Le Motorola Razr 5G est un téléphone iconique de la grande période du GSM. Un mobile qui a marqué les esprits et fait la fortune de Motorola. L’américain surfe sur la vague vintage et surtout celle de la nostalgie réelle des mobiles à clapet propose son Razr 5 G. Un smartphone Android avant tout fashion et pourtant tout ce qu’il y’a de plus moderne avec son écran pliant !

Design, le clapet c’est fantastique

Le Razr 5G reprend globalement le look du GSM d’origine et pourtant il n’est pas une simple copie. Si l’âme du Razr est bien là, ses lignes sont bien plus contemporaines.

Ainsi, ses courbes sont plus fluides, plus douce que l’original et nous retrouvons un menton assez proéminent. Sa face avant laisse apparaître un premier écran OLED 2,7’’ tactile et juste en dessous le capteur photo principal.

Au dos, se trouve le capteur d’empreinte digital qui se fond dans le logo Motorola. Le corps est recouvert de verre Gorilla Glass 5, les bords sont en aluminium et la charnière en acier inoxydable.

La qualité de fabrication est très propre et l’objet semble robuste. Mais le plus plaisant c’est vraiment le frisson que m’apporte son usage.




Ergonomie et Usage, du stylé et de l’efficacité

Avec des dimensions de 16,92 x 7,26 x 0,79 cm déplié et 192 g, ce Razr affiche des dimensions très maîtrisées. Mais ce qui me fait basculer se sont ses mensurations une fois que je le plie, avec 9,17 x 7,26 x 1,6 cm. Ici, j’admets que je sombre dans l’irrationalité. Je le range dans une poche de veste, de chemise ou de jean stretch sans difficulté. J’ajoute que ma chérie adore le ranger dans son micro sac à main. Pourtant une fois ouvert j’ai un vrai smartphone de 6,2’’ dans la main. Vient ensuite le plaisir ultime de l’ouvrir avec mon seul pouce pour ensuite le coller à mon oreille.

Cela me renvoie dans mes jeunes années avec un effet de style que beaucoup ont oublié. Je le refermer d’un coup sec du poignet, ce qui m’apporte un véritable orgasme rétro-techno. Certes, je n’ai pas la sensation que m’offrait l’original mais qu’importe, je kiffe ! Pour les plus accros au passé, Motorola propose un mode rétro qui simule l’affichage d’origine dont les touches aspect métal. Il ne manque plus que le toucher. Sur le côté droit, se trouve le bouton mise en marche et sur le gauche la gestion du volume. Pour le reste, c’est un smartphone Android 11 en version stock, tout ce qu’il y’a de plus minimaliste et efficace.




Les écrans du Razr 5G, beaux malgré l’effet miroir

Ce smartphone propose donc deux écrans. L’extérieur est un OLED de 2,7’’ en 800 x 600 appelé Quickview. Son affichage est propre et assez lumineux, mais en plein soleil il est quasi impossible de l’utiliser. Il se révèle être un véritable miroir. Il sert surtout aux usages de base, lire des messages, regarder vidéo YouTube ou des photos sur Instagram.

Dans les deux premiers cas, le résultat est très bon. Mais pour le dernier cela reste peu agréable à l’usage avec un affichage bien trop petit. Toutes les apps ne sont pas vraiment exploitables sur cet écran. S’il est possible de taper du texte, le clavier est de taille bien trop réduite pour être efficace. Bon, vous n’allez pas dépenser plus de 1 500 € juste pour cet écran.

Le vrai plaisir vient de son écran pliant OLED de 6,2’’ en 2142 x 876 pixels au ratio 22 : 9. Certes, il est encadré par d’épaisses bordures et je ne comprends vraiment pas la nécessité de l’encoche qui l’accompagne. L’utiliser en plein soleil n’est pas toujours confortable, mais cela reste correct. Par contre, j’ai tiqué sur la pliure que je sens en passant mon doigt sur l’écran.

Pour nuancer, à la différence de tous les autres produits pliant comme Samsung Z Fold 2, ici l’écran se plie réellement à plat, comme une feuille de papier. Quant à sa durée de vie, je serais honnête, je n’en ai aucune idée et cela m’interroge.

Puissance et autonomie, un peu juste pour le prix

Alors que ce produit affiche le prix d’un haut de gamme, nous n’avons droit qu’à un processeur moyen de gamme. Attention, le Qualcomm Snapdragon 765G et ses 8 Go de RAM forment un couple efficace. Il convient à 90 % des usages classiques, multimédias, bureautique ou encore créations. J’ai pourtant noté quelques rares ralentissements en abusant des apps en mémoire.

Côté gaming, la plupart des jeux fonctionneront correctement, seuls les plus gourmands devront rester en qualité d’affichage moyen. Toutefois, son menton proéminent rend la prise en pains délicate si vous souhaitez jouer à un FPS par exemple. Ce Razr 5G n’offre pas d’expérience gaming très plaisante. Au passage, le son est assez nasillard, vive le casque Bluetooth !

Sa batterie de 2 800 mAh fait le job, elle tient une bonne journée, mais vous n’irez pas jusqu’au bout de la nuit avec. Dommage, car c’est justement le smartphone que vous voudrez embarquer pour sortir, aussi bien pour son encombrement que son style. Comptez une petite dizaine d’heures en usage mixte et environ 7 à 8 heures en usage intensif. Heureusement qu’il accepte la charge rapide. Enfin, la batterie a tendance à beaucoup chauffer quand je joue à des jeux 3D.




Photo, peut mieux faire

Le module principal est un 48MP qui donne de belles photos en plein jour. Les clichés sont honorables bien qu’un peu trop lissés comparé à ce que propose la concurrence haut de gamme. De plus, la surexposition est souvent présente quand il y’a un beau soleil. Si j’utilise le zoom x2, le lissage vient encore une fois tuer les détails.

En plein jour cela reste correct, mais loin de ce que nous pourrions espérer d’un smartphone à 1500 euros.

De nuit, c’est encore moins bon, avec un gros manque de détail et un lissage que je trouve excessif. Le mode nuit ne sauve pas la situation avec une luminosité trop artificielle et surtout des couleurs très loin du naturel.

Le mode nuit donne des photos plus lisible mais moins belle que sans.

Les portrait sont corrects à première vue. En réalité, il n’est pas très efficient sur les détails comme les cheveux bouclés. Pire encore, observez mes pauvres oreilles totalement ratiboisées par l’algorithme. De plus, il a parfois du mal à bien flouter l’arrière-plan. Notez également la difficulté à séparer zones floues et nettes au niveau du liseré de ma veste en jean.

Le module au-dessus de l’écran principal est un 20 MP qui se révèle juste honorable

Il donne des clichés encore une fois trop lissé, pire que le module principal. Mais là encore trop de lissage, ce qui dénature le rendu de la peau par exemple. Ensuite, pour ne rien arranger le détourage est vraiment discutable comme ici mes oreilles ou le pourtour de ma veste.

Je retrouve ici en plus accentués les défauts du capteurs principal.

Niveau photo, ce smartphone est clairement une déception. Il fait le job à minima, mais pour un produit fashion, qui donne envie de l’embarquer dans tous les moments sociaux, c’est clairement infusant. Surtout si vous êtes adeptes des selfies nocturnes en soirée avec vos amis.




Motorola Razr 5G, mon avis

chapeau

Je vais être très clair, ce Razr 5G est un smartphone définitivement pensé pour ceux qui cherche un produit fashion. Son aspect techno-rétro et le frisson que j’ai à l’ouvrir et le refermer d’une main sont indescriptibles, mais se payent très cher. Certes l’écran pliant est une prouesse technique, mais les performances et la qualité des photos restent en retrait comparé tous les haut de gamme à plus de 800 €. Le Razr 5G est clairement le smartphone le plus stylé du moment, mais sûrement pas le plus performant. SI vous avez connu l’âge d’or du téléphone à clapet et avez les moyens, vous risquez fortement de craquer.

Motorola Razr

1 599 €
3.5

Design

4.8/5

Ergonomie

3.5/5

Écran et Performances

3.3/5

Photo

3.0/5

Autonomie

3.0/5

Les Plus

  • Design renversant
  • Un style jouissif
  • Deux écrans de qualités malgré une forte réflectance
  • Mode rétro fondant
  • Il tient dans une poche de chemisette

Les Moins

  • Le prix
  • Performances moyen de gamme
  • Qualité photo de jour juste honorable
  • Qualité photo de nuit en retrait
  • Le rapport qualité/prix

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