Honor a choisi de jouer la carte de la patience. La marque attend le début de l’année pour lancer son Magic 7 Pro. Ses rivaux, comme Oppo, Realme ou Asus, se sont empressés de dégainer leurs flagships. Ils voulaient coïncider avec la disponibilité du SoC Qualcomm Snapdragon 8 Elite. Le nouveau venu doit maintenant succéder au très convaincant Magic 6 Pro.
Sur le papier, la recette est claire. Elle s’appuie sur le nouveau processeur surpuissant de Qualcomm, intègre l’ADN stylistique de la marque, un bloc photo légèrement retouché et une forte dose d’IA. Le problème ? C’est exactement la même stratégie que la concurrence. Le Magic 7 Pro devra donc prouver qu’il possède un atout distinctif pour sortir du lot.
Sommaire
Résumé du test
Pour
- Design soigné
- Une aspiration vraiment performante
- Autonomie excellente
- Grand écran confortable
Contre
- Format imposant
- Puissance seulement honorable
- Luminosité d’écran trop juste
- Un format toujours aussi volumineux
Comment sont testés les smartphones chez NomadeUrbain.fr ?
Chaque test smartphone repose sur une méthode rigoureuse mêlant mesures de laboratoire et usage intensif en conditions réelles. Nous analysons d’abord le design et la qualité de fabrication (matériaux, résistance, ergonomie), puis l’écran via sonde (luminosité, couleurs, HDR). Les performances sont testées avec Geekbench, 3DMark, PCMark et des jeux comme Genshin Impact, pour juger fluidité et chauffe. L’interface, les fonctions IA et la qualité photo/vidéo sont évaluées en situation réelle. L’autonomie est mesurée par scénarios répétés (vidéo, jeu, usage mixte) et la recharge chronométrée avec le chargeur d’origine. Enfin, plusieurs profils d’utilisateurs, un professionnel mobile, un amateur de jeux, une personne senior et un utilisateur lambda, testent le smartphone au quotidien pour évaluer le confort, la réactivité, l’ergonomie, et détecter d’éventuelles limites non visibles dans les tests bruts.
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Ce test a été réalisé avec un produit prêté par Honor.
Le design du Honor Magic 7 Pro : une évolution tout en douceur
Le Honor Magic 7 Pro s’inscrit dans une continuité esthétique évidente, perfectionnant la formule de son prédécesseur, le Magic 6 Pro, par des ajustements subtils.

La face avant est reconduite à l’identique. Nous retrouvons une très belle dalle de 6,8 pouces occupant une large portion de la surface, ainsi qu’un poinçon sommital aux dimensions généreuses. Celui-ci est nécessaire pour loger les deux capteurs indispensables à la reconnaissance faciale 3D et aux autoportraits.

Le gabarit de l’appareil reste quasiment inchangé. Le nouveau venu affiche 162,17 x 77,10 x 8,80 mm, contre 162,5 x 75,8 x 8,9 mm pour le 6 Pro. Concernant la masse, elle s’établit à 223 grammes, contre 225 grammes pour son aîné. C’est peu, d’autant que la batterie intégrée passe de 5600 mAh à 5270 mAh.

C’est donc au-delà des mesures que les évolutions se manifestent. L’incurvation de l’écran est désormais plus progressive, moins abrupte, ce qui atténue les risques de manipulations involontaires.

Cette fluidité se répercute sur la coque en plastique mat, soutenue par une structure en aluminium.

L’imposant module photographique circulaire abrite toujours trois capteurs. Ses lignes sont cependant plus organiques que par le passé, moins saillantes, et se voit rehaussé d’un élégant cerclage métallique.

Les boutons de mise en marche et de volume, situés sur la tranche droite, sont idéalement placés. Les mains les plus menues devront toutefois faire un petit effort d’extension du pouce pour ajuster le volume.


Honor nous livre ici un smartphone à la conception retravaillée, dont les lignes affinées profitent directement au confort d’utilisation. Pour une totale tranquillité d’esprit, l’écran est protégé par un verre NanoCrystal Shield. L’assemblage, irréprochable, est validé par les certifications IP68 et IP69, garantissant une résistance à l’immersion jusqu’à un mètre durant 30 minutes et contre les puissants jets d’eau.
Ergonomie du Honor Magic 7 Pro :
En main, le contact est plaisant, bien que le revêtement du dos puisse devenir glissant en cas de mains humides. Cette surface marque les traces de doigts, mais se montre bien moins salissante que le verre utilisé sur le Magic 6 Pro. Les boutons de mise en marche et de volume, situés sur la tranche droite, sont idéalement placés. Les mains les plus menues devront toutefois faire un petit effort d’extension du pouce pour ajuster le volume.

Il faut néanmoins admettre que ce terminal n’est pas taillé pour les petites paumes. Une utilisation à une main sera plus aisée pour des mains moyennes ou grandes. Le confort global reste excellent, grâce à une répartition des masses parfaitement équilibrée. Le bloc optique est massif et pourtant la stabilité du téléphone posé à plat est plus que correcte. Ainsi, le mobile permet de saisir du texte confortablement tant que les doigts restent actifs sur les trois quarts inférieurs de l’écran.
L’écran du Honor Magic 7 Pro : convaincant, bien que perfectible
L’affichage du Honor Magic 7 Pro est une vraie réussite. Le mobile est équipé d’une dalle OLED LTPO de 6,8 pouces qui offre trois niveaux de définition. Le mode Base est à 2100 x 960 pixels, le Standard à 2450 x 1120 pixels, et le mode Élevée atteint 2800 x 1280 pixels. L’utilisateur peut choisir manuellement, mais la consommation d’énergie augmente avec la définition.



L’appareil propose aussi un mode automatique qui applique la meilleure définition selon les usages. La finesse d’affichage est certaine, car même la définition la plus basse atteint 340 ppp. La définition la plus élevée grimpe, elle, à plus de 450 ppp.
L’écran propose également un taux de rafraîchissement dynamique jusqu’à 120 Hz. Nos tests se sont concentrés sur le mode Couleurs Normales, car il offre le rendu le plus naturel. L’écran est donc plutôt bien calibré. Il est un brin plus chaud qu’il ne le faudrait, mais cela reste imperceptible à l’usage. La colorimétrie restituée est naturelle, sans excès.

L’espace colorimétrique est confortable, et permet tout de même de profiter de nuances très fines. La luminosité maximale est de bon niveau, sans être exceptionnelle. L’utilisation reste confortable même en plein jour. Il est aussi possible de profiter des contenus HDR sans être dans la pénombre. Il est bon, mais dans cette gamme de prix, certains concurrents font mieux, surtout en HDR.
Logiciel du Honor Magic 7 Pro : une interface agréable et dopée à l’IA
Le Magic 7 Pro tourne sous MagicOS 9, la surcouche maison basée sur Android 15. L’expérience logicielle est une réussite. L’interface se montre très fluide et agréable à l’usage. Elle garde la simplicité d’un Android Stock. Elle y ajoute des possibilités de personnalisation bien plus avancées.



L’intelligence artificielle est un point central. Un Widget Suggestion IA propose les applications les plus pertinentes. Il faut y ajouter une série de contrôles par gestes. L’IA gère aussi la traduction automatique et la recherche à partir de texte ou d’image, activable avec l’articulation du doigt.


Les éléments sélectionnés peuvent ensuite être glissés vers le Portail Magic. Cette barre latérale suggère alors les applications les plus efficaces en fonction du contenu.


Honor reprend aussi sa Magic Capsule. C’est sa version de la Dynamic Island d’Apple. Elle affiche des informations issues de certaines applications. Elle permet aussi d’y accéder plus rapidement, comme avec Spotify ou l’Enregistreur sonore.


MagicOS se révèle donc très agréable au quotidien. Ses multiples fonctionnalités supplémentaires permettent une personnalisation poussée de l’expérience utilisateur. Le suivi logiciel annoncé est de bon niveau. Honor promet cinq ans de mises à jour majeures et six ans de correctifs de sécurité. C’est une bonne moyenne, même si Google ou Samsung font encore mieux.
Les performances du Honor Magic 7 Pro : Une puissance brute parfaitement maîtrisée
Le Snapdragon 8 Elite est de nouveau à l’honneur avec le Magic 7 Pro. En effet, après le Rog Phone 9 Pro et le Relame GT7 Pro, c’est au tour de Honor d’intégrer la dernière génération du SoC Qualcomm.


Honor a visiblement soigné son optimisation, ce qui se ressent dans les benchmarks. Le Magic 7 Pro n’est pas le smartphone le plus puissant de ce trio. Il se positionne pourtant très bien, le tout sans mode de performance spécifique. Il n’a pas besoin d’un équivalent au GT Mode de Realme ou au mode X du ROG Phone 9 Pro.




La fluidité est omniprésente, d’Android jusqu’aux applications les plus gourmandes. Le constat est identique en jeu. Sur Fortnite, le mode Épique à 90 Hz tient ses promesses, avec une animation stable à 89-90 FPS. Call of Duty atteint les 120 FPS sans effort en mode graphique moyen. Le très exigeant Genshin Impact profite de la même stabilité.

Nous avons soumis le Magic 7 Pro à de longues sessions de jeu. La stabilité de l’appareil est une excellente surprise. La baisse de performance pour limiter la chauffe reste vraiment minime. Le processeur peut certes atteindre 82°C, mais la chaleur ressentie en main n’est pas excessive. Il est donc possible de jouer confortablement sur de longues périodes.
La photo du Honor Magic 7 Pro : Un bloc photo qui mise sur un nouveau téléobjectif
La fiche technique du bloc photo évolue subtilement et le Magic 7 Pro s’appuie sur un trio de capteurs :
- Un capteur principal grand-angle de 50 Mpx avec une ouverture variable f/1,4 ou f/2 ;
- Un ultra grand-angle de 50 Mpx ouvrant à f/2,6
- Complété par un téléobjectif x3 de 200 Mpx ouvrant à f/2,65.

L’évolution majeure par rapport au Magic 6 Pro se situe au niveau du téléobjectif. Ce dernier passe de 180 Mpx à 200 Mpx. La caméra frontale reste inchangée, avec un capteur de 50 Mpx avec une ouverture de f/2.
Photos de jour :
Capteur grand-angle :
Le capteur principal à ouverture variable du Magic 7 Pro conserve les excellentes qualités de son prédécesseur. Il faut dire que le Magic 6 Pro avait été la grande surprise photographique de 2024. La rédaction avait été emballée par les résultats de ses capteurs.


Le nouveau modèle produit des clichés affichant un très beau piqué. Le niveau de détail est élevé. Les traitements numériques parviennent à ne pas trop lisser les textures.
Le rendu des matières et la dynamique sont particulièrement convaincants. La gestion de la lumière est excellente. Même en forte luminosité, les murs blancs ou la peau ne sont jamais surexposés, et les contrastes sont fins. La colorimétrie montre une amélioration notable, sans marquer un grand bond en avant.






Les couleurs sont en effet plus douces, plus naturelles et mieux maîtrisées. L’ancienne tendance à renforcer les bleus a disparu. Cela donne des ciels plus naturels, avec un rendu des nuages aussi précis que cohérent. Le niveau de détail n’a pas significativement augmenté par rapport au 6 Pro. Le traitement, plus subtil, permet toutefois de mieux les mettre en valeur.
Capteur ultra grand-angle :
Le module ultra-grand-angle s’acquitte honorablement de sa mission. Nous avons constaté que les déformations optiques sont corrigées efficacement. La perte de définition se concentre en périphérie de l’image, tandis que la zone centrale conserve une excellente netteté.


Toutefois, le traitement des contrastes manque un peu de nuance. Lorsque cela s’ajoute à une colorimétrie qui embellit parfois le réel, les clichés peuvent présenter un rendu manquant de naturel et paraître plus denses que la scène originale.


Nous avons néanmoins été convaincus par la maîtrise des hautes lumières, surtout en la comparant à ce que proposent les appareils concurrents.



Le résultat n’est pas exempt de tout reproche, mais le Magic 7 Pro réussit à préserver les informations dans les zones claires en évitant l’écrêtage.
Les différents niveaux de zoom :
Le zoom x3 produit des clichés de belle facture. La colorimétrie reste fidèle. Le contraste est bon. Une perte de détails est visible, mais elle ne saute pas toujours aux yeux.


Le lissage est nettement plus prononcé en zoom x6. Les limites du Magic 7 Pro sont ici atteintes. Des détails, comme les garde-corps des fenêtres sont moins précises et les murs en pierre offrent un rendu plus artificiel. La colorimétrie est aussi légèrement plus sombre et les contrastes sont plus abrupts.


Il est difficile d’exploiter le téléobjectif x12. Le lissage et la difficulté de stabilisation ne sont pas flatteurs. C’est vrai même dans de très bonnes conditions de luminosité.


Au final, le mode nuit de ce Magic 7 Pro est très réussi. Il ne rivalise pas avec les meilleurs en termes de restitution des détails.



L’accent mis sur la fidélité des scènes compense facilement ce point.
Photo de nuit :
Capteur grand-angle :
L’approche d’Honor pour les scènes nocturnes privilégie l’authenticité. Les clichés n’offrent pas le même niveau de détails qu’un Pixel 9 Pro.


Ils sont en revanche plus justes, plus proches de la perception réelle. Le capteur principal absorbe une grande quantité de lumière. Il l’utilise pour soigner le rendu des matières et des contrastes, sans sur-éclairer la scène.




Les environnements urbains sont restitués avec naturel. Les clichés sont très lisibles, sans accentuation excessive de l’éclairage et la colorimétrie est d’un très bon niveau. Le traitement numérique maîtrise le bruit, tout en préservant la finesse des textures. Le travail d’Honor est aussi remarquable dans les scènes plus sombres. Le smartphone conserve une justesse colorimétrique et une belle précision d’image.
Capteur ultra grand-angle :
Passons à l’ultra grand-angle, qui ne nous a pas impressionnés la nuit. Il produit des images exploitables, mais il a cependant tendance à trop forcer la capture de lumière.


Cela dégrade la justesse des couleurs et la profondeur des contrastes.





La précision globale est aussi nettement inférieure.
Les différents niveaux de zoom :
Le téléobjectif, en revanche, s’en sort bien. Le zoom x3 offre de très belles prestations. La colorimétrie reste juste, petite dérive vers l’orange parfois, et le contraste est de bon niveau. Certes, une légère perte de piqué est visible, mais elle ne saute pas aux yeux.


En zoom x6, le Magic 7 Pro atteint ses limites. Le lissage devient nettement plus prononcé. Des éléments, disparaissent presque, les principaux éléments restent lisibles mais sont plus flous, moins précis. La colorimétrie est aussi plus sombre et les contrastes plus abrupts.


Il est difficile d’exploiter le téléobjectif x12. Le lissage et la difficulté de stabilisation ne sont pas flatteurs. C’est vrai même dans de très bonnes conditions de luminosité.


Au final, le bilan du mode nuit est très positif. L’appareil ne cherche pas à rivaliser avec les meilleurs sur la quantité de détails. Il mise tout sur l’authenticité des scènes, et c’est un choix qui se défend.
Mode portrait :
La progression du mode portrait est notable. Le détourage gagne en finesse. Il s’en sort très bien, même sur les chevelures longues et rebelles de la fille du testeur. Le flou d’arrière-plan est subtil et profite d’un dégradé juste. Il est aussi appliqué avec discernement. La fausse fourrure, par exemple, reste parfaitement nette.

Le piqué est excellent. La restitution des textures est très fidèle, que ce soit sur une parka ou les poils de la barbe. La justesse colorimétrique est également une réussite. Elle reste naturelle et reproduit bien la couleur de la peau.
Capteur selfie :
Les performances du capteur frontal de 50 Mpx rivalisent avec celles de l’appareil photo dorsal. Le détourage est d’une grande précision. Il parvient à gérer des zones complexes. Le polaire d’une veste se détachant d’un écran en arrière-plan est, par exemple, restitué avec netteté.

La justesse des teintes est au rendez-vous. L’équilibre des contrastes est lui aussi une réussite. L’appareil montre toutefois une faiblesse en basse lumière. Un lissage numérique s’active et il a tendance à estomper la finesse des textures, notamment sur les poils du visage.
Audio du Honor Magic 7 Pro : équilibré, mais perfectible
La partie audio de ce mobile est une belle surprise. Les haut-parleurs stéréo délivrent une écoute plutôt bien balancée. Ils laissent même percevoir une légère présence des basses.

Du côté des aigus, la maîtrise est bonne et évite la saturation. Toutefois, le tableau s’assombrit lorsque le volume dépasse 60%. Une perte de précision se fait alors sentir sur les médiums et les bas-médiums. La spatialisation stéréo est en revanche très réussie. Elle offre une immersion équilibrée et enveloppante.
Réseau et communication du Honor Magic 7 Pro : Complet
La partie réseau du Honor Magic 7 Pro est sans faille. Le smartphone gère aussi bien la 4G que la 5G. Il supporte l’intégralité des bandes de fréquences utilisées en France.

Le reste de la fiche technique est au diapason. L’appareil embarque le Wi-Fi 7, il est épaulé par le NFC, le Bluetooth 5.4 et le GPS. La qualité des appels s’est montrée irréprochable durant toute la durée de notre test. Nous n’avons relevé aucune difficulté, que ce soit en émission ou en réception.
Autonomie du Honor Magic 7 Pro : Moins endurant que le Magic 6 Pro
Le Magic 7 Pro a tenu presque 21 heures lors de notre test en usage classique. Ce protocole mêle réseaux sociaux, mails, consultation de textes, vidéo, musique et un peu de jeu. En usage intensif, cette endurance tombe à près de 16 heures. Ces prestations sont satisfaisantes, mais pas les meilleures du moment. Elles s’expliquent par une batterie de 5270 mAh. C’est un léger retrait face aux 5600 mAh du Magic 6 Pro. C’est aussi un peu faible pour la moyenne des produits de ce gabarit.

L’impact en jeu reste maîtrisé. Ainsi, nous mesurons une consommation d’environ 9% de batterie après trente minutes sur Fortnite en mode moyen, avec une luminosité à 50%. Ce score le place dans la moyenne supérieure. Il n’atteint cependant pas les records établis par son prédécesseur. Heureusement, la charge est à la hauteur. Le téléphone est compatible avec la charge rapide 100 W. Il accepte aussi la charge sans fil 80 W.
Conclusion, prix et disponibilité :
Le Honor Magic 7 Pro est commercialisé au prix de 1299 euros. L’appareil est proposé en une seule version, qui embarque 12 Go de RAM et 512 Go de stockage, qui se décline en Noir, Bleu ou Gris.
FAQ – Honor Magic 7 Pro
Le Honor Magic 7 Pro exploite très bien le Snapdragon 8 Elite. Honor a soigné l’optimisation globale du SoC. Dans les benchmarks, il reste légèrement derrière certains concurrents directs. Cependant, il se place parmi les appareils les plus rapides du moment. L’interface reste fluide, tout comme les applications les plus lourdes. De plus, aucun mode de performance spécifique n’est nécessaire pour atteindre ce niveau. Au quotidien, les tâches créatives, le multitâche et les usages exigeants s’enchaînent sans ralentissement notable.
Oui, le Honor Magic 7 Pro convient très bien au jeu intensif. Sur Fortnite, le mode Épique à 90 Hz tient 89 à 90 images par seconde. Sur Call of Duty Mobile, il atteint 120 fps en mode graphique moyen. De plus, Genshin Impact bénéficie d’une animation stable et agréable. Même lors de longues sessions, la fluidité reste constante. Ainsi, les joueurs mobiles exigeants profitent d’une expérience haut de gamme, sans saccades gênantes ni ralentissements marqués.
Le Magic 7 Pro contrôle très bien la chauffe sur la durée. Honor limite la baisse de performances lors des sessions prolongées. Les chutes restent minimes, même quand le processeur atteint environ 82 °C en interne. Toutefois, cette température élevée se ressent peu en main. Le dos ne devient pas brûlant et l’usage reste confortable. Ainsi, vous pouvez enchaîner jeu, streaming ou multitâche intensif sans craindre de fortes surchauffes ni de ralentissements gênants.
Le Honor Magic 7 Pro offre une autonomie globalement satisfaisante. Lors du test, il a tenu presque 21 heures en usage classique mêlant réseaux sociaux, mails, textes, vidéo, musique et un peu de jeu. En usage intensif, l’endurance est descendue à environ 16 heures. De plus, une partie sur Fortnite en mode moyen, luminosité à 50 %, consomme près de 9 % en trente minutes. Ainsi, le smartphone se place dans la bonne moyenne actuelle.
Oui, l’autonomie recule légèrement face au Magic 6 Pro. La capacité de batterie passe de 5600 mAh à 5270 mAh. Cette réduction se ressent dans les mesures d’endurance. Le Magic 7 Pro reste correct, mais il n’atteint plus les records de son prédécesseur. En jeu, sa consommation le situe seulement dans la moyenne supérieure. Pour un smartphone aussi imposant, la capacité paraît un peu juste. Cependant, l’impact reste modéré au quotidien pour la plupart des usages.
En journée, le Honor Magic 7 Pro livre des photos très convaincantes. Le capteur principal à ouverture variable produit un piqué élevé et beaucoup de détails. Le traitement numérique évite de trop lisser les textures. La dynamique est bien gérée et la lumière reste maîtrisée, même sur les murs blancs ou la peau. De plus, la colorimétrie devient plus douce et naturelle que sur le Magic 6 Pro. L’ultra grand-angle reste honorable, malgré des contrastes parfois trop denses.
Le téléobjectif 200 Mpx représente l’évolution majeure face au Magic 6 Pro. Il remplace un module de 180 Mpx et délivre de très bonnes images en zoom x3. La colorimétrie reste fidèle et le contraste convaincant, de jour comme de nuit. Certes, le lissage augmente nettement en zoom x6 et le mode x12 devient difficilement exploitable. Cependant, le bilan global reste positif. Selon le test, ce téléobjectif parvient à dépasser celui du Magic 6 Pro.
Oui, le Honor Magic 7 Pro se montre performant en photo de nuit. Honor privilégie une restitution fidèle plutôt qu’une accumulation de détails artificiels. Les scènes urbaines restent naturelles, bien exposées et très lisibles. La colorimétrie est juste et le bruit demeure bien contenu. De plus, le smartphone conserve une belle précision dans les environnements plus sombres. L’ultra grand-angle déçoit davantage, avec trop de lumière et des contrastes affadis. En revanche, le téléobjectif x3 signe d’excellents résultats.
Les modes portrait et selfie du Magic 7 Pro sont très réussis. Le mode portrait progresse nettement en détourage, même sur les cheveux longs et rebelles. Le flou d’arrière-plan reste subtil, avec un dégradé naturel et précis. De plus, les textures de vêtements, de fourrure ou de barbe sont très bien restituées. Le capteur frontal de 50 Mpx offre un détourage précis et une colorimétrie juste. Seule réserve, en basse lumière, un lissage plus marqué atténue certains détails fins.
MagicOS 9, basé sur Android 15, propose une interface fluide et agréable. Elle conserve un esprit proche d’Android stock, tout en ajoutant davantage d’options de personnalisation. L’intelligence artificielle occupe une place centrale. Un widget de suggestion IA met en avant les applications les plus pertinentes. De plus, des gestes intelligents permettent la traduction automatique ou la recherche à partir d’un texte ou d’une image. Enfin, le Portail Magic et la Magic Capsule facilitent l’accès contextuel aux contenus et applications.
Honor annonce une politique de mises à jour plutôt ambitieuse pour le Magic 7 Pro. Le constructeur promet cinq ans de mises à jour majeures d’Android. Il garantit aussi six ans de correctifs de sécurité. Ainsi, le smartphone se place dans une bonne moyenne du marché haut de gamme. Certes, Google ou Samsung vont un peu plus loin. Toutefois, cette durée reste largement suffisante pour accompagner plusieurs années d’usage sans crainte d’un abandon logiciel prématuré.
L’écran OLED LTPO de 6,8 pouces constitue l’un des atouts du Magic 7 Pro. Il propose trois définitions, jusqu’à 2800 x 1280 pixels, avec une finesse dépassant 450 ppp. Même la définition la plus basse reste très nette, à 340 ppp. Le taux de rafraîchissement dynamique atteint 120 Hz. En mode Couleurs Normales, le rendu apparaît naturel, légèrement chaud mais équilibré. La luminosité maximale est bonne, y compris en HDR. Cependant, certains concurrents font mieux dans cette gamme de prix.
Le design du Honor Magic 7 Pro évolue par petites touches. Le gabarit reste très proche de celui du Magic 6 Pro, avec un format toujours généreux. Cependant, l’incurvation de l’écran devient plus progressive, ce qui limite les appuis involontaires sur les bords. Le dos adopte aussi des lignes plus rondes et une coque mate en plastique, soutenue par une structure en aluminium. De plus, le module photo circulaire gagne en discrétion, avec des formes plus organiques et un cerclage métallique élégant. Enfin, la protection NanoCrystal Shield et les certifications IP68 et IP69 renforcent la solidité et la résistance à l’eau.
Le Honor Magic 7 Pro reste globalement confortable malgré son format imposant. Son épaisseur légèrement réduite améliore la stabilité lorsqu’il est posé à plat. Le dos plus arrondi et les tranches métalliques bien intégrées offrent une bonne prise en main. De plus, la répartition des masses est très équilibrée, ce qui limite la fatigue. Cependant, ce smartphone n’est pas vraiment adapté aux petites paumes. L’usage à une main reste plus naturel pour des mains moyennes ou grandes, surtout sur la partie basse de l’écran.
Vendu 1299 €, le Honor Magic 7 Pro vise clairement le très haut de gamme. Il reprend l’excellent héritage du Magic 6 Pro et le peaufine par touches ciblées. Les performances sont très élevées et bien maîtrisées thermiquement. De plus, le bloc photo reste un point fort, avec un téléobjectif qui progresse nettement. Cependant, l’autonomie recule légèrement et l’écran manque un peu d’éclat. Le format demeure volumineux. Malgré ces réserves, le test lui attribue un rapport qualité-prix noté 8,5 sur 10.
À propos de Yazid Amer :
Journaliste depuis 1999, Yazid Amer couvre les technologies, la culture, le lifestyle et la mobilité. Il a collaboré avec Le Parisien Week-End, Men’s Health, FHM, Frandroid, Plugged, Le Journal du Geek, Apollo Magazine, Vivre Paris et JVTech. Fondateur de NomadeUrbain.fr, il explore le quotidien connecté avec rigueur et passion.
Contact : Yazid.Amer@nomadeurbain.fr
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