Dans EA Sports FC 27, The Grounds m’a fait jouer entre amis sur un parking ou un terrain vague. Mais de retour au stade, le match aussi a changé : chaque passe et chaque tacle demandent plus de précision, et une belle action se savoure davantage.
- The Grounds, une vraie nouveauté
- Un hub social taillé pour Clubs
- Des matchs plus techniques
- Une défense manuelle plus riche
- Une Carrière Manager plus crédible
- Le Dynamic OVR, utile au manager
- Rush mieux intégré
- Des ambiances de stade efficaces
- Plus de neuf que FC 26
- The Grounds manque de vie
- Des temps d'attente pesants
- Moins accueillant pour les débutants
- Ultimate Team toujours discutable
- Une Carrière Pro trop discrète
- Des visages secondaires inégaux
- Des collisions encore étranges
- Un doublage français incomplet
Chaque rentrée, le même rituel revient : un nouvel EA Sports FC débarque. Avec lui revient la question de savoir s’il apporte un vrai jeu neuf ou seulement des maillots et des effectifs à jour. Après un FC 26 plaisant mais trop prudent, EA Sports FC 27 avance au moins un argument inédit. The Grounds, un espace en ligne où les joueurs se retrouvent entre deux matchs, rappelle les terrains de quartier où les copains enchainent les parties improvisées. The Grounds m’a offert ce qui manquait à la série, un endroit où flâner entre deux rencontres, et je l’ai beaucoup aimé.
| Genre | Football |
|---|---|
| Développeur | EA Vancouver |
| Éditeur | Electronic Arts (EA Sports) |
| Plateformes | PlayStation 5, PlayStation 4, Xbox Series X|S, Xbox One, Nintendo Switch 2, Nintendo Switch, PC (Steam, EA app) |
| Prix au lancement | 79,99 € |
| Mode de jeu | Solo et multijoueur |
|---|---|
| Nombre de joueurs | 1 à 22 |
| Cross-play | Oui (PS5, Xbox Series et PC) |
| Cross-save | Partiel (Ultimate Team) |
| Langues audio | Français, anglais (version PS5) |
|---|---|
| Sous-titres | Français, anglais, allemand, arabe, chinois traditionnel, coréen, espagnol, espagnol (Mexique), italien, néerlandais, norvégien, polonais, portugais (Brésil), portugais (Portugal), russe, suédois, tchèque, turc |
| Moteur graphique | NC |
|---|---|
| Taille de téléchargement | 100 Go sur PC |
| Version testée | PlayStation 5 |
| Modes FPS | 60 fps en match ; cinématiques à 30 fps sur PS5, 60 fps sur PS5 Pro |
| Modes de résolution | 4K, modes Résolution et Visuels améliorés ; mode unique optimisé sur PS5 Pro |
| Support | Physique et dématérialisé |
|---|---|
| DLC / microtransactions | Points FC et objets aléatoires payants dans Ultimate Team (achats intra-jeu facultatifs). Éditions Ultimate et Ultimate Plus avec accès anticipé. |
| Site officiel | Consulter le site |
| PEGI | 16 |
|---|---|
| Date d’annonce | 23 juillet 2026 |
| Disponibilité | 25 septembre 2026 |
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Nous jouons sur une version fournie par l’éditeur, ou achetée par nos soins, et nous le précisons toujours en tête d’article. Sur PC, nous testons sur une machine haut de gamme, puis nous vérifions le comportement sur la configuration recommandée par l’éditeur. Côté salon, nous jouons sur PlayStation 5 en modes Performance et Fidélité, sur Xbox Series X dans les mêmes conditions, puis sur Nintendo Switch et Switch 2. Le son passe par un kit 2.1, un kit 5.1 et un casque 5.1.
Nous jugeons d’abord l’écriture, la profondeur des personnages et le rythme du récit. Vient ensuite la jouabilité, avec ses mécaniques, sa courbe de progression et l’ergonomie de ses menus. Nous séparons volontairement la direction artistique des graphismes : un jeu peut être techniquement modeste et visuellement superbe. La bande-son, le doublage et le sound design ont leur propre note. La partie technique juge enfin le rendu, l’animation, la fluidité, les temps de chargement et les bugs rencontrés.
Neuf critères reçoivent chacun leur note, et la note globale en est la moyenne simple, sans pondération. Vous y trouverez un critère que peu de sites osent isoler : le fun. Une jouabilité irréprochable peut profondément ennuyer, quand un système bancal enthousiasme cinquante heures durant. Nous notons donc séparément ce qui fonctionne et ce qui donne envie de relancer une partie.
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Ce test a été réalisé sur une version PS5 envoyée par EA.
Sommaire
Modes et contenu de EA Sports FC 27 : The Grounds change enfin le menu
EA Sports FC 27 est sorti le 25 septembre 2026 sur PS5, PS4, Xbox Series X|S, Xbox One, PC, Nintendo Switch et Nintendo Switch 2. J’ai parcouru tous ses modes importants sur PS5, et The Grounds en est la grande nouveauté. Ce hub social s’organise autour du mode Clubs. J’y crée un avatar, je m’y promène et je rejoins des terrains. J’observe aussi les autres joueurs, je personnalise ma tenue et je participe à des événements, avant de basculer vers différents formats de match.


L’idée m’a tout de suite séduit, car la série avait besoin d’un espace qui donne une existence concrète à ses modes en ligne. Je passe d’un terrain à l’autre, je retrouve l’esprit de Clubs, j’essaie des formats plus courts ou je traîne simplement entre deux matchs. Cet épisode y gagne une vraie personnalité. The Grounds n’a donc rien d’un gadget. Il répond à un manque ancien. Dans FC, le football en ligne se résumait surtout à une succession de menus, de files d’attente et de résultats.

L’exécution reste pourtant en deçà du concept. Le hub manque de vie par moments, certaines activités mériteraient plus de rythme, et les temps d’attente coupent l’élan. Les rues et les espaces de rencontre semblent parfois attendre une mise à jour pour devenir ce qu’ils promettent déjà. Cette frustration tient justement à la qualité de la base, et j’espère que des correctifs viendront vite remplir ces lieux.
Clubs aux premières loges, le solo prend du galon
Le mode Clubs, où plusieurs joueurs incarnent chacun leur propre footballeur au sein d’une même équipe, profite le plus de cette nouveauté. Rush, un format plus rapide sur terrain réduit, y trouve lui aussi une place naturelle. The Grounds tisse ainsi un lien entre ces expériences : il ne remplace pas les modes historiques, il leur offre un nouveau décor.


Le solo progresse aussi, même si personne n’a jamais demandé à FC de devenir un grand jeu narratif. L’essentiel se joue ailleurs, dans la Carrière Manager, où je dirige un club du banc de touche jusqu’au bureau des transferts. Le mercato y paraît plus crédible, avec des négociations plus détaillées, des offres concurrentes et des décisions moins mécaniques. Le Dynamic OVR y contribue aussi. Cette note générale varie selon la forme, le moral et la condition physique de chaque joueur, ce qui donne plus de poids à la gestion quotidienne de l’effectif.
La Carrière Pro, où j’incarne un seul footballeur, bouge moins, mais l’ensemble du solo gagne en confort. Ultimate Team, le mode où chacun bâtit son équipe de rêve en collectionnant des cartes de joueurs, ne change pas. Il reste énorme, addictif, rempli d’objectifs et de récompenses, et toujours marqué par son économie payante qui me rebute autant, mais il semble que je sois une minorité. La FUT Gallery, une vitrine qui garde la trace des cartes obtenues, offre un objectif plaisant aux collectionneurs, sans toucher au fond du modèle.

EA Sports FC 27 répond donc mieux à la question de chaque rentrée. Il apporte bien du neuf, sans rupture totale. Sa vraie contribution tient surtout à The Grounds et aux progrès réalisés sur le terrain.
Jouabilité de EA Sports FC 27 : plus de contrôle, moins de confort
Sur la pelouse, EA Sports FC 27 réclame plus d’implication. La défense paraît moins automatique, et le placement compte davantage. Une sortie mal sentie ouvre vite un trou, un pressing mal déclenché libère l’axe, et un tacle lancé trop tôt se paie cash.

La défense manuelle est le cœur du changement. Défendre ne se résume plus à courir vers le porteur du ballon en espérant une interception. Il faut accompagner sa course, fermer la ligne de passe, choisir l’instant d’intervenir, temporiser et accepter de reculer. Le jockey, cette position défensive que je tiens avec les gâchettes pour rester face au dribbleur sans me jeter, devient plus important qu’avant.
Un régal pour les habitués, un mur pour les novices
Les passes demandent elles aussi plus de soin. Ballons en profondeur, renversements rapides et relances sous pression pardonnent moins l’approximation. Les joueurs aguerris y gagnent en satisfaction, car une action bien construite semble davantage méritée. Les novices, en revanche, perdent au change. Qui lance quelques matchs par mois risque de subir plus d’erreurs, plus de ballons perdus bêtement et plus de frustration. Tout l’équilibre de la série se joue là. FC doit parler aux mordus capables de décortiquer une défense, mais aussi à ceux qui veulent une partie rapide entre amis. Or FC 27 penche vers les premiers. Il se joue avec plus de finesse, mais il se prend moins vite en main. Ce choix sert la profondeur du jeu, même s’il rend l’entrée plus raide.

Manette en main sur PS5, les sensations restent pourtant familières. Les flèches ou le stick dirigent le joueur, et les boutons envoient passes courtes, ballons en profondeur, centres et tirs. Les gâchettes, elles, servent à temporiser, sprinter ou protéger le ballon. Personne ne sera donc perdu dans les bases. La différence tient à la précision demandée, car les erreurs de timing et les mauvais angles se voient davantage.
La patience paie, le rythme se discute
Les appels offensifs semblent plus naturels. Ailiers, milieux et attaquants bougent mieux : les ailiers attaquent mieux certains espaces, les milieux accompagnent plus proprement les transitions, et les attaquants proposent des décrochages utiles. Certes, les coéquipiers dirigés par l’ordinateur ont encore leurs réactions étranges, mais les attaques construites gagnent en cohérence. Le jeu récompense désormais la patience plutôt qu’un ping-pong de passes en une touche. Les corners divisent davantage. Placer soi-même ses joueurs et préparer leurs courses donne plus de contrôle, mais cette étape supplémentaire peut aussi ralentir l’action. Le système séduit une fois maîtrisé, beaucoup moins quand il casse le rythme d’un match serré.

Déjà présentes l’an dernier, les deux philosophies de jeu, plus authentique d’un côté et plus compétitive de l’autre, posent toujours question. Le style posé convient très bien à la construction et aux matchs sans enjeu. Le style rapide, lui, domine encore les modes les plus fréquentés. D’où un paradoxe : les meilleures idées de rythme ne se retrouvent pas toujours là où la majorité joue. Un contre éclair, une récupération haute, une passe qui casse deux lignes ou une frappe enroulée dans la lucarne procurent toujours ce bonheur immédiat.
Technique de EA Sports FC 27 : propre sur PS5, mais pas de grand bond visuel
Sur PS5, EA Sports FC 27 reste solide. Stades, pelouses, éclairages et maillots composent une présentation sportive efficace, et les grandes stars profitent toujours de modèles convaincants. Les plans d’avant-match, les ralentis et les célébrations renforcent l’impression de regarder une retransmission télévisée. Le jeu ne provoque pourtant aucun choc visuel. Les visages des joueurs moins célèbres restent inégaux, et les entraîneurs, les figurants, certains vestiaires et plusieurs séquences hors du terrain paraissent datés. The Grounds souffre aussi de cette limite. Son idée est excellente, mais sa réalisation ne donne pas encore assez de vie à ses lieux de rencontre. Il leur faudrait plus de détails, plus de réactions, plus d’ambiance et des transitions plus naturelles.

Les animations de match gardent un bon niveau. Contrôles orientés, contacts, frappes, courses et duels aériens composent de belles séquences, et les meilleures actions paraissent plus fluides que dans les épisodes précédents. Certaines collisions rappellent toutefois les vieilles habitudes de la série. Un joueur trébuche encore bizarrement, rate un geste logique ou crée la confusion dans la surface. Le rendu graphique sert bien le football, mais animation et graphismes n’avancent pas au même rythme. Les mouvements sur le terrain gagnent en variété. Les décors et les visages secondaires, eux, trahissent davantage un moteur repris d’année en année. FC reste propre, spectaculaire par moments, mais rarement surprenant.
Le stade gronde, The Grounds se tait encore
Le son reste l’un des points les plus constants de la série. Ambiances de stade, chants, hymnes et réactions du public donnent de l’énergie à chaque rencontre. Les commentaires français de Benjamin Da Silva et Omar Da Fonseca y contribuent tout autant. Le duo garde cette couleur très télé, parfois bavarde, souvent efficace. La bande-son participe elle aussi à l’identité de l’épisode. Sa large sélection de morceaux accompagne bien les menus, The Grounds et Ultimate Team.

Quelques choix de localisation convainquent moins. Certaines séquences de The Grounds auraient gagné à un doublage français plus complet. Quand un mode mise sur la présence de stars, de mentors et d’une vie sociale, chaque voix absente se remarque davantage. Rien de dramatique, mais cela renforce l’impression d’un mode très prometteur, encore en chantier.
Conclusion, prix et disponibilité de EA Sports FC 27
EA Sports FC 27 est disponible sur PS5, PS4, Xbox Series X|S, Xbox One, PC, Nintendo Switch et Nintendo Switch 2, au prix de 79,99 euros, sur le site de l’éditeur et chez les revendeurs partenaires.
Images : DR
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