Un macaron à la rose, vous en avez déjà croqué. Pierre Hermé en réunit trois qui ne se ressemblent pas, de la rose agrémentée de framboise et de letchi, de coing, ou de figue confite. Sofia Coppola les a choisis pour les vingt ans de son film, et le mieux est de les goûter à la suite.
Rose dragée, jaune tendre, bleu ciel : les teintes du Marie-Antoinette de Sofia Coppola, vous les avez retenues. Milena Canonero ne les a pas empruntées aux portraits de cour. La réalisatrice s’est présentée aux studios avec une énorme boîte de macarons. Elle n’a donné aucune autre consigne que son goût pour ces couleurs. Sa costumière y a trouvé toute sa palette, du pastel le plus pâle au noir. L’Oscar des costumes a suivi. Vingt ans après, c’est le film qui entre dans la boîte. Ainsi Pierre Hermé x Sofia Coppola signent un coffret de huit macarons en édition limitée, à partir du 22 septembre.
Sommaire
Le coffret Pierre Hermé x Sofia Coppola, bleu layette et or
Le couvercle donne le ton avant l’ouverture. Un bleu layette mat, et dessus un motif doré frappé en relief : deux cœurs percés de flèches, sous une fleur de lys. L’emblème emprunte autant à la carte de Saint-Valentin qu’aux armes de France. Pierre Hermé revendique cette inspiration pop, celle d’un film où la reine écoute du rock et où une paire de Converse violettes traîne au milieu des gâteaux.


Les huit macarons se découvrent tous d’un coup, couvercle ôté. Le dégradé apparaît entier, du rose le plus pâle au framboise soutenu, avec des coques jaunes qui viennent rompre la file. Une partie des bénéfices des ventes ira au Mark Morris Dance Group, la compagnie new-yorkaise fondée par le chorégraphe du même nom, dont le centre de Brooklyn ouvre ses cours à tous les âges et à tous les niveaux. Le pâtissier présente ce don comme le prolongement d’un engagement ancien, le sien et celui de Sofia Coppola, en faveur des arts.
La rose, trois fois
La rose, c’est Sofia Coppola qui l’a choisie. La maison en fait la fleur préférée de Marie-Antoinette, et c’est par ailleurs le parfum le plus reconnaissable du pâtissier. Trois accords l’entourent, choisis à deux dans son répertoire.

Chez Pierre Hermé, les mariages qui tiennent portent un nom, Fetish, et une règle : quand l’accord est juste, il se passe de commentaire. Ispahan appartient à cette famille depuis longtemps. Les trois se retrouvent ici pour la première fois dans la même boîte, tenus par la même fleur.



Ispahan, d’abord. Rose, framboise et letchi, l’accord le plus connu de la maison, ramené dans une seule bouchée. La coque rosit jusqu’au framboise sur une joue, la ganache reste ivoire. Pierre Hermé promet le craquant dehors, le moelleux dedans, et l’acidité de la framboise qui referme. Vénus se reconnaît à l’œil. Une coque rose roulée dans de gros cristaux de sucre ambrés, l’autre restée jaune pâle, et au milieu une crème claire. Le coing mène, la rose se pose dessus. Le pâtissier décrit un fruit dont la fleur exacerbe le parfum naturel, et une douceur veloutée qui ramène à l’enfance.

Antigone, enfin, tire vers le végétal. Coque rose pâle mouchetée, ganache vert olive. La figue confite tient un côté, la rose occupe l’autre. La maison annonce un goût profond et fruité, où le miel de la figue croise la fraîcheur florale de la fleur.
Le même jour, le film Marie-Antoinette revient à Versailles
Pour prolonger l’esprit du film, le 22 septembre, le Petit Trianon ouvre une exposition consacrée aux coulisses du film. Costumes d’origine, accessoires, storyboards et photographies de tournage y sont réunis.


Des projections occupent les pièces où certaines scènes ont été filmées. L’exposition court jusqu’au 24 janvier 2027. Le film, lui, repasse en salles le 25 novembre, dans une version restaurée en 4K. Pourquoi ne pas y aller en remplaçant le pot de pop-corn par une boite de macaron…
Prix et disponibilité
La collection est disponible à partir de 2,90 €, à compter du 22 septembre 2026, sur le site de la marque et les boutiques maison.
- Coffret de 8 macarons Marie-Antoinette : 29 €
- Macaron Ispahan, Vénus ou Antigone : 2,90 € la pièce
Source : Pierre Hermé Paris
Photo : Laurent Fau