Fairphone a longtemps parlé aux convaincus, prêts à accepter un smartphone moins séduisant au nom d’un achat plus responsable. Six mois d’usage quotidien avec le Fairphone 6 changent mon regard sur ce smartphone pour bobo écolo : il semble enfin s’imposer comme un vrai téléphone du quotidien.
- Engagement éthique fidèlement maintenu.
- Esthétique modernisée et assemblage d'excellente facture.
- Rendu visuel de la dalle particulièrement soigné.
- Un bien meilleur rapport qualité-prix qu'auparavant
- Performances photographiques diurnes en nette progression.
- Chauffe matérielle parfaitement domptée
- Support logiciel garanti pour huit années.
- Tarif globalement honnête au vu des promesses.
- Capacités limitées pour les jeux vidéo exigeants.
- Puissance lumineuse un peu juste.
- Résistance aux liquides restreinte à la certification IP55.
- Rendu photographique nocturne en net retrait.
Je manipule le Fairphone 6 au quotidien depuis maintenant un semestre complet. Or pour beaucoup, c’est à peu prêt la durée de vie utile d’un téléphone de cette famille. Cette sixième itération veut signer la renaissance d’un concept atypique au sein de la téléphonie mobile. Son objectif consiste toujours à commercialiser l’appareil le plus vertueux possible.
Cette ambition repose sur l’exploitation de matières premières issues de filières écoresponsables et un haut taux de réparabilité. Par le passé, ces intentions louables se heurtaient à une triste réalité matérielle. En effet, leurs lignes vieillissantes et leurs capacités étriquées constituaient de véritables repoussoirs. Dès lors, une question s’impose après ces mois de test. Le Fairphone 6 a-t-il enfin la formule gagnante pour conquérir les foules et sortir de sa niche militante ?
| Type produit | Smartphone |
|---|---|
| Dimensions | 73.3 mm × 156.5 mm × 9.6 mm |
| Poids | 191.4 g |
| Coloris | Blanc |
| Indice de protection | IP 55 |
| Taille d’écran | 6,31 pouces |
|---|---|
| Technologie d’écran | Full HD LTPO P-OLED |
| Définition | 1116x2484, 431 ppp |
| Taux de rafraîchissement | 120 Hz |
| Modèle du processeur | Snapdragon 7s Gen 3 |
|---|---|
| GPU | Adreno GPU |
| Mémoire vive (RAM) | 8 Go LPDDR5 |
| Stockage | 256 Go UFS3.1 |
| Extension de stockage | micro-SD jusqu'à 2 To |
| Réseau | 5G |
|---|---|
| Wi-Fi | Wi-Fi 6E |
| Bluetooth | 5.4 LE |
| NFC | Oui |
| GPS | Oui |
| Double SIM | Oui |
| eSIM | Oui |
| Ports USB-C | Oui |
| Capacité de la batterie | 4415 mAh |
|---|---|
| Autonomie | 53h 52min |
| Temps de recharge | 25 minutes |
| Charge filaire | 30 W |
| Caméra principale | 50 MP, capteur 1/1,56 pouce |
|---|---|
| Ultra grand-angle | 13 MP, f2.2, capteur 1/3,06 pouce |
| Caméra frontale | 32 MP |
| Système | Android 15 |
|---|---|
| Biométrie | Lecteur d'empreintes digitales |
| Materiaux | Aluminium, cuivre, acier, indium, magnésium, nickel, plastiques, terres rares, étain, zinc, or, argent, cobalt, tungstène |
|---|---|
| Wi-Fi | Oui |
| Wifi bandes | 2,4Ghz + 5Ghz + 6Ghz |
| Bluetooth | Oui |
| Usb c version | 2.0 |
| Port charge | USB-C |
| Batterie amovible | Oui |
| Compatible android | Oui |
| Mises a jour logicielles | jusqu'en 2033 |
| Prix au lancement | 549 € |
|---|
Comment sont testés les smartphones chez NomadeUrbain.fr ?
Chaque test smartphone repose sur une méthode rigoureuse mêlant mesures de laboratoire et usage intensif en conditions réelles. Nous analysons d’abord le design et la qualité de fabrication (matériaux, résistance, ergonomie), puis l’écran via sonde (luminosité, couleurs, HDR). Les performances sont testées avec Geekbench, 3DMark, PCMark et des jeux comme Genshin Impact, pour juger fluidité et chauffe. L’interface, les fonctions IA et la qualité photo/vidéo sont évaluées en situation réelle. L’autonomie est mesurée par scénarios répétés (vidéo, jeu, usage mixte) et la recharge chronométrée avec le chargeur d’origine. Enfin, plusieurs profils d’utilisateurs — un professionnel mobile, un amateur de jeux, une personne senior et un utilisateur lambda — testent le smartphone au quotidien pour évaluer le confort, la réactivité, l’ergonomie, et détecter d’éventuelles limites non visibles dans les tests bruts.
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Ce test a été réalisé avec un produit prêté par Fairphone.
Sommaire
Design du Fairphone 6 : une esthétique qui s’affirme enfin
Je manipule donc ce Fairphone 6 tous les jours depuis maintenant six mois. Le verdict visuel est sans appel. Le constructeur néerlandais rompt définitivement avec ses habitudes esthétiques passées. L’époque des boîtiers bruts et peu flatteurs est révolue. L’appareil assume aujourd’hui une ligne contemporaine, sobre et particulièrement bien pensée pour le quotidien.

Côté face avant, nous avons un écran de de 6,65 pouces, avec un poinçon central pour loger la caméra. Les bordures d’affichage sont visibles mais pas envahissante, même si nous avons un petit menton un brin plus épais que le reste. Pour autant, cette petite asymétrie ne rompt jamais l’équilibre général du téléphone.

Le fabricant opte pour des tranches plates, les arêtes légèrement arrondies confèrent une douceur immédiate au toucher. Ainsi, en main, le maintien s’avère excellent lors de mes longues sessions d’utilisation.

Le dos plat et mat affiche une belle élégance avec des vis apparentes qui parsèment le capot. Ce détail est une part entière du design de la maison et demeurant une obligation technique pour le démontage. Enfin, une fine pièce gravée du nom de l’entreprise habille discrètement la partie inférieure.

L’organisation du bloc photographique évolue également. Ainsi, les trois modules de faible épaisseur s’émancipent de leur ancien cadre massif pour dessiner un triangle.
La qualité d’assemblage est là malgré l’usage massif du plastique, et la structure ne fléchit jamais sous la pression de mes doigts. En revanche, la certification IP55 impose une certaine prudence. Les éclaboussures accidentelles et la pluie fine ne posent aucun problème, mais ne tentez pas plus. Côté écran, le fabricant confie la protection de la dalle à un robuste revêtement Gorilla Glass 7i. Le constructeur garantit son Fairphone cinq ans, bien au-delà de l’année ou des deux ans habituels.
Smartphone et tournevis

L’ADN du projet néerlandais ne se limite pas à l’écoresponsabilité, la réparabilité pensée pour les novices en fait tout autant parti. L’accès aux entrailles de l’appareil ne demande aucune compétence pointue. Je n’utilise qu’un simple tournevis pour libérer les attaches apparentes. Cet outil indispensable accompagne d’ailleurs chaque composant de rechange commandé sur la boutique. La maison firme fournit systématiquement un guide d’assistance illustré. Ce tutoriel détaille la marche à suivre étape par étape. En pratique, l’opération d’entretien devient véritablement accessible à la grande majorité du public.


La marque étoffe également son écosystème avec une gamme dédiée au style de vie. Le catalogue propose une coque de protection, une bague de maintien, ainsi que deux variantes de dos porte-cartes de visite. L’installation de ces éléments périphériques exige systématiquement de les visser fermement au châssis.

Au final, ce sixième modèle franchit un cap décisif. Le téléphone conserve scrupuleusement ses valeurs fondatrices liées à l’écologie. Pour autant, il gagne les arguments esthétiques nécessaires pour toucher une audience beaucoup plus large.
Prise en main du Fairphone 6 : pensé pour toutes les mains
Le gabarit de ce mobile s’établit à 156,5 x 73,3 x 9,6 mm et la balance indique 202 g. L’objet ne fatigue pas le poignet et s’adapte sans peine aux plus petites mains. L’emplacement des boutons bénéficie du même soin. Le bouton d’alimentation, sur la tranche droite, tombe naturellement sous les doigts. Le réglage du volume se gère aisément sur le flanc gauche. Dès lors, il saura se faire dompter par les droitiers, gauchers et ambidextres sans difficultés.

Posé à plat sur un bureau, le châssis bascule inévitablement lors d’une interaction avec le haut de l’interface. À l’inverse, la frappe d’un texte sur la moitié basse de l’affichage préserve une stabilité totale. Notez que si la texture mate du dos bloque efficacement les traces de doigts classiques. Comme testé durant une friterie, il y’a tout de même quelques limites…
L’écran du Fairphone 6 : une dalle OLED fidèle mais qui manque de punch lumineux
Fairphone passe à une dalle OLED LTPO de 6,31 pouces, avec une définition de 2 484 x 1 116 pixels. En pratique, la finesse visuelle se révèle excellente grâce à une densité établie à 431 ppp. L’appareil bénéficie en plus d’une fluidité irréprochable au quotidien grâce à son taux de rafraîchissement adaptatif. Qui oscille automatiquement entre 10 et 120 Hz selon mes interactions.


Les couleurs reproduites demeurent extrêmement fidèles à la réalité, avec un espace colorimétrique généreux. Dès lors, ce terminal s’impose comme un excellent support multimédia.

En revanche, une limite technique frustrante apparaît systématiquement lors de mes déplacements. La luminance trop faible pour profiter de son mobile en plein soleil et de ses contenus HDR même dans la pénombre. Le rendu HDR manque cruellement d’éclat, même lorsque je regarde une série dans le noir complet.
Logiciel du Fairphone 6 : une interface qui va à l’essentiel et ménage nos tensions numériques
Côté système d’exploitation, nous avons Android 15 associé à une interface graphique particulièrement légère. Dès lors, la navigation procure une sensation extrêmement proche d’une expérience Android Stock et la fluidité ne faiblit jamais au fil des mois.



La personnalisation visuelle s’annonce minimaliste. Je dois me contenter de pouvoir changer mon fond d’écran et de basculer entre les thèmes clair et sombre. L’appareil ne cherche absolument pas à concurrencer la richesse des environnements ColorOS ou One UI. Concernant l’intelligence artificielle, le menu ne propose aucune fioriture maison. L’assistant Gemini constitue la seule incursion de cette technologie dans mon usage quotidien.




La commande physique jaune à droite du produit attire immédiatement l’œil sur la tranche. Ce bouton exclusif lance l’espace Fairphone Moments. Le constructeur a conçu cet outil pour assainir le rapport de l’utilisateur au numérique. Concrètement, je sélectionne un maximum de cinq applications prioritaires. Le système coupe instantanément toutes les autres notifications en arrière-plan. Cette coupure drastique m’aide à retrouver ma concentration ou à respirer sereinement.


L’interface de gestion de ce mode se montre claire et précise. Je crée facilement divers profils adaptés à mes journées. Le catalogue inclut des réglages spécifiques pour le travail, la famille ou la détente. Une excellente alternative existe pour les profils réfractaires à cette fonction de bien-être. Le menu permet de reconfigurer totalement le déclencheur physique. J’ai pu le transformer en raccourci pour allumer la lampe torche. Les autres options incluent l’activation du mode d’économie d’énergie ou le passage instantané en mode avion.


Au final, la marque frappe un grand coup avec son suivi logiciel à très long terme. L’entreprise garantit huit années complètes de mises à jour majeures et de correctifs de sécurité. Cet engagement colossal sécurise mon investissement jusqu’en 2033.
Fonctions réseau et communication du Fairphone 6 : une connectivité généreuse, mais sans Wi-Fi 7
Côté équipement cellulaire, j’ai à disposition un port de carte nano SIM, et le support de l’eSIM est une belle nouveauté chez Fairphone. L’appareil exploite conjointement les technologies GPS, Beidou, Galileo et GLONASS. Je n’ai jamais subi le moindre décrochage de signal lors de mes sessions de guidage pédestre durant ce semestre.

Dans cette gamme de prix, la puce NFC répond logiquement présente pour valider mes achats sans contact. Le couplage avec mes accessoires audio s’appuie sur la norme Bluetooth 5.4. En revanche, le constructeur fait l’impasse sur le Wi-Fi 7. Le mobile se limite au protocole Wi-Fi 6E. Ce débit reste honorable et largement suffisant aujourd’hui pour télécharger de lourds fichiers. Pour autant, cette décision matérielle déçoit quelque peu. La marque garantit pourtant son smartphone pour une durée totale de cinq ans. L’intégration de la toute dernière norme internet aurait véritablement sécurisé l’appareil pour les futures années.
Audio et qualité d’appel du Fairphone 6 : une restitution sonore honnête
Côté son, l’entreprise néerlandaise soigne tout particulièrement le traitement des aigus et des médiums. Les hautes fréquences affichent d’ailleurs une clarté très appréciable à un volume modéré. En revanche, la qualité chute en poussant le curseur à son maximum. La restitution devient instantanément beaucoup plus brouillonne.

Dans cette gamme de prix, les fréquences moyennes conservent heureusement une excellente définition. Le système s’appuie exclusivement sur les bas médiums pour simuler des basses. Ce terminal délivre un résultat honorable au quotidien pour regarder une courte vidéo ou lancer un appel en mains libres.
Performances du Fairphone 6 : enfin un smartphone écolo et puissant
Par rapport au Fairphone 5 et son modeste processeur Qualcomm QCM6490, ici la différence saute aux yeux. Le constructeur corrige brillamment le tir avec ce Fairphone 6 et son processeur Snapdragon 7s Gen 3. Le fabricant associe ce moteur à un GPU Adreno 710 et 8 Go de mémoire RAM LPDDR5. Le stockage interne s’élève à 256 Go au format UFS 3.1. L’espace reste extensible jusqu’à 2 To via une carte microSD. Sans être une fiche technique haut de gamme, cette fois-ci elle permet d’imaginer utiliser ce Fairphone plusieurs années sans avoir l’impression d’avoir un produit vieillot après 6 mois.



Benchmarks
En pratique, les résultats compilés sur AnTuTu, 3DMark et Geekbench 6 confirment cette évolution matérielle. Le terminal se positionne dans la bonne moyenne de son segment tarifaire. Je navigue sous Android 15 avec une fluidité presque parfaite et les ralentissements se font extrêmement rares lors des tâches courantes.
Performances gaming :
Côté jeux, le comportement du mobile se révèle particulièrement honorable. Dans Fortnite, le réglage graphique Épique dépasse difficilement les 45 à 50 fps. L’activation du mode Élevé permet d’atteindre le cap des 60 fps.



Benchmarks Gaming
Pour autant, le rythme retombe entre 45 et 60 fps en présence de nombreux ennemis. Il faut préférer le mode Moyen pour stabiliser le framerate à 60 fps de bout en bout. Je dresse le même constat lors de mes sessions sur Genshin Impact. Dans Call of Duty Mobile, l’option 120 fps en qualité moyenne tient largement ses promesses.


Sur le terrain, l’optimisation logicielle démontre son efficacité. La chauffe reste contenue, même lors d’une sollicitation extrême prolongée. La stabilité demeure excellente. L’appareil maintient ses performances à 88 % de la puissance maximale.

À titre de comparaison, le concurrent direct Nothing Phone (3a) Pro chute à 82 %. L’impact sur la fluidité d’affichage reste négligeable, y compris après une heure de jeu ininterrompue. La mesure atteint 43 °C sur la zone la plus ardente du dos. La texture mate du plastique aide à dissiper l’énergie thermique. Toutefois, après une longue session ludique, l’accumulation de chaleur pourra toutefois gêner les mains les plus sensibles.
La photo du Fairphone 6 : un trio modernisé qui progresse de jour et tient la nuit
L’esthétique et la puissance brute ne constituent pas les seules véritables évolutions de cet appareil. Je constate que la capture d’image profite également d’une mise à jour majeure avec maintenant :
- Un capteur grand-angle 50 Mpx avec une ouverture de f/1,88 ;
- Un capteur ultra grand-angle 13 Mpx avec une ouverture à f/2,2 ;
- Et enfin, un capteur dédié à la profondeur de champ.

Sur le papier, cette fiche technique a tout pour effacer les déceptions photographiques des anciennes générations. La réussite de ce pari dépend toutefois d’une condition majeure. Savoir si l’entreprise néerlandaise a vraiment amélioré ses algorithmes de traitement photographique.
Photos de jour :
Capteur principal :
Côté grand-angle, le résultat se montre redoutablement efficace sous une bonne lumière. Les clichés capturés en journée dévoilent un excellent piqué. Avec un niveau de détail qui me satisfait pleinement lors de mes balades urbaines. Bon point, le logiciel s’abstient de tout traitement artificiel abusif. Ainsi, les micro-détails ressortent parfaitement pour donner un volume réaliste aux différentes textures photographiées.

















En revanche, la netteté chute légèrement en périphérie de l’image, sans que cela ne soit trop présent. La gestion des contrastes et la luminosité se révèlent assez fine. Je constate tout de même une légère tendance à la surexposition face à un ciel très ensoleillé. La colorimétrie conserve une base naturelle et si la précision chromatique vacille parfois, l’ensemble offre une belle cohérence visuelle.
Capteur ultra grand-angle
En pratique, l’objectif secondaire de 13 Mpx fournit une prestation simplement honorable. Le centre de la composition conserve un niveau de précision correct. À l’inverse, la netteté chute en périphérie de façon assez brutale.


Cette dérive apparaît immédiatement à l’œil nu. L’algorithme ne traite absolument pas mieux les micro-détails et les textures perdent en précision. Les photos restent pourtant dans la petite moyenne, mais à ce niveau de prix nous espérions mieux.







La gestion dynamique manque clairement de subtilité et les zones plongées dans l’ombre souffrent particulièrement de cette faiblesse. La colorimétrie préserve un caractère naturel. Je repère tout de même une légère dérive vers des tons un peu plus clairs par rapport au module principal.
Les différents niveaux de zoom :
L’appareil fait l’impasse sur un véritable téléobjectif optique. Je m’en remets donc exclusivement à un recadrage algorithmique. À cet exercice, le grossissement numérique x2 livre une prestation étonnamment solide. La dégradation visuelle demeure minime et la majorité des éléments de la scène conserve une belle intégrité, y compris les textures complexes. L’unique bémol réside dans une perte de définition évidente en s’éloignant du centre.


Le test confirme une légère saturation des couleurs lors de ce grossissement. Les contrastes perdent également en subtilité. Pour autant, ces photos conservent une qualité très satisfaisante pour un usage courant. Elles restent parfaitement exploitables en x2 sous un ciel radieux ou capricieux.


Les limites techniques éclatent au grand jour avec le facteur 6x. Les éléments les plus fins paient le prix fort et le traitement logiciel applique systématiquement un lissage agressif sur les surfaces. Ce qui retire du relief et du naturel aux clichés. Éviter le zoom 6x hors plein soleil devient une règle d’or. Il faut réserver ce mode à des cibles visuellement très basiques.


Les grossissements extrêmes en x10 et x20 s’avèrent totalement inutiles. Ces options exacerbent tous les défauts précédemment identifiés.


L’équilibre chromatique explose pour livrer une colorimétrie bien trop claire. Un déséquilibre accentue dramatiquement les lacunes de l’image.
Photo de nuit
Capteur grand-angle :
À la nuit tombée, le capteur principal assure l’essentiel sans faire d’étincelles. Dans cette gamme de prix, la prestation s’inscrit dans la bonne moyenne du marché. Les teintes demeurent fidèles à la réalité. Pour autant, le traitement des contrastes perd nettement en subtilité dans l’obscurité.









Dès lors, les zones les plus sombres sacrifient de nombreuses informations visuelles. Le bruit numérique s’installe inévitablement dans la composition, mais ce fourmillement reste heureusement discret. La précision tient la route sous un environnement lumineux urbain adéquat. La qualité s’effondre rapidement face à une lumière ambiante trop faible.
Ultra grand-angle :
La nuit venue, cet équipement peine grandement à séduire. Le piqué s’avère particulièrement faible. Un lissage logiciel excessif écrase la moindre subtilité du décor et les micro-détails disparaissent presque totalement de la scène. La maîtrise du bruit numérique constitue l’unique véritable satisfaction. Cette retenue algorithmique ne compense malheureusement pas l’absence de finesse globale.








Au-delà de cette clarté en retrait, la colorimétrie manque cruellement de constance. La température des teintes varie fortement selon l’intensité de l’éclairage ambiant. La scène vire irrémédiablement vers l’orange sous une faible source lumineuse. Une lumière puissante restaure des couleurs plus proches de la réalité. Reste que les clichés conservent un aspect désespérément terne dans toutes les conditions nocturnes. La gestion hasardeuse des contrastes n’arrange en rien ce triste bilan.
Les différents niveaux de zoom :
Dans l’obscurité, l’option 2x souffre énormément. La précision s’effondre dans la pénombre et les recoins sombres. Correct quand l’éclairage urbain est fort, le rendu devient vite brouillon ailleurs.


Le bruit numérique s’installe à la moindre occasion. Les couleurs conservent une certaine fidélité malgré des contrastes assez bruts et peu travaillés.


Pousser l’objectif jusqu’à 6x la nuit marque la frontière absolue de l’acceptable. Passé ce cap critique, les parasites visuels et le lissage transforment l’image en bouillie numérique inexploitable.


Le zoom x10 peut encore s’en sortir dans d’excellentes condition de lumière et même là cela reste assez aléatoires.


Comme vous pouvez le constater, le zoom x20 est plus que déconseillés.
Le constructeur propose un mode Super Nuit, un mode de capture photo qui capte davantage de lumière pour sauver les meubles. En pratique, l’exposition gagne en puissance et les contrastes s’affinent considérablement. Ce traitement réduit son agressivité pour laisser respirer les détails. Dès lors, le cliché retrouve un réalisme inespéré. À l’inverse, l’appareil réclame un temps de pose nettement plus long. Préférer le mode Super Nuit pour immortaliser un décor figé, car il reste inefficace face à des personnes en action.
Mode Portrait et Selfie
Portraits :
Le rendu général me convainc, même s’il conserve une marge de progression. Le lissage algorithmique manque encore de subtilité sur certains éléments complexes. Le système efface allègrement les micro-détails indispensables au réalisme. Il gomme méthodiquement les poils de ma barbe, le grain de ma peau ou les fibres de ma chemise en lin.


Le traitement colorimétrique s’avère correct. La carnation affiche une teinte légèrement trop pâle, sans pour autant choquer le regard. Le détourage du sujet s’opère avec efficacité, mais le mobile a trébuché face aux cheveux ébouriffés de ma fille. La gestion lumineuse accomplit sa mission de base, mais l’appareil peine toutefois à dompter les zones soumises à une forte clarté. L’image flirte souvent avec la surexposition, il faut intégrer cette limite avant d’appuyer sur le déclencheur.
Face caméra, l’objectif de 32 Mpx démontre un vrai potentiel sous un ciel clément. Il faut néanmoins dompter sa gestion chaotique des hautes lumières. Les parties soumises à un fort éclairage frôlent systématiquement la surexposition. Une ambiance lumineuse tamisée gomme instantanément ces débordements. Le teint de la peau retrouve des nuances réalistes, malgré une pointe d’imprécision persistante.


La découpe du sujet opère avec une belle rigueur. Le flou d’arrière-plan profite d’une maîtrise identique. En revanche, l’algorithme applique une nouvelle fois un lissage destructeur, ce qui fait beaucoup de mal au rendu des micro-détails. Les poils de ma barbe deviennent flous et ma chemise en lin perd sa texture originelle.
Autonomie et charge du Fairphone 6 : il tient la journée si vous restez sobre
Avec sa batterie de 4415 mAh, le Fairphone 6 n’entre pas dans la catégorie mastodonte. Pourtant, il tient bon. Ainsi, en usage modéré, il assure une journée complète. Un peu plus si vous limitez streaming, jeux vidéo et notifications. Sur nos tests, l’autonomie varie de 13 h 25 à 18 h, selon les usages. En lecture vidéo, avec Wonder Woman 84 en streaming, volume à 50 % et luminosité à 250 nits, la batterie perd 17 % en 2 h 30, ce qui est au-dessus de la moyenne. En jeu, l’endurance chute encore plus vite.

La charge rapide permet de récupérer 9 % en 5 min, 24 % en 15 min, 45 % en 30 min. La jauge atteint 97 % en 1 h 10. Il faut jusqu’à 10 minutes de plus pour atteindre 100 %. Dommage, ici Fairphone fait encore l’impasse sur la charge sans fil.
Conclusion, prix et disponibilité du Fairphone 6 :
Le Fairphone 6 est disponible en blanc, noir et vert au prix de 549 euros sur le site du constructeur et les revendeurs partenaires.
Fairphone 6à partir de 479,00 £GB chez Laptops Direct (BID)
