Final Fantasy Resonance vous invite à revivre la saga telle qu’elle aurait pu grandir en pixel art, avec des héros en 2D plongés dans des décors en trois dimensions. Square Enix y promet les échos de vos personnages préférés pour renforcer votre groupe. Mais cette parenthèse enchantée a-t-elle aussi gardé le sens du défi ?
Final Fantasy Resonance pose une question que je trouve particulièrement séduisante : quelle allure aurait la saga si elle avait poursuivi son chemin en pixels, au lieu de passer à la 3D avec Final Fantasy VII ? Pour y répondre, ce RPG au tour par tour adopte la HD-2D, qui plonge des personnages en pixel art dans des décors en trois dimensions. Dès mon premier combat, quand la caméra a changé d’angle pour accompagner les attaques de ces petits héros, le charme a opéré.
- Une HD-2D qui charme jusqu'au bout
- Des combats accessibles mais riches
- Des Visions à collectionner et éveiller
- Une musique enchanteresse
- Fina, révélée au bon moment
- Des quêtes annexes qui récompensent
- Une partie fluide sur PS5
- Rain et Lasswell pas assez creusés
- Un scénario inégal
- Un mode normal trop facile, puis brutal
Après une cinquantaine d’heures, j’en ressors enchanté. Quelques irrégularités dans le récit et une difficulté mal répartie n’ont pas effacé le plaisir de cette parenthèse.
| Genre | RPG au tour par tour |
|---|---|
| Développeur | Square Enix, Lancarse |
| Éditeur | Square Enix |
| Plateformes | PS5, Xbox Series X|S, Switch 2, Switch, PC (Steam, Microsoft Store) |
| Prix au lancement | 49,99 € |
| Mode de jeu | Solo |
|---|---|
| Nombre de joueurs | 1 |
| Cross-save | Oui, entre Xbox et PC (Xbox Play Anywhere) |
| Langues audio | Anglais, japonais |
|---|---|
| Sous-titres | Allemand, anglais, espagnol, français, japonais ; chinois simplifié, chinois traditionnel et coréen sur PC et Xbox seulement |
| Moteur graphique | NC |
|---|---|
| Taille de téléchargement | 15 Go sur PC et Xbox Series X|S, 11,9 Go sur Switch 2, 8,6 Go sur Switch |
| Version testée | NC |
| Modes FPS | 60 i/s et plus sur Xbox Series X|S |
| Modes de résolution | 4K sur Xbox Series X|S |
| Support | Physique et dématérialisé |
|---|---|
| DLC / microtransactions | Édition standard à 59,99 € sur PS5, Xbox Series X|S, Switch 2 et Switch, 49,99 € sur Steam. Édition Digital Deluxe à 69,99 € sur PS5 et Xbox Series X|S, 59,99 € sur Steam : elle ajoute le pack magitech et grimoire deluxe (clé d'armure magitech pour le chocobo, grimoire d'archisorcière, anneau de maîtrise, tentes, potions et autres objets de soin). Mise à niveau Digital Deluxe à 14,99 € sur le Microsoft Store. Collector's Edition physique sur PS5, Switch 2 et Switch dans la boutique Square Enix France (jeu physique, code des bonus Digital Deluxe, coffret avec blocs en acrylique, artbook, CD de la bande originale et carte promotionnelle du FINAL FANTASY TRADING CARD GAME). Bonus de précommande (aéronef magitech et pack de démarrage d'écuyer) pour toute commande avant le 6 novembre 2026. Démo gratuite avec transfert de la sauvegarde vers le jeu complet. Achats intégrés signalés par PEGI et les boutiques, sans détail publié. |
| Site officiel | Consulter le site |
| PEGI | 12 |
|---|---|
| Date d’annonce | 9 juin 2026 |
| Disponibilité | 22 octobre 2026 |
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Nous jouons sur une version fournie par l’éditeur, ou achetée par nos soins, et nous le précisons toujours en tête d’article. Sur PC, nous testons sur une machine haut de gamme, puis nous vérifions le comportement sur la configuration recommandée par l’éditeur. Côté salon, nous jouons sur PlayStation 5 en modes Performance et Fidélité, sur Xbox Series X dans les mêmes conditions, puis sur Nintendo Switch et Switch 2. Le son passe par un kit 2.1, un kit 5.1 et un casque 5.1.
Nous jugeons d’abord l’écriture, la profondeur des personnages et le rythme du récit. Vient ensuite la jouabilité, avec ses mécaniques, sa courbe de progression et l’ergonomie de ses menus. Nous séparons volontairement la direction artistique des graphismes : un jeu peut être techniquement modeste et visuellement superbe. La bande-son, le doublage et le sound design ont leur propre note. La partie technique juge enfin le rendu, l’animation, la fluidité, les temps de chargement et les bugs rencontrés.
Neuf critères reçoivent chacun leur note, et la note globale en est la moyenne simple, sans pondération. Vous y trouverez un critère que peu de sites osent isoler : le fun. Une jouabilité irréprochable peut profondément ennuyer, quand un système bancal enthousiasme cinquante heures durant. Nous notons donc séparément ce qui fonctionne et ce qui donne envie de relancer une partie.
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Ce test a été réalisé sur une version PS5 envoyée par Square Enix, en mode normal et avec les voix japonaises.
Sommaire
Scénario et écriture de Final Fantasy Resonance : des compagnons touchants, parfois trop retenus
Final Fantasy Resonance reprend l’histoire de la première saison de Final Fantasy Brave Exvius, lancé sur smartphone en 2016 en Europe. Ce free-to-play de Square Enix, dont les serveurs ont fermé depuis, se téléchargeait gratuitement. Ses personnages, en revanche, s’obtenaient par tirage au sort, un système financé par des achats intégrés. Selon l’équipe de développement, ce sont ses joueurs qui ont réclamé de pouvoir vivre l’aventure sur console. Le producteur, Keisuke Nakashima, y a vu l’occasion de renouer avec l’expérience d’un Final Fantasy classique, qui ne demande pas beaucoup de réflexes.
Resonance n’a rien d’un simple copier-coller pour autant. Il conserve la trame et le trio de héros, mais Square Enix a reconstruit presque tout le reste. Les décors en trois dimensions et les donjons ont été créés de zéro, et le système de combat a été revu. Une partie des sprites du jeu mobile, jugés en deçà des attentes de l’équipe, a même été redessinée pixel par pixel. Keisuke Nakashima promet aussi des quêtes annexes inédites, consacrées aux personnages de Brave Exvius et à l’évolution de leurs relations.
Rain et Lasswell, au secours des cristaux de Lapis
Dans le monde de Lapis, les cristaux sont menacés de destruction. Rain et Lasswell, deux chevaliers du royaume de Grandshelt, se retrouvent entraînés dans une quête qui dépasse leur mission initiale. Leur voyage les confronte aux Six de Paladia, de mystérieux adversaires bien décidés à les anéantir. D’autres compagnons rejoignent peu à peu le groupe, dont Fina, une jeune femme amnésique.

Rain et Lasswell m’ont conquis par leur relation, leur sensibilité et la maturité avec laquelle le récit les traite. Leurs aspirations ne coïncident pas toujours, et ce désaccord leur évite d’être un simple duo de soldats tendus vers le même but. Je me suis attaché à eux, même si l’écriture les laisse parfois en surface. J’aurais aimé que le scénario creuse davantage leurs contradictions et prolonge certains de leurs échanges.

Fina, un mystère qui laisse respirer le groupe
Fina occupe une place à part. Son rôle ne se dévoile que tard, un parti pris qui m’a plu. Le scénario laisse de cette façon aux autres compagnons le temps d’exister avant de lever le voile sur elle. Il évite ainsi de concentrer d’emblée tous les enjeux sur une seule héroïne.

L’écriture m’a toutefois paru inégale, car l’attachement aux compagnons et la maturité du récit ne compensent pas toujours le manque d’épaisseur de certaines relations. Le scénario m’a pourtant donné envie d’avancer, au point de me faire délaisser par moments les quêtes annexes. C’est une vraie qualité, et aussi une tentation à laquelle j’ai dû apprendre à résister pour ne pas aborder les combats suivants sous-équipé.
Jouabilité de Final Fantasy Resonance : accessible, jusqu’au coup de semonce
Les combats se jouent au tour par tour, et une frise chronologique affiche l’ordre dans lequel alliés et adversaires vont agir. Chaque ennemi possède, en plus de ses points de vie, une jauge de choc que je vide en exploitant ses faiblesses. Une fois déstabilisé, il perd une action et devient vulnérable. Le moment où je provoque cet état compte donc autant que l’attaque choisie.

Les Visions, des héros de la saga dans le groupe
Les Visions enrichissent cette base facile à comprendre. Ces échos de personnages de Final Fantasy, j’en dote les membres du groupe. Elles leur apportent capacités et bonus, de quoi renforcer une spécialisation ou élargir les talents d’un compagnon. Avec la Vision de Y’shtola, Fina, ma soigneuse attitrée, gagne ainsi Premiers soins ou Magie curative +10 %. Celle de Bartz propose par exemple Regain de PV et Vitesse +5 %. Chaque combat fait progresser la maîtrise de ces pouvoirs. Certains restent même équipés après un changement de Vision, dans la limite des points d’aptitude disponibles.

J’ai pris plaisir à renforcer mes personnages au fil des heures et à faire évoluer leurs combinaisons de Visions. La richesse tactique reste accessible : les possibilités s’ouvrent peu à peu, sans exiger que je maîtrise tout d’emblée. Cette progression m’a donné envie de débloquer de nouvelles Visions et d’améliorer celles que j’avais déjà.

L’exploration y contribue directement. Les détours et les quêtes annexes me permettent notamment de dénicher des magilithes, les matériaux qui servent à éveiller les Visions. J’ai parfois voulu foncer pour découvrir la suite du scénario. Prendre mon temps m’a pourtant permis de profiter davantage du jeu et de récupérer des éléments utiles.
Une difficulté qui sort brutalement les griffes
Le problème vient de la courbe de difficulté. En mode normal, j’ai longtemps traversé les affrontements sans rencontrer la moindre résistance, puis les exigences ont grimpé d’un coup. Cette rupture m’a paru mal amenée. Les récompenses des quêtes annexes prennent alors une importance particulière, puisque les combats demandent soudain bien davantage de préparation.

Comptez trente à quarante heures pour la trame principale, selon votre rythme. Pour ma part, il m’a fallu une cinquantaine au total pour terminer le scénario et boucler une partie des quêtes annexes.
Technique de Final Fantasy Resonance : un enchantement qui résiste à l’habitude
Ce charme des premiers combats tient d’abord à la mise en scène. Final Fantasy Resonance ne se contente pas de poser des personnages en pixels devant des décors en trois dimensions. La caméra accompagne les affrontements, change d’angle et donne du mouvement aux attaques. Les Résonances, ces techniques spéciales liées aux Visions, prolongent ce spectacle avec leurs propres animations.

J’ai aimé retrouver cette esthétique sans avoir l’impression de contempler une simple copie des anciens épisodes. Des portraits dessinés accompagnent les dialogues, et les sprites, ces personnages en pixel art, évoluent dans des environnements qui donnent de la profondeur aux scènes. En alternant ainsi ces deux styles, le jeu varie sa façon de raconter.

La surprise des premiers affrontements s’émousse naturellement avec les heures. Je n’ai pourtant jamais perdu le plaisir de les regarder. Cette réalisation m’a accompagné jusqu’au bout, bien au-delà de l’effet de séduction initial.

L’animation des personnages en pixels est très propre, et je n’ai rien à lui reprocher. Ce serait d’ailleurs triste, voire honteux, qu’une machine moderne n’anime pas parfaitement ce type de jeu. Sur PS5, les effets de lumière ne provoquent aucun ralentissement, comme il se doit, et ni bug ni plantage n’a interrompu ma partie.

Une musique et des voix qui portent le voyage
La musique est l’autre grande force du jeu. Noriyasu Agematsu et l’équipe d’Elements Garden signent une partition que j’ai trouvée belle et enchanteresse, présente sans jamais devenir envahissante. J’y retrouve une qualité qui m’est chère dans Final Fantasy : elle participe pleinement au voyage.

Le jeu propose des doublages anglais et japonais, et j’ai apprécié les deux. J’ai finalement gardé les voix d’origine pour poursuivre ma partie. Leur interprétation, associée à la musique, a renforcé mon attachement à cette aventure.
L’édition collector de Final Fantasy Resonance : le pixel art en coffret
Je n’ai pas eu l’édition collector entre les mains. Elle est vendue en exclusivité sur la boutique officielle de Square Enix, au prix de 219,99 euros, et existe sur PS5, Nintendo Switch et Nintendo Switch 2.

D’après l’éditeur, elle réunit une version physique du jeu, le code des bonus de l’édition Digital Deluxe et un coffret. Celui-ci contient un jeu de blocs en acrylique et un artbook consacré au pixel art du jeu. S’y ajoutent la bande originale en CD et une carte promotionnelle du jeu de cartes à collectionner Final Fantasy.
Conclusion, prix et disponibilité de Final Fantasy Resonance
Final Fantasy Resonance est disponible sur PS5, Xbox Series X|S, Nintendo Switch 2, Nintendo Switch et PC, au prix de 59,99 euros, sur le site de l’éditeur et chez les revendeurs partenaires.
Source : boutique officielle française de Square Enix, page de Final Fantasy Resonance
Images : DR
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