Un grand magasin, huit étages de vitrines, et tout en haut un bistrot qui sert de la joue de bœuf et de la terrine de campagne. Côtelette tient le contraste jusqu’au bout, avec des plats posés au milieu de la table et une carte que votre grand-mère reconnaîtrait.
Une belle grillade, des légumes braisés à côté, et une des plus belles vues de Paris avec la Tour Eiffel en toile de fond. Le restaurant Côtelette ouvre au Printemps Haussmann, un bistrot qui se veut aussi convivial qu’il domine les toits de Paris. Derrière l’enseigne, une cuisine française sans détour, des sauces généreuses et des plats qui mijotent.
Sommaire
Côtelette au Printemps Haussmann : ce que veut dire une cuisine canaille
Le mot revient partout sur les cartes parisiennes, et il a une histoire précise. La cuisine canaille, c’est celle des bistrots et des bouillons populaires du XIXe siècle. Ces cantines à prix doux où Paris venait manger vite et bien. Elle travaille les morceaux modestes, ceux que les grandes maisons laissaient de côté. La joue, le paleron, le petit salé. Rien de spectaculaire au départ. Mais des heures de cuisson, des sauces qui nappent, et un plat qui tient au corps.


Les grands chefs s’en sont emparés, et la bistronomie est passée par là. Le genre a retrouvé ses lettres de noblesse. L’œuf mayonnaise, servi à la bourgeoisie du XIXe avant de devenir la vedette des comptoirs, en est le meilleur symbole.
Chez Côtelette, Julia et Julien Zanon annoncent des produits sourcés avec soin, des recettes sans complication et des sauces généreuses.



Le couple de restaurateurs n’en est pas à son premier bistrot. Il tient déjà le Bouillon Boulogne, le Bistrot Paupiette et, à Megève, le Chalet Lupo.
La côtelette, plat d’enseigne
Le bistrot porte le nom de son plat. Grillée, rôtie ou mijotée, la côtelette est annoncée dans les trois cuissons. Une viande à l’os, qui supporte aussi bien le gril que la cocotte.

Elle arrive avec des légumes braisés, à 32 euros. C’est le seul plat de la carte à dépasser les trente.
La carte
Le reste va chercher les classiques du répertoire bistrotier. Les œufs mayonnaise ouvrent la carte à 7,90 euros, la terrine de campagne suit à 9,90. Le parmentier de joue de bœuf, à 22 euros, résume bien l’idée. Un morceau qui demande des heures de cuisson, une purée par-dessus, rien de plus.

L’assiette de saint-nectaire est à 10 euros. Pour finir, la tarte aux figues à 12 euros et l’île flottante à 11 euros. Deux desserts que personne n’a jamais eu besoin de réinventer.

Les Zanon annoncent aussi des plats de partage et un esprit de grande tablée. De ceux qui font durer un déjeuner bien après le café. Et l’après-midi, la terrasse attend pour un verre, au-dessus des toits de Paris. La salle occupe le huitième et dernier étage du Printemps Homme, face à la Tour Eiffel.
Informations pratiques
- Printemps Homme, 8e étage, 70 boulevard Haussmann, Paris 9e
- Ouverture : septembre 2026
- Capacité : 70 places en salle, 50 en terrasse
- Horaires et réservations : à venir
Source : Printemps
Photo : Printemps et Vincent Blocquaux