Ma compagne ne voulait pas d’un appareil supplémentaire sur le plan de travail. Les poêles et les casseroles sortent désormais moins, la vaisselle a diminué et le Cookeo Infinity tourne trois à quatre fois par semaine.
- Design et conception
- Les nombreux modes de cuisson
- L'ergonomie bien pensée
- Un entretien simplissime
- La pale de mélange fait des miracles
- Le mode Airfryer
- Les temps de cuisson
- L'encombrement même si maîtrisé
- La manipulation des paniers vapeur et cuisson Airfryer
- Le volume de cuisson juste au-delà de 4 personnes
- Le temps de préchauffage parfois long
Le lancement du tout premier Cookeo avait marqué les esprits. Je le sais, je l’ai vécu en direct. Il a participé à imposer Moulinex comme une référence du multicuiseur, puis du multicuiseur connecté. Le principe reste inchangé : un appareil capable de rissoler, de mijoter ou de cuire à la vapeur, et bien plus encore. Ainsi, l’une de ses forces réside dans la cuisson sous pression, qui permet de gagner un temps précieux en cuisine. Le tout sans avoir à subir les sifflements stressants d’une cocotte-minute traditionnelle et, disons-le, avec un meilleur sentiment de sécurité.
Si la gamme a connu plusieurs versions, ce modèle Infinity marque une véritable rupture technologique. L’intégration de la friture à air chaud est une petite révolution, tout comme l’arrivée d’un mode hérité de l’ActiFry. Ce Cookeo Infinity m’accompagne donc depuis plus de six mois, le temps d’en apprécier toutes les qualités, mais aussi les faiblesses…
| Type produit | Multicuiseur intelligent haute pression & Air Fryer |
|---|---|
| Dimensions | 37,4 x 37,5 x 40,6 cm |
| Poids | 13000 g |
| Coloris | NOIR |
| Puissance nominale | 1345 W |
|---|
| Référence constructeur | CE952810 |
|---|---|
| Materiaux | Plastique |
| Wi-Fi | Oui |
| Bluetooth | Oui |
| Alimentation | 220-240 V |
| Puissance max | 1600 W |
| Consommation veille | 0.25 W |
| Application | My Moulinex |
| Application obligatoire | Non |
| Compatible ios | Oui |
| Compatible android | Oui |
| Cuve amovible | Oui |
| Minuterie | Oui |
| Cuisson vapeur | Oui |
| Air fry | Oui |
| Accessoires inclus | Panier vapeur, Plateau air fry, pale |
| Fonctions principales | Cuisson sous pression, Air fryer, mélange automatique, guide pas à pas à l'écran, départ différé, maintien au chaud automatique |
| Port charge | USB |
| Contenu de la boîte | Cookeo Infinity, Cuve en céramique antiadhésive, Panier vapeur, Plateau air fry, Pale de mélange |
|---|
| Prix au lancement | 449,99 euros |
|---|
Ce test a été réalisé avec un produit prêté par Moulinex.
Sommaire
Design du Moulinex Cookeo Infinity : Pas aussi massif qu’il en a l’air
Habitué à l’univers Cookeo, j’ai pourtant ressenti un certain dépaysement face à cet Infinity. Si les codes esthétiques de la gamme sont respectés avec sa silhouette caractéristique de cocotte-minute moderne, l’appareil gagne en hauteur. Il impose une carrure plus massive, sans pour autant paraître disproportionné une fois posé sur le plan de travail.

Avec ses 13 kg et un encombrement de 37,4 x 37,5 x 40,6 cm, l’objet ne passe pas inaperçu. Son design reste néanmoins soigné avec des courbes fluides et un revêtement noir laqué agrémenté de finitions métalliques. La façade accueille un écran LCD couleur de 4,3 pouces. Qui surplombe une molette de sélection de belle taille qui sert à la navigation dans les menus.

Il faut toutefois mettre ce gabarit en perspective. L’espace occupé est comparable à celui d’une friteuse à air de grande capacité, comme l’AirFryer Philips HD900 de 9 L. Ici, Moulinex intègre une cuve de 6,5 L, bien que la marque préconise de s’en tenir à une capacité utile de 4,3 L pour garantir une cuisson optimale. Donc pour la friture à air, nous avons un volume de cuisson dans la moyenne supérieure, sans être exceptionnel.

L’accès à l’intérieur s’effectue en soulevant le couvercle via une poignée métallique robuste située sur le dessus. Cette même poignée sert de verrou de sécurité : il faut l’abaisser fermement pour engager les modes de cuisson sous pression.

À l’ouverture, je retrouve la cuve antiadhésive habituelle des produits de la marque. La véritable nouveauté qui attire mon attention est la pale de mélange. Elle se fixe et se retire très simplement au centre du récipient.
Ce qui change vraiment :



Le couvercle cache également une évolution structurelle puisqu’il est désormais scindé en deux éléments. Le fond intègre directement la grille nécessaire à la fonction friteuse à air. Tandis qu’un module amovible, dédié à la vapeur et à la pression, vient se clipser par-dessus selon les besoins de la recette.


En inspectant la machine, je remarque les grilles d’aération. Elles sont essentielles pour évacuer la vapeur et réguler la pression interne. Il faut être vigilant sur l’emplacement choisi dans la cuisine. À la longue, les jets de vapeur peuvent dégrader les meubles hauts ou brûler un utilisateur inattentif. Dans mon cas, j’ai préféré placer l’appareil sous une hotte aspirante pour canaliser ces émanations. Si j’utilise les plaques de cuisson, je le place dos à une fenêtre ouverte ou entrouverte.
Fonctionnalités du Moulinex Cookeo Infinity : 20 modes pour tout maîtriser

L’Infinity s’impose comme le multicuiseur le plus polyvalent de la gamme Moulinex. Avec pas moins de 20 programmes de cuisson, qui transforment ce Cookeo en une véritable station culinaire. Je retrouve les fonctions classiques chez Cookeo comme la cuisson sous pression, à la vapeur, le rissolage ou le mijotage. J’ajoute à cela des programmes spécifiques pour les yaourts, la cuisson sous-vide, la confiture ou encore la déshydratation. L’appareil s’aventure aussi dans la boulangerie avec un mode dédié à la levée de pâte. Une pale de brassage automatique remue les aliments à ma place. Pour assurer l’homogénéité de ces préparations, notamment pour le risotto ou le rissolage,

La grande nouveauté réside dans l’intégration du bloc Air Fryer et du mode ActiFry. Cette partie friture à air s’appuie sur une résistance d’une puissance maximale de 1600 W. Ce qui permet de dorer, rôtir ou griller à haute température.
La cuisson sous pression constitue une autre partie totalement distincte de la machine. Ce mode indépendant fonctionne à un niveau maximal de 80 kPa. Ce qui permet d’accélérer la cuisson des aliments jusqu’à 2 à 3 fois par rapport à une méthode classique. En termes de volumes, je travaille avec une cuve globale de 6,5 L offrant une capacité utile réelle de 4,3 L. Sur le papier cela permet de calibrer des portions pour 6 à 7 personnes selon la marque. Ce qui me semble très très optimiste, je pense qu’une famille avec deux enfants est plus proche du réel. Ce qui deviendra un peu plus juste, si bous avez des ados.
Enfin, l’ensemble est pilotable en Wi-Fi via mon smartphone et l’application myMoulinex. Il s’agit autant de synchroniser l’appareil avec vos recettes, suivre les préparations pas à pas, suivre à distance la cuisson et être alerté à la fin.
Ergonomie du Moulinex Cookeo Infinity : tout roule en tactile

À l’avant de la machine, la navigation repose intégralement sur la molette centrale. Elle est épaulée par deux touches sensitives, l’une dédiée au retour en arrière, l’autre à l’accès au menu, juste sous l’écran. Le maniement est précis, et la fluidité du sélecteur rend l’exploration des fonctions de cuisson très naturelle.




Depuis l’accueil, chaque mode dispose de son propre sous-menu pour ajuster le temps de cuisson ou décider de l’usage de la pale rotative. J’y retrouve les piliers du produit : pression, vapeur, rissolage et mijotage, mais aussi les nouveaux arrivants comme le brassage, l’ActiFry et le AirFryer. Ce dernier regroupe d’ailleurs plusieurs méthodes, de la friture classique au rôtissage.




Une section spécifique a retenu mon attention : la cuisson par ingrédient. Elle permet de paramétrer l’appareil selon la nature du produit (légumes, féculents ou protéines) avec une belle variété.




Pour les féculents, j’ai pu naviguer entre le blé ou l’orge, tandis que pour les viandes, le choix s’étend du type de protéine à la pièce de découpe spécifique. La machine calcule alors les paramètres selon les quantités indiquées.




Côté recettes, le système se divise en deux bibliothèques. Le menu principal héberge les 150 préparations natives, alors que l’onglet Univers centralise les créations de la communauté et mes propres adaptations synchronisées depuis l’application.




Après avoir choisi la recette, les quantités d’ingrédients s’ajustent automatiquement dès que je précise le nombre de convives.
Application du Moulinex Cookeo Infinity : Tout pour la cuisine
Une fois branché, le Cookeo Infinity invite immédiatement à une synchronisation avec le smartphone. La procédure est rapide, passant par le scan d’un QR code après la création d’un compte utilisateur.




L’appairage se réalise en Bluetooth, avant de pouvoir configurer la connexion Wi-Fi



Cette connexion ouvre les portes d’un catalogue riche de 150 recettes intégrées, complété par les nouveautés régulières de la communauté. Mais avant de passer aux fourneaux, je dois d’abord me familiariser avec l’interface de commande.




L’application My Moulinex s’inscrit dans la lignée des services connectés de la marque. La page d’accueil propose des suggestions basées sur mes habitudes, suivies de dossiers thématiques et de contenus conseils. L’outil de recherche est une véritable base de données avec plus de 10 000 entrées.




J’ai particulièrement apprécié les filtres par ingrédients, ainsi que la fonction permettant de suggérer des plats à partir de ce qu’il reste dans mon réfrigérateur. Vous pouvez rester sur le smartphone, ou l’envoyer au Cookeo Infinity où vous pourrez la lancer sans user d’application.



J’ai également testé l’onglet de planification, qui s’est avéré être un excellent levier pour organiser les repas de la semaine et réduire le gaspillage alimentaire. Chaque recette permet de générer une liste de courses dédiée. Mon seul regret réside dans le fait que cette liste reste confinée à l’écosystème Moulinex sans possibilité d’export vers un assistant vocal par exemple, mais je peux l’envoyer à une personne via l’option partage.




Enfin, une section boutique permet de compléter son équipement en accessoires. Si l’interface globale est limpide, j’ai trouvé certains menus un peu denses visuellement et j’aurais aimé que les recettes soient davantage illustrées par des photographies. Bon point, et à la différence du Thermomix TM7, le Cookeo Infinty envoie bien une notification à votre smartphone entre chaque étape.




C’est donc à travers cette interface que j’ai arrêté mes premiers choix, avec la ferme intention de mettre à l’épreuve les capacités de la bête.
Entretien du Moulinex Cookeo Infinity : simple à réaliser, mais il faut être rigoureux
S’il y a un aspect qui m’a réellement convaincu avec ce Cookeo Infinity, c’est sa facilité d’entretien au quotidien. La cuve bénéficie d’un revêtement antiadhésif très performant qui limite l’adhérence des aliments ou des résidus de cuisson. Dans la grande majorité des cas, un simple passage d’éponge suffit à lui redonner son aspect neuf.


L’appareil permet d’enchaîner les préparations pour réaliser un repas complet. Je peux, par exemple, rissoler mes viandes, les réserver, puis laver et sécher la cuve en moins de deux minutes avant de passer à une cuisson vapeur, avant de terminer au mode mijotage. Même après la cuisson d’un plat en sauce, le nettoyage reste une formalité. Seule la pale de mélange exige un peu plus d’attention : il faut parfois frotter avec le côté abrasif de l’éponge pour décoller les derniers résidus. Sinon, le lave-vaisselle fonctionne très bien aussi. Pour le panier de cuissons AirFryer, si vous pensez bien à utiliser du papier cuisson, son nettoyage sera toujours très simple. Le panier vapeur ne pose aucune difficulté particulière.

Le gain de temps se répercute aussi sur la vaisselle, puisqu’il est tout à fait possible de cuisiner sans salir la moindre poêle ou casserole additionnelle. Concernant l’appareil en lui-même, sa robe noire laquée se montre moins sensible aux traces de doigts que je ne l’imaginais. Un entretien régulier au chiffon reste toutefois nécessaire pour conserver son éclat. Il faut également penser à nettoyer la rainure située entre la cuve et le bord supérieur du châssis, où des projections peuvent s’accumuler.
Tests de cuisson du Moulinex Cookeo Infinity : gardez le contrôle
Si la cuve de 6,5 L en impose, l’espace réellement utilisable de 4,3 L se destine davantage à un couple ou une famille avec deux enfants au maximum, et avec deux ados cela sera peut être un peu plus juste.
AirFryer et ActiFry

Maîtrisant déjà les anciens Cookeo, je brûlais d’envie de confronter cet Infinity à sa nouveauté majeure : la friture à air. Avec 1600 W sous le capot, l’appareil affiche une fiche technique solide, donc autant être exigeant.
L’ActiFry :
Le menu propose deux approches distinctes. Le mode AirFryer classique nécessite l’usage d’un panier dédié, tandis que le mode ActiFry mobilise la pale rotative. L’intérêt ici est de retrouver l’efficacité des célèbres friteuses sans huile de la marque, mais sans l’encombrement d’un second appareil sur le plan de travail.


J’ai débuté mes tests avec une large gamme de produits surgelés : frites allumettes, potatoes ou encore frites bistro. La pale réalise un travail soigné ; les aliments sont brassés sans être écrasés ou abimés. Le résultat est convaincant, avec une dorure uniforme et une cuisson à cœur maîtrisée. Pour les nouveaux utilisateurs, je suggère de surveiller la fin du premier cycle pour ajuster le croustillant selon vos goûts. En termes de quantité, une fournée de 20 minutes environ suffit pour deux à quatre personnes, mais les appétits solides resteront peut-être sur leur faim si il y’a plus de convives.




Pour les frites fraîches, la préparation demande un peu plus de rigueur. Après le lavage, il est impératif de bien sécher les bâtonnets de pommes de terre pour éliminer l’amidon résiduel. Un mélange préalable avec une ou deux cuillères d’huile est préférable pour obtenir un rendu satisfaisant. Si je peux techniquement verser l’huile directement dans la cuve et laisser la pale faire le mélange, le résultat est bien plus qualitatif avec un enrobage manuel. Je n’atteins pas le craquant d’une friture à l’huile, mais pour un AirFryer, le compromis est excellent. À noter qu’en dessous d’un certain volume, notamment pour une personne seule, la pale perd en efficacité et nécessite une intervention manuelle régulière pour optimiser la cuisson.





Le mode AirFryer :
Le passage au mode AirFryer manuel implique de poser le panier sur le support de la pale. La logique est ici classique : on définit la température et la durée. J’ai testé divers produits panés (poissons, nuggets, calamars) avec succès. La dorure est flatteuse, même s’il faut penser à retourner les aliments à mi-parcours pour garantir l’homogénéité. Un point de vigilance toutefois : les poignées du panier sont petites et deviennent très chaudes. L’usage de gants ou d’un torchon est indispensable pour éviter les brûlures lors de la manipulation.



J’ai tenté d’optimiser l’espace en plaçant des aliments sous le panier de cuisson. Si cela fonctionne pour des céréales comme le boulgour, c’est une stratégie risquée pour des aliments fragiles qui finiraient écrasés par la pale et le fond du panier, comme c’est le cas avec des frites.


Le volume disponible dans cette zone reste de toute façon trop restreint pour de réelles doubles cuissons. J’aurais aimé pouvoir choisir la hauteur du panier par exemple.

Enfin, j’ai poussé l’appareil sur des plats plus traditionnels : un rôti de porc et des lasagnes. Dans les deux cas, l’Infinity a brillé.


La viande était parfaitement cuite avec une croûte bien marquée, tandis que le plat italien présentait un gratinage impeccable.




Mon seul conseil pour les lasagnes est d’être généreux sur la sauce de la couche supérieure afin d’éviter que les pâtes ne sèchent sous le flux d’air chaud. Idem avec les viandes, soyez assez généreux avec le spray à huile ou mieux, laissez les mariner avant cuisson pour un résultat plus tendre.
Rissolage :
Si de nombreux robots culinaires intègrent des pales de mélange, le rissolage reste souvent leur talon d’Achille. Même des références comme le Thermomix TM7 montrent des faiblesses sur ce point, tandis que le Companion de Moulinex s’en sort mieux. J’attendais donc au tournant ce Cookeo Infinity sur cet exercice précis.




La fonction propose trois intensités : Bas, Moyen et Fort. Il est possible d’utiliser la pale ou de s’en passer, mais pour maximiser l’aspect automatique, je me suis concentré sur l’usage du mélangeur. Les deux premiers niveaux de puissance sont parfaits pour les légumes ou les aliments délicats comme les crevettes et le poisson.




Pour la viande, la stratégie doit être différente. Les modes Bas et Moyen risquent de cuire le cœur de manière excessive avant d’obtenir une coloration satisfaisante. Pour une saisie réussie, je conseille d’utiliser le mode Fort. C’est le meilleur moyen d’obtenir une belle croûte tout en préservant la tendreté, surtout si vous enchaînez sur un plat en sauce ou une poêlée.
Tout n’est pas irréprochable pour autant. J’ai remarqué que certains aliments très tendres, comme les gnocchis, peuvent finir un peu écrasés par le mouvement de la pale. Pour limiter l’apport en matières grasses, la méthode du spray ou du mélange préalable dans un récipient reste plus efficace que de verser l’huile directement dans la cuve.

Comme pour la friture, la pale nécessite un certain volume pour être totalement autonome. En dessous de 200 g de viande en dés, le mélange n’est pas optimal et demande quelques coups de spatule manuels. Au-delà de cette quantité, l’appareil gère tout seul et offre un résultat très homogène.
Cookeo met la pression



L’essence même du Cookeo réside dans sa capacité à traiter la vapeur. Avant de lancer le programme, je m’assure impérativement que le panneau vapeur est bien clipsé par-dessus la grille de l’AirFryer. Une fois cette vérification faite, la simplicité prend le dessus : je dépose les aliments, je verrouille et je laisse l’appareil gérer la suite.



La cuisson sous pression reste l’atout majeur pour gagner du temps au quotidien. Qu’il s’agisse d’un bœuf bourguignon, d’un chili con carne ou d’un couscous, les saveurs sont préservées alors que le temps de préparation est divisé par deux. Pour adapter mes propres recettes, j’applique une règle simple : je divise le temps de cuisson traditionnel (four ou cocotte) par deux ou trois. Le résultat est bluffant, tant sur le plan visuel que gustatif, sans dégradation des textures.



L’Infinity apporte une innovation encore rare chez la concurrence : la possibilité de maintenir la pale de mélange en activité durant la phase sous pression. Cela permet d’homogénéiser la cuisson et la sauce de manière continue, ce qui est impossible avec une cocotte-minute standard.
Vapeur




J’ai ensuite enchaîné sur une série de cuissons vapeur pour les légumes. Le panier fourni dispose d’un volume généreux, capable d’accueillir un chou-fleur entier découpé ou jusqu’à un kilo de haricots verts. En utilisant les programmes automatiques, j’ai obtenu des légumes fondants à cœur.



L’intérêt du mode manuel est de pouvoir reprendre la main pour conserver du croquant par exemple. Cette flexibilité est l’une des grandes forces de l’appareil : je ne me sens jamais prisonnier des programmes d’usine et je peux ajuster chaque cuisson à mes préférences. Le constat est identique pour le poisson, qu’il soit cuit en papillote ou simplement posé sur du papier sulfurisé : la justesse de la cuisson est au rendez-vous.
Le Mijotage :
Le Cookeo propose un mode mijotage qui tombe à pic en cette période hivernale ou si comme moi vous aimez prendre le temps. Le bœuf bourguignon ouvre le bal.



Je prépare souvent le plat directement dans la cuve pour rissoler des légumes ou des viandes. Ensuite, il suffit de suivre les bons dosages pour la sauce où mijotera la recette.


Côté technique, l’appareil dispose de deux intensités de mijotage : Basse température pour les cuissons très lentes et Fort pour obtenir un résultat plus rapide.



J’aurais aimé pouvoir définir moi-même une température précise ou bénéficier d’un mode intermédiaire, mais c’est un détail.



Avant de lancer le programme, je choisis d’activer ou non la pale de mélange. C’est un véritable confort : je peux laisser mijoter ma préparation sans craindre qu’elle n’attache au fond de la cuve si j’oublie de venir mélanger.
Les autres modes de cuisson
Le mode brassage exploite lui aussi la pale, notamment pour le risotto. Plutôt que de suivre la méthode traditionnelle consistant à verser le bouillon louche après louche, j’ai tenté de tout mettre d’un coup, comme le suggérait l’application.




À ma grande surprise, le riz était parfaitement cuit, sans surplus de liquide.


Pour les puristes qui préfèrent la méthode classique, il reste tout à fait possible de cuisiner couvercle ouvert afin de surveiller l’absorption du bouillon en temps réel. Une formule qui garantit une texture la plus proche possible de nos désirs.



Avec le Cookeo Infinity, Moulinex signe une évolution majeure de son produit phare. En intégrant les technologies AirFryer et ActiFry, la marque transforme son multicuiseur en un véritable appareil « tout-en-un » capable de remplacer encore plus d’appareils sur le plan de travail.
Après 6 mois, voilà ce qui me chiffonne :
Comme vous avez pu le pressentir, ce Cookeo Infinity a su me conquérir. La diversité des modes de cuisson couplée à une conception ingénieuse simplifie radicalement la préparation des repas. La cuisson sous pression reste, à cet égard, un gain de temps précieux pour le quotidien.



Les étapes sont claires, mais moins didactiques que ce que l’on peut trouver chez Thermomix ou sur le Companion. Le Cookeo laisse plus de liberté, ce qui signifie que les temps de rissolage ou certaines phases précises du risotto ne sont pas toujours détaillés à la seconde près. Les cuisiniers habitués y trouveront leur compte, mais les plus novices pourraient se poser quelques questions face à des préparations complexes. Cependant, ce frein s’estompe rapidement. J’ai pu observer des adolescents et un étudiant, pourtant incapables de cuire un œuf au plat, obtenir des résultats tout à fait probants. Pour eux, l’application a agi comme un élément rassurant, tandis que la facilité d’entretien a fini de les séduire. Sans pour autant devenir des chefs, ils ont désormais le réflexe de cuisiner plus régulièrement. Sa nature « tout-en-un » évite par ailleurs de multiplier les ustensiles sur le plan de travail.

Je vais tout de même tempérer mon enthousiasme. Cela commence par les volumes et la surface de cuisson. En effet, sur 6,5 L de cuve, seuls 4,3 L sont vraiment exploitables. Je peux dépasser cette quantité, bien sûr, mais jamais de beaucoup si je veux conserver un résultat optimal. Inutile de le surcharger de frites si c’est pour n’en avoir qu’une partie bien cuite.
Ensuite, le panier de cuisson est rond, ce qui réduit un peu la surface disponible par rapport à un produit carré. De plus, il faut prendre le coup de main pour découper parfaitement le papier cuisson.



Petite astuce : coupez assez de papier pour tapisser le fond et les bords du panier. Retournez-le et découpez ensuite le papier qui dépasse. La feuille sera alors parfaitement adaptée au panier.
Autre manque, commun sur ce marché : l’absence de balance intégrée. À ce niveau de prix, j’aurais apprécié ce petit plus, qui simplifie vraiment le quotidien. Mais je dois être honnête : les produits avec balance intégrée restent encore l’exception.Reste que le principal point noir réside dans le temps de préchauffage. Il faut souvent patienter entre 5 et 10 minutes avant que l’appareil ne soit prêt à cuire. En mode rissolage, pour éviter que l’huile ne brûle ou ne surchauffe, je préfère ne l’ajouter qu’à la toute fin du préchauffage. Cela me garantit une cuisson bien dorée, sans être trop cuite à cœur.
Il y a aussi des temps d’attente quand j’utilise la cuisson sous pression, par exemple. Il aurait été plus honnête de les ajouter aux temps de cuisson annoncés dans les recettes. Toutefois, malgré ces petits agacements, le Cookeo Infinity se classe clairement parmi les meilleurs de sa catégorie.
Conclusion, prix et disponibilité du Moulinex Cookeo Infinity :
Le Moulinex Cookeo Infinity est disponible au prix de 449,99 euros sur le site du constructeur et chez les revendeurs partenaires.
