Sommaire
Le Realme C67 s’attaque directement au marché très disputé de l’entrée de gamme. Ainsi, ce smartphone se positionne comme un rival sérieux face au Xiaomi Redmi Note 13. La fiche technique dévoile des arguments vraiment solides pour un tarif inférieur à 250 euros. Concrètement, un processeur Qualcomm Snapdragon 685 anime l’appareil. De plus, l’affichage repose sur une grande dalle LCD IPS FHD+ de 6,72 pouces cadencée à 90 Hz. Par ailleurs, une imposante batterie de 5000 mAh assure l’alimentation du système. Enfin, un capteur principal de 108 Mpx se charge des prises de vue.
Toutefois, ce positionnement agressif oblige à faire l’impasse sur la connectivité 5G. Pour compenser cette absence, le constructeur mise tout sur une esthétique qui se veut très fashion.
Résumé du test
Pour
- Autonomie exceptionnelle
- Look séduisant
- Bonne qualité de fabrication
- Fluidité au quotidien
- Prix abordable
Contre
- Photographie limitée
- Un entretien de la serpillière limité par l’absence d’eau chaude
- Lenteurs sur les applications gourmandes
- Gaming très laborieux
Comment sont testés les smartphones chez NomadeUrbain.fr ?
Chaque test smartphone repose sur une méthode rigoureuse mêlant mesures de laboratoire et usage intensif en conditions réelles. Nous analysons d’abord le design et la qualité de fabrication (matériaux, résistance, ergonomie), puis l’écran via sonde (luminosité, couleurs, HDR). Les performances sont testées avec Geekbench, 3DMark, PCMark et des jeux comme Genshin Impact, pour juger fluidité et chauffe. L’interface, les fonctions IA et la qualité photo/vidéo sont évaluées en situation réelle. L’autonomie est mesurée par scénarios répétés (vidéo, jeu, usage mixte) et la recharge chronométrée avec le chargeur d’origine. Enfin, plusieurs profils d’utilisateurs — un professionnel mobile, un amateur de jeux, une personne senior et un utilisateur lambda — testent le smartphone au quotidien pour évaluer le confort, la réactivité, l’ergonomie, et détecter d’éventuelles limites non visibles dans les tests bruts.
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Ce test a été réalisé avec un produit testé par Realme.
Le design du Realme C67 : Le plus classe dans l’entrée de gamme ?
L’appareil affiche des tranches plates ouvertement inspirées des célèbres smartphones d’Apple. De plus, ses lignes bénéficient d’un travail tout en douceur. Le châssis revendique une épaisseur de seulement 7,6 mm pour un poids de 184 grammes.

La dalle de 6,72 pouces occupe 86 % de la surface frontale. Enfin, les bordures restent discrètes malgré un menton légèrement plus épais.

Le dos en plastique imite habilement l’aspect de l’aluminium. Ainsi, le rendu visuel se révèle particulièrement plaisant. Le fabricant propose deux coloris distincts : noir et Sunny Oasis. Pour notre part, nous avons testé cette déclinaison vert irisé qui joue magnifiquement avec la lumière.

Le bloc photographique s’intègre dans une jolie cartouche brillante. Cependant, les objectifs dépassent de quelques millimètres.


La bordure droite accueille les commandes de volume et de mise sous tension. Justement, ce bouton d’alimentation dissimule le lecteur d’empreintes digitales. Malheureusement, ce capteur biométrique manque cruellement de réactivité et de précision. Au quotidien, le retour au classique code PIN s’est imposé naturellement. La tranche inférieure rassemble un haut-parleur, le port USB-C et la précieuse prise jack. Pour finir, le côté gauche cache un grand tiroir capable d’héberger deux nano-SIM et une carte microSD.
Un verre protecteur d’origine inconnue recouvre l’écran tactile. Par ailleurs, le smartphone bénéficie d’une certification IP54. Cette norme garantit une résistance aux éclaboussures et à la poussière. Il s’agit d’un atout indéniable sur cette tranche tarifaire.
Prise en main du Realme C67 : Presque pour toutes les mains
Son format est équilibré : 7,6 mm d’épaisseur pour 184 g sur la balance, ce qui le rend agréable en main. Même si les plus petites devront jongler un peu. Avec une largeur de 75,4 mm et une hauteur de 164,6 mm, il reste maniable pour les autres gabarits.

Les optiques dépassent légèrement, créant un petit déséquilibre quand le téléphone est posé sur une surface plane, mais rien de dramatique. Les boutons sont bien placé, ni trop haut, ni trop bas, ce qui est toujours appréciable.
L’écran du Realme C67 : il manque d’éclat
Le constructeur intègre une dalle LCD IPS FHD+ de 6,72 pouces. Ainsi, l’affichage offre une belle finesse grâce à une définition de 1080 x 2400 pixels pour 392 ppp. De plus, l’utilisateur profite d’un taux de rafraîchissement adaptable entre 60 Hz et 90 Hz. *



Niveau luminosité, l’écran est en retrait. Par conséquent, ce comportement déçoit pour le visionnage de vidéos compatibles. Malgré tout, la lisibilité quotidienne reste de bonne facture en intérieur. Toutefois, une forte exposition au soleil révèle immédiatement les limites du panneau. En effet, les reflets prennent le dessus par manque de véritable punch lumineux.

Côté fidélité des couleurs, le C67 montre ses limites. En mode Vif, nous avons la colorimétrie la plus naturelle, avec une légère dérive des blancs vers les bleus. Cela dit, nous apprécions beaucoup la jolie palette de nuances de couleurs proposée par le C67.
Logiciel : la base
Le smartphone fonctionne nativement sous Android 14. De plus, l’OS de Google s’accompagne de l’interface maison Realme UI. Cette surcouche apporte logiquement son lot de personnalisations visuelles.


La marque met particulièrement en avant sa fonction baptisée « mini-capsule ». Clairement, cette animation logicielle s’inspire de la fameuse Dynamic Island d’Apple. Toutefois, ses capacités demeurent ici beaucoup plus restreintes. En effet, l’encoche affiche uniquement la vitesse de charge ou le titre du morceau écouté. Finalement, l’intérêt quotidien de cette trouvaille ne saute pas aux yeux.
Ce modèle embarque heureusement un nombre raisonnable d’applications par défaut. Ainsi, le système évite de submerger l’acheteur sous des logiciels superflus. Au pire, la désinstallation manuelle s’effectue très rapidement. Globalement, cette pratique commerciale se montre bien moins agressive que sur un Poco X6 Pro 5G.

Un magasin d’applications alternatif vient compléter cet ensemble. Malheureusement, cette vitrine propriétaire ne présente aucun véritable intérêt pratique. Concernant la pérennité, le fabricant promet trois années de suivi logiciel. Passé ce délai précis, l’appareil ne recevra plus aucune mise à jour.
Fonctions réseau et communication
L’appareil prend en charge les réseaux 4G classiques. Plus précisément, le modem couvre les bandes LTE FDD (1/3/5/7/8/20/28) et TDD (38/40/41). De plus, la connectivité sans fil inclut le Wi-Fi 5, le Bluetooth 5.1 et la puce NFC. Ainsi, l’utilisateur dispose d’un équipement technique très complet pour le quotidien.

Concernant les appels téléphoniques, la qualité sonore ne souffre d’aucun défaut majeur. Enfin, le module GPS intégré remplit parfaitement sa mission. Lors de nos essais de navigation, le positionnement sur la carte s’est effectué sans la moindre erreur.
Performances du Realme C67 : le strict minimum syndical
Le SoC Qualcomm Snapdragon 685 anime ce smartphone. Techniquement, cette puce gravée en 6 nm délivre une puissance acceptable pour de l’entrée de gamme. De plus, notre exemplaire doté de 8 Go de mémoire vive garantit une navigation globalement fluide.


En pratique, cette base matérielle suffit largement aux besoins habituels. Toutefois, de légers accrocs apparaissent très régulièrement lors des manipulations quotidiennes. Bien entendu, ces ralentissements s’intensifient avec l’ouverture d’applications vraiment exigeantes.




Les joueurs exigeants passeront rapidement leur chemin face à cet équipement. En effet, le processeur graphique Adreno 610 peine énormément à calculer les décors 3D. Par exemple, Fortnite refuse catégoriquement d’afficher un niveau de qualité supérieur à « faible ». Même en sélectionnant des textures basiques, le compteur franchit péniblement les 20 images par seconde. Pire encore, la fréquence s’effondre entre 10 et 12 FPS quand l’action ou l’environnement se densifient.

L’exigeant Genshin Impact confirme ces lourdes limites matérielles. Concrètement, aucune différence visuelle ne sépare les réglages « Faible » et « Très faible ». Malgré tout, l’animation maintient un semblant de jouabilité à l’écran dans les deux configurations. Cependant, le framerate ne casse jamais le plafond de verre des 20 FPS.
Heureusement, une excellente dissipation thermique sauve le bilan lors des longues parties. Ainsi, la coque conserve une température tout à fait tolérable après plus d’une heure d’effort continu. Pour finir, le téléphone ne devient jamais brûlant ou inconfortable entre les mains.
La Photo du Realme C67 : des limites malgré quelques talents
Le Realme C67 embarque un bloc optique simple, composé de deux capteurs :
- Un capteur principal grand-angle de 108 Mpx en f/1,75 ;
- Un téléobjectif périscopique de 2 Mpx f/2,4.

Très bon point, nous n’avons pas d’inutile capteur macro comme souvent dans cette gamme de prix, mais ici un vrai téléobjectif et cela fait du bien.
Photos de jour :
Capteur principal :
L’objectif principal délivre des images satisfaisantes de 12 Mpx en plein jour. Cependant, le capteur exige une excellente luminosité pour vraiment s’exprimer. Dans le cas contraire, la perte de détails devient très vite visible.






Les textures apparaissent alors lissées et nettement plus floues. De son côté, la colorimétrie manque globalement d’éclat. Parfois même, le rendu final s’éloigne totalement de la réalité sans explication logique.
Les différents niveaux de zoom :
Le grossissement 3x offre un résultat correct sous un beau soleil. Néanmoins, cette focale reste extrêmement sensible aux baisses de lumière. Dès que l’éclairage faiblit, le bruit numérique envahit la photo.


Parallèlement, le zoom 5x doit s’utiliser avec une extrême parcimonie. Même dans des conditions idéales, la qualité peine à convaincre. Sans surprise, l’image devient totalement indigeste dans la pénombre.


L’usage du mode 108 Mpx ne marque pas vraiment les esprits. En effet, l’observation d’un recadrage serré révèle une différence de netteté assez minime face au 12 Mpx classique. Pire encore, certaines zones complexes subissent un lissage totalement excessif. Au final, cette option génère des fichiers très lourds pour un bénéfice visuel vraiment marginal.
Photo de nuit
Capteur grand-angle :
Les virées nocturnes s’achèvent sur une note décevante. Malgré l’éclairage artificiel des lampadaires, la scène reste sombre et manque cruellement de piqué.




De plus, une sorte de voile terne semble atténuer les couleurs. Logiquement, le grain électronique s’invite sur chaque prise de vue.
Les différents niveaux de zoom :


Le passage au zoom x3 rend d’ailleurs les clichés inexploitables.


Nous allons même taire le résultat catastrophique du grossissement x5 pour épargner vos rétines. Mais comme nous avons subit, vous subirez aussi…
Mode Portrait et Selfie
Le mode portrait de l’appareil photo dorsal fait le minimum, sans briller. Le détourage est souvent imprécis, notamment sur les cheveux ou les contours du visage. Même avec une coupe bien nette, l’algorithme peine parfois à séparer correctement le sujet de l’arrière-plan.

Autre souci, la colorimétrie, et plus particulièrement la gestion des teintes de peau. Le rendu manque de cohérence : sur certains clichés, les tons sont trop jaunâtres, d’autres fois, ils sont désaturés. Si la lumière est optimale, le rendu s’améliore, mais si elle devient trop forte, le capteur principal a du mal à gérer les contrastes.
Le capteur selfie de 8 Mpx fait à peine mieux. Le détourage reste perfectible et les couleurs, bien que légèrement plus justes que sur l’appareil dorsal, restent aléatoires. La gestion de l’exposition manque aussi de subtilité : parfois trop sombre, parfois trop éclairée, la balance n’est pas toujours bien trouvée.

Ce smartphone ne tient donc pas ses grandes promesses photographiques. L’appareil se contente d’une prestation typique de l’entrée de gamme. Il décevra fatalement les amateurs de belles images. Ces derniers devront obligatoirement doubler leur budget pour obtenir un bon photophone.
Autonomie et charge : une endurance exceptionnelle
Le Realme C67 renferme une généreuse batterie de 5000 mAh. Afin de vérifier ses capacités réelles, notre protocole automatisé ViSer est entré en action. Concrètement, ce programme simule une utilisation intensive mêlant navigation web, appels, vidéos et téléchargements.

Au final, le chronomètre affiche un score impressionnant de 17 heures et 42 minutes. Par conséquent, cet appareil devient l’un des modèles les plus tenaces du marché. D’ailleurs, le terminal rejoint directement le peloton de tête de nos classements.
Concernant la recharge, le fabricant inclut un bloc de 33 W dans l’emballage. En pratique, cinq petites minutes sur secteur redonnent 9 % d’énergie. Ensuite, la jauge grimpe à 25 % au quart d’heure. Puis, l’indicateur franchit les 46 % après une demi-heure. Finalement, le plein intégral réclame un peu plus de 1 h 15 d’attente.
Conclusion, prix et disponibilité du Realme C67 :
Le Realme C67 est disponible en noir ou vert au prix de 219 euros chez Realme et les revendeurs partenaires.
FAQ – Realme C67
➤ À 219 €, ce smartphone d’entrée de gamme tient-il vraiment la route face au Redmi Note 13 ?
➤ L’absence de 5G sur le Realme C67 est-elle pénalisante au quotidien ?
➤ Avec 7,6 mm et 184 g, la prise en main du Realme C67 convient-elle à la plupart des mains ?
➤ La certification IP54 du Realme C67 protège-t-elle réellement contre poussière et éclaboussures ?
➤ Le lecteur d’empreintes intégré au bouton d’alimentation du Realme C67 est-il fiable et réactif ?
➤ L’écran LCD IPS 6,72" FHD+ est-il suffisamment lumineux pour rester lisible en plein soleil ?
➤ Le 90 Hz sur un écran LCD fait-il une vraie différence de fluidité au quotidien ?
➤ Le Snapdragon 685 du Realme C67 suffit-il pour une utilisation fluide, malgré quelques accrocs ?
➤ Fortnite est-il jouable sur ce modèle, et à quel niveau de qualité et de fluidité ?
➤ Genshin Impact reste-t-il jouable sur ce smartphone, même en réglages très faibles ?
➤ Le Realme C67 chauffe-t-il en jeu, ou la dissipation thermique limite-t-elle bien la montée en température ?
➤ En photo de jour, le capteur 108 Mpx du Realme C67 produit-il des images réellement satisfaisantes ?
➤ Le mode 108 Mpx apporte-t-il un gain visible, ou surtout des fichiers plus lourds pour un bénéfice faible ?
➤ Les zooms x3 et x5 sont-ils exploitables, ou la qualité s’effondre dès que la lumière baisse ?
➤ Mode portrait et selfie 8 Mpx : le détourage et les teintes de peau sont-ils cohérents sur le Realme C67 ?
À propos de Yazid Amer :
Journaliste depuis 1999, Yazid Amer couvre les technologies, la culture, le lifestyle et la mobilité. Il a collaboré avec Le Parisien Week-End, Men’s Health, FHM, Frandroid, Plugged, Le Journal du Geek, Apollo Magazine, Vivre Paris et JVTech. Fondateur de NomadeUrbain.fr, il explore le quotidien connecté avec rigueur et passion.
Contact : Yazid.Amer@nomadeurbain.fr
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