Diablo IV sur Switch 2, c’est la promesse de descendre aux Enfers où que vous soyez, avec le jeu de base et ses deux extensions réunis, et en plus le cross-play pour retrouver vos amis sur PC et consoles. Mais ce jeu saturé de sorts explosifs et d’effets visuels sublimes parvient-il à garder toute sa noirceur et sa fureur une fois glissé dans une console portable ?
Il y a des portages auxquels je ne croyais plus. Diablo IV sur une console Nintendo en faisait partie. J’ai passé un nombre d’heures inavouable sur Diablo III en mode portable sur Switch, et je me demandais quand l’épisode 4 arriverait enfin sur la machine hybride depuis sa sortie en 2023. De mon côté, j’avais déjà usé mes semelles dans Sanctuaire sur PC. J’attendais donc cette version au tournant, avec une question en tête : que reste-t-il de Diablo IV une fois glissé dans une console portable ? Trois ans plus tard, Blizzard répond, et pas à moitié. La collection Age of Hatred débarque sur Switch 2 avec le jeu de base, l’extension Vessel of Hatred et la toute récente Lord of Hatred. Autant dire que Sanctuaire arrive avec armes et bagages.
Fidèle et généreuse, la version Switch 2 de Diablo IV réunit le jeu et ses deux extensions dans un portage qui fait honneur à l'original et aux capacités de la machine. Ses concessions graphiques face au PC n'arrivent pas à entamer le plaisir de jeu. Avec en bonus un mode crossplay pour jouer avec mes amis en ligne et la progression croisée pour finir sur Switch 2 une mission commencée sur mon PC.
- Un portage fidèle qui conserve l’essence du jeu.
- Un confort idéal en mode portable,
- Parfait pour les sessions courtes.
- Un contenu gigantesque.
- Un excellent rapport contenu/prix.
- La progression croisée via Battle.net
- La coopération en ligne sans accroc.
- Des chutes de framerate quand l’écran est chargé.
- Un rendu visuel logiquement moins impressionnant que sur PC.
- La connexion internet obligatoire, même pour jouer solo.
- Pas de mode souris avec les Joy-Con 2.
| Genre | Action RPG, dark fantasy |
|---|---|
| Développeur | Blizzard Entertainment |
| Éditeur | Blizzard Entertainment |
| Plateformes | PC (Battle.net, Steam), PS5, PS4, Xbox Series X|S, Xbox One, Switch 2 |
| Prix au lancement | 69,99 € |
| Mode de jeu | Solo et multijoueur |
|---|---|
| Nombre de joueurs | 1 à 4 |
| Cross-play | Oui |
| Cross-save | Oui |
| Langues audio | Allemand, anglais, chinois simplifié, chinois traditionnel, coréen, espagnol (Amérique latine), espagnol (Espagne), français, italien, japonais, polonais, portugais (Brésil), russe |
|---|---|
| Sous-titres | Allemand, anglais, chinois simplifié, chinois traditionnel, coréen, espagnol (Amérique latine), espagnol (Espagne), français, italien, japonais, polonais, portugais (Brésil), russe, turc |
| Moteur graphique | NC |
|---|---|
| Taille de téléchargement | 90 Go sur PC |
| Version testée | PC |
| Modes FPS | NC |
| Modes de résolution | NC |
| Support | Physique et dématérialisé |
|---|---|
| DLC / microtransactions | Éditions Digital Deluxe et Ultimate vendues à la sortie, avec quatre jours d'accès anticipé et des bonus de passe de combat. Deux extensions payantes, qui exigent le jeu de base : Vessel of Hatred (2024) et Lord of Hatred. Collection Age of Hatred (jeu et deux extensions) à 69,99 € sur Steam, seule offre proposée sur Switch 2. Monnaie virtuelle Platine vendue en jeu pour les objets cosmétiques, de 4,99 € à 149,99 € sur consoles. |
| Site officiel | Consulter le site |
| PEGI | 18 |
|---|---|
| Date d’annonce | 1er novembre 2019 |
| Disponibilité | 6 juin 2023 |
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Nous jouons sur une version fournie par l’éditeur, ou achetée par nos soins, et nous le précisons toujours en tête d’article. Sur PC, nous testons sur une machine haut de gamme, puis nous vérifions le comportement sur la configuration recommandée par l’éditeur. Côté salon, nous jouons sur PlayStation 5 en modes Performance et Fidélité, sur Xbox Series X dans les mêmes conditions, puis sur Nintendo Switch et Switch 2. Le son passe par un kit 2.1, un kit 5.1 et un casque 5.1.
Nous jugeons d’abord l’écriture, la profondeur des personnages et le rythme du récit. Vient ensuite la jouabilité, avec ses mécaniques, sa courbe de progression et l’ergonomie de ses menus. Nous séparons volontairement la direction artistique des graphismes : un jeu peut être techniquement modeste et visuellement superbe. La bande-son, le doublage et le sound design ont leur propre note. La partie technique juge enfin le rendu, l’animation, la fluidité, les temps de chargement et les bugs rencontrés.
Neuf critères reçoivent chacun leur note, et la note globale en est la moyenne simple, sans pondération. Vous y trouverez un critère que peu de sites osent isoler : le fun. Une jouabilité irréprochable peut profondément ennuyer, quand un système bancal enthousiasme cinquante heures durant. Nous notons donc séparément ce qui fonctionne et ce qui donne envie de relancer une partie.
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Ce test a été réalisé à partir d’une version Nintendo Switch 2 fournie par Blizzard.
Sommaire
Scénario et écriture de Diablo IV : trois campagnes pour un seul cauchemar
Si vous découvrez Diablo IV avec cette version, préparez-vous à un sacré marathon. La campagne principale plonge dans un Sanctuaire ravagé, où Lilith, la fille de Méphisto, revient semer le chaos. Dès les premières minutes, le ton est donné : c’est sombre, violent et étonnamment mature. Les cinématiques de Blizzard restent un régal. J’ai pris un malin plaisir à les redécouvrir en portable, bien calée sous un plaid, comme on regarde un film d’horreur un soir d’automne.

Vessel of Hatred m’emmène ensuite dans les jungles moites de Nahantu. Lord of Hatred clôt enfin l’arc narratif autour de Méphisto, le démon primordial de la Haine, avec un détour par les rives de Skovos. Pour un nouveau venu, avoir toute l’histoire d’un seul bloc est un vrai confort. Plus besoin de se demander quelle extension acheter, ni dans quel ordre les faire.

Une écriture efficace, sans révolution
Je préfère être honnête avec vous : l’histoire de Diablo n’a jamais été le cœur de l’expérience, et ce quatrième épisode ne fait pas exception. Les dialogues sont soignés, les personnages secondaires attachants, mais la narration s’efface vite derrière la boucle de jeu, tuer, ramasser, s’équiper et recommencer. Le récit sert surtout de fil rouge d’une région à l’autre, et il remplit très bien ce rôle.
Jouabilité de Diablo IV Switch 2 : le butin, ce doux poison
Manette en main, je retrouve immédiatement mes repères. Le portage est fidèle : rien n’a été sacrifié côté contenu ni côté sensations. Diablo IV a été pensé dès l’origine pour les consoles, et ça se sent. Les compétences tombent naturellement sous les doigts, les esquives sont vives et les Joy-Con 2 font parfaitement le travail, même lors des combats de boss les plus chaotiques. La collection propose huit classes, dont le Paladin et le Démoniste apportés par Lord of Hatred. Je me suis personnellement lancée avec une Démoniste. Et bien sûr, impossible de résister à l’envie de créer un deuxième personnage pour tester d’autres builds.

Le jeu nomade par excellence
C’est sans doute le plus beau compliment que je puisse faire à cette version : Diablo IV se prête merveilleusement au format portable. Une Emprise infernale en attendant le métro, un donjon avant de dormir, un boss du monde pendant la pause déjeuner, tout s’enchaîne naturellement. La boucle « encore une petite partie » prend ici tout son sens. Un clin d’œil plus tard, et voilà que j’ai déjà plus de 45 heures de jeu.

Blizzard a aussi intégré des attentions bienvenues : commandes tactiles dans les menus, vibrations, support clavier et souris en USB, fonctions d’accessibilité et prise en charge de GameChat. Petit regret toutefois : le mode souris des Joy-Con 2 n’est pas de la partie. Pour un jeu né sur PC, c’était pourtant une occasion en or.
En ligne, ça répond présent
J’avais des craintes sur le multijoueur, et elles se sont vite envolées. Se retrouver en équipe en ligne fonctionne parfaitement. Les invitations passent sans difficulté et les parties à plusieurs se déroulent sans accroc. J’ai bien rencontré quelques bugs au lancement, mais ils semblaient liés à l’arrivée de la nouvelle saison plutôt qu’à la version Switch 2 elle-même. Mon coup de cœur reste la progression croisée. En liant mon compte Battle.net, j’ai retrouvé ma partie entamée sur PC et poursuivi l’aventure là où je l’avais laissée. Pouvoir jongler entre mon bureau et mon canapé avec les mêmes personnages, c’est un vrai luxe.

Le revers de la médaille, c’est la connexion permanente obligatoire, même en solo. Sur une console dont l’ADN est le jeu nomade, c’est un paradoxe : un tunnel ou une zone mal couverte peut suffire à couper une session. Sans abonnement Nintendo Switch Online, la campagne, le monde ouvert et la coopération locale restent accessibles. En revanche, impossible de rejoindre un groupe en ligne, d’échanger avec d’autres joueurs, d’intégrer un clan ou de faire du JcJ.
Technique de Diablo IV Switch 2 : des sacrifices assumés
Soyons clairs : la Switch 2 n’est pas un PC de compétition, et il fallait s’attendre à quelques concessions. Venant de la version PC, j’ai forcément noté un rendu moins impressionnant. Les textures sont moins fines, les effets moins riches et la fluidité n’a rien à voir. Rien d’étonnant quand on sait que le jeu pèse environ 70 Go sur Switch 2, là où la version PC est bien plus lourde. Pour autant, le résultat reste tout à fait correct, et surtout parfaitement jouable.

Blizzard propose deux options graphiques. Le mode Qualité vise 30 fps, en 1080p en portable et en 1440p sur la télévision. Le mode Performance monte à 40 fps en 1080p dans les deux configurations. En portable, j’ai rapidement adopté le mode Performance, plus confortable dans les affrontements.
Globalement, le jeu tourne bien. Il accuse toutefois quelques chutes de framerate quand l’écran s’embrase : sorts en cascade, effets de magie qui explosent de partout, hordes de monstres qui déboulent en même temps… Mal qui se ressent d’autant plus lorsque l’on grimpe dans la parangons et quand les donjons se transforment vite en vagues interminables d’ennemis. Dans ces moments-là, la console tire un peu la langue. Cependant, rien qui n’empêche la progression, mais les habitués du PC le sentiront immédiatement.

La direction artistique compense largement. Les ambiances gothiques, les éclairages à la bougie et les giclées d’hémoglobine gardent tout leur impact. Côté son, les musiques pesantes et les râles des démons installent une atmosphère oppressante. Je vous conseille le casque pour en profiter pleinement. Dernier point pratique : prévoyez environ 70 Go d’espace libre avant de vous lancer.
Conclusion, prix et disponibilité de Diablo IV Switch 2
Diablo IV est disponible sur Nintendo Switch 2, au prix de 69,99 euros, sur le site de l’éditeur et chez les revendeurs partenaires.
Captures : Maritsa
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