Le Nubia Z80 Ultra a cette arrogance séduisante des smartphones qui veulent regarder les flagships dans les yeux. Tout semble prêt pour défier les ténors du marché, jusqu’au moment où la chaleur, l’endurance et le suivi logiciel rappellent que la fiche technique ne fait pas tout.
- Esthétique soignée et qualité d'assemblage rigoureuse.
- Performances photographiques de haut niveau en journée.
- Écran aux couleurs fidèles et bien calibré.
- Puissance lumineuse en net progrès.
- Rapport entre la fiche technique et le tarif agressif.
- Intégration de la caméra frontale sous la dalle pour un effet visuel total.
- Réduction drastique de la fréquence du processeur sous forte charge.
- Marge de progression encore réelle pour les clichés de nuit.
- Endurance globale insuffisante pour un usage intensif ou gaming.
- Chauffe du châssis désagréable lors des sessions prolongées.
- Support logiciel limité à seulement 3 ans de mises à jour.
Le constructeur Nubia cultive une certaine discrétion sur le marché français. Pour autant, j’observe que la marque s’est forgé une solide réputation grâce à sa gamme Z Ultra. Sa stratégie repose sur une promesse classique : proposer des prestations premium pour le tarif d’un excellent milieu de gamme. J’entends souvent ce discours dans l’industrie, mais ce fabricant a l’habitude de transformer l’essai. J’aborde donc le test de ce Nubia Z80 Ultra avec une réelle curiosité.
Pour cette itération, le fabricant ne cherche pas à révolutionner sa recette. Il s’appuie sur une fiche technique musclée pour séduire les joueurs les plus exigeants. L’appareil mise également sur une grande polyvalence et affiche de sérieuses ambitions en photographie. Le prix de vente se fixe à 799 euros, et nous allons déterminer ensemble si ce Nubia Z80 Ultra peut réellement rivaliser avec les ténors du secteur vendus à plus de 1 000 euros.
| Type produit | Smartphone |
|---|---|
| Dimensions | 77.2 mm × 164.5 mm × 8.6 mm |
| Poids | 227 g |
| Indice de protection | IP68 & IP69 |
| Taille d’écran | 6,85 pouces |
|---|---|
| Technologie d’écran | OLED |
| Définition | 2688 × 1216 |
| Taux de rafraîchissement | 144 Hz |
| Modèle du processeur | Snapdragon 8 Elite Gen5 |
|---|---|
| Mémoire vive (RAM) | 12 Go LPDDR5X |
| Stockage | 256 Go UFS 4.1 |
| Réseau | 5G |
|---|---|
| Wi-Fi | Wi-Fi 7 |
| Bluetooth | 6.0 |
| NFC | Oui |
| Infrarouge | Oui |
| GPS | Oui |
| Double SIM | Oui |
| Ports USB-C | Oui |
| Capacité de la batterie | 7200 mAh |
|---|---|
| Charge filaire | 80 W |
| Charge sans fil | 80 W |
| Caméra principale | 50 MP, f/1,7, capteur 1/1,3 pouce |
|---|---|
| Ultra grand-angle | 50 MP, f/1,8, capteur 1/1,55 pouce |
| Téléobjectif | 64 MP, f/2,48 |
| Caméra frontale | 16 MP |
| Système | MyOS |
|---|---|
| Biométrie | Capteur d'empreinte digitale ultrasonique |
| Usb c version | 3.2 Gen1 |
|---|---|
| Port charge | USB-C |
| Compatible android | Oui |
| Etancheite | Oui |
| Contenu de la boîte | nubia Z80 Ultra, Film protecteur d'écran, Coque de protection, Câble Type-C vers Type-C, Éjecteur de carte SIM, Carte de garantie & guide de démarrage rapide |
|---|
Comment sont testés les smartphones chez NomadeUrbain.fr ?
Chaque test smartphone repose sur une méthode rigoureuse mêlant mesures de laboratoire et usage intensif en conditions réelles. Nous analysons d’abord le design et la qualité de fabrication (matériaux, résistance, ergonomie), puis l’écran via sonde (luminosité, couleurs, HDR). Les performances sont testées avec Geekbench, 3DMark, PCMark et des jeux comme Genshin Impact, pour juger fluidité et chauffe. L’interface, les fonctions IA et la qualité photo/vidéo sont évaluées en situation réelle. L’autonomie est mesurée par scénarios répétés (vidéo, jeu, usage mixte) et la recharge chronométrée avec le chargeur d’origine. Enfin, plusieurs profils d’utilisateurs, un professionnel mobile, un amateur de jeux, une personne senior et un utilisateur lambda, testent le smartphone au quotidien pour évaluer le confort, la réactivité, l’ergonomie, et détecter d’éventuelles limites non visibles dans les tests bruts.
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Ce test a été réalisé à partir d’un produit prêté par NOM DE LA MARQUE.
Sommaire
Design du Nubia Z80 Ultra : une esthétique qui affine ses acquis
Le constructeur privilégie ici la continuité plutôt que la rupture. Je remarque immédiatement que l’aspect visuel de l’appareil représente une évolution subtile du Z70 Ultra. Ce dernier héritait déjà largement des lignes du Z60 Ultra. Nubia peaufine donc une recette connue sans chercher à la bouleverser totalement.

Le terminal conserve ses arrêtes anguleuses, pour autant la prise en main évite tout aspect tranchant ou désagréable. De plus, le châssis s’appuie sur l’aluminium. La marque propose des coloris noir, bleu ou blanc. Les amateurs d’art peuvent même se tourner vers une édition spéciale Van Gogh très originale.

En examinant la face avant, l’immense dalle de 6,85 pouces occupe presque tout l’espace. Des bordures d’une belle finesse encadrent l’affichage. Le fabricant refuse toujours le poinçon disgracieux, la caméra selfies se cache sous les pixels de l’écran. Ce capteur se fait oublier totalement et il ne se montre que très furtivement, par exemple lorsque je réveille le téléphone.


La tranche droite regroupe les commandes essentielles. Je manipule les touches de volume et le bouton d’allumage situés sur la partie haute. Ce dernier arbore un rouge vif du plus bel effet et je suis très sensible à ce genre de détails. Plus bas, un déclencheur permet de gèrer la mise au point en deux temps. Un premier appui léger verrouille le sujet, une pression complète déclenche la capture.

Sur le flanc opposé, un interrupteur programmable apporte un vrai plus au quotidien. Je peux configurer ce switch pour ouvrir l’appareil photo ou activer le mode silencieux. Il sert également de raccourci pour la lampe torche ou l’enregistreur vocal selon mes préférences. La bordure inférieure accueille le port USB-C pour la recharge. C’est aussi ici que j’insère mes deux cartes nano-SIM dans le tiroir prévu à cet effet.

Le dos de l’appareil abandonne le revêtement en verre au profit d’une surface mate. Ce choix s’avère judicieux car il limite drastiquement l’apparition des traces de doigts graisseuses. Les deux tiers inférieurs du boîtier présentent un aspect totalement plat et d’une grande sobriété. Le toucher reste soyeux tout en assurant une bonne préhension.
Des optiques en mouvements :

Le bloc optique concentre les rares nouveautés visibles de cette version. La base rectangulaire occupe toujours presque toute la largeur du châssis. Le capteur principal grand-angle conserve son emblématique cerclage rouge. En revanche, l’ultra grand-angle change de place. Il quitte le bas du cadre pour s’installer à la droite de l’objectif principal. Le flash suit ce même mouvement latéral. Le téléobjectif garde quant à lui la position exacte qu’il occupait sur le modèle de l’an dernier.

En pratique, le charme opère malgré une certaine stagnation esthétique entre les différentes générations. J’apprécie pourtant ce style conservateur qui cultive un aspect vintage très séduisant. La qualité d’assemblage atteint un excellent niveau de finition. La marque ajoute également une double certification IP68 et IP69. Le boîtier survit ainsi à une immersion complète sous 1,5 mètre d’eau pendant 30 minutes. Il résiste aussi sans broncher à la violence d’un jet d’eau sous pression.
Prise en main du Nubia Z80 Ultra : massive et élégante
Les dimensions de l’appareil affichent 164,5 x 77,2 x 8,6 mm pour un poids total de 227 g. Je confirme immédiatement que ce terminal exclut les utilisateurs aux petites mains. Ma manipulation quotidienne montre que seules les paumes les plus larges autorisent quelques interactions complexes. Pour autant, l’usage à deux mains devient la règle absolue dès que je quitte la simple lecture ou la rédaction d’un bref message.

Posé à plat, le bloc optique généré un réel déséquilibre. Pour interagir confortablement avec le mobile, il faut se résigner à la zone du clavier virtuel. Si vous allez plus haut, l’usage sera trop instable.
Écran du Nubia Z80 Ultra : une dalle OLED aux couleurs éclatantes et précises
Côté affichage, je retrouve la diagonale généreuse de 6,85 pouces déjà croisée sur le modèle précédent. Le fabricant réutilise la même dalle OLED dotée d’une définition 1,5 K, soit 2 688 x 1 216 pixels. Cette configuration offre une densité de 430 ppp. Cette netteté s’accompagne d’un taux de rafraîchissement dynamique très souple. Le système jongle entre 60 Hz et 144 Hz, tout en proposant des paliers intermédiaires fixés à 90 Hz et 120 Hz.


Le profil « Couleurs Normales » est celui qui offre le rendu le plus fidèle possible. La balance des blancs gagne en équilibre et en naturel. L’espace colorimétrique progresse lui aussi de manière significative.

Concernant la puissance lumineuse, le résultat m’interdit toute critique sévère. La luminance permet un usage confortable, seule un soleil de plomb lui donnera vraiment du fil à retordre. Cette performance autorise la lecture de contenus HDR dans un environnement lumineux normale mais donnera toute sa splendeur à partir d’une ambiance tamisées.
Logiciel du Nubia Z80 Ultra : une interface plaisante mais un suivi trop limité
Côté système, l’expérience s’appuie sur le duo formé par Android 16 et la surcouche maison Nebula AIOS 2.0. Je remarque toutefois une petite curiosité technique en parcourant les réglages. Le nom officiel « MyOS » apparaît encore au détour des menus. Ce manque de cohérence illustre la réputation de Nubia, qui ne brille pas historiquement par la rigueur de son suivi logiciel.


Ce constat se vérifie dès l’examen de la politique de mise à jour. Le constructeur garantit uniquement 3 ans de support pour les versions d’Android et les patchs de sécurité. Dans cette gamme de prix, le résultat est limite. La configuration technique reste pourtant solide. Elle devrait assurer une fluidité impeccable bien après la fin de ce cycle de trois ans.



L’interface flatte le regard et respecte les codes habituels de l’écosystème Google. Je retrouve mes marques instantanément et les options pour adapter l’affichage et l’ergonomie sont nombreuses.


Elles permettent de s’approprier le terminal sans pour autant atteindre la profondeur de certains concurrents.
Gaming et IA

En pratique, les profils orientés gaming bénéficient d’un traitement de faveur. Le fabricant intègre une « Game Bar » riche en fonctionnalités. Cet outil permet d’ajuster une foule de paramètres pour optimiser les sessions de jeu. Au regard de la puissance brute colossale du Z80 Ultra, ces réglages paraissent souvent superflus. Ils raviront néanmoins les puristes qui aiment garder la main sur leur machine. J’apprécie également la possibilité d’afficher le framerate en temps réel sur l’intégralité du catalogue de jeux vidéo. Cette donnée permet de vérifier la stabilité du moteur graphique en direct.



Au quotidien, j’utilise régulièrement la barre latérale d’accès rapide. Ce volet rétractable facilite la gestion des applications ouvertes. J’y glisse mes outils favoris ainsi que les nouvelles fonctions liées à l’intelligence artificielle. Le catalogue Nebula inclut la traduction automatique et le traitement des appels en direct. Des modules de retouche photo intelligents complètent l’offre. La panoplie est diversifiée. Pour autant, la proposition n’a rien de remarquable pour un smartphone lancé en 2026, où ces services sont désormais devenus la norme.


Le menu des paramètres adopte une structure tout à fait classique. La section la plus pertinente concerne l’interrupteur coulissant. Elle permet de configurer avec précision la commande du switch situé sur la tranche latérale. Je peux ainsi attribuer une fonction spécifique à ce bouton physique pour gagner en rapidité.
Réseau et communication du Nubia Z80 Ultra : une connectivité complète sans eSim
Côté réseau, l’appareil assure une compatibilité totale avec les infrastructures 4G et 5G actuelles. Pour la gestion des lignes, le châssis intègre un tiroir capable d’accueillir deux cartes au format nano-SIM. En revanche, le constructeur fait l’impasse sur la technologie eSim.

Dans cette gamme de prix, la partie connectivité sans fil se montre particulièrement musclée. Le smartphone aligne des standards de pointe avec le support du Wi-Fi 7. Pour les accessoires et les paiements sans contact, je dispose du Bluetooth 6 ainsi que d’une puce NFC. La géolocalisation s’appuie sur une couverture satellitaire exhaustive. Le système interroge les réseaux GPS, Glonass, Galileo et Beidou pour fixer ma position avec une précision chirurgicale.
Audio et qualité d’appel du Nubia Z80 Ultra : une stéréo agréable mais des aigus perfectibles
Côté son, l’appareil s’appuie sur deux haut-parleurs stéréo. À l’usage, je constate qu’ils délivrent une scène sonore bien spatialisée, avec un effet légèrement enveloppant qui flatte l’oreille. Les fréquences médiums bénéficient d’un traitement soigné, ce qui me permet de profiter de voix claires et fidèles, que ce soit dans les films ou les podcasts.

Le constat est malheureusement moins flatteur pour les hautes fréquences. Si elles restent correctement traitées dans l’ensemble, elles perdent en précision dès que je lance des morceaux très dynamiques. Le rendu devient alors brouillon lorsque la musique monte trop haut dans les tours. Quant aux basses, elles s’apparentent davantage à des bas médiums. Cela apporte une légère profondeur à l’écoute, mais n’espérez pas des vibrations marquantes lors de vos sessions musicales.
Performances du Nubia Z80 Ultra : une débauche de puissance qui se heurte au thermique
Côté motorisation, je manipule ici un monstre de technologie brute. Nubia intègre le processeur Snapdragon 8 Elite Gen 5 au centre du Z80 Ultra. Cette puce de dernière génération signée Qualcomm délivre des résultats de très haut niveau. En pratique, le terminal égale ou dépasse sans la moindre peine des références vendues à plus de 1 400 euros. Dans cette gamme de prix, seul son cousin, le Redmagic 11 Pro, parvient à grappiller quelques points d’avance à tarif équivalent. Les mesures brutes confirment que les benchmarks s’affolent.






Sur le terrain, cette débauche de ressources se traduit par une expérience exemplaire. Le système Android affiche une fluidité sans la moindre faille lors de mes manipulations quotidiennes. Même les applications les plus gourmandes en calcul se comportent comme des poissons dans l’eau. Je ne note aucun ralentissement, peu importe la lourdeur des tâches demandées.
Performances gaming




Pour les joueurs, la fiche technique permet de se réjouir. J’ai pu lancer Fortnite avec les réglages graphiques en mode Épique tout en maintenant un taux de rafraîchissement de 120 Hz. Dans Call of Duty, je constate que les 120 fps en mode graphique moyen sont une simple formalité. Il s’agit d’ailleurs de l’unique réglage permettant d’atteindre ce framerate.


À l’inverse, le passage en qualité maximale stabilise l’image à 60 fps sans aucun effort. Concernant Genshin Impact, avec toutes les options poussées à leur maximum, la stabilité initiale est diabolique. Rien ne semble pouvoir perturber la machine durant les premières minutes de ma session de jeu.
Bridage et chauffe
Pourtant, la situation bascule rapidement. Mes tests de charge prolongés sur le processeur révèlent une mauvaise surprise de taille. Après seulement quelques minutes, le phénomène de throttling s’installe de façon brutale. La puissance disponible chute à 60 % de son potentiel total. Pire, le niveau tombe à environ 45 % après 15 à 20 minutes d’effort. Le résultat est très décevant. Je m’interroge sur l’origine exacte de ce souci et sur la capacité d’une mise à jour future à rectifier le tir.

Le bridage matériel s’avère donc assez violent. Pour autant, j’ai lancé Genshin Impact après 30 minutes de torture thermique alors que le châssis était brûlant. Le framerate en mode graphique maximal ne bouge pas d’un millimètre. Je conserve un 60 fps stable en permanence. Ce Gen 5 reste un monstre de puissance malgré ses limites de dissipation.
Sur Fortnite, en mode Épique à 120 fps, j’ai relevé quelques baisses de régime ponctuelles, mais l’impact demeure marginal. Finalement, la chaleur dégagée par le mobile représente le principal obstacle lors de mes parties. Le dégagement thermique est très important sous les doigts. Les utilisateurs les plus sensibles à la montée en température ne pourront probablement pas dépasser 30 minutes de jeu continu.
Photo du Nubia Z80 Ultra : un équipement polyvalent

L’architecture du bloc optique s’inscrit dans la lignée directe du modèle précédent. Je retrouve un trio de capteurs aux caractéristiques solides.
- Un capteur principal grand-angle de 50 Mpx avec une ouverture de f/1,7 ;
- Un capteur ultra grand-angle de 50 Mpx avec une ouverture de f/1,80 ;
- Un téléobjectif 2,4x de 64 Mpx avec une ouverture de f/2,48.
En façade, une caméra de 16 Mpx ouvrant à f/2,45 se charge des portraits.
Photos de jour
Capteur principal
Ici, le résultat me procure une réelle satisfaction. Les clichés bénéficient d’un piqué remarquable. J’observe un niveau de détails très élevé où le traitement électronique sait rester discret. Cette légèreté logicielle permet aux éléments les plus fins de s’exprimer pleinement.



















En pratique, le rendu des textures s’avère particulièrement flatteur. Cet aspect, associé à une gestion rigoureuse de la luminosité et des contrastes, apporte du relief aux images. La colorimétrie se montre vivante sans jamais basculer dans l’excès. Elle conserve un aspect naturel très appréciable au quotidien.
Ultra grand-angle
Dans cette gamme de prix, le module ultra grand-angle est souvent sacrifié. Ici, le Z80 Ultra embarque une unité de 64 Mpx offrant deux paliers : 0,5x et 0,7x. J’ai privilégié le premier réglage, qui s’active par défaut au lancement de l’application.


Les captures sont globalement de bonne facture. La luminosité est traitée avec efficacité et je note peu de surexposition. Les ciels conservent une teinte naturelle bienvenue. Pour autant, les contrastes mériteraient un peu plus de subtilité. Néanmoins, rien de trop tranchant ici. Ce point, couplé à un traitement électronique plus agressif que sur l’objectif principal, nuit à la finesse des micro-détails.








Ces derniers restent perceptibles, mais n’atteignent jamais la précision du capteur grand-angle. Les autres éléments du décor tiennent la route malgré un lissage parfois trop marqué. La distorsion optique reste quant à elle bien maîtrisée. Enfin, la colorimétrie s’harmonise parfaitement avec celle de l’objectif principal.
Les différents niveaux de zoom
Le téléobjectif x2,4 propose une large palette de zoom allant de x2 à x50. Nubia soigne cet aspect avec un premier palier à x2,4 qui n’affiche quasiment aucune perte de qualité. Les détails fourmillent et les micro-détails, comme les murs, conservent toute leur richesse.


Les clichés gardent une belle cohérence avec le capteur principal. J’ai simplement remarqué une tendance à produire des images un poil moins lumineuses.


Le passage au zoom x4 confirme cette bonne santé technique. Contrairement au Z70 Ultra, le traitement numérique se fait plus léger ici. Cela permet de préserver des détails de très bonne tenue. Les éléments de l’image sont bien définis tant que je ne cherche pas à recadrer massivement dans la photo. Quant à la colorimétrie, elle affiche une constance exemplaire.


À x6, le smartphone franchit un nouveau palier satisfaisant. Si je commence à noter une perte légère, l’image reste très acceptable. Seuls les micro-détails perdent en précision.


Le zoom 15x représente un saut important. Il demeure facile à exploiter si les conditions lumineuses sont favorables. Le premier plan conserve une netteté correcte avec des éléments encore bien visibles. À l’inverse, le second plan subit un lissage plus fort qui efface les micro-détails et les caractères alphabétiques deviennent plus difficiles à déchiffrer.




Zoom x30 Vs Zoom x50
Concernant les niveaux 30x et 50x, le résultat est assez vdiscutable. Le lissage écrase tout sur son passage et les détails importants se noient dans le flou. Ces paliers sont à utiliser avec une grande parcimonie.
Photo de nuit
Capteur principal
Le passage de la journée à la nuit ne représente pas une difficulté majeure pour ce Z80 Ultra. Ainsi, l’appareil parvient à exploiter la moindre source lumineuse pour délivrer des photos riches en informations. Les micro-détails parviennent encore à se faire remarquer malgré la pénombre. J’observe inévitablement une perte de précision, un peu de lissage et l’apparition de bruit numérique. Pour autant, ces défauts restent légers et ne pénalisent que les zones les plus sombres du cadre.


La colorimétrie nocturne reste assez naturelle. La marque fait toutefois en sorte de proposer des teintes plus flatteuses que la réalité. La gestion de la lumière est excellente et le traitement numérique s’efforce de restituer une ambiance lumineuse et colorimétrique réaliste.










Reste que la gestion des sources lumineuses directes demande de la prudence. En effet, les effets de flare demeurent rares en temps normal mais dès que je pointe l’objectif vers une zone avec un fort point lumineux, ces reflets parasites surgissent presque systématiquement.
Ultra grand-angle


L’ultra grand-angle offre de belles prestations tant que je consulte mes photos sur l’écran du smartphone. La gestion de la lumière fait preuve d’une certaine finesse et les effets de flare sont domptés tant que j’évite les points lumineux excessifs.






Le bas blesse lors d’un affichage sur un moniteur plus grand. La perte de précision devient flagrante. Le lissage agressif et un bruit numérique certes maîtrisé finissent par dégrader le piqué. Le résultat reste supérieur à la moyenne du marché, ce qui constitue déjà une performance honorable.
Les différents niveaux de zoom
En mode nuit, le téléobjectif réserve une surprise intéressante. Le profil colorimétrique s’aligne sur le capteur principal. L’image a toutefois tendance à s’éclaircir artificiellement au fil des niveaux de zoom.


Le palier x2,4 livre des clichés cohérents et lumineux. Certes, la précision des surfaces diminue par rapport au jour, mais le bruit numérique sait se faire discret.


Côté zoom x4, le résultat se place dans la lignée directe du niveau précédent. La qualité globale demeure cohérente, mais je remarque que la perte de finesse devient maintenant plus flagrante sur l’ensemble de l’image. En pratique, le lissage des surfaces se montre bien plus agressif que sur les paliers inférieurs. En milieu urbain, cela reste maîtrisé, mais dans une zone moins généreuse en lumière le rendu est bien plus en retrait.


Le passage au zoom x6 s’inscrit dans une continuité descendante où le piqué se trouve nettement plus en retrait. Les micro-éléments disparaissent totalement au profit de textures plus grossières. Si les formes principales restent perceptibles, le traitement logiciel gomme tout relief sur les parois ou les murs. Le résultat manque de naturel à cause d’un lissage excessif qui uniformise les surfaces de manière artificielle.


Dès lors, le constat devient sans appel pour les niveaux de zoom supérieurs. Je juge ces derniers clairement insuffisants pour obtenir un cliché exploitable. Le bruit numérique s’installe massivement sur toute la surface de la photo.



Ce phénomène, couplé à un lissage destructeur, achève de supprimer les derniers détails de qualité encore présents.
Portraits et selfies
Le mode portrait se place dans la droite ligne de l’excellence du modèle précédent. Le détourage se révèle impeccable dans la grande majorité des situations. Seule la chevelure sauvage et volumineuse de ma fille a réussi à piéger l’algorithme lors de mes essais.



La carnation des sujets reste fidèle à la réalité. J’apprécie un niveau de précision qui tient parfaitement la route. Les poils de barbe subissent un lissage léger, mais l’essentiel des pores de la peau demeure bien visible. Il faut impérativement veiller à désactiver les fonctions d’embellissement présentes par défaut. Sans cela, le rendu perd tout son caractère naturel, particulièrement avec le capteur frontal.
La caméra frontale de 16 Mpx remplit sa tâche avec un certain talent. Le détourage du sujet est propre et les erreurs demeurent rares. Elles arrivent toutefois sur des zones complexes comme les lobes d’oreilles ou les chevelures denses. Le flou d’arrière-plan est net, même s’il manque de progressivité.


La colorimétrie globale est correcte, mais l’image tire parfois vers une clarté excessive. Ce défaut provient d’une gestion de la luminosité un peu juste qui dénature les clichés. Je regrette également des contrastes qui manquent de nuances, notamment sur les accessoires sombres comme une casquette. Enfin, un flou inattendu s’installe parfois sans que j’en comprenne l’origine exacte.
Autonomie du Nubia Z80 Ultra : une endurance qui peine à convaincre
La fiche technique du Nubia Z80 Ultra affiche une capacité généreuse de 7 200 mAh. Ce chiffre imposant laisse espérer une solidité à toute épreuve lors des déplacements. Dans les faits, l’expérience réelle apporte une nuance importante par rapport aux promesses du papier. Ainsi, le test d’autonomie PCMark donne un peu flatteur score de 9 h 45. Dans ces conditions, le smartphone permet de boucler une journée de travail classique. Pour autant, il devient risqué d’envisager un dîner en ville ou une soirée prolongée sans prévoir une recharge intermédiaire.

Mes essais quotidiens confirment cette tendance. En usage mixte associant les réseaux sociaux, la gestion des courriels, la lecture de texte, le streaming vidéo et musical ainsi qu’une pointe de jeu, l’autonomie plafonne à 11 h 00. Dès que je sollicite l’appareil de manière intensive, l’endurance chute radicalement pour atteindre seulement 7 h 22.
Le test de visionnage vidéo met également en lumière une efficacité énergétique moyenne. La lecture du film Inglourious Basterds, réglée avec un volume à 50 % et une luminance de 250 nits, ampute la batterie de 12 %. En situation de jeu sur un titre gourmand comme Genshin Impact, je perds en moyenne 1 % de charge toutes les 5 minutes.

Côté récupération d’énergie, l’appareil supporte une charge rapide de 80 W. J’ai effectué les mesures avec un bloc d’alimentation compatible pour vérifier ces prétentions. En seulement 5 minutes, le niveau remonte de 7 %. Après 15 minutes de branchement, le compteur affiche 36 %. Il faut compter 25 minutes pour franchir la barre des 50 %. La fin du cycle se montre plus lente. Il faut ajouter 25 minutes supplémentaires pour que la jauge atteigne enfin 95 %.
Conclusion et prix du Nubia Z80 Ultra
Le Nubia Z80 Ultra se décline en Noir, blanc et Sterry Night, et trois versions :
- 12 Go + 256 Go : 649 euros ;
- 16 Go + 512 Go : 799 euros ;
- 16 Go + 1 To : 899 euros.
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FAQ – Nubia Z80 Ultra
➤ Que vaut vraiment l’écran OLED 144 Hz du Nubia Z80 Ultra au quotidien ?
➤ La caméra sous l’écran du Nubia Z80 Ultra est-elle enfin convaincante ?
➤ Le design du Nubia Z80 Ultra est-il réussi malgré peu de changements ?
➤ Le Nubia Z80 Ultra est-il agréable à prendre en main au quotidien ?
➤ Que vaut l’interface Nebula AIOS 2.0 sur le Nubia Z80 Ultra ?
➤ Le suivi logiciel limité à 3 ans est-il un vrai problème sur le Nubia Z80 Ultra ?
➤ Les performances du Nubia Z80 Ultra sont-elles vraiment au niveau des flagships ?
➤ Le Nubia Z80 Ultra chauffe-t-il trop en jeu ou sous forte charge ?
➤ Peut-on jouer confortablement sur le Nubia Z80 Ultra sur la durée ?
➤ Que vaut la qualité photo du Nubia Z80 Ultra en journée ?
➤ Le zoom du Nubia Z80 Ultra est-il vraiment efficace en photo ?
➤ La photo de nuit du Nubia Z80 Ultra rivalise-t-elle avec les meilleurs ?
➤ L’autonomie du Nubia Z80 Ultra est-elle décevante malgré sa batterie de 7200 mAh ?
➤ La charge rapide 80 W du Nubia Z80 Ultra compense-t-elle son endurance moyenne ?
➤ Le Nubia Z80 Ultra vaut-il le coup à 649 euros ?
Photos : DR
