Au restaurant, la crêpe Suzette se savoure en spectacle, quand la flamme monte à votre table et que toute la salle se retourne. La Suzette Chocolate veut vous restituer ce plaisir sans le grand apparat de la restauration et avec une bonne dose de chocolat, bien sûr.
Vous connaissez la crêpe Suzette telle que les restaurants la servent : flambée en salle, nappée d’un beurre à l’orange, puis relevée d’un trait de Grand Marnier qui s’enflamme avant d’arriver à votre table. Or ce dessert de grande table, The French Bastards l’ont fait tenir dans une tablette de chocolat. Sous la coque de chocolat au lait se cache un mille-crêpes infusé au Cordon Rouge, que vous casserez en carrés comme n’importe quelle tablette, sans qu’une flamme ni une assiette ne soient plus nécessaires. Et avant d’être vendue, cette Suzette Chocolate sera offerte, le temps d’un week-end, rue Saint-Denis.
L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.
Sommaire
Suzette Chocolate : la crêpe flambée d’Escoffier passe en tablette fourrée chez The French Bastards
La recette d’Escoffier, sans flamme ni Grand Marnier
L’histoire habituellement racontée sur la crêpe Suzette met en scène une flamme accidentelle et un prince. La recette d’origine n’a ni l’une ni l’autre. Auguste Escoffier, alors chef du Savoy de Londres, la publie dans son Guide culinaire en 1903. Ses crêpes sont parfumées à la mandarine et au curaçao, et il ne les flambe pas. Le service au guéridon, devant le client, viendra plus tard. Quant au prince de Galles, il sort des mémoires d’Henri Charpentier, un cuisinier niçois qui s’attribue l’invention. Charpentier y raconte un accident de flamme devant le futur Édouard VII, à Monte-Carlo, en 1895. Il avait quinze ans cette année-là, et des restaurants parisiens servaient déjà la Suzette au début des années 1890.
Le Grand Marnier, lui, naît en 1880, quand Louis-Alexandre Marnier Lapostolle marie le cognac à l’orange amère. La liqueur s’impose ensuite dans la recette servie en salle. Au point que la maison, qui fêtera ses deux cents ans l’an prochain, présente aujourd’hui la Suzette comme indissociable de son Cordon Rouge. C’est à cette version-là, celle que vous avez vue flamber, que la tablette rend hommage.
Neuf carrés de chocolat au lait autour d’un mille-crêpes au Cordon Rouge
De l’extérieur, rien ne la distingue d’une tablette de chocolat au lait. Elle en a les neuf carrés moulés, la feuille d’aluminium et le papier blanc. Cassez-la, et les couches apparaissent. Les boulangers-pâtissiers de The French Bastards y ont logé un mille-crêpes infusé au Grand Marnier Cordon Rouge, autrement dit des crêpes fines empilées. Une ganache au chocolat noir complète le fourrage. Selon la maison, le cognac et l’orange amère de la liqueur s’équilibrent avec le chocolat noir de la ganache. La coque au lait, elle, est promise croquante. Ce qui survit de la Suzette, c’est donc son parfum. Ce que la tablette lui ajoute, c’est le chocolat, sous deux formes.


Une tablette de chocolat au lait en apparence, un mille-crêpes une fois cassée.
Sous les noms des deux maisons, le papier d’emballage montre une pile de crêpes nappée de chocolat. Une demi-orange et la bouteille au ruban rouge l’accompagnent. The French Bastards se présentent comme une « maison née hier », quand Grand Marnier approche du bicentenaire. Les deux se partagent pourtant le même papier. Un carré au bureau ou la tablette entière au goûter, à vous de trancher.

Les opérations découverte, où la maison offre un produit le temps d’un week-end, ne sont pas neuves pour The French Bastards. En janvier, la boutique du 181 rue Saint-Denis offrait déjà sa brioche à la crème de marron imaginée avec MERIT. Cette fois, c’est la Suzette Chocolate qui sera offerte, puis vendue les jours suivants dans la même boutique.
La crêpe Suzette se boit en cocktail chez De Vie, avant une bûche en décembre
La même semaine, à deux pas de la boulangerie, la Suzette passe du solide au liquide. De Vie, bar-restaurant du quartier Montorgueil ouvert en 2025, met à sa carte une version cocktail de la crêpe Suzette. Elle repose sur ce Grand Marnier que les barmen versent déjà dans la Grand Margarita. L’adresse ne manque pas de références. Elle a reçu le prix du bar durable Ketel One aux Europe’s 50 Best Bars 2026. Elle figure aussi dans le top 10 des French Bar Awards 2026, le classement des meilleurs bars de France. Sa carte ne travaille que des producteurs français indépendants. Quant à ses cocktails, ils se passent de glaçons, remplacés par un système de refroidissement maison.

Et pour décembre, les deux maisons annoncent déjà la Bûche Suzette Chocolate, un dessert glacé pour six personnes en trompe-l’œil de tablette XXL, en vente dans certaines boutiques de Paris, Lille et Bordeaux.
Prix et disponibilité
La Suzette Chocolate est offerte les 17 et 18 octobre 2026, dès 8 h 30, au 181 rue Saint-Denis, Paris 2e. Une seule par personne, en quantité limitée.
- Suzette Chocolate : 6,20 € l’unité, du 19 au 23 octobre
- Boutique The French Bastards, 181 rue Saint-Denis, Paris 2e, ouverte de 8 h 30 à 20 h
- Cocktail Grand Marnier x De Vie : à la carte du 19 au 25 octobre
- De Vie, 22-24 rue Saint-Sauveur, Paris 2e, de 18 h à 1 h
Source : grandmarnier.com
Photo : DR