le rebord laisse le dessus de l’oreille libre, là où passe la branche des lunettes.
Le mode Cinéma, la vraie nouveauté du lot
Voilà la seule fonction que Bose n’avait jamais proposée. Le mode Cinéma s’appuie sur TrueSpatial, sa technologie de son spatialisé, et vise les vidéos et les podcasts. La marque annonce un espace sonore élargi, avec des dialogues qui restent nets et centrés. Autrement dit, la bande-son devrait s’ouvrir autour de vous pendant que les voix tiennent leur place au milieu, là où un film les installe. Le suivi du positionnement de la tête complète le dispositif.
Neuf heures d’écoute, et cinquante euros de moins
Le haut-parleur a été revu au passage. Bose lui prête des basses plus profondes et un volume plus élevé que sur la première génération. L’autonomie grimpe à neuf heures, contre sept sur le modèle sortant. Elle redescend à cinq dès que le son immersif entre en jeu. Dix minutes de charge rendent deux heures d’écoute. L’étui aussi a été repensé. Il s’ouvre et se ferme plus facilement, et tient à la verticale grâce à des patins de silicone. Surtout, il se recharge enfin sans fil. Sur la première génération, il fallait passer par le câble ou acheter une coque séparée. Snapdragon Sound et aptX Adaptive font leur entrée, pour les mobiles Android compatibles. Bose promet un son de haute qualité, une latence réduite et une liaison plus stable.


Bose annonce un étui plus facile à ouvrir, qui tient à la verticale et se recharge sans fil.
Le prix, lui, descend. Les Bose Ultra Open Earbuds de 2e génération arrivent à 299,95 €. La première génération, elle, reste affichée 349,95 € sur le site français de la marque. Deux heures d’écoute en plus, un haut-parleur neuf, un mode Cinéma inédit, et cinquante euros de moins au lancement. Bose fait mieux et fait payer moins.
Ce que les deux paires partagent
Bluetooth 5.4, connexion multipoint à deux appareils, Google Fast Pair : la base est commune. L’application Bose ajoute un égaliseur à trois bandes et le réglage d’Auto Volume. Les raccourcis se personnalisent aussi, dont Spotify Tap et l’accès à l’assistant vocal du mobile.


Une mise à jour est annoncée après le 1er octobre. Elle apportera Google Find Hub pour retrouver un écouteur égaré, l’intégration d’Alexa+ et les raccourcis Apple Music. Bose n’a pas communiqué de date précise.
Prix et disponibilité
La gamme sera disponible à partir de 199,95 €, sur le site de la marque et chez les revendeurs partenaires. Les précommandes MyBose sont ouvertes depuis le 17 septembre sur Bose.fr. Comptez le 1er octobre pour les Ultra et le 15 octobre pour les Sport. Noir et blanc nuage pour les deux modèles, auxquels s’ajoutent les éditions limitées.
- Bose Ultra Open Earbuds (2e génération) : 299,95 €
- Bose Sport Open Earbuds : 199,95 €
Source : Bose
Photo : DR