Un équinoxe, c’est le jour et la nuit à l’équilibre. Équinoxe a bâti ses deux whiskies sur cette idée : rien ne doit dominer, ni le bois, ni l’alcool, ni l’épice, l’équilibre doit être parfait. Le Single Malt se sert tel quel, le Rye and Barley, annoncé plus épicé, appelle le shaker.
Le whisky français ne se compte plus : chaque région a désormais sa distillerie et sa bouteille à défendre. Équinoxe, lui, nous arrive du pays du Cognac, et il a vieilli dans des fûts qui ont d’abord contenu du Pineau et de l’eau-de-vie charentaise. Ce whisky français est signé par un domaine du groupe coopératif Océalia. La maison se dit la seule des Charentes à maîtriser chaque étape, du grain semé jusqu’à la bouteille. Deux flacons ouvrent le bal.
L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.

Sommaire
Équinoxe, un whisky français façonné par le savoir-faire du Cognac
Le nom dit déjà l’intention. Deux fois par an, le jour et la nuit se répondent à égalité. Aucun des deux ne prend le pas sur l’autre. La maison a bâti ses deux whiskies sur cette idée d’équilibre. Rien ne doit dominer, ni le bois, ni l’alcool, ni l’épice.
Des céréales cultivées proche de la distillerie
Tout part des champs voisins. L’orge et le seigle viennent des filières Océalia, réparties sur sept départements limitrophes. Ces céréales sont choisies pour la distillation, pas pour la bière. La nuance compte : un grain de brasserie et un grain de distillerie ne donnent pas les mêmes alcools. Vient ensuite le brassage, confié au savoir-faire de Salem Brewing Co. La fermentation s’étire sur une dizaine de jours, avec des levures de distillerie sélectionnées. Elle transforme environ 95 % des sucres en alcool. Prendre son temps à cette étape laisse aux arômes le loisir de se former, avant même que le liquide voie le cuivre.

Puis arrive l’alambic charentais, celui-là même qui travaille le Cognac. À Mosnac, la double distillation démarre dès la fin de la campagne, quand les chaudières sont encore chaudes. Un agitateur tourne à l’intérieur pour empêcher le moût d’attacher au fond et de caraméliser. Sans lui, le whisky prendrait un goût de brûlé. Les eaux-de-vie d’orge et de seigle en sortent autour de 70 degrés.
Les fûts de Pineau et de Cognac, puis le chêne américain
C’est là que le terroir charentais s’invite vraiment. Près de la moitié des fûts ont contenu du Pineau, presque autant du Cognac. Ce sont des pièces de 400 litres, en chêne français à gros grain. S’y ajoutent des fûts de chêne américain de 350 litres, à chauffe moyenne renforcée. Le chai fait le reste. Semi-enterré, donc humide, il pousse le bois à céder davantage de tanins et d’arômes. Le domaine parle de construction de la complexité. Un whisky qui n’a jamais quitté les Charentes devrait finir par en prendre l’accent.
Single Malt ou Rye and Barley, deux expressions
Deux bouteilles, deux tempéraments. Le Single Malt, 100 % orge maltée, joue la carte du repère familier. La maison le présente comme élégant et classique, avec la vanille et le bois en avant sur sa fiche de dégustation. C’est celui que vous servez à l’ami qui aime savoir où il met les pieds.


Le Rye and Barley assemble pour sa part 51 % de seigle malté et 49 % d’orge maltée. Ce whisky de seigle et d’orge annonce plus de caractère, l’épice et le miel en tête. Il se destine aussi bien à la dégustation pure qu’au cocktail. La maison le pousse vers les grands classiques, Old Fashioned et Manhattan. Le seigle a ce tempérament poivré qui tient tête au vermouth et au sucre, et c’est exactement ce qu’un Manhattan réclame.
Prix et disponibilité
Les whiskies Équinoxe sont disponibles à partir de 25 euros, sur le site de la marque et chez les revendeurs partenaires.
- Équinoxe Single Malt, 40 % vol, 70 cl : 25 euros
- Équinoxe Rye and Barley, 41,3 % vol, 70 cl : 28 euros
Source : Océalia
Photo : Théo Schuman