MotoGP 26 rend la conduite plus charnelle, mais son mode carrière manque encore de nerf

par LeNomade
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Dans MotoGP 26, comprendre la piste ne suffit plus. Il faut faire corps avec la machine, doser le frein, placer le pilote et retenir les gaz au bon moment. C’est là que le pilotage gagne enfin en relief, même si le mode carrière manque encore de nerf.

Résumé du test
Note : 7,6/10
Pour
  • Pilotage Pro plus précis
  • Le Rider-Based Handling change vraiment les sensations
  • Carrière mieux habillée
  • Licence officielle complète MotoGP, Moto2 et Moto3
  • Aides pour adapter la difficulté
  • Chaque moteur à sa sonorité
Contre
  • IA parfois trop brutale
  • Modes Race Off anecdotiques
  • Manque de clarté autour des améliorations
  • Visages et scènes de paddock en retrait
  • Météo peu intéressante
  • Édition annuelle qui affine plus qu’elle ne transforme


Avec MotoGP 26, je voulais surtout savoir si Milestone avait enfin réussi à me faire sentir de nouvelles sensations. Le studio italien est en terrain connu, puisqu’il aligne depuis des années les épisodes MotoGP, Ride et Monster Energy Supercross. Cette édition officielle 2026 couvre le MotoGP, le Moto2 et le Moto3, avec les pilotes, équipes, motos et circuits de la saison. Une bonne base mais la différence se fera manette en mains !

Fiche technique
MotoGP 26
Milestone S.r.l.
49,99 €
Plateformes
Xbox / PC
Genre
Course, simulation, sport
Joueurs
2
Cross-play
Oui
PEGI
3
Plateformes
Xbox / PC
Genre
Course, simulation, sport
Joueurs
2
Comment sont testés les jeux vidéo chez NomadeUrbain.fr ?

Chaque jeu est évalué avec une grille de test précise mêlant rigueur technique et plaisir de jeu. Nous analysons la configuration, la direction artistique, les graphismes, les performances (résolution, fluidité), le gameplay, la richesse de l’univers, et la qualité de l’écriture. Les tests sont réalisés sur PC et toutes les consoles next-gen en conditions réalistes, avec un affichage calibré et plusieurs types de son (casque, home cinéma).

Voir le protocole complet

Ce test a été réalisé à partir d’un produit prêté par Milestone S.r.l.

Modes de jeu de MotoGP 26 : une carrière plus vivante, mais encore trop sage

Le mode carrière reste la porte d’entrée naturelle pour débuter. Je peux créer mon pilote, démarrer en Moto3, grimper vers le Moto2 puis viser le MotoGP, ou prendre directement le guidon d’un pilote officiel et démarrer une nouvelle saison. J’aime pouvoir partir du bas de l’échelle, signer un contrat, défendre une petite structure, puis viser une équipe plus ambitieuse. C’est là que MotoGP 26 donne le mieux cette impression de vivre un championnat.

Le paddock 3D donne un peu plus de présence à ce mode carrière. Il sert de hub, depuis lequel je gère les activités principales : calendrier, manager, contrats, conférences de presse, objectifs et développement de la moto. Les conférences de presse du jeudi ajoutent aussi une couche d’interactions humaines. Je peux afficher mes ambitions, nourrir une rivalité ou travailler mon image. Le problème vient du manque de mordant. Les échanges manquent de tension et sont souvent assez plats.

Même constat pour le développement de la moto. Je peux orienter le travail sur le moteur, l’aérodynamique ou d’autres éléments techniques. Dans l’idée, cela devrait me pousser à préparer chaque saison en étant un maniaque des détails. Dans les faits, les explications manquent de clarté. J’aurais aimé qu’un ingénieur me guide davantage, qu’il m’explique pourquoi tel choix aide sur une piste rapide, sous la pluie ou dans une longue phase de championnat. Ici, je compare parfois des chiffres mais il est parfois difficile de faire le lien direct avec le pilotage.

Beaucoup de contenu

Le mode Race Off déçoit davantage. Il propose du Flat Track, du Supermotard, du Minibike et même des Production Bikes (des motos de série utilisées dans des épreuves spécifiques). En piste, elles manquent de relief. La physique paraît moins fine que celle des MotoGP et les épreuves deviennent vites répétitive. Cela reste amusant de temps en temps, mais ce modes restent avant tout des bonus pas des piliers du jeu.

MotoGP 26 reste généreux en contenu officiel : championnats, courses rapides, contre-la-montre, online, catégories complètes, pilotes, circuits et cartes à collectionner.

Jouabilité de MotoGP 26 : le corps du pilote change vraiment mes trajectoires

La grande nouveauté de MotoGP 26 s’appelle Rider-Based Handling. Ce système prend davantage en compte le corps du pilote, son poids et les transferts de masse. En clair, je ne dirige pas seulement une moto avec un stick. Je dois mieux accompagner la machine au freinage, à l’entrée du virage et à la remise des gaz. Cette évolution donne plus de matière au pilotage, surtout en mode Pro. Et cela va bien avec l’habitude bizarre que j’a d’incliner mon buste quand je prend des virages dans tous les jeux de course.

Le mode Arcade reste une bonne porte d’entrée. Les freinages pardonnent davantage, les accélérations se contrôlent plus facilement et les trajectoires sont plus faciles à maitriser. C’est pratique pour découvrir un circuit, apprendre une catégorie ou lancer une course sans passer chaque virage dans le bac à gravier. Les aides permettent aussi de régler la sévérité des commissaires, les limites de piste, les pénalités, les contacts et l’assistance générale. Je peux donc commencer léger, puis retirer progressivement les béquilles.

Le mode Pro devient beaucoup plus intéressant. Là, je dois vraiment respecter la moto. Un freinage trop tardif écrase l’avant. Une remise des gaz trop brutale fait bouger l’arrière. Une mauvaise position à l’entrée du virage ruine la sortie. Je dois freiner plus tôt, relâcher avec douceur, placer mon pilote, attendre le bon moment et ouvrir proprement. Quand j’enchaîne trois virages sans casser ma trajectoire, le plaisir est bien plus net que dans les anciens épisodes.

Ia perfectible, prise en main équilibrée

Les trois catégories gardent leur personnalité. Le Moto3 valorise l’élan, l’aspiration et les dépassements serrés. Le Moto2 demande de mieux contrôler le rythme. Le MotoGP impose davantage de prudence, car la puissance rend chaque sortie de courbe plus délicate. Cette montée en intensité fonctionne très bien en carrière. Je sens que changer de catégorie ne consiste pas seulement à passer à une moto plus rapide.

L’IA reste le point qui m’a le plus agacé. Le système adaptatif aide à trouver un niveau de défi correct, mais les adversaires deviennent parfois trop brutaux en paquet. Ils ferment une porte comme si ma moto n’existait pas, freinent bizarrement ou me touchent avec une assurance qui ressemble plus à une trajectoire forcée qu’à un vrai pilotage, même agressif. Résultat, certaines courses basculent à cause d’un contact idiot, et la frustration monte vite.

Manette en main, MotoGP 26 demande de la finesse. Les gâchettes servent à doser frein et accélération, le stick place la moto, les aides corrigent plus ou moins les excès et la caméra change fortement la perception de vitesse. Je déconseille clairement le clavier pour jouer. Une bonne manette est indispensable pour profiter du travail sur le pilotage.

Technique de MotoGP 26 : les motos brillent, les humains beaucoup moins

MotoGP 26 tourne sous Unreal Engine 5, et le résultat se voit bien à l’écran. Ainsi, surtout en piste. Les motos sont détaillées, les carénages très bien rendus, les combinaisons claquent juste comme il faut et les animations des pilotes accompagnent parfaitement les freinages, les prises d’angle et les sorties de virage.

Le rendu devient moins flatteur hors piste. Les visages manquent de naturel, les expressions restent raides et certaines scènes du paddock cassent l’immersion. La carrière veut donner plus de présence humaine, mais les modèles ne suivent pas toujours. Certaines tribunes, des textures secondaires et quelques arrière-plans paraissent aussi en retrait.

Les effets météos m’ont déçu. J’attendais d’une course sous la pluie qu’elle change l’ambiance, la tension, la perception de vitesse et le danger. Ici, le rendu manque de projections d’eau et de présence visuelle. Le pilotage garde de l’intérêt, mais la météo ne transforme pas assez l’expérience pour être vraiment crédible…

L’audio fait partie des réussites de ce titre. Ainsi, chaque moteur à sa sonorité, la spatialisation du son me permet de repérer un adversaire proche avant un freinage juste à l’oreille. Les commentaires de Laurent Rigal accompagnent certains moments, et dieux merci ils sont assez discret. Quand à la musique, la majorité des moyens ont été mis sur les bruits de moteurs…


FAQ – MotoGP 26

Le Rider-Based Handling change-t-il vraiment les sensations de pilotage dans MotoGP 26 ?

MotoGP 26 est-il accessible aux débutants grâce au mode Arcade et aux aides ?

Le mode Pro de MotoGP 26 est-il vraiment plus exigeant et plus gratifiant ?

Le mode carrière de MotoGP 26 est-il plus vivant que dans l’épisode précédent ?

Le paddock 3D et les conférences de presse apportent-ils une vraie profondeur à la carrière ?

Le système de développement de la moto dans MotoGP 26 est-il assez clair pour convaincre ?

Les modes Race Off de MotoGP 26 valent-ils vraiment le détour ?

L’IA de MotoGP 26 est-elle trop brutale en course ?

Les catégories Moto3, Moto2 et MotoGP offrent-elles des sensations vraiment différentes ?

MotoGP 26 est-il généreux en contenu officiel pour les fans de la licence ?

Les graphismes de MotoGP 26 sont-ils à la hauteur sur la piste comme hors piste ?

La météo de MotoGP 26 change-t-elle vraiment l’ambiance et le pilotage ?

La bande-son et les bruits de moteurs de MotoGP 26 sont-ils réussis ?

MotoGP 26 vaut-il le coup face à l’épisode précédent ?

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