Une batterie de 7000 mAh dans un smartphone fashion : Realme ose le grand écart

par Yaz
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Une batterie de 7 000 mAh évoque souvent un smartphone plus épais qu’élégant. Le Realme 16 Pro+ tente de casser ce cliché avec une autonomie monstre, une vraie allure et un prix sous les 600 euros. Reste à voir où Realme a dû couper pour tenir cet équilibre.

Résumé du test
Note : 8,3/10
Pour
  • Design soigné et dos très agréable en main
  • Écran particulièrement lumineux
  • Performances solides au quotidien et en jeu
  • Processeur bien optimisé et chauffe maîtrisée
  • Qualité photo (jour et nuit) avec le capteur principal et le téléobjectif x3,5
  • Excellente autonomie
Contre
  • Rendu nocturne à l'ultra grand-angle et avec les zooms au-delà de x7
  • Performances un peu justes pour les "hardcore gamers"
  • Haut-parleurs décevants
  • Encore trop d'applications préinstallées (pourriciels)

Alors que le Realme 14 Pro Plus avait brillé lors de mes tests l’année dernière, il était temps pour la marque de remettre cette gamme à jour. C’est désormais chose faite avec le Realme 16 Pro Plus, qui profite d’un lifting visuel allant bien au-delà de la simple retouche.

La marque souhaite clairement conserver cet aspect haut de gamme, presque « fashion », tout en proposant une fiche technique solide. Avec son Snapdragon 7 Gen 4 épaulé par 12 Go de RAM et son écran AMOLED de 6,8 pouces, l’appareil semble armé pour répondre aux exigences les plus larges, avec un accent particulier mis sur l’autonomie. Lancé à 599 euros, il se positionne sur le haut du segment milieu de gamme, un terrain déjà très disputé. Je vais donc vérifier si ce mobile possède les arguments nécessaires pour se faire une place au soleil.

Fiche technique
16 Pro+ 5G
realme
Écran
6,8 pouces
Processeur
Snapdragon 7 Gen 4
Batterie
7000 mAh
Photo
200 Mpx
Charge
80 W
Écran
6,8 pouces
Processeur
Snapdragon 7 Gen 4
Batterie
7000 mAh
Comment sont testés les smartphones chez NomadeUrbain.fr ?

Chaque test smartphone repose sur une méthode rigoureuse mêlant mesures de laboratoire et usage intensif en conditions réelles. Nous analysons d’abord le design et la qualité de fabrication (matériaux, résistance, ergonomie), puis l’écran via sonde (luminosité, couleurs, HDR). Les performances sont testées avec Geekbench, 3DMark, PCMark et des jeux comme Genshin Impact, pour juger fluidité et chauffe. L’interface, les fonctions IA et la qualité photo/vidéo sont évaluées en situation réelle. L’autonomie est mesurée par scénarios répétés (vidéo, jeu, usage mixte) et la recharge chronométrée avec le chargeur d’origine. Enfin, plusieurs profils d’utilisateurs, un professionnel mobile, un amateur de jeux, une personne senior et un utilisateur lambda, testent le smartphone au quotidien pour évaluer le confort, la réactivité, l’ergonomie, et détecter d’éventuelles limites non visibles dans les tests bruts.

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Ce test a été réalisé à partir d’un produit prêté par Realme.

Sommaire

Design du Realme 16 Pro+ : une élégance épurée au service de l’ergonomie

Realme a toujours apporté un soin particulier au design de ses smartphones. Si le Realme 14 Pro Plus était le fruit d’une collaboration avec le studio Valuer Designers. La marque s’associe cette fois au designer japonais Naoto Fukasawa pour ce Realme 16 Pro Plus. Ce dernier, distingué par de nombreux prix, se démarque par des lignes très épurées et un travail singulier sur les matières. Il n’en est pas à son coup d’essai chez le constructeur. Puisqu’il a déjà signé les lignes des gammes GT, GT 2 Pro, ou encore des X et X2.

La face avant ne brille pas par son originalité et me rappelle beaucoup celle du 14 Pro Plus. Je retrouve des bordures assez fines entourant un bel écran de 6,8 pouces. Lequel occupe 89,1 % de la surface totale et présente une très légère courbure sur ses flancs.

Le mobile affiche des dimensions très raisonnables de 162,6 x 77,6 mm pour 8,49 mm d’épaisseur. Ce n’est pas une prouesse en soi, mais quand je considère qu’il abrite une batterie de 7 000 mAh, l’ensemble me semble finalement assez fin.

Realme fait le choix d’éviter les tranches plates au profit de lignes beaucoup plus douces, qui épousent naturellement les courbes de ma main.

C’est au dos que le travail du designer se concentre réellement. Cela débute par le choix de la matière : un silicone biosourcé fabriqué à partir de paille. Ce revêtement offre un toucher doux sans être lisse. La texture, bien que dénuée de relief sous les doigts, procure une sensation plaisante.

Je ne risque aucune trace de doigts et, si je viens à tacher le dos avec du café ou de la cendre, les marques se retirent sans difficulté. Le smartphone se décline en coloris Gold, inspiré du blé, et en Gris pour un rappel au minéral.

Cette matière habille le 16 Pro Plus et recouvre même le bloc optique jusqu’à la surface des lentilles. Celui-ci s’intègre ainsi naturellement au châssis, dans une continuité fluide, plutôt que de paraître comme un module ajouté. De belle taille et doté d’une jolie surface miroir, il ne se montre pas trop épais.

La conception est soignée et l’appareil dégage une réelle impression de solidité. L’écran bénéficie de la protection d’un verre Gorilla Glass 7i et le châssis profite d’une certification IP68/IP69K, ce qui lui permet de résister même à des jets d’eau sous pression.

Prise en main du Realme 16 Pro+ :

Ce Realme 16 Pro+ affiche donc un gabarit de 162,6 x 77,6 mm pour 8,49 mm d’épaisseur et 198 g. Il convient à toutes les mains ou presque, celle des enfants ou adolescent pourront le trouver un brin grand.

La prise en main s’avère confortable. Les boutons de volume et de mise en marche sont regroupés sur la tranche droite ; ils sont bien positionnés, bien qu’un peu trop hauts pour les utilisateurs disposant de petites mains.

Posé à plat, le produit affiche une excellente stabilité. Je peux l’utiliser sans encombre, sauf lors d’interactions fortes sur le quart supérieur de la dalle. Dans ce cas, le déséquilibre généré par le bloc optique devient alors plus patent.

Écran du Realme 16 Pro+ : un affichage 144 Hz lumineux et précis

Realme me livre ici un bel écran AMOLED LTPS de 6,8 pouces, en 1280 x 2800 pixels pour une précision maximale, ou 1080 x 2362 pixels pour préserver l’autonomie. Dans tous les cas, je profite d’une très belle finesse d’affichage. À cela s’ajoute un taux de rafraîchissement maximal de 144 Hz, géré dynamiquement par le mobile avec un palier intermédiaire à 60 Hz pour plus d’efficience.

J’ai testé les cinq modes d’affichage disponibles. J’ai choisi de me concentrer sur le mode Naturel, qui offre le rendu le plus fidèle. L’affichage est naturel, malgré une très légère dérive chaude quasiment imperceptible à l’œil.

Concernant la luminosité, elle se révèle particulièrement solide. Elle permet un usage confortable même en plein soleil et de profiter des contenus HDR sans être dans le noir.

Logiciel du Realme 16 Pro+ : une interface Android Stock enrichie à l’IA

Le Realme 16 Pro Plus reprend la formule classique du constructeur avec Android 16, accompagné de l’interface graphique Realme UI 7.0. Cette dernière n’a pas radicalement changé. Je profite donc d’une expérience proche d’Android Stock, mais enrichie de nombreuses options de personnalisation et d’outils maison.

Je retrouve la désormais classique barre latérale ainsi que la Boucle Intelligente IA. À cela s’ajoutent des outils de rédaction, de traduction et de transcription par IA, tous disponibles en français.

Côté photo, Realme met les petits plats dans les grands avec des fonctionnalités plutôt bien pensées. AI Light Me me permet ainsi d’appliquer des effets de lumière, qu’ils soient aléatoires ou précis comme « Ombre de fenêtre » ou « Néon de fête ». Dans le premier cas, la lumière du cliché original est retravaillée avec plus ou moins de talent. Pour les autres modes, mon sujet est conservé mais le fond est intégralement modifié.

AI StyleMe, de son côté, applique des filtres thématiques (printanier, estival) ou transforme les sujets en personnages de dessin animé. J’ai trouvé le mode dédié à l’hiver assez amusant, il ajoute de la neige au décor avec un rendu plutôt réussi. Enfin, l’outil qui me semble le plus intéressant est Inspiration par IA. Il analyse la photo pour proposer des améliorations automatiques : faire ressortir les détails, jouer sur les dégradés ou éliminer des objets indésirables.

Sur mes tests, le résultat est souvent celui attendu, avec des améliorations douces qui ne dénaturent pas l’image. Je constate par exemple des pores de peau plus visibles et des contrastes renforcés pour un rendu plus précis. Attention toutefois : le résultat n’est pas garanti et l’IA peut parfois déformer la réalité.

Je note la présence de quelques bloatwares, mais rien d’excessif. Je suis loin de l’invasion d’applications inutiles que je peux croiser chez certains concurrents. Concernant le support, le constructeur assure les mises à jour d’Android pour les cinq prochaines années et les mises à jour de sécurité pendant six ans. Si certains font mieux, cela reste très correct pour cette gamme de prix.

Réseau et communication du Realme 16 Pro+ : une connectivité complète et fiable

Le Realme 16 Pro Plus assure une compatibilité totale avec les réseaux 4G et 5G, prenant en charge l’intégralité des bandes de fréquences utilisées en France. Pour plus de flexibilité, je dispose d’un emplacement pouvant accueillir soit deux nano-SIM, soit une nano-SIM couplée à une eSIM.

Côté sans-fil, je bénéficie du Wi-Fi 6, du NFC, ainsi que du Bluetooth 5.4. La géolocalisation est également très bien couverte grâce au support des systèmes GPS, Glonass, Galileo, Beidou et QZSS. Lors de mes tests, je n’ai constaté aucun problème particulier durant les appels, que ce soit en émission ou en réception.

Audio et qualité d’appel du Realme 16 Pro+ : un rendu centré sur les médiums

Les deux haut-parleurs du Realme 16 Pro Plus ne font pas d’étincelles. S’ils m’offrent une scène sonore assez large et une stéréo bien équilibrée, je suis déçu par la restitution des fréquences.

Je dois ainsi oublier tout espoir de basses, et même les bas médiums ne parviennent pas à faire illusion. Ce sont les médiums qui occupent la majeure partie de l’espace. Ils restent de bonne tenue, mais je conseille de ne pas trop monter le volume sur des morceaux complexes, au risque de perdre rapidement en précision. Quant aux aigus, ils sont bien perceptibles. Mais je les trouve trop étouffés par le centre du spectre qui s’avère omniprésent. Toutefois, pour l’écoute de podcasts ou, occasionnellement, pour un peu de musique d’appoint, cet ensemble fait le job.

Performances du Nom du Realme 16 Pro+ : un SoC maîtrisé et un mode GT efficace

Le Realme 16 Pro Plus dispose, sans surprise, de la fiche technique la plus musclée de sa gamme. Il embarque une puce Snapdragon 7 Gen 4, accompagnée de 12 Go de mémoire vive (LPDDR5X) et de 512 Go d’espace de stockage (UFS 3.1), le tout soutenu par un GPU Adreno 722.

Benchmarks

Les performances brutes s’avèrent élevées sans pour autant chercher à battre des records. Au quotidien, je profite d’un smartphone véloce qui n’affiche aucun ralentissement. Je note parfois de très légers à-coups dans les transitions, mais c’est tellement rare que je le signale uniquement pour la forme. Sur des travaux plus lourds, comme l’encodage vidéo en 4K. J’obtiens des résultats très acceptables : ce n’est pas fulgurant, mais cela reste cohérent avec son positionnement tarifaire.

Performances gaming

Côté gaming, il me faut souligner la présence du mode GT. Si, lors de mes benchmarks, il n’apporte pas de gain de puissance spectaculaire tout en accentuant la chauffe, la donne change une fois plongé dans mes jeux préférés.

Benchmark Gaming

  • Fortnite : En mode 120 fps (qualité faible), le mobile peine à maintenir la cadence avec 48 à 66 fps. L’activation du mode GT permet toutefois de grimper entre 55 et 92 fps. En mode 60 fps (qualité Épique), j’oscille entre 50 et 60 fps. Le mode GT apporte ici une stabilité bienvenue, stabilisant le framerate entre 58 et 60 fps. Pour un 60 fps constant sans aucune concession, il me faut toutefois passer en qualité moyenne.
  • Genshin Impact : En qualité maximale, le framerate varie entre 55 et 60 fps, avec quelques chutes sous les 50 fps. Ici, le mode GT joue parfaitement son rôle de lisseur de performances lorsque les visuels sont au plus haut.
  • Call of Duty : Les modes 120 fps et 60 fps n’ont pas réellement besoin du mode GT pour rester stables. Les quelques rares baisses de framerate sont beaucoup plus exceptionnelles que sur les titres précédents.

Bridage et chauffe

Realme prouve sa maîtrise du SoC lors de mes tests de charge. Durant une heure d’usage intensif, le smartphone délivre la quasi-totalité de sa puissance pendant les 20 premières minutes. Ce n’est qu’au-delà que je commence à observer une baisse de performance, limitée à 12 points maximum sur le reste de l’exercice.

Ce Snapdragon est donc parfaitement capable de répondre aux usages exigeants sans subir de throttling agressif. La gestion de la chaleur est également un bon point : la chambre à vapeur intégrée fait son office. Si la chaleur devient sensible après 20 minutes de jeu (surtout en mode GT), le revêtement en silicone biosourcé contient efficacement cette sensation. Il me faut vraiment dépasser les 30 à 45 minutes de session pour être réellement gêné par la température.

Photo du Realme 16 Pro+ : un trio polyvalent mené par un capteur de 200 Mpx

Le bloc optique du Realme 16 Pro Plus s’appuie sur une configuration à trois capteurs :

  • Capteur principal (grand-angle) : 200 Mpx ouvrant à f/1,8.
  • Capteur ultra grand-angle : 8 Mpx offrant un angle de vision de 115° et une ouverture de f/2,2.
  • Zoom périscopique : 50 Mpx avec une ouverture de f/2,8. Il propose un grossissement optique x3,5.

La caméra frontale n’est pas en reste avec un capteur de 50 Mpx ouvrant à f/2,4.

Photos de jour

Capteur principal

Il est loin le temps où tester l’appareil photo d’un smartphone Realme s’apparentait à une épreuve. La marque sait désormais intégrer de bons objectifs et a surtout grandement amélioré ses traitements numériques. Je le ressens clairement avec ce capteur de 200 Mpx, qui délivre des clichés dotés d’un très beau piqué. En zoomant dans l’image, je constate facilement la différence avec un Nothing Phone (4a) : ici, les microdétails sont plus soignés, apportant davantage de relief et un meilleur rendu des textures.

Toutefois, cet écart ne sera pas toujours flagrant sur l’écran d’un smartphone. La faute à un lissage numérique un brin trop agressif qui, s’il était plus discret, offrirait encore plus de texture. J’apprécie également la capacité du Realme 16 Pro Plus à bien gérer la lumière. La surexposition s’avère rare et le mobile sait s’adapter à presque toutes les situations en ajustant la luminosité pour préserver au mieux l’ambiance originale.

Ultra grand-angle

Avoir un capteur principal de 200 Mpx est un atout, mais j’aurais peut-être préféré un module de 50 Mpx plus équilibré plutôt qu’un ultra grand-angle limité à 8 Mpx. C’est d’autant plus dommage qu’ici, ce mode gère bien la lumière et offre une gestion des contrastes assez fine.

Ultra grand-angle Vs Grand-angle

De plus, je trouve les effets de déformation bien maîtrisés. J’apprécie d’obtenir des clichés lisibles et colorés, mais malheureusement, cela ne compense pas totalement le manque de piqué.

Le niveau de détail n’est pas si mauvais pour un capteur de 8 Mpx. Sur l’écran d’un smartphone, le rendu est satisfaisant, mais même un œil non averti notera une précision en retrait et des microdétails trop lissés, ce qui nuit fortement au rendu des textures.

Les différents niveaux de zoom

Le Realme 16 Pro Plus embarque un zoom télescopique x3,5 s’appuyant sur un capteur dédié de 50 Mpx. Le premier palier, le zoom x2, est numérique. Il exploite la définition du capteur principal de 200 Mpx pour réaliser ce grossissement.

Grand-angle Vs Zoom x2

Sur ce zoom x2, la perte de qualité s’avère quasi nulle. J’obtiens un cliché très détaillé avec une luminosité bien gérée. En revanche, la colorimétrie me chiffonne : le traitement numérique rend l’image bien plus sombre qu’elle ne devrait l’être. Si la gestion des contrastes reste de bon niveau, cet assombrissement me fait perdre en nuances et en naturel, même si je conserve un excellent niveau de microdétails sur les textures.

Zoom x2 Vs Zoom x3,5

En passant au téléobjectif x3,5, ce problème de colorimétrie disparaît. Je profite de clichés simplement impeccables avec des couleurs naturelles et une gestion fine de la lumière. Le niveau de précision est excellent : je distingue parfaitement les branchages, les inscriptions lointaines et les aspérités des surfaces.

Zoom x3,5 Vs Zoom x7

Le zoom x7 maintient une belle constance dans la gestion des couleurs et des contrastes. Si le niveau de détail reste très satisfaisant, je note que les microdétails sont un peu plus en retrait, notamment sur les matières brutes comme la pierre ou la rouille. Le lissage devient plus agressif, ce qui réduit le réalisme des textures sans pour autant être rédhibitoire.

Zoom x10, x20, x60, x100

À partir du zoom x10, la dégradation reste contenue mais le traitement numérique devient flagrant. Le lissage s’accentue, le relief s’estompe et les détails deviennent plus grossiers. Toutefois, dans de très bonnes conditions lumineuses, je peux encore réaliser des clichés satisfaisants.

Zoom x1, x2, x3,5, x7, x10, x20, x60, x100

Photo de nuit

Capteur principal

Le mode nuit représentait auparavant une difficulté pour Realme, et pourtant, dans cette gamme de prix, le Realme 16 Pro Plus tire largement son épingle du jeu. Il capte bien la lumière dans les environnements urbains éclairés. Ce qui me permet de profiter d’un bon niveau de détail, sans toutefois atteindre l’exceptionnel.

Grand-angle de jour Vs Grand-angle de nuit

La colorimétrie demeure assez naturelle : ce modèle a le bon goût de savoir conserver les ambiances réelles plutôt que de chercher à faire ressortir artificiellement des détails que mes yeux ne verraient pas.

Seul bémol : une gestion des contrastes qui manque parfois de finesse, ce qui réduit la précision de mes clichés dans les zones sombres. Enfin, même dans des scènes peu lumineuses, l’appareil parvient à s’en sortir avec plus que les honneurs.

Ultra grand-angle

Sans surprise, l’ultra grand-angle se montre à la peine de nuit. En milieu urbain, avec un bon renfort lumineux, mes clichés restent très acceptables. Toutefois, il suffit d’un léger manque de lumière pour que la photo s’assombrisse de manière excessive.

Ultra grand-angle de jour Vs Ultra grand-angle de nuit

En revanche, la colorimétrie reste propre et assez cohérente avec les scènes capturées. Je remarque que les contrastes sont, encore une fois, trop grossiers. Ce qui nuit au rendu des détails, et pas seulement dans les zones sombres.

Concernant le piqué, le résultat s’avère honnête pour cette définition. Cela signifie que mes clichés sont lisibles et cohérents, mais qu’ils manquent singulièrement de microdétails. Quant aux détails plus imposants, ils apparaissent soit un peu trop lissés, soit brouillés par un bruit numérique qui, pourtant, n’est pas si envahissant.

Les différents niveaux de zoom

Grand-angle de nuit Vs Zoom x2

De nuit, la colorimétrie reste cohérente. Le zoom x2 modifie légèrement les teintes, mais de façon moins marquée que de jour. Le niveau de détail est acceptable, bien que les microdétails soient très en retrait. Je note un manque de précision, presque du flou, dans les zones les plus sombres.

Zoom x2 Vs Zoom x3,5

Paradoxalement, avec le zoom périscopique x3,5 en basse lumière, le niveau de détail me semble un brin en retrait par rapport au zoom x2 (le crop du capteur 200 Mpx). Cela reste léger, mais perceptible en zoomant dans l’image. Le traitement demeure naturel, même si les zones d’ombre manquent de profondeur.

Zoom x3,5 Vs Zoom x7

Le zoom x7 nocturne fait son office avec des photos de bonne tenue, malgré un lissage plus marqué et l’apparition de bruit numérique.

Zoom x1, x2, x3,5 , x7, x10, x20, x30, x70

Portraits et selfies

Les 200 Mpx du capteur principal apportent leur lot de pixels, même si le piqué n’est pas aussi fin que je l’espérais. Il me faut toutefois nuancer : dans cette gamme de prix, je ne peux qu’être très satisfait. Les microdétails sont bien présents, permettant de reproduire fidèlement la texture du cuir, de la laine et même des poils. Ces derniers subissent un léger lissage, tout comme les pores de la peau, mais rien de trop agressif. Tant que je ne zoome pas dans l’image, l’illusion s’avère parfaite.

Le détourage gagne en finesse par rapport au 14 Pro Plus. Ce dernier pouvait encore commettre des erreurs, par exemple entre les branches de lunettes et le crâne. Ici, ce type de défaut devient très rare, et seules les chevelures les plus ébouriffées poseront encore quelques difficultés.

De nuit, je profite d’une bonne gestion de la lumière et l’ambiance reste assez fidèle à la réalité. Le détourage conserve son efficacité et l’effet de flou me séduit par sa progressivité.

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J’apprécie le niveau de détail global, mais je constate que les microdétails s’effondrent en basse luminosité, ce qui réduit la qualité du rendu des textures. Les poils de barbe ou les pores de la peau apparaissent alors vraiment trop lissés. Je manque donc de piqué dans ces conditions, mais le résultat demeure très acceptable pour un smartphone positionné à moins de 600 euros.

Le capteur selfie réalise un détourage d’une grande finesse, parvenant à identifier avec précision les personnes et les objets. J’ai même remarqué qu’il gère parfaitement les zones complexes, comme l’espace entre l’arceau d’un casque et le crâne. L’effet de flou est bien dosé, ce qui rend les clichés globalement très agréables à l’œil.

oplus_2162737

De nuit, pour peu que l’environnement bénéficie d’un éclairage suffisant, j’obtiens des résultats qui tiennent plus que la route. Si les microdétails sont logiquement plus en retrait, cela n’altère pas la lisibilité des éléments principaux de l’image. Je note un léger lissage de la peau, mais il reste dans la moyenne haute du segment, sans aucun excès. De plus, je trouve très appréciable de disposer d’une colorimétrie juste, capable de restituer fidèlement l’ambiance réelle de la scène.

Autonomie du Realme 16 Pro+ : un monstre d’autonomie dans un châssis fin

Ici, Realme déploie les grands moyens pour me séduire avec une batterie de 7 000 mAh. C’est une prouesse de loger une telle capacité dans un smartphone conservant une épaisseur de moins de 9 mm. Tous mes tests sont réalisés avec une luminosité fixée à 250 nits et le volume à 50 %, sans activer le mode GT.

Au quotidien, je dois admettre que les prestations sont excellentes. En usage mixte, l’appareil tient presque une journée et une nuit complètes. Il peut même franchir le cap des deux jours d’autonomie si je me montre économe. En usage plus intensif, je parviens tout de même à atteindre entre 18 et 20 heures d’activité.

Ces impressions se confirment via le benchmark PCMark, qui affiche le score remarquable de 20 h 18. Côté divertissement, une heure de Genshin Impact consomme un peu moins de 15 % de batterie. Quant au visionnage du film Inglourious Basterds (2 h 30), il ne retire qu’un peu plus de 10 points d’autonomie, ce qui laisse entrevoir plus de 22 h 30 de vidéo en continu.

Pour la recharge, deux options s’offrent à moi :

  • Avec un chargeur 44 W : je récupère 11 % en 5 minutes, 25 % en 12 minutes, 50 % en 28 minutes et le plein complet en un peu plus d’une heure dix.
  • Avec la charge rapide 80 W : le temps total de charge descend à un peu plus de 45 minutes.

Conclusion et prix du Realme 16 Pro+

Le Realme 16 Pro Plus se décline en or et en griss. Il est disponible au prix de 599 euros, en version 12 Go + 512 Go, sur le site de la marque ou chez les revendeurs partenaires.


Product imageSmartphone Realme 16 Pro Plusà partir de 359,00 € chez Cdiscount

FAQ – Realme 16 Pro+

Que vaut vraiment le design du 16 Pro+ au quotidien ?

La prise en main reste-t-elle agréable malgré la batterie de 7 000 mAh ?

L’écran AMOLED 144 Hz est-il à la hauteur en plein soleil ?

Realme UI 7.0 apporte-t-il de vraies améliorations utiles ?

Les fonctions photo assistées par IA sont-elles vraiment intéressantes ?

Le suivi logiciel annoncé est-il rassurant à ce niveau de prix ?

Le Snapdragon 7 Gen 4 est-il assez puissant pour durer ?

Peut-on jouer confortablement avec ce smartphone ?

Le mode GT améliore-t-il vraiment les performances en jeu ?

La chauffe est-elle bien maîtrisée sur les longues sessions ?

Que vaut le capteur principal de 200 Mpx en photo de jour ?

Le téléobjectif x3,5 est-il vraiment bon pour le zoom ?

L’ultra grand-angle reste-t-il le point faible en photo ?

L’autonomie est-elle vraiment exceptionnelle avec 7 000 mAh ?

Le Realme 16 Pro+ vaut-il le coup à 599 euros ?

Photos : DR

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