Star Fox sur Switch 2 vous promet de redécouvrir l’original de la Nintendo 64 en plus beau. Les planètes, réduites à quelques polygones en 1997, gagnent du relief, et l’escadron vous parle désormais en français. Mais un remake aussi fidèle peut-il encore surprendre ceux qui connaissent chaque tonneau par cœur ?
Star Fox ne réinvente rien, et c'est tant mieux : ce remake reprend avec soin le jeu culte de la Nintendo 64 et le rend plus vivant, intense et intéressant que jamais. Certes, il est court si le joueur va droit au but, mais il devient très généreux pour qui aime rejouer, chercher les routes cachées et battre ses records.
- Un escadron enfin incarné
- Un pilotage nerveux et immédiat
- Des routes cachées à débusquer
- Un mode Défi généreux
- Un doublage français très réussi
- Le combat à quatre en écran scindé
- Une refonte fidèle à l'original
- Une campagne courte en ligne droite
- Un remake sans prise de risque
- Un mode souris peu confortable
- Une coopération limitée
- Des décors parfois dépouillés
- Des chargements un peu longs
- Une finition technique inégale
Lylat Wars n’a jamais quitté la mémoire des joueurs de la Nintendo 64. Ses tonneaux qui renvoient les tirs, ses routes secrètes vers Venom et les appels radio de l’escadron en pleine bataille en ont fait l’épisode culte de la saga Star Fox. Près de trente ans plus tard, ce shoot them up renaît dans un remake qui porte simplement le nom de sa série. Une question m’a accompagné dès le premier décollage : ce plaisir d’arcade tient-il encore sans être dénaturé ?
Je n’attendais pas de ce remake qu’il réécrive l’histoire de Fox McCloud. J’espérais retrouver la nervosité du pilotage et le frisson des embranchements, et j’ai trouvé davantage. Falco, Slippy et Peppy ne sont plus de simples voix qui grésillent dans la radio, mais de vrais compagnons de vol. C’est avec eux que j’ai eu envie de repartir, mission après mission. Ce remake ne prend pas de risque, mais il vise juste. Il redonne du nerf, du relief et de la personnalité à l’un des meilleurs shoot them up sur rails de Nintendo.
| Genre | Jeu de tir |
|---|---|
| Développeur | Velan Studios |
| Éditeur | Nintendo |
| Plateformes | Nintendo Switch 2 |
| Prix au lancement | 49,99 € |
| Mode de jeu | Solo et multijoueur |
|---|---|
| Nombre de joueurs | 1 à 8 |
| Langues audio | Français, anglais, japonais, espagnol, portugais (Brésil) |
|---|---|
| Sous-titres | Français, anglais, allemand, espagnol, italien, néerlandais, portugais, japonais, coréen, chinois |
| Moteur graphique | NC |
|---|---|
| Taille de téléchargement | 15,6 Go |
| Version testée | Nintendo Switch 2 |
| Modes FPS | NC |
| Modes de résolution | 4K en mode TV, 1080p en mode portable, sortie HDR |
| Support | Physique et dématérialisé |
|---|---|
| DLC / microtransactions | Aucun contenu additionnel annoncé. Compatible avec les amiibo Fox, Falco et Wolf (icônes et bannières en multijoueur). |
| Site officiel | Consulter le site |
| PEGI | 7 |
|---|---|
| Date d’annonce | 6 mai 2026 |
| Disponibilité | 25 juin 2026 |
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Nous jugeons d’abord l’écriture, la profondeur des personnages et le rythme du récit. Vient ensuite la jouabilité, avec ses mécaniques, sa courbe de progression et l’ergonomie de ses menus. Nous séparons volontairement la direction artistique des graphismes : un jeu peut être techniquement modeste et visuellement superbe. La bande-son, le doublage et le sound design ont leur propre note. La partie technique juge enfin le rendu, l’animation, la fluidité, les temps de chargement et les bugs rencontrés.
Neuf critères reçoivent chacun leur note, et la note globale en est la moyenne simple, sans pondération. Vous y trouverez un critère que peu de sites osent isoler : le fun. Une jouabilité irréprochable peut profondément ennuyer, quand un système bancal enthousiasme cinquante heures durant. Nous notons donc séparément ce qui fonctionne et ce qui donne envie de relancer une partie.
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Ce test a été réalisé sur une version Nintendo Switch 2 envoyée par Nintendo.
Sommaire
Scénario et écriture de Star Fox : la même guerre, un équipage enfin incarné
Signé Velan Studios pour Nintendo, le remake suit fidèlement la trame de Lylat Wars, connu aussi sous le nom de Star Fox 64 hors d’Europe. Fox McCloud dirige toujours l’escadron de mercenaires Star Fox. Ici, il doit arracher le système de Lylat au Dr Andross, un savant fou devenu la terreur de la galaxie. Trois pilotes l’épaulent. Falco Lombardi, as du pilotage aussi vif qu’arrogant, et qui ne cache jamais son mauvais caractère. Slippy Toad, l’ingénieur de la bande, assure le soutien technique. Peppy Hare, vétéran et ancien compagnon d’armes du père de Fox, tient le rôle de mentor. Entre deux missions, l’équipage regagne le Great Fox, le vaisseau-mère de l’escadron.

L’histoire n’a rien de neuf ; elle est en revanche bien mieux racontée. Un prologue inédit, entièrement doublé en français, met en scène James McCloud, le père de Fox. Les cinématiques refaites, les briefings qui précèdent chaque mission et les dialogues réenregistrés confèrent surtout à chaque pilote une présence qu’il n’avait jamais eue. Star Fox ne verse pas pour autant dans le space opera bavard, et son rythme reste sec, nerveux, fidèle à l’arcade. Les personnages, eux, respirent davantage. Falco cesse d’être le frimeur de service, et Slippy n’est plus seulement le coéquipier qu’il faut tirer d’affaire. Peppy, enfin, a mieux à faire que répéter ses conseils devenus cultes.

Du briefing à la sortie
Cette présence change tout durant les missions, car Star Fox a toujours tiré une part de sa saveur par l’esprit d’équipe qui anime la narration et le jeu. Mes coéquipiers signalent un danger, réclament de l’aide ou m’ouvrent une route. Leurs appels radio animent le chaos des batailles, comme si chaque planète traversait sa propre guerre éclair. Cette fois, je comprends mieux pourquoi Fox n’a rien d’un héros solitaire.

Avant chaque sortie, il faut passer par la case briefings. Y est alors précisé l’objectif de mission, l’état du front et comment se situe la flotte de la planète-forteresse d’Andross. Le Visionneur Holographique s’adresse quant à lui aux plus curieux. Cette archive dévoile des fiches sur l’univers de Lylat à mesure que j’accomplis certains exploits. Il n’a rien d’indispensable pour profiter de la campagne, mais il récompense ceux qui aiment fouiller les coulisses de la saga. Le nouveau dessin des personnages divisera. Visages et silhouettes adoptent une facture plus actuelle, loin des modélisations anguleuses de la Nintendo 64. Les personnage perde ce coté jouet de la version original, mais gagnent en esthétique et en expression faciale surtout. Ainsi, durant les cinématiques, les regards et les mimiques transposent bien plus d’émotions à l’écran.
Jouabilité de Star Fox : l’Arwing n’a rien perdu de son mordant
Star Fox reste un shoot them up sur rails, où l’appareil suit une trajectoire imposée. Mon job consiste donc à viser, esquiver et pulvériser tout ce qui se présente. Loin de brider le plaisir, cette contrainte dicte aux meilleures missions un tempo parfait. Je ne me demande jamais où aller. Je concentre toute mon attention sur ma survie et sur le score, sans perdre de vue les coéquipiers en difficulté, les boss et les embranchements à débusquer.

L’Arwing répond toujours avec la même vivacité. Un coup d’accélération me tire d’une zone saturée de tirs, et un coup de frein déjoue un piège. Dans les zones ouvertes, un looping ou un demi-tour me rend l’avantage sur un poursuivant. Le tonneau, emblème de la série, renvoie encore certains tirs ennemis. Côté armement, le laser se renforce en cours de mission, le tir chargé verrouille une cible et les bombes font le ménage quand l’étau se resserre. Tout se comprend en quelques minutes, mais viser le meilleur score ou les objectifs secrets réclame une concentration de chaque instant.

Tenir bon, de l’espace aux profondeurs d’Aquas
Les dégâts influent sur le pilotage. Une aile touchée alourdit la maniabilité de l’Arwing et peut coûter cher dans une mission nerveuse. Pour tenir, je compte sur les bonus qui parsèment le champ de bataille, qu’il suffit de traverser en vol pour les récupérer. Les anneaux et les étoiles de bouclier rechargent la jauge de vie de l’appareil. Une réparation d’aile, attrapée à temps, lui rend sa maniabilité et sauve parfois une mission mal partie. Le remake préserve ainsi la tension propre à l’arcade : une erreur isolée se pardonne, mais une série transforme la suite en vol avec peu de chances de survie.
Toutes les missions ne se jouent pas aux commandes de l’Arwing. Sur certaines planètes, je troque son cockpit contre d’autres engins, qui varient le rythme sans égaler le plaisir du chasseur. Le Landmaster, un char d’assaut, roule au sol : ses passages, plus lourds, obligent à aborder le terrain autrement qu’en vol. Le Blue-Marine, le sous-marin réservé à la mission sur Aquas, me convainc encore moins. Cette plongée garde son identité, mais elle n’a pas la nervosité d’un bon niveau en Arwing. J’apprécie la variété qu’apportent ces engins, beaucoup moins la fluidité qu’ils font perdre à certaines séquences.
Toutes les routes mènent à Venom
Une route directe vers Venom se boucle vite, et c’est délibéré. Star Fox n’est pas bâti comme une longue aventure, mais comme une trajectoire à recommencer, et tout son intérêt tient dans ses embranchements. Remplir un objectif, sauver un allié ou abattre un boss d’une certaine manière ouvre une autre planète, une mission plus corsée ou un nouveau chemin vers la forteresse d’Andross. Je repars donc pour piloter plus proprement, tenter une autre route ou décrocher une médaille, et le système de Lylat se dévoile planète après planète.

Le mode Défi nourrit cette envie de remettre les gaz. Il reprend les missions avec une douzaine d’objectifs inédits pour chacune. Le niveau expert ne s’ouvre qu’une fois tous ceux du niveau normal accomplis. Les joueurs qui trouvent la campagne trop brève en ligne droite y puiseront de quoi prolonger le vol. Star Fox est court, jamais mince, à condition d’aimer rejouer. Ceux qui acceptent l’esprit d’arcade du jeu, verront sa structure prendre tout son sens, les autres seront un peu déçus.
Pilotage au poil, et du monde dans le cockpit
Les commandes classiques restent les plus naturelles. Au stick comme aux boutons, tout le répertoire de l’Arwing se contrôle presque sans y penser, du virage serré au tir chargé en passant par le tonneau. La manette Nintendo 64 du Nintendo Switch Online est également compatible, un clin d’œil qui ravira les nostalgiques. Le mode souris des Joy-Con 2 me convainc moins. Il rend la visée plus vive, mais il impose une vue cockpit et complique le pilotage. J’en comprends l’intérêt pour la précision, et je suis pourtant revenu très vite aux commandes classiques.

Star Fox propose un mode coopératif locale sur le même écran, mais ne rêvez pas, l’un pilote, l’autre tire en visant à la souris. La formule amuse, surtout avec un enfant ou un proche qui préfère viser plutôt que tenir le manche. Elle reste pourtant loin d’une aventure à deux Arwings, et j’aurais aimé voler en patrouille avec un partenaire tout au long de la campagne.


Le mode Combat a pris de l’épaisseur avec la mise à jour gratuite du 29 septembre. Le 4 contre 4 en ligne, qui oppose l’escadron Star Fox à l’escadron Star Wolf, existait dès la sortie. Il proposait déjà ses objectifs et ses parties privées. La mise à jour y ajoute l’écran scindé jusqu’à quatre joueurs en local et trois arènes, Katina, le Secteur X et Venom. Ce mode n’est pas le cœur du jeu, mais il offre une belle raison de ressortir Star Fox quand des amis passent à la maison.
Technique de Star Fox : le plus beau Lylat, pas la plus grosse claque de la Switch 2
Jamais cette aventure n’avait eu si belle allure. Les planètes gagnent du relief, les explosions de l’impact, et les vaisseaux profitent de modèles plus détaillés. Les cinématiques accordent enfin à l’équipage une vraie présence. Ce n’est pas le jeu le plus impressionnant de la Switch 2, mais ce qu’il n’a pas en maestria, il le regagne avec sa DA. Lylat Wars est plus vivante et plus spectaculaire que jamais, sans pourtant trahir le rythme du jeu.

La direction artistique reste fidèle à Lylat Wars, en plus riche. Chaque planète se reconnaît au premier coup d’œil, mais toutes s’habillent de bien plus de détails. Corneria, où s’ouvre la campagne, garde ses airs de base militaire. Dans l’espace, débris, vaisseaux ennemis et tirs croisés se bousculent davantage à l’écran. Les planètes hostiles et les bases ennemies offrent ainsi aux combats un décor plus vivant. Dans les meilleurs niveaux, le ciel se peuple, les lasers zèbrent l’écran et les boss emplissent l’espace. Les coéquipiers lancent alors leurs appels radio au moment même où l’action les réclame.


Quelques accrocs, mais un vol sans à-coups
Les finitions, en revanche, manque d’homogénéité. Ainsi, certains décors restent dépouillés, et la brume masque parfois une distance d’affichage un peu courte. Quelques arrière-plans et certains effets de magma rappellent que ce remake n’a pas le budget des plus grosses productions Nintendo. Les chargements paraissent aussi un peu longs, mais finalement aucun de ces accrocs ne gâche vraiment mon plaisir.
Plus encore que la hausse de la qualité graphique, c’est l’animation qui me plonge dans l’action. En vol, les Arwings piquent, virevoltent et accusent chaque impact. Dans les cinématiques, les traits redessinés des pilotes trahissent leur caractère : l’assurance de Fox, l’impatience de Falco, la nervosité de Slippy et la sagesse un peu lasse de Peppy se lisent sur leurs visages. Cette bande d’animaux, menée par un renard, gagne ainsi une présence presque humaine, sans que Star Fox renonce à son ton de space opera familial, propre à Nintendo.

J’ai alterné les parties en salon et en mode portable. La fluidité tient bon au cœur de l’action. Les 60 images par seconde assurent au pilotage la précision attendue, surtout dans les missions rapides et face aux boss qui saturent l’écran de projectiles. Dans un shoot them up sur rails, où chaque esquive et chaque tir chargé doivent partir à l’instant voulu, cette stabilité est vitale. Les rares saccades pèsent bien peu face à la modernisation d’ensemble.
Une bande-son qui fait vivre l’escadron
La bande-son réserve l’une des meilleures surprises du remake. Dans Star Fox, l’équipage existe autant par la voix que par l’image : en pleine mission, mes coéquipiers me préviennent d’un danger, appellent à l’aide ou se lancent des piques par radio. Ces répliques sont désormais doublées en français, et ce doublage donne un vrai coup de jeune à toute l’équipe. Comprendre chaque mot sans quitter l’action des yeux rend ces pilotes bien plus attachants. Entre deux missions, les briefings prolongent cette camaraderie. Star Fox n’a pas seulement besoin de bons lasers, il a besoin de bonnes voix.

La musique reprend les thèmes de la Nintendo 64, réorchestrés, et soutient l’action sans lui voler la vedette. Les lasers et les explosions claquent comme sur une borne d’arcade, et le bruit d’un tonneau ou d’un verrouillage se reconnaît aussitôt. Le jeu a beau être bavard en pleine action, voix, musique et bruitages restent bien distincts. Quand plusieurs coéquipiers parlent à la fois, qu’un boss surgit et que l’écran se couvre de tirs, je ne perds jamais le fil.
Conclusion, prix et disponibilité de Star Fox
Star Fox est disponible sur Nintendo Switch 2, au prix de 59,99 euros, sur le site de l’éditeur et chez les revendeurs partenaires.
Images : DR
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