Il est rare qu’un constructeur bouscule plusieurs fois autant de marchés différents. De l’aspiration à la ventilation, la purification d’air, les soins des cheveux, Dyson a réussi à chaque fois à s’imposer avec des produits différents, design et chers. Avec le Dyson PencilVac Fluffycones, l’entreprise du lord le plus technologique du Royaume-Uni se lance dans l’ultra-finesse.
Si certains y verront un sabre laser, d’autres un objet d’un équilibre stylistique et aux dimensions maîtrisées au-delà de ce que nous aurions pu imaginer. Ce design a imposé des évolutions technologiques certaines, même si la brosse d’aspiration principale FluffyCibes est déjà connue. Le constructeur a dû être astucieux pour faire tenir batterie, moteur d’aspiration, connexion Bluetooth et bac à poussière dans un manche de 38 mm de diamètre et 1,16 m de haut !
Sommaire
Résumé du test
Pour
- Design
- Design futuriste ultra-fin et poids plume
- Maniabilité et glisse exceptionnelles.
- Aspiration redoutable sur les sols durs.
- Brosse à lasers détecteurs de poussière.
- Indication de l’autonomie précise à la seconde près.
Contre
- Inefficace sur les tapis à poils longs et moquettes épaisses.
- Réservoir à poussière minuscule (0,08 L).
- Autonomie trop juste en puissance maximale (moins de 10 min).
- Entretien du bac et des filtres fastidieux.
- Prix élevé pour un aspirateur d’appoint.
Comment sont testés les aspirateurs robots sur NomadeUrbain.fr ?
Chaque aspirateur robot vit au minimum deux semaines à la maison, dans un appartement de 65 m² occupé par un couple, un enfant et des animaux. Certains modèles passent ensuite dans d’autres logements, grande surface ou maison à étages.
Nous déposons au sol des matières standardisées : farine, riz, lentilles, poussière, litière pour chat, maïzena ou chapelure. Les photos avant et après montrent ce que le robot a vraiment ramassé. Le parcours d’obstacles ne fait aucun cadeau : câbles, chaussettes, figurines Lego, petite voiture Hot Wheels et véritable déjection animale. Sans oublier sa capacité à se déplacer avec aisance dans l’espace et sa cartographie.
Nous mesurons ensuite le bruit au sonomètre à trois distances. Nous chronométrons l’autonomie sur un nettoyage complet du logement. Et nous vérifions ce que la station fait toute seule, comme ce qu’elle vous laisse encore à faire.
Découvrir notre protocole de test des aspirateurs robots
Ce test a été réalisé avec un produit prêté par Dyson.
Design du Dyson PencilVac Fluffycones : de l’aspirateur à l’œuvre d’art
Tout amateur de pop-culture, et même sans être fan de Star Wars, ne peut s’empêcher de penser à un sabre laser en voyant pour la première fois le PencilVac. Surtout quand la brosse qui termine le manche s’illumine d’un vert presque spectral ! Un véritable kiffe et le petit effet de contentement en le manipulant reste là encore des semaines après l’avoir utilisé pour la première fois.


De plus, le packaging est vraiment impeccable et nous avons autant de plaisir à le déballer que nous le ferions avec un iPhone.

Mais parlons aux autres aussi, et il faut simplement reconnaître qu’ici Dyson donne une leçon de design. Le manche qui intègre moteur, bac à poussière, filtre et moteur ne fait que 38 mm de diamètre pour 1,16 m de longueur !


Le tout dans une superbe robe en plastique noir légèrement mat et au toucher très agréable. Les lignes sont équilibrées et si chaque pièce importante est immédiatement identifiable, cela se fait dans une harmonie assez rare. De plus, Dyson est très sobre au niveau des couleurs, évitant le côté parfois trop futuriste de certains autres modèles.

Nous avons donc le manche qui intègre le bloc moteur et le bac à poussière. À cela s’ajoute la batterie qui vient compléter le manche, puis la brosse d’aspiration et l’embout à sucer. L’ensemble s’assemble en quelques secondes et se révèle immédiatement exploitable.
Sur le haut du manche, nous avons deux boutons (mise en marche et mode) et un petit écran LCD couleur. Si ce n’est ce socle, voir ci-dessous, nous sommes impressionnés par le niveau de la qualité de fabrication, avec un assemblage des pièces impeccable pour un ensemble qui respire la robustesse.
Technologies embarquées du Dyson PencilVac Fluffycones : une techno compactée
Mais comment Dyson a-t-il réussi à placer un moteur d’aspiration dans un manche de seulement 38 mm de diamètre ? Pourtant, le constructeur anglais a réussi à placer un moteur Hyperdymium qui effectue 140 000 tours par minute.

Il est entouré d’un nouveau châssis qui dissipe mieux la chaleur, ce qui est très important ici au vu du nombre de rotations. Performances qui en font le moteur le plus rapide de la marque.

Nous avons aussi la tête d’aspiration que nous avons déjà détaillée. Une prouesse qui est très douée pour attraper les poussières fines, les résidus et les poils et cheveux. Mais ce qui vous marquera en premier, c’est sa glisse.
Les accessoires livrés avec le Dyson PencilVac Fluffycones : le strict nécessaire pour l’aspiration quotidienne

Le PencilVac est livré avec deux embouts différents. En premier lieu la brosse FluffyCibes. Ce ne sont donc pas moins de 4 brosses en forme de cône et dessinées pour être anti-enchevêtrement, tout en attrapant un maximum de résidus au sol.


Elles sont en fibre synthétique et, comme nous allons le voir plus bas, très faciles à entretenir. La conception étant totalement parallèle, il n’y a pas vraiment de devant et d’arrière à cette brosse comme nous le constaterons à l’usage.


Cela explique la présence de deux lasers verts de chaque côté pour mieux voir les poussières et résidus au sol. Avantage supplémentaire, en un passage il est possible de voir avec le second laser l’efficacité de l’aspiration et si un second passage est nécessaire. Notez la présence sur la face inférieure de quatre petites roulettes au total.

Le PencilVac est livré avec un socle au sol d’un diamètre de 20 cm. Il permet de ranger l’aspirateur, ainsi que l’embout non utilisé, avec un espace dédié à l’arrière. Simple, efficace et très joliment dessiné. Toutefois, nous sommes un peu restés sur notre faim comparé au reste du produit. Ici, nous avons un socle simple à l’esthétique dans le prolongement du PencilVac.
Toutefois, il fait un peu toc avec un plastique de qualité moyenne. L’objet est très léger, mais soyons honnêtes, suffisamment pour retirer l’aspirateur sans avoir à poser son pied dessus. La connectique d’alimentation à l’arrière n’est pas très bien camouflée, mais le système de gestion du câble sous la base permet d’éviter les fils qui traînent en longueur.
Ergonomie du Dyson PencilVac Fluffycones : de l’art du balai
Dire que le PencilVac nous a déconcertés serait un euphémisme. Nous étions un peu méfiants sur la partie ergonomie avec l’absence de poignée par exemple, et nous étions curieux du comportement des 1,18 kg de la bête. Premier bon point, il passe sous beaucoup de meuble, et totalement en dessous, si la hauteur disponible est supérieure à 5 cm.

Ensuite, si vous aimez passer l’aspirateur en écoutant de la musique, faites attention, vous risquez de le faire encore plus souvent. Car en effet, comment ne pas être emporté par la fluidité et la souplesse des mouvements qu’autorise ce produit. Les 4 petites roulettes, associées aux brosses coniques, offrent un mouvement rapide, fluide. Nous devons apprendre à maîtriser notre force, car avec la légèreté de l’appareil, la moindre poussée suffit. Nous virevoltons entre les pieds de meubles, passons d’une main à l’autre au rythme de la musique, ou non d’ailleurs, car ce geste vient naturellement. Surtout que la prise en main du manche se révèle aussi naturelle que fluide et cela marche aussi avec les mains d’enfants !

Et nous assumons parfaitement le délire au point d’accompagner l’aspiration de pas de danse, mais toujours moins souples que ce que propose le PencilVac. Attention, si votre ado vous surprend, son regard sera une sentence implacable, et les plus jeunes enfants voudront certainement jouer, pardon aspirer, avec vous. Après avoir fait de l’aspiration un sujet masculin à coups de gros moteurs, voici que Dyson combine fluidité, fun d’une voiture de compétition, dans un aspirateur et vous au manche.
Deux boutons et un écran :

Sur le haut du manche, nous avons deux boutons. Le premier met en marche l’aspirateur et une seconde pression lance l’aspiration. Le second permet de changer de mode d’aspiration à choisir entre Eco, Normal et Boost. En restant appuyé en continu sur ce second bouton, nous activons la puissance maximale tant que la pression est active. Une astuce pratique pour s’adapter en temps réel au niveau de saleté du sol.




Ensuite, il permet de naviguer dans le menu des paramètres qui s’affiche sur le petit écran LCD couleur. Nous pouvons d’ici rendre appairable en Bluetooth l’aspirateur, changer la langue… L’écran LCD indique à l’usage le niveau de batterie, qu’il exprime en pourcentage au démarrage et en temps d’usage restant lorsque nous l’utilisons. Juste en dessous de ce chiffre s’affiche le niveau de puissance. L’ensemble est efficient et offre une très bonne lisibilité.
L’application du Dyson PencilVac Fluffycones : sympa et totalement dispensable
En passant par l’application Dyson, nous pouvons sans difficulté aucune appairer un smartphone au PencilVac.




Cela nous donne accès à des informations sur les derniers usages, comme le temps d’aspiration. Vous avez aussi accès à toute une série de tutoriels vidéo sur l’usage et l’entretien.


Même si cela est cool, au quotidien l’intérêt est très limité pour être sincère. Si encore, comme les purificateurs d’air, nous avions des informations sur les résidus récoltés, cela nous rendrait au moins curieux. Ici, nous lançons l’appli une fois, quand des potes passent, et plus que rarement ensuite.
Entretien du Dyson PencilVac Fluffycones : il faut être assidus
Pour la première fois, nous n’avons pas droit au collecteur à technologie cyclonique de la marque. Même en étant très astucieux, il est très difficile de le caler dans un manche de 38 mm de diamètre.



Dyson a donc opté pour un bac à poussière complété par un filtre en deux parties : un HEPA pour les particules les plus fines et un second sous la forme de grille pour les résidus plus gros. Ce système est astucieux mais peut aussi poser question. En effet, le bac à poussière est très petit, 0,8 l seulement. Certes, le système est pensé pour compacter la poussière, mais cela reste petit. Suffisant pour un studio ou un deux deux à trois pièces, pas pour au-delà.

Une fois un cycle d’aspiration terminé, vous devez donc détacher la brosse, puis placer l’aspirateur au-dessus d’une poubelle et ouvrir le bac en appuyant sur le bouton mécanique rouge en bas du manche.



Viennent les filtres et là il faut retirer totalement le tube en plastique du bac à poussière. Ensuite, séparer la grille du filtre HEPA. Cela se fait très facilement et permet ensuite de les vider chacun. Il faudra régulièrement les laver à l’eau, tout comme le tube, et impérativement les laisser totalement sécher. Dyson conseille 24 h, ce qui est très large.



Nous aimons ce système car il est techniquement une solution qui nous semble optimale pour la partie filtration. Toutefois, avec un bac de seulement 0,08 l, si vous avez un grand appartement, alors il faudra renouveler l’opération plusieurs fois par cycle, ce qui peut devenir fastidieux même si l’opération est simple. À moins d’avoir aspiré de grosses quantités de particules fines, comme de la farine, nettoyer l’intégralité du bac à poussière n’est pas nécessaire. Il faudra toutefois le faire régulièrement.
Une brosse presque magique :
En ce qui concerne la brosse d’aspiration, retirer les brosses demande un coup de main qui vient très vite. Ensuite, lavez-les à l’eau après avoir retiré les fils et cheveux restants. Rassurez-vous, ces derniers sont très rares car la majorité sera aspirée par le PencilVac. Au quotidien, il ne reste presque rien sur la brosse de la quantité folle de cheveux laissé au sol par certains membres du foyer du testeur.



Notez au centre de la brosse une trappe qui se retire facilement. Elle sert à éviter que de gros résidus ne viennent boucher le conduit menant au bac à poussière et à y accéder facilement si besoin. Globalement, ce n’est pas l’aspirateur le plus simple à entretenir. Toutefois, cela est bien pensé mais nécessitera de se salir un peu les mains.
A l’usage du Dyson PencilVac Fluffycones : Un champion des sols dur mais …
Nous étions curieux de mesurer le niveau des performances d’aspiration du PencilVac. Nous avons commencé sur des sols durs et lui avons fait affronter des lignes de poussières, de chapelure, de fécule de pomme de terre et enfin de litière pour chat.

Premier passage en mode Eco et là, surprise, en un passage la totalité des poussières et de la chapelure est aspirée. Pour les autres résidus, il reste quelques grains qui sont aspirés en réalisant le mouvement retour.


Le résultat est déjà impressionnant pour un produit de cette taille. Mais nous notons que parfois il faut un troisième passage pour réellement tout retirer.
Passons au mode Normal et Boost, qui offrent des prestations assez proches sur sol dur. En un seul passage tout est aspiré, à part quelques rares grains.


Par contre, les interstices entre les lames de parquet par exemple ne sont pas très bien traités et il faut alors uniquement utiliser la puissance maximale. Toutefois, le résultat n’est pas super convaincant et passer le suceur peut parfois être plus efficace, et fastidieux. Nous nous rendons compte alors que plus que la puissance, qui est pourtant là, c’est bien la brosse qui est vraiment efficace. Cela est déjà beaucoup, et il faut admettre qu’en aspiration des sols ou des bords et plinthes le résultat est là… sur sol dur…


Nous avons ensuite lancé une série de tests grandeur nature en dispersant une quantité précise de résidus et poussière au sol. Sur sol dur, sans surprise, presque 95 à 98 % sont aspirés. Par contre, sur tapis à poils ras, nous chutons à 65 %, et sur les tapis à poils longs, moins de 40 % !
Autonomie du Dyson PencilVac Fluffycones : adéquate mais perfectible
L’autonomie de ce PencilVac n’est pas des plus brillantes. Nous nous y attendions au vu des dimensions de ce produit. Toutefois, s’il faut saluer un point, c’est la précision de l’affichage du temps d’autonomie restant sur l’écran LCD. Comptez 10 minutes en mode Boost, 19 minutes en mode Normal et 25 minutes en Eco.



Ce qui est aussi très appréciable, c’est que même en passant d’un mode d’aspiration à l’autre, l’estimation d’autonomie reste précise à la seconde près. Mais cela ne nous fera pas oublier que cela reste juste. Si vous avez un foyer très vivant ou un très grand appartement, les 10 minutes en mode Boost seront trop justes. Mais cela suffira pour un studio ou un domicile dans les 60 m².
Côté pollution sonore, notre sonomètre placé au niveau des oreilles, nous mesurons 60 à 65 dB en mode Eco, 62 à 66 dB dB en Normal et en Boost comptez presque 70 dB. Il n’est donc pas très bruyant pour un aspirateur et très raisonnable pour un produit à main.
Conclusion, prix et disponibilité du Dyson PencilVac :
Le Dyson PencilVac Fluffycones est disponible au prix de 499 euros sur le site du constructeur et chez les revendeurs partenaires.
FAQ – Dyson PencilVac
Le Dyson PencilVac vise clairement les petits et moyens logements. Son bac de seulement 0,08 L et son autonomie limitée le destinent surtout à un studio ou à un deux à trois pièces autour de 60 m², principalement en sols durs. Dans ce cadre, un cycle d’aspiration complet reste réaliste sans vider le réservoir plusieurs fois. Pour un grand appartement très encombré ou un foyer très vivant, il faudra multiplier les vidanges, ce qui le rend moins pratique au quotidien.
Sur les sols durs, le PencilVac fait partie des très bons élèves. Les tests montrent une aspiration de 95 à 98 % des résidus, même avec des mélanges exigeants comme poussières, chapelure, fécule ou litière. En mode Eco, un ou deux passages supplémentaires peuvent être nécessaires. En mode Normal ou Boost, un seul aller-retour suffit presque toujours. Seule nuance, les interstices de parquet restent plus délicats, malgré la puissance et l’efficacité générale de la brosse FluffyCibes.
Le PencilVac a été optimisé avant tout pour les sols durs, et cela se ressent nettement sur les tapis. Les mesures montrent environ 65 % de poussières récupérées sur tapis à poils ras, puis moins de 40 % sur tapis à poils longs. Le problème vient surtout de l’adéquation entre brosse et surface plus que d’un manque de puissance brute. Résultat, l’aspiration demeure décevante sur moquettes épaisses, ce qui en fait un mauvais candidat pour les intérieurs très capitonnés.
La maniabilité du PencilVac repose sur trois éléments majeurs. D’abord, son poids plume, environ 1,18 kg, donne une impression de balai plus que d’aspirateur. Ensuite, la brosse montée sur quatre petites roulettes et les brosses coniques offrent une glisse quasi « aérienne ». Enfin, sa finesse permet de passer complètement sous de nombreux meubles dès 5 cm de hauteur. On alterne facilement d’une main à l’autre et le geste devient presque ludique, même pour les enfants du foyer.
Le PencilVac doit sa finesse à une miniaturisation poussée de tous ses composants. Dyson a intégré dans un manche de 38 mm de diamètre un moteur Hyperdymium tournant à 140 000 tours par minute, une batterie, un bac à poussière et la filtration. Un nouveau châssis entoure le moteur pour mieux dissiper la chaleur malgré cette compacité extrême. Ce travail d’ingénierie permet d’obtenir un tube de 1,16 m de long au profil très mince, sans sacrifier totalement les performances d’aspiration sur sol dur.
Les deux lasers verts placés de chaque côté de la brosse FluffyCibes ont un rôle très concret. Ils mettent en relief les poussières fines et les petits résidus sur sol dur, même quand la lumière ambiante est flatteuse. En un passage, vous voyez ce qui a été aspiré et ce qui reste encore à retirer. Le second laser permet d’évaluer immédiatement l’efficacité du premier passage et de décider si un aller-retour supplémentaire est utile, sans se fier uniquement à l’œil nu.
Avec seulement 0,08 L de capacité, le réservoir du PencilVac reste minuscule. Dyson a prévu un système qui compacte la poussière, ce qui optimise un peu le volume exploitable. En pratique, cela suffit pour un studio ou un logement de deux à trois pièces, tant que l’on reste sur des sols durs. Au-delà, il faudra ouvrir le bac plusieurs fois par cycle, ce qui devient répétitif. Le produit se positionne donc clairement comme aspirateur d’appoint et non comme machine familiale principale.
L’autonomie dépend fortement du mode choisi. En mode Eco, comptez environ 25 minutes, ce qui permet de couvrir un petit logement sans stress. Le mode Normal tombe à environ 19 minutes, tandis que le mode Boost offre à peine 10 minutes, mais avec une puissance maximale. L’écran LCD se montre très précis en indiquant le temps restant à la seconde près, même lorsqu’on change de mode. C’est pratique, mais ne compense pas une endurance jugée plutôt juste pour les grandes surfaces.
L’entretien du PencilVac demande de la méthode plus que de la complexité. Après l’aspiration, il faut détacher la brosse, ouvrir le bac au-dessus de la poubelle, puis retirer le tube interne et séparer le filtre HEPA et la grille. Le nettoyage se fait à l’eau, avec un séchage complet conseillé de 24 heures. Les gestes restent faciles, mais la faible capacité du bac oblige à répéter l’opération assez souvent dans les grandes surfaces, ce qui peut devenir fastidieux à la longue.
Les brosses FluffyCibes ont été pensées pour limiter l’enchevêtrement. Elles réunissent quatre rouleaux coniques en fibre synthétique dessinés pour attraper les résidus tout en évacuant les poils et cheveux vers le bac. Dans les faits, très peu de mèches restent coincées sur la tête d’aspiration, même dans un foyer où certains perdent beaucoup de cheveux. Le démontage des rouleaux pour les rincer ou retirer les rares cheveux restants se fait rapidement, ce qui simplifie l’entretien régulier de la brosse au quotidien.
Pour un aspirateur balai, le PencilVac reste plutôt raisonnable côté bruit. Les mesures au niveau des oreilles indiquent environ 60 à 65 dB en mode Eco, 62 à 66 dB en mode Normal et près de 70 dB en mode Boost. Il ne peut pas être qualifié de silencieux, mais il se situe dans le bas de la fourchette habituelle des aspirateurs. Pour un appareil aussi compact et puissant, le niveau sonore reste jugé très acceptable pour un usage régulier en intérieur.
L’application Dyson n’est absolument pas nécessaire pour utiliser le PencilVac au quotidien. Elle sert surtout à appairer l’aspirateur en Bluetooth, consulter quelques statistiques d’usage et accéder à des tutoriels vidéo sur l’entretien. L’article souligne que l’on ouvre l’application surtout par curiosité, ou pour montrer l’objet à des amis, puis très rarement ensuite. Tous les réglages utiles restent accessibles directement depuis le manche et l’écran LCD, ce qui rend l’expérience parfaitement complète sans passer par le smartphone.
Sur le papier, l’absence de poignée traditionnelle peut inquiéter. Pourtant, le test montre que la prise en main du manche se révèle très naturelle après quelques minutes. Le tube fin se saisit facilement à différentes hauteurs, ce qui facilite les changements de main et les mouvements rapides. La légèreté de l’ensemble, combinée à la glisse de la brosse, compense largement ce choix de design. Même les enfants peuvent le manipuler sans difficulté, ce qui confirme l’ergonomie bien pensée de l’appareil.
Affiché à 499 euros, le PencilVac reste cher pour un aspirateur d’appoint. Toutefois, il apporte un design ultra-fin spectaculaire, une ergonomie jugée quasi parfaite et des performances excellentes sur sols durs, avec un moteur Hyperdymium parmi les plus rapides de la marque. Ses limites sur les tapis, son petit bac et son autonomie modeste pèsent dans la balance. Dyson mise aussi sur la durabilité et un service après-vente reconnu, ce qui relativise l’investissement pour un logement surtout en sols durs.
À propos de Yazid Amer :
Journaliste depuis 1999, Yazid Amer couvre les technologies, la culture, le lifestyle et la mobilité. Il a collaboré avec Le Parisien Week-End, Men’s Health, FHM, Frandroid, Plugged, Le Journal du Geek, Apollo Magazine, Vivre Paris et JVTech. Fondateur de NomadeUrbain.fr, il explore le quotidien connecté avec rigueur et passion.
Contact : Yazid.Amer@nomadeurbain.fr
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